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Gaz de schiste: six avis d'infraction

Après les inquiétudes du ministre Arcand, Québec serre la vis à l'industrie

Un premier avis d'infraction a été servi hier à la société Talisman parce qu'elle n'est pas encore arrivée à colmater son puits de Leclercville, confirmait hier au Devoir le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand.
Photo : Annik MH De Carufel - archives Le Devoir
Un premier avis d'infraction a été servi hier à la société Talisman parce qu'elle n'est pas encore arrivée à colmater son puits de Leclercville, confirmait hier au Devoir le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand.
Inquiet de leur performance environnementale et technologique, Québec a décidé de serrer la vis aux industriels des gaz de schiste en leur assénant hier dans certains cas, et au cours des dernières semaines dans d'autres, six avis d'infraction aux lois et règlements pour corriger des situations, dont certaines sont jugées sérieuses.

Ainsi, un premier avis d'infraction a été servi hier à la société Talisman parce qu'elle n'est pas encore arrivée à colmater son puits de Leclercville, confirmait hier au Devoir le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand, en marge de la conférence de l'ancien gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger.

L'information a aussi été confirmée hier soir par Pierre Paquin, directeur régional du MDDEP pour la Montérégie et l'Estrie et superviseur du dossier des gaz de schiste. Le Devoir lui avait demandé un bilan des actions du ministère dans tout ce dossier.

Selon Pierre Paquin, les travaux autorisés par le ministère à Leclercville ne donnent pas les résultats prévus et les fuites se poursuivent.

Talisman a aussi des problèmes de fuites en Pennsylvanie, plus précisément à Tioga, où la mise sous pression d'un puits après une opération de fracturation à deux kilomètres sous terre a provoqué une forte émission de gaz et de liquides de fracturation contenant des toxiques. Il ne s'agit pas cependant d'un problème semblable à celui de Leclercville où la fuite, d'ailleurs rapportée à Québec par Talisman à la fin de l'automne, s'est produite bien après les opérations de fracturation, soit pendant le suivi du comportement des pressions, qui précède la phase d'exploitation.

Un deuxième avis d'infraction a été servi cette fois à la société Gastem, le 8 décembre. Cette dernière avait commencé à préparer un site d'exploration en plein marécage à Saint-Janvier-de-Joly, sans autorisation. L'avis du MDDEP exige la restauration au printemps de tout ce milieu humide à moins que Gastem obtienne la permission de poursuivre, ce qu'on lui suggère de faire... Gastem a immédiatement arrêté son projet de forage.

Un troisième avis d'infraction a été expédié hier à la société Canbriam Energy pour une fuite considérée au ministère comme la plus importante de toutes. Les inspecteurs ont pu détecter des concentrations de gaz de schiste importantes à 7, voire à 10 mètres de la tête du puits. Le MDDEP estime que cette fuite pourrait avoir contaminé les eaux souterraines et qu'elle pourrait mettre la sécurité des personnes en jeu, d'où l'exigence d'un gardien de sécurité en permanence.

Une source liée au processus d'inspection ministériel a précisé au Devoir que c'était «la pire fuite de toutes».

Quant à Pierre Paquin, il a précisé qu'il s'agissait effectivement de gaz de schiste et non de gaz d'origine biologique. Restait à déterminer toutefois s'il s'agissait de gaz des shales de la formation Utica ou d'une autre, a-t-il dit. Ce puits a été fracturé, a poursuivi le superviseur de cette industrie, il y a plus d'un an. Et malgré l'importance de la fuite, elle préoccupe le ministère sur le plan de la sécurité des travailleurs notamment. Canbriam a été mise en demeure d'apporter rapidement des correctifs et d'en soumettre les devis au ministère.

Par ailleurs, Canadian Forest Oil a aussi reçu un avis d'infraction le 13 janvier parce que les inspecteurs gouvernementaux ont constaté l'existence de déversements d'hydrocarbures légers sur son site de Saint-Louis-sur-Richelieu.

