samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Des artistes lancent un cri du coeur contre les gaz de schiste

Une vidéo créée par Dominic Champagne et Louis Bélanger met en scène plusieurs noms connus en faveur d'un moratoire

Anne Dorval fait partie des nombreux comédiens, musiciens et autres créateurs à s’être prononcés dans une vidéo pour un moratoire sur les gaz de schiste.<br />
Photo : Source Youtube
Anne Dorval fait partie des nombreux comédiens, musiciens et autres créateurs à s’être prononcés dans une vidéo pour un moratoire sur les gaz de schiste.
Le metteur en scène Dominic Champagne a lancé hier sur Internet une vidéo pour exiger un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste. Les comédiens Roy Dupuis, Marc Béland, Élise Guilbault, Anne Dorval, Christian Bégin, Alexis Martin, le conteur Fred Pellerin et le groupe Mes Aïeux, entre autres personnalités, sont du court film, signé par le réalisateur de Route 132, Louis Bélanger.

La vidéo, disponible sur YouTube, s'ouvre avec un message dénonçant la volonté du gouvernement du Québec de développer les ressources en gaz dans la vallée du Saint-Laurent, sans le consentement de la population. Les artistes s'inquiètent des conséquences de l'exploitation de la filière des gaz de schiste, en citant les États-Unis qui vivent avec les impacts environnementaux de cette exploitation.

«Je suis indigné par la manière dont l'industrie procède, explique le metteur en scène du spectacle Love du Cirque du Soleil en entrevue téléphonique au Devoir, avec en plus la bénédiction du gouvernement. Au Québec, on a une tradition avec Hydro-Québec, une impression que la transformation du paysage se fait au profit de la collectivité et de la communauté. Là, c'est le contraire auquel on assiste. Jusqu'à preuve du contraire, nous sommes tous copropriétaires de cette ressource. Suspendons les travaux, convainquons-nous du bien-fondé de l'exploitation, voyons comment on peut faire les choses et assurons-nous qu'il y a un contrat social.»

La façon dont le gouvernement gère le dossier fait autant réagir Dominic Champagne que l'exploitation même de la ressource. «Jeudi dernier, il y a eu un cas de déversement en Pennsylvanie et, pendant ce temps, le gouvernement nous dit qu'il n'y a pas de risques. Il y a ces mensonges, ces jeux de demi-vérités,» s'insurge l'artiste. C'est pourquoi il ne ressent aucun malaise à utiliser dans la vidéo des images d'un verre qui déborde, s'enflamme et se décompose sur une musique dramatique pour symboliser les possibles méfaits des conséquences de l'exploitation des gaz de schiste. «Ce n'est pas de la fiction: il y a eu des cas documentés de déversements, de contamination et d'explosions, qu'on a choisi d'illustrer de façon symbolique et, oui, spectaculaire.»

À la fin de la vidéo, les Laurence Leboeuf, Valérie Blais, Biz et consorts demandent que les «choses se passent proprement.» Pour Dominic Champagne, proprement, «c'est en prenant toutes les considérations pour la santé et les ressources; et correctement, c'est d'agir avec civisme envers les citoyens. On discute avec une industrie qui est habituée à faire des forages dans de grands territoires inhabités, comme en Colombie-Britannique. On ne peut pas comparer ça à la vallée du Richelieu!»

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement doit rendre son rapport en février 2011 à la suite de sa consultation sur le développement durable des gaz de schiste. Son mandat doit se limiter à proposer un cadre de développement pour cette source d'énergie fossile. De nombreux documents et mémoires ont jusqu'ici été déposés.

Ce type de campagne YouTube n'est pas la première du genre pour la communauté artistique québécoise. La vidéo «Culture en péril» mettant en scène Michel Rivard et Stéphane Rousseau dénonçait les coupes fédérales en culture et la campagne «Unissons nos voix» s'en prenait au gouvernement de Stephen Harper durant la campagne électorale canadienne de 2008.

