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Une ferme sur le toit, sans pesticides ni OGM

Les immeubles gagnent en échange une isolation totale de leur toit

Mohamed Hage et Kurt D. Lynn devant leur première serre de 31 000 pi2 qui offrira ses récoltes dès le mois de mars.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Mohamed Hage et Kurt D. Lynn devant leur première serre de 31 000 pi2 qui offrira ses récoltes dès le mois de mars.
Les entrepreneurs Kurt D. Lynn et Mohamed Hage proposent une petite révolution dans l'industrie montréalaise des légumes. Avec l'aide de Google Earth, ils ont répertorié les plus grands toits plats des bâtiments industriels de Montréal et proposent d'y faire pousser des produits potagers à longueur d'année. À commencer par le toit de cette bâtisse sans nom en périphérie du Marché central qui nourrira 2000 personnes.

Ils sont de ces êtres qu'on appelle des entrepreneurs en série. Mohamed Hage et Kurt D. Lynn se sont d'ailleurs rencontrés il y a quatre ans, alors que le plus âgé aidait le plus jeune à mettre une entreprise sur pied. Ce sont des férus de technologies.

Ils transposent aujourd'hui leur passion des gadgets au potager avec leur nouveau projet: les Fermes Lufa. L'inspiration? «En fait, on tripe tous les deux sur la nourriture», dit simplement le Montréalais à temps partiel, M. Lynn, qui vit l'autre moitié du temps à Toronto. À force d'en discuter ensemble, ils ont voulu changer leur façon de se nourrir en créant leur propre ferme sans pesticides ni OGM. Mais pas question de faire ça en dehors de la ville. «Plus la nourriture s'éloigne d'où elle a été cultivée, plus elle perd sa saveur et sa valeur nutritive. Et plus elle pollue en raison du transport.» Ça, on l'a dit souvent, d'où la tendance au locavorisme, une alimentation qui s'en tient aux produits locaux.

Mais les terres cultivables sont rares sur l'île... Les deux gourmets se sont donc tournés vers les toits des immeubles commerciaux pour élever la première serre commerciale sur un toit d'envergure au Québec, présentement en construction dans le quartier Ahuntsic. «On a fait des recherches et on pense être la première au monde, si on exclut les petits jardins sur des toits qui fournissent des herbes ou certains légumes à quelques restaurants aux États-Unis», dit Kurt D. Lynn. Il y a toutefois déjà quelques jardins collectifs sur les toitures et balcons du Québec et le premier toit vert remonterait aux années 1970 à Montréal, selon le Centre d'écologie urbaine.

Le iPod de l'agriculture

Avec une équipe d'architectes, d'ingénieurs, de scientifiques et d'agents immobiliers, les deux hommes d'affaires ont prévu tous les détails de cette première serre de 31 000 pieds carrés qui offrira ses récoltes, dès le mois de mars, par la vente de paniers. L'équipe a déjà établi que l'eau de la pluie sera recueillie pour arroser les plants, que les coccinelles remplaceront les pesticides et que la distribution, locale, se fera à partir de points de chute pour éviter des trajets en camions. «C'est ça qu'on veut éviter!» dit M. Lynn en pointant un camion qui sort d'un entrepôt, chargé de légumes, qu'un autre camion est venu y déposer... Au total, la serre d'Ahuntsic pourra nourrir 2000 personnes toute l'année.

Mohamed Hage, en bon amateur de technologies, compare les Fermes Lufa au iPod. «Apple a été le premier à mettre ensemble autant de fonctions dans un même objet d'une façon efficace.» Idem pour sa ferme de la rue Antonin-Barbeau, qui réunira la serre, le toit vert, le concept de panier santé et une façon écologique de cultiver. «Ce n'est rien de nouveau, c'est juste une nouvelle combinaison», selon Kurt D. Lynn. Et ce n'est qu'un début: d'autres projets, dont un autre cinq fois plus grand à Montréal, sont prévus dans la province et en Ontario.

L'invitation est lancée à tous les Home Dépôt et Costco de ce monde qui voudraient louer cet espace perdu. Une bonne façon pour ces monstres de béton de faire leur part pour la communauté, croient les deux hommes. «Les gens les détestent lorsqu'ils sont construits. Mais si au moins leurs toits pouvaient nourrir 12 000 personnes...» dit Mohamed Hage. Ces bâtisses sont idéales parce que leurs toits sont plats et solides. Car si la culture hydroponique, donc sans terre, en fait une ferme assez légère, tous les toits ne sont tout de même pas admissibles au royaume des légumes en altitude. Les immeubles coiffés d'une ferme gagnent en échange une isolation totale du côté du toit, puisque la serre permet d'éviter toute perte de chaleur.