Enfin, la société Talisman a écopé à la fin octobre de deux autres avis d'infraction pour des infractions à son puits de Gentilly-2, près de Trois-Rivières. Ces infractions n'ont cependant rien à voir avec des fuites de gaz. Les inspecteurs environnementaux ont plutôt constaté que cette société n'avait pas acheminé, comme prévu, des eaux de fracturation à l'usine d'épuration de Drummondville. En plus de cette dérogation au plan de match agréé par le ministère, le fait d'avoir plutôt transféré les eaux de fracturation dans d'autres bassins de Talisman à Sainte-Gertrude a valu à cette société un autre avis d'infraction, le site en question n'étant pas autorisé à recevoir des eaux contaminées provenant d'ailleurs.

Depuis octobre, le ministère de l'Environnement a effectué plus de 70 inspections sur une trentaine de sites.

Le ministre Arcand confiait hier au Devoir que ses inspecteurs sont désormais omniprésents sur les chantiers d'exploration et qu'il n'est pas question de relâcher cette pression sur l'industrie.

Le ministre devait par ailleurs préciser que, hormis ce suivi beaucoup plus serré, sa sortie de la semaine dernière était beaucoup plus «une réaction personnelle spontanée» qu'un changement de politique gouvernementale à l'endroit des gaz de schiste. Le ministre n'a pas précisé si le fait d'avoir laissé entendre que l'industrie semblait avoir perdu le contrôle résultait de la lecture de tous ces avis d'infraction.

Du côté de Talisman, on s'interrogeait hier «sur le pourquoi de cet avis d'infraction pour Leclercville et sur le moment auquel il survient: en somme, on se demande vraiment ce qui se passe», expliquait hier soir au Devoir le coordonnateur des travaux, Pierre-Vincent Perron.

«Nous sommes d'autant plus surpris, ajoutait-il, que nous sommes en plein milieu des travaux convenus et que nous respectons l'échéancier approuvé par le ministère. De tels travaux s'échelonnent sur plusieurs semaines. On descend des sondes pour mesurer le cheminement des sons et les écarts de température, ce qui nous permet d'identifier les zones où il faut injecter du ciment supplémentaire pour colmater les fuites. Après chaque opération, il faut réintroduire le matériel, forer de nouveaux trous là pour injecter du ciment, et recommencer ensuite. Tout ça se fait conformément au plan et voilà qu'on reçoit cet avis d'infraction. On ne comprend pas ce qui se passe.»

Le porte-parole de Talisman refuse cependant d'interpréter la fermeté du ministère comme une tentative d'améliorer son image publique juste avant le dévoilement du rapport du BAPE. Il se contente de dire «qu'on se questionne sur ce qui se passe».
 
 
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  • Trobadorem - Inscrit
    28 janvier 2011 02 h 15
    M. Bouchard va prendre le dossier en charge le 21 février....et organiser la poursuite éventuelle du Québec par l'industrie si le gaz de s...n'est pas exploité.
    Talisman n'est pas encore arrivée à colmater son puits de Leclercville qu'on nous envoie à grand renfort le magicien d'oz pour mieux nous faire avaler les couleuvres...

    DU N IMPORTE QUOI!!!

    Bouchard et sa gang ont besoin de se lever de bonne heure. Comme on dit par che nous, ils agissent comme de vrais tarlas!
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  • De St-Éloi - Abonné
    28 janvier 2011 05 h 57
    Un très grand tuaux d'infraction
    Il faudrait le vérifier, mais ce taux d'infraction et de problèmes dépasse probablement celui des états américains. Ce sont là les meilleurs pratiques dont se vantait l'industrie au Bape. Désinformation? Heureusement des dizaines de mémoires soumis au Bape par de simples citoyens remettent les affirmations des gazières dans une juste perspective.
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  • Bernard R - Inscrit
    28 janvier 2011 06 h 28
    6 avis d'infracations
    Ça c'est que l'on sait et qu'on veut bien nous dire mais sur 600 puits actuels au Québec il y en a plus que cela, il ne faut pas oublier qu'aux USA c'est l'enfer pour les citoyens mais confronté aux emplois directs liés a ce gaz, les pétrolières ne disent jamais la vérité alors pourquoi au Québec le ferait elle il ne faut pas oublier que ce sont des Américains et Australiens qui sont propriétaires et la culture du mensonge est inversement proportionnel à l'argent qu'ils peuvent en tirer, le mensonge paye pour ses entreprises, donc pas besoin de respecter les lois et rien ne presse de toute façon quand notre vice première ministre pense que les pets de vaches sont plus grave alors demandez vous qui dit vrai dans ces histoires, le citoyen ordinaire ou les entreprises qui pillent nos ressources avec l'assentiment de nos gouvernements véreux. Poser la question c'est y répondre.
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  • Guy Lafond - Abonné
    28 janvier 2011 06 h 37
    Des quatre Éléments..
    ..ma préférence va à l'eau.

