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Gaz de schiste - Les réserves d'eau seraient menacées

Gaz de schiste<br />
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Gaz de schiste
Une étude publiée hier sur le développement rapide des gaz de schiste au Canada réclame de la part des gouvernements fédéral et provinciaux un état complet des nappes souterraines avant d'aller de l'avant avec cette filière qui risque, selon ses auteurs, de «menacer les réserves d'eau» du pays.

L'étude en question a été publiée hier dans le cadre d'un colloque scientifique organisé par le Munk Center for International Studies de l'Université de Toronto. Elle est signée par le chercheur Ben Parfitt, qui estime que le Canada devrait imiter les États-Unis, qui ont décidé d'étudier en profondeur ce dossier.

«Ni l'Office national de l'énergie, ni Environnement Canada n'ont encore soulevé de questions de fond sur cette ruée vers les schistes ou sur son impact sur les ressources en eau», a déploré le chercheur, qui estime que, globalement, les ressources en eau de plusieurs régions pourraient être menacées à terme par le développement peu encadré de cette nouvelle industrie.

La première recommandation de ce rapport porte précisément sur une conclusion clairement arrêtée par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement, qu'aucun des membres de cette institution fédérale-provinciale n'a encore appliqué dans sa province.

Ainsi, estime l'étude du Munk Center, les gouvernements fédéral et provinciaux, en collaboration avec l'industrie de la fracturation hydraulique, devraient immédiatement financer des études indépendantes pour évaluer l'état de toutes les nappes aquifères avant d'y autoriser l'exploration de gaz de schiste, et surtout la «fracturation hydraulique».

Cette activité se pratique dans les puits horizontaux d'entre un et deux kilomètres de profondeur, où on atteint les schistes gazéifères. Ces formations rocheuses sont poreuses comme des éponges dont les bulles seraient remplies de gaz. Pour que ces bulles, indépendantes les unes des autres, commencent à communiquer entre elles, on utilise de faibles charges d'explosifs et d'énormes pressions pour fracturer le roc, comme un caillou le fait dans la vitre d'une voiture. Le gaz se dirige vers le puits de forage par les fissures qu'on maintient ouvertes grâce à l'injection d'importantes quantités d'eau — environ 15 000 m3 par puits horizontal — et de sable, dont les grains maintiennent les fissures ouvertes.

Mais plusieurs produits chimiques mélangés à l'eau et au sable sont aussi injectés, dont des pesticides et différents produits chimiques pour stopper, par exemple, toute contamination bactérienne ou pour maintenir l'écoulement des liquides. Les versions varient quant aux quantités d'eau alors extraites: les témoignages allaient de 40 à 70 %.

La gestion de ces eaux abondantes en surface engendre plusieurs risques, au point que dans une récente étude du Massachusetts Institut of Technology, on affirmait que la gestion des eaux de fracturation allait devenir l'enjeu principal de cette nouvelle industrie.

Les bassins de rétention peuvent couler. Ces eaux peuvent être déversées illégalement dans des cours d'eau ou aboutir dans des usines d'épuration de petits villages dont les systèmes vont laisser passer les toxiques, ce qui équivaut à les laisser filer au cours d'eau. Écoulements, fuites et accidents peuvent faire en sorte que ces eaux s'introduisent dans les nappes souterraines par la surface ou encore par les puits de forage soumis à d'énormes pressions. Ces pressions représentent environ deux fois celle exercée par les couches supérieures de roc.

Douze recommandations

Selon cette étude, les normes réglementaires doivent partout au Canada exiger la déclaration publique des produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique, ainsi que les quantités utilisées. Les sociétés d'exploration devraient aussi être obligées de démontrer qu'elles ont choisi les produits de moindre impact pour leurs eaux de fracturation. Les puits d'exploration devraient par ailleurs faire obligatoirement l'objet de tests de pression afin de pouvoir démontrer que leurs enveloppes de ciment les isolent totalement des nappes souterraines.

Parmi les 12 recommandations qu'il formule, le rapport ajoute que les gouvernements doivent impérativement confier l'octroi des permis de prélèvements en eau et le contrôle de l'élimination des eaux de fracturation à une seule et même autorité gouvernementale et que ce doit être celle «dont la responsabilité principale est de protéger les eaux».