10 % des toits de Montréal?


Les deux entrepreneurs de la pousse écolo ont fait appel à une équipe scientifique multidisciplinaire de l'Université McGill pour choisir les produits qui pousseront sur ce toit d'un immeuble sans nom en périphérie du Marché central. Ils recherchent les variétés les plus nutritives et les plus savoureuses. «Ce n'est pas un projet commun: généralement, c'est le fermier qui décide ce que les gens mangent, selon ce qui se conserve le plus longtemps, dit la phytologue Danielle Donnelly, qui étudie en ce moment les concombres et les tomates. Avec ces deux gars, ce sont les nutritionnistes qui décident!»

Le fondateur de Green Roofs for Healthy Cities, une association basée à Toronto qui regroupe l'industrie des toits verts de l'Amérique du Nord, estime qu'environ 10 % des toits des villes canadiennes peuvent accueillir un potager. «À Toronto, ça représente 500 millions de pieds carrés, dit Steven Peck. Ça donne une idée des opportunités. Ce sont des idées encore très nouvelles, émergentes, mais une serre comme ça aura beaucoup de bénéfices sociaux et économiques.»

Le président du Centre d'écologie urbaine de Montréal, Owen Rose, se réjouit qu'une entreprise s'installe ainsi sur un toit. «Le privé aussi a son rôle à jouer pour l'environnement. Et c'est un bon moyen de valoriser l'agriculture urbaine.»
 
 
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 novembre 2010 07 h 30
    Enfin de l'intelligence à grande échelle!
    Entendre de bonnes idées entre amis et refaire le monde dans un salon, ça, on est habitué. Mais on dirait toujours que plus on s'éloigne des conversations privées, moins les solutions intelligentes s'implantent, dans le domaine social et environnemental en tout cas. Ce qui fait que l'espace publique paraît habité par des idées de primates... Et voilà que pendant qu'il fait gris et que tout semble s'enchevêtrer dans un écheveau de bêtises, surgit de nulle part (ou de là où on ne s'attend pas...) une idée lumineuse mise en application. Les humains sont pleins de ressources.
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  • Trobadorem - Inscrit
    5 novembre 2010 08 h 33
    Formidable....cà ce sont de bonnes nouvelles !!! Merci au Devoir pour leur flair....
    Tiens, voici ma ptite contribution aux toits verts, et ca vient du Québec: http://www.lestoitsverts.com/Videos-de-Toits-Verts
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  • MJ - Inscrite
    5 novembre 2010 08 h 42
    Génial!
    Chapeau! Infrastructure légère, simple et à effet combinatoire (à l'avantage des deux parties: isolation du toit et économie de chauffage l'hiver et lutte contre les îlots de chaleur l'été, et production d'aliments sains). Bel exemple de coopération réussie et d'association bénéfique avec le privé pour combler les besoins alimentaires d'une population urbaine. Peut-on parler d'économie "sociale" dans ce cas?

    Initiative très intéressante et prometteuse pour le futur dans nos villes surpeuplées où l'espace se raréfie! Il y a encore de l'espoir pour la survie de l'humanité.

    A suivre...
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  • André Boulanger - Inscrit
    5 novembre 2010 09 h 01
    Vivement le retour de la campagne à la ville.
    Toutes ces initiatives écolos, ajoutées les unes aux autres, vont faire de Montréal une ville agréable, fonctionnelle et de plus en plus amusante à vivre.
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    5 novembre 2010 10 h 01
    Ironie du sort...
    Ironie et tristesse, cette bâtisse sans nom a été construite jadis sur l'une des plus belles terres arables au monde (e te je n'exagère rien, les agronomes confirmeront...). Mon grand-père, Alphonse Poisson, qui a cultivé toute sa vie une terre de roche à Chartierville, lors d'un rare visite à Montréal dans les années 60 aurait, selon la légende familiale, fait arrêter la voiture à côté d'un chantier de construction dans la paroisse de St-Laurent. Une fois débarqué de la voiture, mon grand-père se serait penché pour ramasser de la belle terre noire sur un tas de terre d'excavation. Il en aurait goûté, comme font souvent les agriculteur et il aurait dit; " Si c'est pas une pitié de voir ça...". ( Ou peut-être n'a-t-il rien dit, il ne parlait pas beaucoup. Un autre version de l'histoire dit qu'il aurait seulement versé un larme...)
    À l'époque tout le secteur de ce qui est aujourd'ui le Marché Central était encore réputé pour ses produits maraîchers. C'est une bonne idée de cultiver les toits si on en est vraiment réduit à cela... mais admettons tout de même que la Nature avait déjà fait beaucoup mieux! Un millon de fois mieux!
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  • Rironie - Inscrit
    5 novembre 2010 10 h 48
    Évolution
    Mon défunt père avait l'habitude de se demander pourquoi on n'avait pas construit les villes en campagne. Aujourd'hui il serait peut-être étonné d'apprendre qu'on jongle avec l'idée d'amener la campagne en ville.
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  • yplante - Inscrit
    5 novembre 2010 10 h 55
    Belle laitue en vue!
    Le Québec se mettra-t-il enfin à produire de la belle laitue pour les amateurs de verdure? Je salive déjà à la pensée de trouver dans mon assiette du vert fraîchement cueilli en hiver. Bravo!
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  • Naturelebo - Inscrit
    5 novembre 2010 11 h 31
    Belle initiative et une idée fort intéressante
    BRAVO, si tous les toits plats de MTL étaient couverts par un jardin, je suis certain que la ville deviendrait quasiment autonome en légumes.