    Jouer avec le feu, c'est dangereux. Et l'air de la campagne fait toujours le plus grand bien à nos enfants.
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  • Amie du Richelieu - Inscrit
    28 janvier 2011 07 h 34
    Où çà? Où çà?
    "Un troisième avis d'infraction a été expédié hier à la société Canbriam Energy pour une fuite considérée au ministère comme la plus importante de toutes." Pour l'amour, si la sécurité des personnes est en jeu, on peut savoir c'est où?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    28 janvier 2011 07 h 44
    Richesse vs Bien commun
    Ce n'est pas une bonne idée de détruire le bien commun pour augmenter la richesse de quelques-uns. Surtout qu'après qu'ils se soient enfuis avec cette richesse, c'est nous tous qui devront payer pour réparer les dégâts et qui devront vivre dans cet environnement massacré.

    Les fuites ne sont qu'une partie du problème...

    Serge Grenier
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  • J. Hardy - Inscrit
    28 janvier 2011 08 h 21
    Ce n'est qu'un début
    Aucun filet de sûreté, c'est la norme dans cette industrie. Nous avons ici un échantillon bien petit de ce qui s'en vient et déjà, l'eau et la santé des gens est en jeu.

    Qu'à cela ne tienne, plein gaz!
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  • Carole Dionne - Inscrite
    28 janvier 2011 08 h 26
    À BIEN Y PENSER
    Au salaire faramineux de Lucien Bouchard, les pétrolières pourraient lui demander de payer les infractions.

    Le problème, c'est souvent que l'on voit un Dieu en certaine personne. Combien de personnes au Québec ne jurent que par Lucien Bouchard. Ce qu'il dit fait office de parole d'évangile. Bouchard, c'est Bouchard.

    Pour moi, il y a eu Bouchard premier ministre du Québec, et aujourd'hui, il y a Bouchard engagé par des pétrolières pour faire un travail précis. Je n'ai pas à le croire plus aujourd'hui qu'hier.

    Moi, je ne vois pas pourquoi le PQ, et en particulier, Pauline Marois, serait mal à l'aise ou gêneé. Il faut se dire: si lui n'a pas été gêné de prendre ce dossier en main, malgré la contreverse, je ne vois pas pourquoi Mme Marois se gênerais pour le critiquer. On critique bine Marois, pourquoi pas Bouchard dans ce rôle là.
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  • Lise Lachance - Inscrit
    28 janvier 2011 08 h 41
    Des fuites dans 19 des 31 puits de gaz de schiste visités …et la difficulté de faire corriger la situation

    Il semble difficile pour le ministère de faire réparer les dégâts.

    IMAGINEZ - QUAND DANS LES ANNÉES FUTURES -
    « 20 000 puits à peu près» (1) pourraient être forés au Québec !

    Lise Lachance

    ___________________

    (1) Transcription des audiences du BAPE sur les gaz de schiste – Séance de la soirée du 12 octobre 2010
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    28 janvier 2011 08 h 44
    Il faut aussi que la population reste aux aguets comme le faucon dans son nid.
    Il faut faire attention que ces avis d'infractions ne soient pas des pilules pour endormir la population. C'est le gouvernement qui semble tenir la barre du navire. Mais il faut que la confiance demeure mitigée.

