Nouvelles normes - Ottawa veut réduire de 25% les GES émis par les automobiles
Ottawa a dévoilé hier les normes définitives qui régiront l'industrie automobile canadienne à compter de janvier prochain, des normes qui devraient faire en sorte que les véhicules de chaque constructeur devront en 2016 émettre 25 % de moins de gaz à effet de serre qu'en 2008.
Au moment où le ministre Jim Prentice faisait cette annonce à Ottawa en promettant de continuer à aligner nos normes sur celles des États-Unis, l'administration Obama dévoilait celles qu'elle entend mettre en vigueur entre 2016 et 2025.
La consommation du parc roulant vendu annuellement par chaque constructeur aux États-Unis devra passer de 6,8 litres au 100 km en 2016 à 3,9 litres au 100 km en 2025. Présentement, la moyenne de consommation du parc automobile des États-Unis oscille autour de 8 litres au 100 km.
Les objectifs de réduction de la consommation d'essence du Canada et des États-Unis ciblent pour 2016 un niveau moyen d'émissions de CO2 de 153 grammes par kilomètre pour les voitures et de 160 grammes pour les fourgonnettes.
Alors que les États-Unis et les constructeurs nord-américains disent qu'ils vont devoir dépenser des centaines de millions pour atteindre ce niveau d'efficacité énergétique, le parc automobile européen affichait pratiquement ce niveau d'efficacité en 2007, soit 160 grammes par kilomètres. Et sur ce continent, les véhicules en question ne sont pas sur les planches à dessin, mais dans les rues.
Pour alléger davantage le fardeau des constructeurs, plusieurs exemptions ont été créées.
Ainsi, pour atteindre les objectifs de 2011, les constructeurs pourront payer au gouvernement 20 $ par tonne de CO2 en excédent de leur cible, soit une grosse facture de 40 $ environ par véhicule. Les entreprises dont le parc automobile se retrouvera sous la moyenne réglementaire pourront vendre les crédits ainsi accumulés aux constructeurs qui dépasseraient la norme. Les constructeurs pourront aussi conserver leurs excédents de crédits pendant plusieurs années, tout comme ils auront plusieurs années pour récupérer les excédents et éviter les pénalités.
Enfin, les petits constructeurs automobiles obtiennent avec le nouveau système un véritable permis de polluer au profit de leurs riches clients. En effet, les constructeurs de voitures les plus luxueuses et souvent les plus énergivores et polluantes, soit ceux qui vendent en général moins de 750 voitures par année, n'auront pas à respecter les nouvelles normes. Le gouvernement fédéral n'a pas justifié ce nouveau droit de polluer accordé aux plus fortunés.
Au moment où le ministre Jim Prentice faisait cette annonce à Ottawa en promettant de continuer à aligner nos normes sur celles des États-Unis, l'administration Obama dévoilait celles qu'elle entend mettre en vigueur entre 2016 et 2025.
La consommation du parc roulant vendu annuellement par chaque constructeur aux États-Unis devra passer de 6,8 litres au 100 km en 2016 à 3,9 litres au 100 km en 2025. Présentement, la moyenne de consommation du parc automobile des États-Unis oscille autour de 8 litres au 100 km.
Les objectifs de réduction de la consommation d'essence du Canada et des États-Unis ciblent pour 2016 un niveau moyen d'émissions de CO2 de 153 grammes par kilomètre pour les voitures et de 160 grammes pour les fourgonnettes.
Alors que les États-Unis et les constructeurs nord-américains disent qu'ils vont devoir dépenser des centaines de millions pour atteindre ce niveau d'efficacité énergétique, le parc automobile européen affichait pratiquement ce niveau d'efficacité en 2007, soit 160 grammes par kilomètres. Et sur ce continent, les véhicules en question ne sont pas sur les planches à dessin, mais dans les rues.
Pour alléger davantage le fardeau des constructeurs, plusieurs exemptions ont été créées.
Ainsi, pour atteindre les objectifs de 2011, les constructeurs pourront payer au gouvernement 20 $ par tonne de CO2 en excédent de leur cible, soit une grosse facture de 40 $ environ par véhicule. Les entreprises dont le parc automobile se retrouvera sous la moyenne réglementaire pourront vendre les crédits ainsi accumulés aux constructeurs qui dépasseraient la norme. Les constructeurs pourront aussi conserver leurs excédents de crédits pendant plusieurs années, tout comme ils auront plusieurs années pour récupérer les excédents et éviter les pénalités.
Enfin, les petits constructeurs automobiles obtiennent avec le nouveau système un véritable permis de polluer au profit de leurs riches clients. En effet, les constructeurs de voitures les plus luxueuses et souvent les plus énergivores et polluantes, soit ceux qui vendent en général moins de 750 voitures par année, n'auront pas à respecter les nouvelles normes. Le gouvernement fédéral n'a pas justifié ce nouveau droit de polluer accordé aux plus fortunés.
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