La campagne de signatures pour l'obtention d'un moratoire se poursuit jusqu'au 5 janvier 2011.

***

Avec La Presse canadienne
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Trobadorem - Inscrit
    30 novembre 2010 07 h 16
    Bravo aux artistes - Merci d'étaler vos ailes au-dessus des terres québecoises
    "Celui-là sera malheureux au pouvoir qui n'est ni assez corrompu pour être indifférent aux abus, ni assez courageux pour les réformer. [Pelet de La Lozère]
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel_Vallee - Abonné
    30 novembre 2010 07 h 54
    Pour compléter
    Il aurait peut-être été utile de donner la référence de la video:

    http://www.youtube.com/watch?v=XIdKWcKoa0Q
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dany Lemieux - Abonné
    30 novembre 2010 07 h 57
    Si je comprends bien, les artistes seront solidaires et accepteront de voir les subventions à la culture être réduites quand nous n'aurons plus d'argent car on refuse de créer de la richesse
    L'argent devra bien provenir de quelque part pour assouvir nos choix démesurés. C'est OK si on décide de laisser dormir le gaz de shale (pas de schiste) là où il est. Mais il faudra vivre avec les conséquences et finalement assumer le poids de nos choix (ou plutôt de l'absence de choix) et du maintien du statu quo au Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Col rouge non subventionne - Inscrit
    30 novembre 2010 08 h 32
    De quoi je me mêle ???
    Depuis quand des artistes millionnaires qui sont tout de même subventionnés par l'État ont-ils des connaissances dans les gaz de schiste ? Leurs arguments sont tellement faibles qu'ils doivent mentir effrontément au sujet de supposés "catastrophes" aux États-Unis. C'était sûrement un accident, et non un geste volontaire. Il y a eu un déversement, arrêtons tous les projets de gaz de schiste. En employant le même raisonnement nous devrions fermer les raffineries pétrolières lorsqu'il y aura un déversement sur l'autoroute lorsqu'un camion citerne se renversera PAR ACCIDENT.

    Ils demandent un moratoire ? Donnons-leur. Je leur fait la suggestion suivante: plus de subventions durant la durée du moratoire qu'ils demandant à grand cri. Comment peut-on s'enrichir collectivement quand quelques individus qui vivent au crochet de l'État bloquent systématiquement des projets prometteurs: projets hydro-électriques sur la Côte-Nord, projets éoliens, etc. C'est facile de demander, d'exiger lorsque vous n'êtes que des demandeurs. Des millionnaires culturels qui en demandent toujours plus au détriment du développment économique de la collectivité québécoise.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Michaud - Inscrit
    30 novembre 2010 08 h 49
    Contre tout?
    Ces artistes sont

    CONTRE le gaz de schiste, dangereux et polluant..
    CONTRE le gaz provenant de Rabaska, dangereux et polluant..
    CONTRE le nucléaire dangereux pour des milliers d'années..
    CONTRE l'hydro-électricité qui détruit nos belles rivière.
    CONTRE le pétrole et le gaz des sables bitumineux, polluant..
    CONTRE le chauffage au bois qui est hyper polluant..smog..
    et certains même
    CONTRE les éoliennes qui polluent nos beaux paysage québécois...

    Si ils sont cohérents avec eux-même , ou prennent-ils leur énergie?

    Ou est la crédibilité de ces gens?

    Ont-ils des solutions CONCRETES a proposer en dehors des choix ci-haut mentionnés, et qui fourniraient de façon efficace les énergivores que nous sommes?

    Pourquoi ne pas essayer de convaincre leurs concitoyens d'être moins énergivores et critiquant leurs dépenses d'énergie, et en leur faisant des propositions concrètes, au lieu de toujours critiquer le gouvernement ?