    Au fond, le gouvernement semble maintenir le cap. Le ministre Arcand précise que sa récente réaction était personnelle plus «qu'un changement de politique gouvernementale à l'endroit des gaz de schiste».

    Pour que ces avis d'infraction aient un certain poids, le gouvernement doit surveiller les choses de très près. D'ailleurs, J'espère que les inspecteurs sont réellement omniprésent dans les chantiers.
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  • Duplessis Bernard - Abonné
    28 janvier 2011 08 h 46
    Caillé...
    Fallait voir Mr. Caillé à St-Hyacinthe promouvoir la sécurité de son industrie avec son assurance et son arrogance. Craignant pour sa sécurité, il disparu quelques instants (2 heures!).

    Où est Mr. Caillé aujourd'hui?

    Caché, comme à son opération charme à St-Hyacinthe.

    http://www.youtube.com/watch?v=HJvQgE36zIc
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  • Duplessis Bernard - Abonné
    28 janvier 2011 08 h 49
    Bouchard!
    Il ne fera pas long feu, lui qui n'accepte pas la critique. Madame Marois ferait mieux de repenser sa stratégie en matière d'énergie avant les prochaines élections.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    28 janvier 2011 10 h 28
    Coût et bénéfices
    J'espère que, même à ce stade d'exploration, les droits versés par les sociétés couvrent au moins le salaire des inspecteurs que la surveillance de leurs activités nécessite.
    Et que les amendes seront conséquentes. J'ai bien peur qu'on ne demande que 100 ou 200 $. Ou pire, comme fait l'Office de la langue française, qu'on ne demande que la cessation des infractions.

    Une amende conséquente doit au moins être supérieure aux coûts évités par la conduite fautive divisée par les chances de se prendre. Autrement dit, si on a une chance sur trois d'être pris, il faut que l'amende soit au moins le triple des coûts évités. Sinon, tout gambler osera se foutre de la loi parce qu'il aura toutes les chances de son côté...
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    28 janvier 2011 10 h 55
    Pas de service...
    Vous écrivez: « un premier avis d'infraction a été servi hier à la société Talisman ». Servi, dans ce contexte, est un anglicisme (to serve process) alors qu'en français il faudrait se servir du verbe « signifier » et la phrase se lirait: « un premier avis d'infraction a été signifié hier à la société Talisman ».

    Bonne journée, sans trop de problèmes de gaz...
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2011 10 h 57
    Les petites promenades à la campagne seront dorénavant risquées... (1)
    Y aura-t-il une cartographie détaillée disponible pour les citoyens, concernant les puits de forage creusés par cette industrie et ses lieux de fuites et de contaminations?

    On se prépare une belle catastrophe écologique au Québec! Un moratoire généralisé et vite! Peut-on faire confiance à cette industrie et à ses bandits qui ne respectent même pas la réglementation “minimale” et saccagent l’environnement et l’écosystème?

    1. Les permis (“claims” ou concessions de forage et d’exploitation) ont été accordés À VIL PRIX et pour des REDEVANCES ridicules;

    2. Les permis ont été accordés AVANT que la population ne soit informée des intentions gouvernementales d’implanter à grande échelle cette industrie au Québec dans un but d’exploration et d’exploitation des gaz de schiste;
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2011 11 h 01
    Les petites promenades à la campagne seront dorénavant risquées... (2)
    3. La réglementation est nettement insuffisante pour l’encadrement des activités polluantes et dangereuses de cette industrie qui ne les respecte même pas;

    “Un deuxième avis d'infraction a été servi cette fois à la société Gastem, le 8 décembre. Cette dernière avait commencé à préparer un site d'exploration en plein marécage à Saint-Janvier-de-Joly, sans autorisation.”