    Bonne idée et j'espère que ça se propagera partout dans notre belle Ville et partout dans le monde citadin...

    Je suis de ceux qui sont vraiment positifs pour l'avenir, en 2050, si l'humanité continue sur sa lancée VERTE, je crois que le phénémère pollution sera déjà à cette date qu'une histoire ancienne...

    Toits-jardin, autos vertes, panneaux solaires nano-technologiques, etc,,, Vive la Planète Bleue... avec, entre autres, son humanité tout aussi vivante !!!
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  • B Landry - Inscrit
    5 novembre 2010 11 h 44
    Yesssssssssssssss
    De belles idées comme ça encore.......
    L'art de récupérer les énergies perdues au lieu de développer et d'exploiter de nouvelles sources d'énergies polluantes ou envahissantes.

    Ces serres vont être chauffées avec la réutilisation du chauffage des bâtiments qui les "supportent". La seule chose que je doute c'est que ce genre de projet soit supporter oar notre cher gouvernement car si elles se répétent trop souvent, il n'y aura plus de déboucher pour la consommation des gaz de schiste, pour la multiplication des éoliennes ou les minis centrales hydroélectriques privées.

    Et pour terminer mon intervention, je fais remarquer que si il est rentable d'utiliser le chauffage de cette façon imaginez-vous ce qu'on pourrait obtenir avec la géothermie.... Autant de solutions que les Caillé de ce monde regarderons de travers...
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  • Joanne Marcil - Abonné
    5 novembre 2010 12 h 11
    Hydroponique... pourquoi pas biologique?
    L'idée de faire pousser des légumes en milieu urbain est excellente. Mais le projet dont il est question est basé sur l'utilisation d'engrais chimique, ce qui ne peut être qualifié d'écologique! Des systèmes de production maraichère en milieu urbain utilisant un terreau certifiable ont déjà été imaginés. Les calculs de charge sur les structures des immeubles ne sont évidemment pas les mêmes, mais doivent être développés pour rencontrer de façon réelle les objectifs des deux promoteurs. Il serait souhaitable de pousser plus loin et faire une production qui pourrait être certifiée biologique et ainsi offrir des aliments de la meilleure qualité et saveur qu'il soit, produits avec une régie la plus respectueuse de l'environnement possible. Il ne faut pas confondre la culture hydroponique et la culture biologique. Il est important de préciser que selon les normes de certification biologique en vigueur au Québec, régies par le Conseil des Appellations Réservées et des Termes Valorisants (CARTV), toute forme de culture hydroponique et aéroponique est interdite en agriculture biologique.
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  • Denise Dallaire - Abonnée
    5 novembre 2010 12 h 30
    Produire sa nourriture localement...
    Voici une idée qui me trotte dans la tête depuis un certain temps: produire fruits et légumes, toute l'année, localement, avec comme seule énergie, l'énergie solaire. C'est possible! Comment couper l'herbe sous le pied de la spéculation financière sur les matières premières et la nourriture, fléau annoncé menant à la faim dans le monde afin d'enrichir les banquiers de ce monde! Allez voir ça:

    http://www.geodesic-greenhouse-kits.com/
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    5 novembre 2010 13 h 12
    Les eaux de pluie et les inondations
    Ce projet aura le mérite de retenir les eaux de pluie, ce dont le secteur a bien besoin. C'est justement aux environs du Marché central que les échangeurs routiers se transforment en piscine au moindre orage.

    Malgré tout l'argent englouti dans l'augmentation de la capacité de l'égout collecteur, celui-ci ne répond pas à la tâche car le paysage a été fortement « minéralisé » depuis 20 ans, et la tendance continue tout le long du Métropolitain.

    N'est-il pas surprenant que l'autre partie de l'ile de Montréal en proie aux inondations, de mémoire récente, ait été le parc industriel d'Anjou ?