    Tant que les citoyens seront ÉNERGIVORES l'état devra trouver plein de trucs pour fournir en énergie...ou alors les mêmes artistes se plaindront que l'état ne pas fourni pas assez d'énergie..qu'il manque de chauffage, essence pour l'auto, gaz pour BBQ....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andre Vallee - Abonné
    30 novembre 2010 08 h 58
    Tous ensemble
    Que tous les groupes, tous les individus, tous les esprits libres de la partisanerie politique participent à ce mouvement antipolution, antimagouillage, ...
    Remettons les richesses naturelles aux Québécois.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean_Yves - Abonné
    30 novembre 2010 08 h 59
    "au profit de la collectivité" ?
    «Au Québec, on a une tradition avec Hydro-Québec, une impression que la transformation du paysage se fait au profit de la collectivité et de la communauté»

    Wouin, ce serait tu possible qu'Hydro carbure avant tout pour son propre profit avec ses conditions de travail somptueuses et son efficacité plus que questionnable? (un demi-milliards dernièrement pour changer le format de facturation...)

    Ce serait peut-être pas une mauvaise idée de reconsidérer ses impressions au sujet du «se fait au profit de la collectivité» avec ses 35,900 débranchements de résidences l’an passé…

    Et comment fait-on pour dire a la fois qu'on n'est pas informé, que la chose est pleine de dangers terribles terribles, mais que serait bien mieux si c'était étatisé ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    30 novembre 2010 09 h 03
    Secouer la léthargie
    Grand merci aux artistes qui osent prendre position pour la défense de l'environnement et de nos intérêts. J'espère qu'ils réussiront à secouer la léthargie d'une population trop complaisante avec les élites corrompues.

    Serge Grenier
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Breton - Inscrit
    30 novembre 2010 09 h 04
    Aux deux commentaires précédents.
    Comme de toute évidence vous ne connaissez rien au dossier, sachez ceci:

    -Tous les scientifiques qui ont suivi le dossier et ne sont pas rémunérés par les promoteurs ou le gouvernement demandent aussi un moratoire car il est mieux d'avoir les infos scientifiques indépendantes AVANT qu'APRÈS comme les américains l'ont découvert. On appelle cet exercice faire preuve de rigueur intellectuelle.
    -Qui a dit que les Québécois allaient s'enrichir à part les promoteurs et le gouvernement? Personne. Au contraire, les analystes en énergie, en économie et en exportation prédisent pour le moment au mieux des miettes (voir texte de Pierre Couture dans Le Soleil ou Gérard Bérubé dans Le Devoir) ou au pire des pertes pour la collectivité.
    -Pour finir, de les qualifier d'artistes millionnaires est complètement ridicule. Ces gens travaillent beaucoup pour de bien petits revenus la plupart du temps.

    Au lieu de les invectiver sans savoir de quoi vous parlez, je vous suggère de vous renseigner. S'ils se sont prononcés sur la place publique, c'est entre autres pour faire passer le message des scientifiques qui se sont prononcés mais qui ne passent pas la rampe des médias, faute d'être assez bons pour les cotes d'écoute...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Maxime Tremblay - Abonné
    30 novembre 2010 09 h 38
    Soyons positifs.
    Regardons ce dossier d'une façon positive.

    Pour: Le respect des gens qui habitent les régions concernées.
    Pour: Le respect de l'environnement.
    Pour: Pour une étude approfondie et impartiale concernant les méthodes de forage.
    Pour: Une redistribution juste et équitable des bénéfices engendrés par cette activité au peuple québécois (51% de redevances et non 12,5 %)
    Pour: Le gaz de schiste si tout le processus est fait de façon intelligente, dans le but d'en faire profiter le peuple et non l'industrie Privée.

    Je crois que certaines personnes ont mal compris le message des artistes.

    Il est temps de mettre fin à l'impérialisme économique et prendre en main l'avenir du Québec.

    Merci M. Champagne pour cette initiative.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • alen - Inscrit
    30 novembre 2010 09 h 38
    Pas de gaz de schiste...
    ... pas de droit d'auteur. Que dites-vous de ça?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marjolaine258 - Abonné
    30 novembre 2010 09 h 57
    Merci
    Les artistes sont des porteurs de la parole devant un grand public. Ça demande un certain courage de se prononcer publiquement surtout quand on gagne sa vie avec les deniers de ce même public.