    “Enfin, la société Talisman a écopé à la fin octobre de deux autres avis d'infraction pour des infractions à son puits de Gentilly-2, près de Trois-Rivières. Ces infractions n'ont cependant rien à voir avec des fuites de gaz. Les inspecteurs environnementaux ont plutôt constaté que cette société n'avait pas acheminé, comme prévu, des eaux de fracturation à l'usine d'épuration de Drummondville. En plus de cette dérogation au plan de match agréé par le ministère, le fait d'avoir plutôt transféré les eaux de fracturation dans d'autres bassins de Talisman à Sainte-Gertrude a valu à cette société un autre avis d'infraction, le site en question n'étant pas autorisé à recevoir des eaux contaminées provenant d'ailleurs.”
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2011 11 h 03
    Les petites promenades à la campagne seront dorénavant risquées... (3)
    4. La Loi sur les Mines et ses dispositions confèrent des droits exorbitants à l’industrie et des prérogatives démesurées qui maintiennent les citoyens dans un état de servilité par rapport à cette industrie et dans l’impossibilité de contester l’”occupation” de cette industrie sur leurs propres territoires;

    5. Cette technologie de fracturation hydraulique est inadéquate et présente des risques et dangers qui ont été sous-estimés et sous-évalués par le gouvernement et cette industrie;

    “(...) six avis d'infraction aux lois et règlements pour corriger des situations, dont certaines sont jugées sérieuses.”

    “Ainsi, un premier avis d'infraction a été servi hier à la société Talisman parce qu'elle n'est pas encore arrivée à colmater son puits de Leclercville, (...)”

    “Talisman a aussi des problèmes de fuites en Pennsylvanie, plus précisément à Tioga, où la mise sous pression d'un puits après une opération de fracturation à deux kilomètres sous terre a provoqué une forte émission de gaz et de liquides de fracturation contenant des toxiques. Il ne s'agit pas cependant d'un problème semblable à celui de Leclercville où la fuite, d'ailleurs rapportée à Québec par Talisman à la fin de l'automne, s'est produite bien après les opérations de fracturation, soit pendant le suivi du comportement des pressions, qui précède la phase d'exploitation.”
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  •  
  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2011 11 h 03
    Les petites promenades à la campagne seront dorénavant risquées... (4)
    “Un troisième avis d'infraction a été expédié hier à la société Canbriam Energy pour une fuite considérée au ministère comme la plus importante de toutes. Les inspecteurs ont pu détecter des concentrations de gaz de schiste importantes à 7, voire à 10 mètres de la tête du puits. Le MDDEP estime que cette fuite pourrait avoir contaminé les eaux souterraines et qu'elle pourrait mettre la sécurité des personnes en jeu, d'où l'exigence d'un gardien de sécurité en permanence.”

    6. Le cocktail de produits toxiques utilisé pour la fracturation hydraulique demeure inconnu et risque de contaminer les nappes phréatiques, les sols agricoles et la chaîne alimentaire avec les fuites de gaz et de produits toxiques (si ce n’est déjà fait dans certains cas!);

    7. Ces fuites entraînent des risques d’incendies et d’explosions non négligeables et mettent en danger la santé et la sécurité des citoyens;
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2011 11 h 04
    Les petites promenades à la campagne seront dorénavant risquées... (5)
    8. Si l’on met dans la balance les avantages et inconvénients de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste, les inconvénients sont hors de proportion avec les avantages escomptés et ne valent pas les risques associés à cette énergie sale;

    9. Il existe d’autres sources d’énergies renouvelables et propres.
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  • TRIPOD - Inscrit
    28 janvier 2011 12 h 01
    Juste une petite question, comme ça, en passant !
    Qui va payer pour ces inspectionsqui ne peuvent que s'accroître exponentiellement, sont-ce ces compagnies coupables d'infractions aux lois et au réglements qui ne paient toujours, si je ne m'abuse, aucune redevances au peuple québécois ou est-ce, une fois de plus, celui qui n'a pas le droit au chapître et qui est toujours mis devant le fait établi, le contribuable québécois ? Parce qu'au train où vont les choses, ces inspections, à elles seules, vont bientôt coûter une fortune !