Cette recommandation frappe de plein fouet le projet de l'industrie québécoise des gaz de schiste, qui voudrait que les permis et contrôles environnementaux relèvent d'une agence rattachée non pas au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), mais à celui des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), où ils savent pouvoir compter sur des alliés plus compréhensifs.

La ministre responsable du MRNF, Nathalie Normandeau, a d'ailleurs déjà indiqué qu'elle était favorable à une amputation des pouvoirs du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) au profit d'un organisme rattaché au sien, le tout enrobé dans le prétexte d'offrir un «guichet unique» aux industriels.

Selon le rapport, des normes strictes doivent aussi encadrer les prélèvements d'eau, ce que le MDDEP a annoncé qu'il était prêt à faire en limitant à moins de 1 % des débits d'étiages historiques les prélèvements en question. Mais le MDDEP n'a pas manifesté d'empressement à l'idée d'exiger une étude des impacts environnementaux de chaque projet, comme le propose l'étude du Munk Center.

On trouvera copie de cette étude et de l'ensemble de ses propositions sur notre site Internet en annexe au présent texte.
 
 
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    15 octobre 2010 04 h 32
    Le temps du verbe est inadéquat
    Gaz de schiste - Les réserves d'eau SONT menacées.

    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    15 octobre 2010 05 h 03
    De notre manque de connaissance de la nappe phréatique
    Je m'intéresse depuis plusieurs années aux eaux de surface et à l'eau dite de la nappe phréatique. Cet intérêt m'a même amené à siéger pendant plusieurs années sur le conseil d'administration du Conseil de Bassin de la rivière Rimouski Inc. Or s'il est un chose que je retiens des efforts investis, c'est que nous ne connaissons à peu près rien de ce qui existe et se passe dans la nappe phréatique. Je ne dis pas qu'il faille tout connaître partout avant d'autoriser l'exploitation des gaz de schiste, mais simplement qu'une telle connaissance est essentielle dans les zones où l'industrie gazière veut explorer le sol et en tirer du gaz. Alors seulement nous connaîtrons non seulement les dangers associés à cette activité privée pour les populations visées, mais pourrons également et surtout donner une valeur économique et sociale à l'eau. À mon avis, c'est de ceci que les gouvernements qui se sont succédés à Québec ne veulent pas. Quant à la précipitation actuelle à vouloir à tout prix et en toute urgence forer, je n'y vois que retour d'ascenceur politique à des amis du régime. Hier, un vieil organisateur politique ou autre ami du régime en fin de carrière construisait un immeuble qu'il louait par la suite à la Société des alcools du Québec avec un bail de 10 ans. Aujourd'hui, on lui donne les clés de notre sous-sol avec promesse de tout écarter sur son chemin.
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  • De St-Éloi - Abonné
    15 octobre 2010 06 h 02
    Exxellent article
    Il faudrait ajouter qu'il faudrait aussi faire un portrait géologique et hydrogéologique des régions visées, identifier leur porosité primaire et secondaire, faire un véritable inventaire des failles et des fissures. La question de la pression dans les gisements à la suite de la fracturation n'a pas non plus été réellement discutée. La question de la durabilité à long terme des puits n'a ps non plus été abortdée. Des fussures peuvent-elles se produire dans le ciment qui entoure le coffrage en acier. Ce coffrage lui-même peut-il rouiller, se trouer. Les pressions dans le sol à toutes les profondeurs peuvent-elles rompre, ou provoquer d'autres fissures. L'eau des nappes phraétikques peut-elle se déverser dans Ces fissures. Etc, etc. Seule une véritable étude scientifique peut répondre à ces questions qui ne peuvent être résolues par un interrogatoire de deux ou trois experts in situ pour rassurer la population. Aux risques mentionnés, il faut ajouter les rejets directs de produits chimiques par déversement sur le sol, les routes et dans les cours d'eau dans des régions au Québec où les nappes phréatiques et les cours d'eau ne sont pas déjà en bon état. Le reportage d'Infoman à cet égard était très instructif, les réservoirs sont mal faits et d'ors et déjà on peut se douter que de l'eau s'échappe de ces réservoirs vers les nappes phréatiques.
    Je n'ai pas trouvé le lien cependant.
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  • De St-Éloi - Abonné
    15 octobre 2010 06 h 07
    Le lien
    Le lien est en bas de l'image, c'est la rubrique «à retenir».
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  • 54lili - Inscrit
    15 octobre 2010 06 h 24
    Moratoire immédiat
    ça presse..