    J'espère que votre voix sera considérée par le Gouvernement du Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    30 novembre 2010 10 h 07
    Quelqu'un a dit:
    ..."quand nous n'aurons plus d'argent car on refuse de créer de la richesse
    L'argent devra bien provenir de quelque part pour assouvir nos choix démesurés."

    Il y a toute la forêt boréale à jardiner.
    Un reportage à la télévision nous a montré que la forêt québécoise, oui! ce qu'il en reste, regorge de ressources inemployées, de l'or au bout de chaque doigt. Des champignons recherchés partout dans le monde, des feuilles pour faire du thé, des tisanes et des médicaments, des racines nourrissantes et savoureuses considérées en ce moment comme de la mauvaise herbe.

    Êtes-vous allés dans le bois récemment? Un vrai bois sauvage, non pollué? Avez-vous marché en mocassin sur de la mousse d'un pied d'épaisseur? Avez-vous humé l'air chargé d'effluves bénéfiques qui se dégagent de la multitude des plantes inconnues à l'infini autour de vous? Un air qui entre dans les poumons et rejoint le cerveau, lui assurant que la nature a été créée pour la santé de l'être humain.

    On dit que chaque région du monde possède dans son organisation écologique, dans la somme de ses ressources végétales et animales, la capacité de faire vivre sa population humaine en santé. Les autochtones ont vécu depuis des millénaires dans la forêt boréale sans la massacrer, avec une fraction des ressources disponibles et utilisées par eux. Tant de choses restent à connaître à son sujet! J'aimerais bien un jour être de ceux et celles qui ont commencé à jardiner cette forêt dans le plus grand respect, de cueillir à la main dans le calme et l'odeur des bois, les fleurs, les feuilles et les champignons qui seront séchés et exportés au Japon ou ailleurs, à grand prix.

    Il faut se tourner vers l'or vert et laisser l'or noir sous la terre car il est en train de détruire notre planète. Il faut compter sur les vastes espaces, le soleil, le vent et l'eau, ce que nous avons en abondance au Québec, et le faire dans le plus grand respect, car toutes ces s
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jeremy Robert - Inscrit
    30 novembre 2010 10 h 44
    En réponse à "col rouge non-subventionné"
    1- Les artistes québécois sont loin d'être millionnaires (à quelques exceptions près, mais qui n'ont pas vraiment besoin de subventions... pensez à une certaine CÉLINE ou un certain GUY...). De plus, ils ne sont pas des "sapeurs de richesses", puisque l'industrie de la culture génère amplement de retombées économiques au Québec, de même qu'un grand rayonnement culturel à l'étranger.