    M. Bouchard j'avais beaucoup de respect pour vous dans une vie antérieure mais, vous ne semblez absolument pas mesurer l'impact que ce merdier généré par des compagnies "à but non lucratif" (en tout cas pour les québécois) aura sur de nombreuses générations de québécois ! Imaginez un peu, elles ne sont supposémemt qu'en phase d'exploration et elles doivent déjà recevoir des avis d'infraction, qu'elles ne semblent déjà pas toujours respecter pour voir au fonctionnement sécuritaire de leurs installations, imaginez maintenant le scénario en phase production ! Des régions du Québec vont littéralement dormir sur des bombes à retardement !

    Et le transport de ce gaz dans tout ça, quelqu'un y a pensé en quelque part ? Va-t-on carrément raser une partie de la campagne ou de la forêt québécoise pour y faire passer des routes pour les camions ou pour y faire serpenter des gazoducs, tout ça bien sûr, à l'usage exclusif de ces compagnies ? On a vu ce que les forestières ont déjà fait dans la région de l'Outaouais, je n'ose imaginer pire !

    Et "l'après-production", on y a songé ? Qui sera responsable du colmatage de tous ces puits et des fissures du sous-sol résultant du procédé de fracturation, ces compagnies ? Qui redonnera enfin son aspect d'origine au paysage québécois ?
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  •  
  • Jean Peupu - Inscrit
    28 janvier 2011 12 h 40
    se tenir debout
    enfin il y en a quelque uns qui se réveille .mais il faudrait surtout pas qu'ils se rendorment aux gaz$$$$
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  •  
  • Pierraud - Inscrit
    28 janvier 2011 13 h 34
    Des "avis d'infraction" pas des "amendes d'infraction"
    Ne vous promenez pas en voiture lorsque votre plaque d'immatriculation est sale, le policier avec son quota qu'il doit rencontrer à tous les jours, se fera un plaisir de vous coller une AMENDE... Ici c'est la santé de toute une population qui est en jeu et tout comme notre système judiciaire, les gros riches s'en sauvent!!!
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  •  
  • perro blanco - Inscrit
    28 janvier 2011 15 h 38
    Arcand qui montre les dents!!!
    Arcand qui montre les dents!
    On m'en dira tant!
    Et depuis quand ce ministre a-t-il des dents?
    Depuis très peu de temps, apparemment!
    Il a compris, certainement,
    Qu'il lui fallait jouer les gros méchants,
    Avant longtemps, car, ce faisant,
    Quoique de l'argent incontesté partisan,
    Il a intérêt à se faire rassurant,
    Ce qu'il croit, mais l'est-il vraiment?
    Han! Han! Han! Pas du tout épeurant
    Ce beau parleur déguisé en Bonhomme «Sept-Ans»!
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  • naif - Inscrit
    28 janvier 2011 15 h 48
    Petite promenade!!!
    Y'a longtemps que la campagne est polluée, Y'a les accumulation de fumier... Mais il y a encore plus dangereux.... Y'a nos bovidés "magnifiques" qui sont la deuxième source de gaz de méthane après l'activité industrielle.

    Vite un moratoire sur la production du lait et de la viande.

    Nous irons brouter au printemps....

    Ah! La vache!
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    28 janvier 2011 16 h 58
    À naïf: Les (ou vos) règles du jeu.
    C'est le bon père de famille qui dit à son jeune fils, pensant le protéger en lui disant cela, n'essaie même pas d'escalader la montagne, tu n'en seras pas capable. Dépendant du caractère de l'enfant, il venait de le briser peut être pour la vie ou, au contraire, de lui donner un tremplin pour justement qu'il se décide à la gravir cette montagne.

    Il y a des politiciens qui se comportent aussi parfois en paternaliste. Mais, en contrepartie, il y a aussi une population qui n'en a rien à foutre de se faire prendre pour des enfants. Je dirais même plus, dans certains cas, il y a certains politiciens qui peuvent avoir l'esprit à la fête quand la population dort.

