Procès sur l'eau à Shannon - Un expert contredit l'INRS
Québec — Un hydrogéologue a mis en doute, hier, les conclusions de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) sur l'étendue et la durée de la contamination de la nappe d'eau souterraine de Shannon.
Le panache de contamination aurait voyagé beaucoup plus rapidement, presque trois fois plus vite, et atteint Shannon beaucoup plus tôt que l'indiquent les données de l'INRS, a soutenu le professeur d'hydrogéologie à l'École polytechnique de Montréal Robert P. Chapuis.
M. Chapuis est l'expert retenu par les avocats qui représentent les citoyens de Shannon. Devant le juge Bernard Godbout, il a identifié ce qu'il considère comme de sérieuses faiblesses dans les études faites par l'INRS pour la Défense nationale.
Des exemples: la majorité des puits d'observation ne descendent pas jusqu'au roc. «Seulement le tiers atteignent le roc, alors qu'on sait que le TCE a tendance à descendre pour reposer sur les couches imperméables.»
Le choix de filtres trop fins aurait également faussé les données sur la vitesse de déplacement de la nappe. «Imaginez que 35 à 40 gouttes d'eau arrivent au puits, mais la fente de crépine ne laisse passer qu'une ou deux gouttes à la fois. On arrive alors à une diminution de la vitesse de l'eau dans l'aquifère, parce qu'on a bouché artificiellement l'écoulement», a expliqué le professeur.
Toujours selon l'expert, l'INRS aurait également sous-estimé de beaucoup les apports d'eau dans cette nappe souterraine. Ce genre d'erreurs peut entraîner de grandes différences dans les résultats, a-t-il soutenu. Ses propres calculs montrent, par deux méthodes différentes, que l'eau souterraine aurait voyagé 2,76 fois plus vite que les estimations faites par l'Institut, ce qui signifie qu'elle aurait mis 2,76 fois moins de temps pour atteindre Shannon.
L'expert n'a pas encore été contre-interrogé par les avocats des défendeurs, qui devraient pouvoir le faire aujourd'hui.
Les observations de l'ingénieur ont surpris le juge Godbout. «Comment deux scientifiques oeuvrant dans une même discipline peuvent-ils arriver à des conclusions si différentes?» a-t-il demandé.
«Je n'ai aucune explication...» a répondu le spécialiste.
Le panache de contamination aurait voyagé beaucoup plus rapidement, presque trois fois plus vite, et atteint Shannon beaucoup plus tôt que l'indiquent les données de l'INRS, a soutenu le professeur d'hydrogéologie à l'École polytechnique de Montréal Robert P. Chapuis.
M. Chapuis est l'expert retenu par les avocats qui représentent les citoyens de Shannon. Devant le juge Bernard Godbout, il a identifié ce qu'il considère comme de sérieuses faiblesses dans les études faites par l'INRS pour la Défense nationale.
Des exemples: la majorité des puits d'observation ne descendent pas jusqu'au roc. «Seulement le tiers atteignent le roc, alors qu'on sait que le TCE a tendance à descendre pour reposer sur les couches imperméables.»
Le choix de filtres trop fins aurait également faussé les données sur la vitesse de déplacement de la nappe. «Imaginez que 35 à 40 gouttes d'eau arrivent au puits, mais la fente de crépine ne laisse passer qu'une ou deux gouttes à la fois. On arrive alors à une diminution de la vitesse de l'eau dans l'aquifère, parce qu'on a bouché artificiellement l'écoulement», a expliqué le professeur.
Toujours selon l'expert, l'INRS aurait également sous-estimé de beaucoup les apports d'eau dans cette nappe souterraine. Ce genre d'erreurs peut entraîner de grandes différences dans les résultats, a-t-il soutenu. Ses propres calculs montrent, par deux méthodes différentes, que l'eau souterraine aurait voyagé 2,76 fois plus vite que les estimations faites par l'Institut, ce qui signifie qu'elle aurait mis 2,76 fois moins de temps pour atteindre Shannon.
L'expert n'a pas encore été contre-interrogé par les avocats des défendeurs, qui devraient pouvoir le faire aujourd'hui.
Les observations de l'ingénieur ont surpris le juge Godbout. «Comment deux scientifiques oeuvrant dans une même discipline peuvent-ils arriver à des conclusions si différentes?» a-t-il demandé.
«Je n'ai aucune explication...» a répondu le spécialiste.
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