    2- Dois-je également vous rappeler que la catastrophe de BP dans le Golfe du Mexique était issu d'une NÉGLIGENCE majeure de la part de la compagnie pétrolière... Alors pour "l'accident", on repassera. "Il y a eu un déversement, arrêtons tous les projets de gaz de schiste" : et pourquoi pas? Avant de nous lancer dans une campagne d'exploitation des ressources nationales qui serait peu surveillée et encadrée, il est nécessaire (et logique) de procéder à une plus ample étude du cas afin d'éviter d'autres actes d'abus et de négligence.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Renaud Blais - Inscrit
    30 novembre 2010 10 h 59
    "Shit" aux haut-parleurs de l'oligarchie financière
    Je suis toujours très étonné de voir comment les haut-parleurs (ceux qui y ont des intérêts) de l'oligarchie financière, expose sans s'en cacher le moins du monde leur point de vue égoïstement à courte vue. Je parle de ceux qui veulent notre bien et prennent tous les moyens pour nous l'arracher. Combien voulez-vous pour changer d'idée ?
    Renaud Blais
    Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alias - Abonné
    30 novembre 2010 11 h 29
    Droits de propriété
    Cité dans l'article : « Jusqu'à preuve du contraire, nous sommes tous copropriétaires de cette ressource. » Je ne suis pas un expert dans le domaine, mais il me semble que cette affirmation est fausse. Elle est conforme avec l'image rassurante de la société projetée par les médias. Je crois que selon les lois, les ressources naturelles appartiennent à ceux qui les réclament en premier, ou qui achètent ce "claim". Si j'ai bien compris, nous vivons dans un système qui défend la propriété privée et refuse de reconnaître la propriété collective implicite, pourtant, le capitalisme repose sur la notion de propriété.
    Mais sans contester le droit de propriété actuel, si l'on reconnaît la propriété d'une entreprise sur un gisement de gaz, il faut aussi reconnaître la propriété d'un fermier sur l'eau de son puits, ça aussi, c'est un claim, antérieur à celui du gaz. Si une activité industrielle présentait un risque pour le puits d'eau potable, l'industriel devrait avoir une assurance pour les risques associés à son activité, de façon à pouvoir dédommager le propriétaire du puits, et remplacer l'eau pour des décennies. Combien coûterait la construction de réseaux d'aqueducs pour fournir les fermes du Richelieu en eau potable? Si l'assurance devait pouvoir fournir en eau potable les propriétés dont les puits pouvaient être contaminés, les primes seraient tellement élevées que l'exploitation de ces gaz ne serait plus rentable.
    Si l'on respecte la propriété des industries, il faut aussi respecter les propriétés des résidants et agriculteurs et exiger de l'industrie gazière qu'elle obtienne des assurances solides, sinon, ce serait comme laisser aller sur les routes des camions géants sans assurance. Respecter la propriété de l'industrie et pas celle des particuliers, ce n'est pas du capitalisme, mais du fascisme.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • YvonMo - Abonné
    30 novembre 2010 19 h 29
    De la parole à l'action citoyenne
    Je ne comprends pas où vous pouvez trouver des arguments positifs à l'exploitation de cette ressource, d'autant plus que les "réservoirs" se situent en région habitée. Normandeau est complètement déconnectée de la réalité ; "Drill baby drill" est son leitmotiv mais à qui profite t-il sinon aux quelques compagnies qui possèdent les claims. Il ni aura aucun enrichissement collectif tant et aussi longtemps que la ressource ne sera pas nationalisée d'une part. d'autre part, les risques encourus par cette exploitation sont tels qu'à l'heure actuelle, mieux vaut laisser dormir cette ressource dans notre sous sol.
    Le même scénario est en train de se produire au Nord sous l'égide de l'insipide Plan Nord dont on n'entend plus parler dans l'actualité mais qui pourtant continue de progresser. Le gouvernement Charest se désengage de tout et cède de plus en plus la place aux compagnies. Les premiers signes tangibles sont apparus avec les PPP, maintenant les compagnies gazières, mais dans le Nord, les communautés doivent aussi tenter de négocier avec des compagnies qui "possèdent" des droits d'exploitation du sous-sol minier. Or, alors qu'il n'y a pas si longtemps, le gouv s'impliquait dans ces négociations, désormais, il n'y a plus que des multinationales et de petites communautés isolées. On leur fait miroiter des redevances, des emplois, on "s'engage" à respecter leur environnement et de leur permettre de poursuivre leurs activités traditionnelles. Mais dans la réalité, on les fourre en petits groupes les uns après les autres ! Les compagnies agissent de concert et gèrent elles-même l'agenda de ce plan Nord. "Carte blanche aux fidèles contributeurs de la caisse du PLQ"
    On parle de la filiale gazière, de la construction... La corruption du PLQ est partout. Même en médecine ! Souvenez-vous des projets de lois que Couillard a fait adopter juste avant de joindre la plus grosse clinique privée de Montréal !!!
    Débarassons-nous de ces sangsue
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • S. Hains - Inscrit
    30 novembre 2010 19 h 57
    Excellent!
    Merci à cette splendide annonce et levons-nous. Il faut absolument arrêter cette grande bétise des gaz de schiste. Levons-nous et descendons dans la rue.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Robert Gu - Inscrit
    1 décembre 2010 06 h 36
    Ils ont "tout à fait" raison les artistes...
    L'exploitation du gaz de schiste... par introduction de liquide dans le sol pollue l'eau potable.... Il n'y a rien de compliqué à comprendre... Pas besoin d'un diplôme, c'est évident. Alors "qui" sont ces compagnies et ces lobbyistes qui veulent se faire des sous? au détriment de la ressource vitale pour l'humanité qu'est l'eau potable ???
    MERCI, MERCI, aux artistes qui lancent un cri du coeur contre l'exploitation des gaz de schiste! Ils ont "tout à fait" raison les artistes...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Pierre Landry - Inscrit
    1 décembre 2010 12 h 24
    On est tous subventionné!
    À l'intention de "col rouge non subventionné".
    Les artistes sont souvent le themomètre qui annonce la fièvre, alors que nous occultons les symptomes de graves malaises de société.
    Et ils ne sont pas plus à la soldes du contribuable que tous les autres serviteurs de la collectivité que sont les enseignants de vos enfants, les médecins et infirmières souvent trop mais plutôt pas assez reconnus et rémunérés à leur juste valeur.
    Et tous les utilisateurs de la route et de l'auto au pétrole sont "discrètement" subventionnés, et polluent gaiement!
    Intile de discréditer d'honnêtes citoyens qui invoquent le principe de précaution alors que l'industries tente de partir avec un capital naturel que nous ne pourrons jamais rembourser, si ce n'est devoir en plus ramasser le gâchis que ne contrôle pas la loi sur les minières.
    Chialons avant, regreetons moins après.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dany Lemieux - Abonné
    2 décembre 2010 08 h 01
    Plus facile de critiquer que d'apporter des solutions constructives
    @Trobadorem: c'est plus facile d'aller dire de faire dodo et de mettre quelques hyperliens que d'argumenter et de proposer des solutions constructives à nos problèmes d'endettement collectif (et oui, le gaz de shale fait parti des solutions comme l'eau potable).

