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    Lettres - Caribous: les cycles naturels

    8 janvier 2011 |Marie-Élaine Deveault - M.Sc.Env. Communication d'entreprise, Hydro-Québec, le 7 janvier 2011 | Actualités sur l'environnement
    Hydro-Québec souhaite réagir à l'article de Louis-Gilles Francœur, intitulé «Pluie d'oiseaux: pas de quoi fouetter un chat!» publié le 7 janvier, qui fait référence à la noyade de caribous survenue dans la rivière Caniapiscau en 1984.

    Nous croyons important de rectifier les propos: la gestion de la rivière par Hydro-Québec est tout à fait étrangère à la perte de ce qui représentait alors environ 1,6 % du troupeau de la George de 1984.

    Tel que le confirme le rapport de la direction générale des ressources hydriques du ministère de l'Environnement du Québec de l'époque, cette région a connu des pluies exceptionnelles en septembre 1984. Ces précipitations ont créé des conditions impraticables pour les caribous qui ont tenté de traverser le cours d'eau trop près d'une importante chute comportant une pente très abrupte sur la plus grande partie de l'autre rive. L'ouverture de l'évacuateur n'a eu pour effet que de rendre à l'état naturel les conditions de débit original de la rivière, gonflée par ces crues exceptionnelles, comme si le réservoir n'avait pas existé.

    Il est important de noter qu'on observe à travers les décennies des cycles naturels de modifications des populations des caribous tout à fait indépendants des activités anthropiques sur le territoire. À titre indicatif, la population de caribous, évaluée à moins de 5000 têtes en 1950 pour le territoire du Nord-du-Québec, est passée à environ 800 000 têtes dans les années 1980, dont 680 000 individus pour le seul troupeau de la rivière George. Cette noyade fait partie des facteurs de mortalité naturelle des populations animales lorsque celles-ci atteignent des seuils critiques.

    Pour en savoir plus et consulter les références: www.hydrosourcedavenir.com.

    Marie-Élaine Deveault - M.Sc.Env. Communication d'entreprise, Hydro-Québec, le 7 janvier 2011

    ***

    La réponse de notre chroniqueur


    Vous dites la même chose que moi! Il y avait longtemps que le débit de la rivière avait été diminué en raison du détournement de la tête de la rivière. Certes, il y avait eu des pluies fortes cet automne-là et il est vrai que l'ajout du débit par l'évacuateur avait ramené le niveau de la rivière à son débit original, ce que vous appelez son «état naturel». Mais ce débit d'origine consigné dans vos statistiques, les vieilles femelles qui dirigent les troupeaux ne s'en souvenaient plus. Elles étaient probablement nées d'ailleurs après la fermeture du réservoir! Elles ont donc emprunté un chemin qui avait retrouvé son débit d'antan, mais dont elles ignoraient le danger après des années de passage sécuritaire à cet endroit. Des gestionnaires au fait des habitudes des caribous auraient pu anticiper davantage, à mon humble avis, même si effectivement, cette mortalité en apparence massive ne faisait, en réalité, que donner un peu d'oxygène à un troupeau qui commençait à étouffer sous son propre poids. Ce que je soulignais aussi dans ma chronique. On est presque d'accord! - Louis-Gilles Francoeur
     
     
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