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    Lettre - Gaz de schiste: laisser-faire déconcertant

    18 novembre 2010 |Simon-Philippe Breton Le 16 novembre 2010 | Actualités sur l'environnement
    J'ai assisté aux audiences du BAPE sur les gaz de schiste s'étant tenues à Longueuil hier soir [lundi]. Il fut très intéressant d'entendre les différents arguments des gens ayant déposé des mémoires. Un point important que cette soirée a permis de mettre en lumière: le manque total de gouvernance et le laisser-faire déconcertant du Parti libéral dans ce dossier.

    Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre le président du conseil d'administration et chef de la direction de la compagnie Gastem, Raymond Savoie, mentionner plusieurs exemples pour lesquels la réglementation québécoise actuelle est selon lui trop permissive! Quel moment surréaliste! Par exemple, M. Savoie estimait que la distance minimale entre une habitation et un puits de forage, fixée à 100 m par la législation actuelle, est trop faible. Lorsqu'une entreprise d'exploitation de gaz de schiste en est rendue à affirmer que les règles actuelles du gouvernement sont irréalistes et que la législation donne énormément de pouvoir aux sociétés, comment conclure autrement que par un manque total de gouvernance et de responsabilité du gouvernement actuel qui laisse nos ressources se faire dilapider, notre eau se souiller, à un rythme — pour reprendre un mot trop souvent utilisé hier pour encourager le développement de cette filière — «diligent». Comment alors croire les arguments présentés par le Conseil du patronat du Québec, le Conseil patronal de l'environnement du Québec, et l'Association des ingénieurs-conseils du Québec, qui ont pris plaisir à énumérer la législation existante, soutenant qu'il existe déjà un cadre très restrictif concernant l'exploration et l'exploitation de cette ressource? Cette soirée a démontré hors de tout doute que ceci n'est pas le cas, que le Québec navigue en plein brouillard dans ce dossier, et que tout cela est franchement déconcertant. Un moratoire, à l'instar de l'État de New York, constitue dans ce contexte un devoir et une nécessité de la part du Québec pour qu'il puisse répondre aux trop nombreuses questions encore en suspens, et par la même occasion, représente une opportunité en or pour le Québec de revoir sa stratégie énergétique pour affronter de manière responsable les défis de notre ère planétaire.

     
     
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