Compteurs d'eau dans les résidences - Inefficace et inéquitable, selon Eau Secours!
La coalition Eau Secours! estime que l'installation de compteurs d'eau dans les résidences est une mesure «inefficace et inéquitable» alors que les exportations massives d'eau sont, de leur côté, carrément dangereuses pour l'environnement et la biodiversité, ce qui justifie de maintenir leur interdiction.
Réagissant au sondage sur l'eau publié dans Le Devoir de mardi, qui démontrait un appui de la population à ces deux mesures, la coalition se base sur de nombreuses études pour affirmer que l'installation de compteurs d'eau dans les résidences, contrairement à leur installation dans les industries et commerces, a peu d'impacts significatifs sur la consommation. C'est d'ailleurs la conclusion à laquelle en sont arrivées plusieurs villes, comme Montréal et Rivière-du-Loup, notamment parce que le coût d'installation est supérieur aux économies escomptées.
«Mais, explique la porte-parole de la coalition, Caroline Perron, parce que leurs revenus sont faibles et que le prix de l'eau est le même pour tous, un tarif au volume mène les plus pauvres à dédier une part plus importante de leur budget à l'eau.» Et les mieux nantis, parce qu'ils peuvent se le permettre, ne réduisent pas vraiment leur consommation. C'est plutôt des règles qui imposent, par exemple, l'installation d'équipements moins gourmands, comme des toilettes à faible débit, qui changent sensiblement le niveau de consommation dans ce secteur, ainsi qu'une action planifiée sur les fuites des vieux réseaux.
Quant aux exportations massives, la coalition estime qu'elles créent à terme la nécessité de détourner des cours d'eau de leurs bassins versants, ce qui a toujours des impacts majeurs sur les écosystèmes, en particulier sur la biodiversité des régions nordiques et sur les cultures autochtones. Il faut plutôt, selon la coalition, que ces exportations continuent d'être interdites par la loi, comme c'est le cas maintenant, car s'il y a beaucoup d'eau au Canada, la qualité de ce qui est disponible en milieu urbanisé est en baisse.
Réagissant au sondage sur l'eau publié dans Le Devoir de mardi, qui démontrait un appui de la population à ces deux mesures, la coalition se base sur de nombreuses études pour affirmer que l'installation de compteurs d'eau dans les résidences, contrairement à leur installation dans les industries et commerces, a peu d'impacts significatifs sur la consommation. C'est d'ailleurs la conclusion à laquelle en sont arrivées plusieurs villes, comme Montréal et Rivière-du-Loup, notamment parce que le coût d'installation est supérieur aux économies escomptées.
«Mais, explique la porte-parole de la coalition, Caroline Perron, parce que leurs revenus sont faibles et que le prix de l'eau est le même pour tous, un tarif au volume mène les plus pauvres à dédier une part plus importante de leur budget à l'eau.» Et les mieux nantis, parce qu'ils peuvent se le permettre, ne réduisent pas vraiment leur consommation. C'est plutôt des règles qui imposent, par exemple, l'installation d'équipements moins gourmands, comme des toilettes à faible débit, qui changent sensiblement le niveau de consommation dans ce secteur, ainsi qu'une action planifiée sur les fuites des vieux réseaux.
Quant aux exportations massives, la coalition estime qu'elles créent à terme la nécessité de détourner des cours d'eau de leurs bassins versants, ce qui a toujours des impacts majeurs sur les écosystèmes, en particulier sur la biodiversité des régions nordiques et sur les cultures autochtones. Il faut plutôt, selon la coalition, que ces exportations continuent d'être interdites par la loi, comme c'est le cas maintenant, car s'il y a beaucoup d'eau au Canada, la qualité de ce qui est disponible en milieu urbanisé est en baisse.
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