    Longue vie à ce projet, dont le potentiel de croissance est immense.
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  • robert beaulieu - Inscrit
    5 novembre 2010 13 h 48
    Bonne idée,légumes douteux!
    L'agriculture écologique ou naturelle sur laquelle ont peut se fier est appelé 'Biologique Certifié'.La base de ce mode de production est que l'on nourrit la terre(fertilise), et c'est la terre qui nourrit les plantes.C'est ce mode de production qui est privilégié par les tenants de l'agriculture soutenue par la communauté (paniers bio) .La production de légumes certifiée biologique en milieu urbain est tout à fait envisageable et souhaitable.Poussons un peu la réflection et meilleur chance au projet.
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  • Les Fermes Lufa - Inscrit
    5 novembre 2010 15 h 13
    Merci !
    Merci de votre soutien si chaleureux !

    Nous sommes très touchés que l'idée soit si bien accueillie.

    Notre site web a été lancé cette semaine. Visitez le !

    http://www.lufa.com/?l=fr

    - L'équipe des Fermes Lufa
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  • ghislaine fortin marois - Inscrit
    5 novembre 2010 21 h 04
    Super!
    Je trouve cette idée merveilleuse.....je me demande bien ce que l'Union des producteurs agricoles va dire de cela, éternel empêcheur de tourner en rond pour les petits producteurs innovateurs...
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  •  
  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    6 novembre 2010 00 h 31
    «Mohamed Hage et Kurt D. Lynn» ou
    plutôt «Kurt D. Lynn et Mohamed Hage» dans la légende de la photo ?
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  • dad - Inscrit
    6 novembre 2010 09 h 15
    Quelle bonne idee!!
    Quelle idee extraordinaire!!! J' espere que cette idee va faire des petits
    et qu on assistera a la naissance d'une nouvelle méthode écologique de culture.
    Assez parlé,,, Maintenant passons a l'action!!!
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  • Marc-Andre Valiquette - Inscrit
    6 novembre 2010 19 h 23
    Hydroponique ou biologique?
    Joanne a raison! Il existe des systèmes de culture ultralégers qui permettent de faire des jardins 100% biologiques/organiques sur le toit. Ça utilise des contenants spécialisés faits au Québec. La Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal en a fait la démonstration récemment, de même que l'institution Lauberivière, à Québec. L'Université de Toronto a également reproduit leurs résultats, et ça marche!
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  • MJ - Inscrite
    12 novembre 2010 08 h 47
    Une revue de l’agriculture à l’échelle internationale
    La proximité des Trois: Terres à cultures, Bétail et Forêt et leurs apports respectifs - Sans pesticides, sans OGM

    Un film de Colline Serreau, “Solutions locales pour un désordre global” (2010) à voir absolument. Ce film changera votre vision de l’agro-alimentaire:
    http://www.solutionslocales-lefilm.com/
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  • EnviroZone - Inscrit
    7 décembre 2010 17 h 09
    EnviroZone comme partenaire à la verticale.
    Je supporte à 100% ce projet et veux même y participer, on le propose à la verticale..exploitation exponentielle de l'espace.

    par contre vos recherches ont pas été si loins, à NY, y a un précédent:

    http://gothamgreens.com/
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  • Monique Michaud - Inscrite
    26 avril 2011 15 h 31
    PAS BIO
    M. Gravel a raison. Bonne idée mais produits douteux.
    Le subtrat de laine de roche dans lequel pousse les légumes est repoussant.
    La culture hydroponique N'EST PAS bio ! C'est la terre qui doit nourrir la terre !

    Merci a Mme Marcil d'avoir précisé et si bien écrit :
    « (...) le projet dont il est question est basé sur l'utilisation d'engrais chimique, ce qui ne peut être qualifié d'écologique! Des systèmes de production maraichère en milieu urbain utilisant un terreau certifiable ont déjà été imaginés. Les calculs de charge sur les structures des immeubles ne sont évidemment pas les mêmes, mais doivent être développés pour rencontrer de façon réelle les objectifs des deux promoteurs. Il serait souhaitable de pousser plus loin et faire une production qui pourrait être certifiée biologique et ainsi offrir des aliments de la meilleure qualité et saveur qu'il soit, produits avec une régie la plus respectueuse de l'environnement possible. Il ne faut pas confondre la culture hydroponique et la culture biologique. Il est important de préciser que selon les normes de certification biologique en vigueur au Québec, régies par le Conseil des Appellations Réservées et des Termes Valorisants (CARTV), toute forme de culture hydroponique et aéroponique est interdite en agriculture biologique. »

    Bon semis tout le monde même si le printemps tarde à s'installer.
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