    Mme normandeau qui donne le pouvoir à son propre ministère pour les permis et les contrôles environnementaux alors qu'on connaît
    bien son parti pris dans ce dossier, à croire qu'elle y a investit de
    son propre argent.

    Avec les mensonges et la corruption qu'on connaît du PLQ, comment
    se fier qu'ils vont avisé la population lorsque y aura risque pour la santé ou la sécurité des gens.

    MORATOIRE IMMÉDIAT
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  • clovis simard - Inscrit
    15 octobre 2010 06 h 50
    Ça sent le Gaz !
    J'ai analysé avec mon algorithme le fermaton des donnés sur le fameux gaz de schiste et la conclusion est la suivante: SYSTÈME CHAOTIQUE !

    C.Q.F.D
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    15 octobre 2010 07 h 56
    Le gaz de schiste
    De la façon dont les choses se passaient, on se serait cru à une ruée vers l'or. Les gens devraient dépasser ce stade de croire au miracle. Le mirage, pour bien du monde, c'est de penser que d'avoir ou de faire de l'argent solutionne la plupart des problèmes.

    Question environnementale et gaz de schiste, pour moi ça tombe sous le sens que de mettre sur une balance l'eau d'un côté et gaz de schiste de l'autre, le premier, l'eau, est le plus important parce que de l,eau dépend notre survie sur la planète. Et que ce serait la pire chose que d'en réduire le volume sur la terre du simple fait de notre inconscience collective.

    Nos élites au gouvernement, en économie devraient se faire à l'idée que l'argent et la croissance économique ne règlent pas tout nos problèmes de collectivité. Même que souvent, trop penser au veau d'or finit par empiéter sur notre qualité de vie, autant personnelle, familiale que collective. C'est une grande erreur de regarder en avant seulement l'économique avec l'oeil d'un cyclope.
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  • G Dubois - Inscrit
    15 octobre 2010 08 h 33
    duree de vie du ciment-inquietudes
    C'est la duree de vie du ciment utilise comme paroie, qui m'inquiete.
    Comme materiaux, le ciment utilise a l'exterieur, entre autre, dans les structures de routes, de dure pas eternellement; a voir tous les travaux qui doivent etre refait au Quebec.
    Quoi faire avec les parois de ciment, utilise pour le transit du gas de schiste, pour l'usure normal, les bris ou fissures possibles.
    Cela m'inquiete pour les nappes phreatiques, qui sont a mon avis une plus grande richesse et que nous devons preserver.
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  • François Dugal - Abonné
    15 octobre 2010 08 h 44
    La pollution
    Ça rapporte combien, la pollution?
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  • Andre Vallee - Abonné
    15 octobre 2010 08 h 55
    Pour nos descendants
    Ce gouvernement de magouilleurs se fiche de l'avenir de nos descendants, que ce soit pour la santé, l'éducation, l'environnement. Faut-il une manifestation monstre devant le parlement?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    15 octobre 2010 09 h 01
    L'eau vaut plus cher que le gaz
    Gaspiller de l'eau qui vaut une fortune pour sortir du gaz qui ne vaut pas grand chose, c'est une abomination économique en plus d'être un désastre environnemental.

    Serge Grenier
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  • B Landry - Inscrit
    15 octobre 2010 09 h 27
    Et le radon???
    Cette pression dans le sous-solpour en faire sortir du gaz, risque-t-il de forcer vers la surface un peu plus de radon dans les zones déjà à risque comme autour de la montagne St-Hilaire ?

    J'ai bien hâte que quelqu'un réponde à cette question. Est-ce que ce sera l'industrie gazière, le Ministère des Ressources Naturelles ou celui de l'Environnement.... qui s'occupera de faire ses études.

    C'est ben beau la création d'une classe de riches au Québec, mais avec le parti libéral on est sûr que ces nouveaux riches le deviennent parce que des voisins s'appauvrissent....
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  • Lise Thibault - Inscrite
    15 octobre 2010 09 h 32
    Pouvoir servile

    Que Mme Normandeau désire offrir un «guichet unique» aux industriels, voilà qui n’est pas pour nous surprendre, elle aurait même pu ajouter « automatique»`, à même la «Caisse».