    @Daniel Breton: Et vous, M. Breton, que connaissez-vous de ce dossier? Autant que dans votre affirmation qu'il est plus payant de subventionner l'achat de Nissan LEAF (malgré aucun emploi créé au Québec) que de soutenir l'industrie des carburants fossiles (qui génère beaucoup d'emplois directs et indirects au Québec)? Faites attention à vos affirmations: <<Tous les scientifiques...>> je déteste que quelqu'un présume que tous les Québécois sont contre, tous les scientifiques sont pour...c'est impossible et vous le savez. À preuve, les climato-sceptiques. Vous ne pouvez mettre tout le monde dans le même bain à votre guise. C'est ce qu'on appelle la liberté intellectuelle. De toute évidence vous ne connaissez rien au concept de liberté intellectuelle...

    @Dominique Chateauvert: Mais allez-y! Allez les chercher et vendez-les ces champignons. J'encourage fortement l'entrepreneuriat!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Breton - Inscrit
    2 décembre 2010 17 h 53
    À M. Lemieux
    Un grand bout car notre groupe, formé de scientifiques, ingénieurs, PhDs en physique, économistes et autres spécialistes de l'énergie et du transport étudions des dossiers liés à l'énergie et au transport depuis des décennies.

    Et oui, tous les scientifiques que j'ai entendus sur ce dossier ont dit qu'un moratoire serait sage afin qu'on prenne le temps d'étudier à fond ce dossier.