    Alors, mon cher naïf, vos propres règles du jeu, je les considère un peu comme un soporifique. Au fond, vos commentaires semblent dire à la population que le combat est perdu d'avance. Quant à penser comme vous, pourquoi ne pas retourner dans votre cage en attendant votre pitance..
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  • Stephanie L. - Inscrite
    28 janvier 2011 21 h 52
    Article 11 de l'ALENA
    Admettons que le principe de précaution soit enfin appliqué et que l'exploitation du gaz de schiste soit interrompue et du moins sévèrement règlementée. Les entreprises ainsi "lésées" se serviront-elles de l'article 11 de l'ALENA pour poursuivre le gouvernement qui ose, d'une quelconque façon, contrarier leurs activités? Lorsque la santé humaine et l'environnement entrent en compétition avec les lois du commerce, ce sont généralement ces dernières qui gagnent.
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  • Alain Brisson - Abonné
    30 janvier 2011 18 h 19
    Gaz de schiste: six avis d'infraction
    Regardons bien la nature des infractions: deux fuites non colmatées, site d'exploration non autorisé en pleine zone humide, des déversements d'hydrocarbures, deux acheminements d'eaux de fracturation contaminées à un site non autorisé plutôt qu'à l'endroit prévu. Les fuites démontrent soit de la négligence, soit l'absence de maîtrise de la technologie, soit les deux. Les autres événements sont des gestes volontaires.
    En pleine controverse très médiatisée et politisée, après avoir garanti à la population que les techniques étaient maîtrisées et avoir assuré que tout serait fait dans le plus grand respect de l'environnement et des règles, ces industries se permettent de tels gestes. Y a-t-il encore quelqu'un pour croire vraiment à l'honnêteté et à la volonté d'auto-régulation des entreprises de ce secteur? La seule vérité est l'avidité des dirigeants et des actionnaires de ces entreprises.
    La seule conclusion possible devant tant de cynisme: aucune exploitation ou nationalisation.
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  • Marc-Aurèle Lachance - Inscrit
    4 février 2011 20 h 37
    Chapitre 11 de l'ALENA (partie I)
    Bien vu, Stéphanie L.! La science depuis Popper est servile de l'idéologie capitaliste et de quelques autres chimères issues de son monde 3, d'ailleurs voulues par lui irréfutables. Pour le dire autrement, la science a été vidée de sa positivité de façon à ce que les seuls impératifs valables dans le «libre-marché», évidemment de droite, soient des impératifs économiques (Il y a encore certains zigotos de docteur de sociologie pour ne pas voir le lien entre Popper et Hayek). Prouvez que le laisser-faire entraîne la famine des uns et l'obésité des autres ou encore que le tabagisme est corrélé au cancer, vous voilà positiviste. Légiférez en conséquence, vous voilà socialiste!

    Et dans le cas présent, il est assuré que les exploitants de gaz de schiste, en exploiteurs irresponsables, se serviront du chapitre 11 de l'ALENA. Ainsi, afin que votre conclusion, à savoir:

    « Lorsque la santé humaine et l'environnement entrent en compétition avec les lois du commerce, ce sont généralement ces dernières qui gagnent. » -Stéphanie L.

    ne se réalise, il faudra porter le dossier devant la Cour Internationale de Justice ou encore devant le futur Tribunal international de Justice climatique et environnementale dont la création a été suggérée par la Bolivie. Voir par exemple le lien

    http://www.actu-environnement.com/ae/news/conferen
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  • Marc-Aurèle Lachance - Inscrit
    4 février 2011 20 h 44
    Chapitre 11 de l'ALENA (partie II)
    Les turbocapitalistes vivent sur la même planète que nous, et ils ne peuvent continuellement fuir en toute licence dans des paradis fiscaux ou faire du développement industriel sans régulation démocratique mondiale au péril des peuples et des générations futures. Pour nous citoyens qui espérons la justice, porter ce dossier devant la CIJ ou le TIJCE ce pourrait signifier enfin l'expiration de la confusion que les capitalistes entretiennent entre licence et liberté: sans le masque de cette fausse liberté, ils ne pourront plus «libérer» les uns, pour asservir les autres. La carotte de cette licence ne pourra plus être utilisée pour attirer vers leur idéologie disciples et émules.

    Si nous nous tenons un tant soit peu, ce sera une sérieuse embûche au règne de la ségrégation! Et cette espérance est très réalisable!
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