    J’aimerais simplement lui rappeler que son poste de ministre procède du fait qu’elle a été élue pour servir la communauté, pas l’industrie.

    Par ailleurs, merci M. Francoeur pour cet article très instructif, comme toujours.
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  • François Ricard - Abonné
    15 octobre 2010 09 h 38
    L'information: denrée essentielle en démocratie
    Jusqu'à il y a quelques semaines, je ne connaissais rien des gaz de schiste.
    Puis Mme Normandeau nous a dit que nous ferions du "cash" avec cette ressource naturelle. Nous aurions de l'argent pour améliorer notre système de santé, de l'argent pour revoir notre système d'éducation, de l'argent pour refaire toutes nos infrastructures.... C'était à rêver.
    Mais, de plus en plus, à la lumière des informations qui nous parviennent, ce rêve paraît de plus en plus improbable et pourrait même se transformer en cauchemar. A tel point, qu'il faut maintenant admettre que les décisions en ce domaine ne doivent pas être prises à la va-vite et que ces décisions ne relèvent pas uniquement de Mme Normandeau, ni même uniquement du gouvernement Charest mais bien de la population tout entière. Et cette population devrait pouvoir se prononcer, dans un sujet aux conséquences si importantes, soit par référendum ou soit par une élection.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    15 octobre 2010 09 h 45
    L'analyse rigoureuse des faits nous vient "d'ailleurs"
    Enfin une étude qui n'évoque pas de grands principes nébuleux de la société verte mais qui se penche sur des constats ou des questions techniques. Je remarque par ailleurs que le fait d'avoir un deuxième niveau de gouvernement nous protège de l'empressement d'agir des gouvernements provinciaux.
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  • MJ - Inscrite
    15 octobre 2010 10 h 23
    Coûts sociaux énormes pour l’avenir (1)
    Notre corps est constitué d’environ 70% d’eau. Nous avons besoin d’apports quotidiens en eau. Avez-vous déjà fait l’expérience d’être privé d’eau potable et de ce que cela implique dans la vie quotidienne?

    Tout ce cocktail de produits chimiques qui a de fortes chances de contaminer notre eau, notre sol et les cultures agricoles, que sait-on de ses effets potentiellement dangereux sur la santé, le cancer et d’autres maladies neuro-dégénératives? Il existe déjà un lien entre la maladie de Parkinson et l’exposition aux pesticides, lorsque dans les milieux agricoles l’épandage de pesticides était utilisé couramment et qu’on ignorait sa nocivité pour la santé humaine.
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  • Carole Dionne - Inscrite
    15 octobre 2010 10 h 23
    CE N'EST PAS GRAVE
    Mme Normandeau va nous sauver tous de la catastrophe. Sautadit que l'on s'énerve pour rien. Les libéraux sont là pour faire bouger les choses. L'enquête sur l'industrie de la construction? Pas si pressant que cela. Des lois sur l'éthique? Voyons, chers amis libéraux, il parait que le PQ a fait pire.


    L'important, c'est le gaz de schiste. Mme Normandeau la dit. Je ne sais pas ce qu'il y a de si pressant dans ce sautadit gaz là, mais si Mme Normandeau l'a dit, c'est que cela doit être vrai. Moi, je suis sûr qu'il n'y a pas de magouilles, surtout de la part des libéraux. Voyons, on est 25% de la population qui croyons encore en l'efficacité de Jean Charest et du parti libéral. On n'est pas tous des fous ou folles.

    Vive le gaz de schiste
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  • MJ - Inscrite
    15 octobre 2010 10 h 24
    Coûts sociaux énormes pour l’avenir (2) - Le Gros Bon Sens
    Sommes-nous moins sages que les Américains de Pennsylvanie et d’ailleurs qui ont décidé d’un moratoire? Ou notre gouvernement est-il plus corrompu qu’ailleurs - (selon les conclusions d’un article du Maclean’s dernièrement - sauf qu’il a oublié de spécifier qu’il s’agissait du gouvernement libéral au pouvoir) - pour privilégier les industriels du gaz de schiste au détriment de la population?