    La liberté intellectuelle sans rigueur intellectuelle ne vaut pas grand chose.
    On peut dire ce qu'on veut, mais encore faut-il appuyer ça sur du sérieux, ce que vous ne semblez pas faire. Lorsque j'ai écrit sur la Leaf, vous n'avez pas compris ce sur quoi j'écrivais et m'avez prêté des intentions que je n'avais pas.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Brullemans - Inscrit
    3 décembre 2010 23 h 55
    Le Québec me tue...
    ... lançait une jeune étudiante en 1994 dans les pages du Devoir. Une autre en 1989, déclamait sur la même tribune qu'ils ont "vidé le frigo", faisant référence à l'appétit vorace de la génération précédente. Un autre jeune, fraichement émoulu du collégial, écrivait dans un journal étudiant en 1985, que le néant se faisait être en l'Université...

    Que diraient-ils aujourd'hui devant la courte vue de nos dirigeants et de la plupart des commentateurs s'exprimant dans les médias et sur la Toile? Que diraient-ils devant l'ignorance et la bêtise qui nous assiègent et que symbolise avec tant d'acuité cette course au gaz de schiste?... Par le coup de tant d'années de laisser-aller, par la volée de mégaoctets d'anesthésiants concoctés par nos possédants et par nos politiques, ils imploseraient sans nul doute...

    Où sont nos intellectuels, philosophes, écrivains, humanistes, scientifiques qui pourraient nous redonner espoir en ces temps tellement gris? Happés par le "système"? Minés par la "déprime"? "Schisté" par le désespoir? Je cherche et je ne trouve pas.

    Faudra-t-il faire virtuellement revivre Les André Laurendeau et Michel Jurdant? Conserver dans l'antigel les Pierre Dansereau et Louis-Edmond Hamelin? Débusquer dès leur âge tendre les êtres d'exception? Devant le triste constat qui se dresse devant moi aujourd'hui, j'en suis malheureusement réduit à cela...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • will - Inscrit
    4 décembre 2010 15 h 35
    chacun son domaine
    les artistes selon moi devrais demeurer dans leur petit monde artistique et de s'y concentrer, affin de mieux se sortir de leur marasme perpétuelle,au lieux de confronter un monde qui leurs est tout a fait inconnue.

    au québec c'est maleureusement le cas tout le monde de foutre leurs nez trop souvent la ou il ne devrais pas y être... société distincte je croie.

    surement pas société: d'investisseur,inovateur,batisseur de richesse.

    les gaz de shale sont une richesse incroyable,qui veut veut pas seront extraite et le plus tôt seras le mieux pour enfin mettre un terme au discourt de tout ces septiques, et par le fait d'être fier de nos ressources bien a nous .

    de la part d'un investisseur confiant en l'avenir du québec et de ces richesses comme un albertain pouvais l'être de sa province il y as quelques décennie.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • YvonMo - Abonné
    6 décembre 2010 19 h 39
    Pauvre, pauvre Will
    Mon cher Will, vous faites confiance à l'escroc qui vous fait miroiter des beaux billets roses et le laissez tarir les sources d'eau potable et détruire à jamais des parties de notre territoire pour son seul bien, car aucune richesse collective ne pourra découler de ces projets d'exploitation ; la seule main-d'oeuvre "nécessaire" mobilisée dans ce viol de la collectivité c'est celle des opérateurs de foreuses et celle des ces quelques centaines de personnes qui travilleront à la mise un place d'un gazéoduc... pendant quelques mois! Par la suite on injecte et on pompe à en faire flétrir la roche, on paie une redevance symbolique au gouvernement provincial (et en passant on engraisse un peu les coffres du parti au pouvoir avec nos profits), et on alimente le gazéoduc qui se dirige droit vers nos voisins du sud. On nous renvoient ensuite ces gaz avec l'effet de serre qui les accompagne. Merci. C'est ici qu'on gagne ?

    Comment peut-on se dire un investisseur confiant alors que vous ne comprenez probablement rien à ce que vous lisez. Votre expression cahoteuse se fait certainement le miroir d'une compréhension aussi déficiente, non ? Le dicton dit : "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément" Ça veut aussi dire sans fautes...
    Albertain va !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
25 réactions
9 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012