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Lettres - Déficit planétaire exagéré

14 décembre 2010 | Yvon Pageau, Boucherville, le 12 décembre 2010 | Actualités sur l'environnement
Le Devoir rapportait récemment que «Le Déficit de la planète» mettait en danger la biodiversité de la Terre et notre propre survie. Comme paléontologue, j'ai assisté à l'extinction de milliers d'espèces végétales et animales, dont les trilobites, les ammonites, les dinosaures, les mammouths, etc.

C'est par une extrapolation extravagante que l'on arrive à un «rythme d'extinctions des espèces 1000 fois plus élevé que le taux historique connu».

Et comment sait-on «que les populations de vertébrés ont chuté de 31 %» (les vertébrés comptent les oiseaux, les poissons, les reptiles et les mammifères) pour ajouter que «les oiseaux, les poissons ou les récifs coralliens disparaissent à la vitesse grand V un peu partout sur la planète»? Les extinctions ont été un facteur primordial de l'évolution.

Elles n'ont pas attendu la venue tardive des humains sur la Terre pour assurer la biodiversité. Espérons qu'elles se poursuiveront, car notre avenir en dépend.
 
 
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