    Ce n’est pas juste une commission d’enquête sur l’industrie de la construction et le financement des partis politiques qu’il faudrait instituer mais une enquête sur la corruption de ce gouvernement libéral. C’est à un "Watergate québécois" que nous sommes confrontés!
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  • Jacques Tetreault - Inscrit
    15 octobre 2010 11 h 09
    Suite au BAPE
    Pour avoir assisté à toutes les séances du BAPE sur le sujet, je dois dire que cet article est plus instructif que toutes les belles paroles entendues. Il me semble de plus en plus évident qu'on nous a caché beaucoup de vérités connues. Il fallait poser de multiples questions pour recevoir des miettes d'informations. La population est mieux servie par les journalistes que par le BAPE.
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  • camelot - Inscrit
    15 octobre 2010 12 h 06
    Pas l'industrie
    Je ne crois pas que l'industrie du gaz de schiste devrait faire partie du comité appelé à étudier leur impact. C'est, comme on a vu souvent, faire entrer le loup dans la bergerie.
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  • Michel Chayer - Inscrit
    15 octobre 2010 14 h 08
    @Lise Thibault

    « J’aimerais rappeler (à Mme Normandeau) que son poste de ministre procède du fait qu’elle a été élue pour servir la communauté, pas l’industrie. »

    Peut-être, toutefois c'est l'industrie qui a financé son élection...
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  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    15 octobre 2010 15 h 09
    Qu'est-ce qui est le plus important?
    Le cash ou la vie? Bon, un petit rappel de logique 101 pour les illuminés des LOIS de l'argent: sans vie on ne peut pas faire de cash ni en profiter, vu qu'on est mort cette notion d'argent n'existe plus. Simple n'est-il pas? Or, sans eau on ne peut pas vire, l'eau ne dépend pas de nous ni n'est notre création... Ok ok ça se complique mais ne vous en faites pas, c'est tout, allez trôner aux toilettes en y réfléchissant puis revenez lire la suite.

    L'eau, on ne peut pas la fabriquer: depuis la nuit des temps, c'est la même quantité qui suit un cycle planétaire aussi vieux que le monde, se faisant nettoyer par le passage en vapeur (nuages) par exemple, etc... Quand on intoxique de l'eau, automatiquement on déséquilibre la donne. Plus nous polluons l'eau qui ne peut plus se faire nettoyer (ou que nous ne nettoyons pas nous-mêmes), plus c'est l'équilibre de la vie que l'on menace. Encore une fois: NOUS NE POUVONS PAS FABRIQUER DE L'EAU, elle est irremplaçable. Alors messieurs-mesdames les déconnectés libéraux, le cash ou la vie? Permettez donc que l'étude des USA se termine, et que l'on aborde ce dossier en adultes, pas comme vous voulez le faire tel un loustic qui veut mettre la main sur le magot avant de disparaître!...
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  • mi grave - Inscrit
    15 octobre 2010 16 h 12
    Les POCHES des exploiteurs
    En espérant que la quête insatiable du profit de quelques ambitieux sans scrupules n'arrivera pas à corrompre une fois de plus la santé et le bien-commun de notre monde...

    À quand une société solidaire qui pose un regard holistique sur son être? À quand une société qui ne construit plus son avenir selon la notion de "l'argent - nerf de la guerre"? À quand une société qui n'associe plus son activité nerveuse au conflit ou au combat? À quand une société où l'homme accepte de descendre de son piédestal - qu'en même que ce ne serait que d'une marche - et reconnaisse l'interdépendance de ce qu'il est avec ce qui l'entoure?

    Où est parti ce rêve de respect, d'accueil et de partage? Quel traumatisme nous a fait perdre nos aspirations, notre savoir-vivre, notre conscience? Comme si le fait de fermer nos églises nous permettait aussi de fermer nos coeurs. La vie se résume-t-elle à une plus grosse piscine sur notre terrain? Croyons-nous vraiment que la taille reflète la valeur? GAGNER À TOUT PRIX, est-ce notre religion? Gagner quoi? Trouver quoi? Prouver quoi? Vivre quoi? L'ARGENT NE FAIT PAS LE BONHEUR, est-ce du radotage pour les cons? Jusqu'où devons-nous nous replier sur nos aspirations individualistes pour que nous puissions comprendre et réaliser l'indivisibilité de nos existences, de notre existence?

    Je rêve à un monde qui aime franchement et généreusement. J'ose croire que le rêve créé la réalité... ou du moins, qu'il l'anime.

    Je ne comprends pas tout mais je ne peux refouler les profonds sentiments d'indignation, de dégoût et d'impuissance ressentis (trop souvent en silence et dans l'inaction!) devant le spectacle écoeurant d'un système pernicieux qui viole à répétition et impunément sa Terre-Mère. Dois-je me résoudre à tolérer ce système dans la mesure où je ne prétends pas détenir meilleure solution? La participation citoyenne offre-t-elle un traitement palliatif où est-ce là encore une mesure d'apparat
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  • mi grave - Inscrit
    15 octobre 2010 18 h 01
    pipés
    Dois-je me résoudre à tolérer ce système dans la mesure où je ne prétends pas détenir meilleure solution? La participation citoyenne offre-t-elle un traitement palliatif où est-ce là encore une mesure d'apparat pour justifier et protéger un jeu dont les dés sont pipés?
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  • Claude Larochelle - Abonné
    15 octobre 2010 21 h 07
    Des faits
    Cette semaine, à InfoMan, on a vu ce qu'était un bassin de rétention. Premièrement, c'est immense, deuxièmement, les toiles semble retenu par des piquets dans le sable. La seule chose qui est certain, c'est que ça va percer ou la digue de sable partir pour s'écouler dans l'environnement.

    On es-tu rendu là?? Pas certain...
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  • Trobadorem - Inscrit
    16 octobre 2010 06 h 18
    ...mais c'est quoi qu'ils ne comprennent pas ces im......? ou...l'art de se laisser aveugler par l'argent...(1)
    C'est assez clair pourtant.

    On voit les conséquences de l'exploration et l'exploitation du gaz de s.... aux États-Unis. http://www.youtube.com/watch?v=TwT_H9XDYQQ et ...: http://vracenviro.canalblog.com/archives/service_d

    On voit les libéraux se créer une niche dans le gaz de S....en placant leurs pions à des postes clés au sein de l'industrie, et ce en quelques mois, peu de temps après avoir appris la nouvelle d'un possible Klondike du gaz....http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/ene

    On voit l'industrie du Gaz essayer de nous bourrer avec leur stratégie de communication....http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/enviro

    On voit le BAPE complètement muselé tant dans leur moyen que dans le temps qu'on leur donne pour produire un rapport et les rapports actuels sont truffés d'erreurs: https://ssl.scroogle.org/cgi-bin/nbbwssl.cgi

    ....
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  • Trobadorem - Inscrit
    16 octobre 2010 06 h 35
    Pour les hommes, il n'y a jamais eu d'institution aussi fatale que l'argent. [Sophocle] (2)
    On voit les ristournes de 10 cents l'hectare comparativement à 1000 et 10000$ l'hectare en Colombie Britanique: http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-fed ...et tout cà pour permettre aux amis de s'enrichir vite, vite, vite...après la commercialisation, c est le gouvernement qui a la charge de gérer les sites d'exploitation... on privatise les profits, on socialise les pertes, en voici un exemple tout près de nous...: http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/enviro

    On voit un nombre moins élevé d'emplois créés: 5 000 vs les chiffres initials de 15 000, et sur ce nombre la plupart des emplois temporaires, soit 4950 pour l'exploration et 182 pour l'exploitation. Voir: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

    On voit que le Gaz de schiste serait aussi polluant que le Charbon; alors que certaines études disent que le ''gaz naturel produit moins de GES que les deux principaux combustibles tirés du pétrole, soit le diesel et l'essence'', chercheur réputé (Robert Howart, un spécialiste en écologie et en biologie environnementale) prétend le contraire et mentionne '' c'est parce qu'on n'additionne pas les émissions associées à toutes les étapes de l'extraction de ces combustibles, en plus de leur future utilisation.selon les caluls actuels ''http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s '' - et voir un article sur l'un des explorateurs du gaz de schiste au Québec: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

    ''Un accident n'arrive qu'à quiconque veut inconsciemment le vivre.''...Christine Latour

    Veut-on cet accident ?
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  • Trobadorem - Inscrit
    16 octobre 2010 08 h 40
    ....une bande d'incompétents...cà on le savait...mais obstinés dans leur incompétence...cà, je l'apprend au fil des nouvelles....
    A vous tous qui nous dirigez, tenez vous les fesses serrés, pcq si ca pète et que nos sources d'eau sont polluées...vous, vos enfants, et vos petits enfants devront plonger dans vos bas de laine pour payer....

    ...le problème, c'est que même l'argent ne pourra pas corriger la situation....

    ...on a donc intérêt à ce que ca ne passe pas....

    ...ah aïe, aïe! Pas évident de faire affaire avec nos stupidités....
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  • Dominic Ric - Inscrit
    16 octobre 2010 14 h 42
    On en veut pas!
    Les médias étouffent les appels aux manifestations et informations citoyennes à propos des gaz de schistes. Pire, les médias se font les porte-paroles des hydrocarburistes de tout acabit quand il s'agit de NOUS FAIRE CROIRE que nous avons besoin de plus de gaz. Ces gaz ajoutent à la pollution, leur extraction est dangereuse.

    Il y a collusion entre les grands médias, l'industrie et certains politiciens véreux depuis longtemps pour passer sous silence les bénéfices à court et long terme du développement VRAIMENT durable des filières énergétiques alternatives généreuses et non polluantes.

    Ça ne prendrait que la moitié des bâtiments recouverts de tuiles solaires CIGS, légères et économiques, pour constituer à eux seul la totalité du réseau électrique! De plus ces tuiles à nanoparticules sont sensibles aux infrarouges et fonctionnent donc aussi par temps couvert.
    De petites éoliennes silencieuses fabriquées localement, une par maison ou pâté de maison pourraient "nourrir " des batteries domiciliaires toujours prêtes à fournir le réseau et à remplir en un rien de temps les piles de nos voitures tout-électriques.

    La géothermie, les moulins marée-moteurs... il y a plein d'alternatives faciles à mettre en place localement et massivement pour nous libérer des esclavagistes des hydrocarbures, nous fournir des centaines de milliers d'emplois et du même coup donner une bouffée d'air à notre écosystème si fragile.

    Où sont donc les incitatifs gouvernementaux?


    Le pire problème, c'est que les grandes chaînes médiatiques de tous types faisant désormais parties intégrantes du club des méga-corporations ne recherchant que le max de profits à court terme, les informations pertinentes aux alternatives sont systématiquement tues... car l'énergie gratuite pour tous, c'est pas payant pour l'infime portion de la population qui en profitent et nous tiennent captifs, les actionnaires.

    Comment se rassembler et se mobiliser contre
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    18 octobre 2010 10 h 44
    l'industrie de la pollution vs l'industrie de la peur
    Quelqu'un se demandait dans les commentaires précédents combien rapportait la pollution...

    La question qui m'interesse davantage est celle-ci: combien rapporte l'industrie de la peur? À qui cela profite-il?
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  • Bruno Fillion - Abonné
    18 octobre 2010 13 h 01
    Un immense Shannon dans la vallée du St-Laurent.
    Nous sommes à la veille de vivre une situation qui ressemblera au cas tristement célèbre de Shannon au nord de Québec. La population avait aussi fait confiance au gouvernement fédéral, vous connaissez la suite... À Shannon, nous ne parlons que de TCE, pour les gaz de schiste, il s'agit d'une soupe chimique injecté dans le sol sous pression... J'imagine que la technologique utilisée par les compagnies d'exploration permet de suivre l'ensemble de ce cocktail sous terre !!! sic.

    Je n'ai aucune confiance en nos gouvernements et encore moins dans ces compagnies quand ils nous disent que tout est sous contrôle...
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  • Daniel Berube - Abonné
    24 octobre 2010 11 h 41
    Tenter de leur faire comprendre ?
    Il est inutile d'essayer de faire comprendre à quelqu'un qui ne veut pas comprendre...
    Et la peur n'a pas d'influence sur eux... car ils ont de l'argent, et l'argent, ils croient que ça peut tout !
    Comme il était dit à La Semaine Verte, les riches se soucient peu des impacts environnementaux: même si les carottes deviennent à 15.$ le kilo, et l'eau potable à 25$ la cruche au magasin, pas problème, ils pourront se la payer, voir même au besoin, déménager dans un pays où ces besoins seront plus accessible, et à meilleur prix...
    La mauvaise surprise pour eux sera quand ils réaliseront que l'argent en papier, ça ne se mange pas, ça ne se boit pas. L'argent permet d'acquérir un paquet de choses existante, mais cet argent ne peut créer ou fabriquer d'elle même des choses qu'on a besoin mais qui n'existe plus...
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