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Gaz de schiste - La charrue devant les boeufs ?

Gaz de schiste<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Gaz de schiste
Gaz de schiste. Totalement inconnue au début de l'été, cette ressource énergétique fossile suscite un peu plus la controverse chaque jour. Après tout, la plus importante exploitation d'hydrocarbures de l'histoire du Québec sera le fait d'une filière aux impacts méconnus qui doit se déployer en zone habitée. Le développement de cette industrie se prépare pourtant depuis déjà quelques années. À la différence que cela se passe désormais au grand jour avec, d'un côté, des entreprises en mal de crédibilité et, de l'autre, un gouvernement qui donne parfois l'impression d'improviser. Le tout sur fond d'inquiétudes croissantes.

Le Zapartiste Christian Vanasse a très bien résumé cette semaine le profond malaise ressenti par de plus en plus de Québécois lorsqu'il a interpellé André Caillé au cours de la troisième et dernière «séance d'information» organisée par l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ). Au point où son envolée orale lui a valu une ovation spontanée de la part des 500 personnes présentes dans la salle d'un hôtel de Saint-Hyacinthe.

«Ce qui choque les gens, a-t-il lancé, c'est qu'ils ont l'impression que le dossier va de l'avant et que tout est joué avant même que ça ait commencé. Quand la vice-première ministre [Nathalie Normandeau] dit qu'elle ne veut pas parler aux opposants. Quand le ministre de l'Environnement [Pierre Arcand] reste muet en disant qu'il ne veut pas influencer le BAPE. Quand le premier ministre nous dit qu'il va aller de l'avant avant même d'avoir vu les conclusions du BAPE et qu'on voit des membres du gouvernement quitter en masse [leurs postes] pour aller travailler pour l'industrie gazière, on se demande qui travaille pour le citoyen et pour qui travaillent nos élus.» Malheureusement, André Caillé avait déjà quitté la salle à ce moment et n'a donc pas entendu le commentaire de celui qui est aussi conseiller municipal à Saint-Jude.

Fausse perception


S'il faut en croire la réaction des participants aux trois soirées de relations publiques organisées par l'industrie gazière, la grogne n'est pas uniquement le fait des citoyens de Saint-Hyacinthe et des environs. Mais M. Caillé — président de l'APGQ et administrateur de Junex — ne l'analyse pas ainsi. «Il y a des irréductibles qui ne nous appuieront jamais parce qu'ils croient que d'autres filières énergétiques doivent être développées, disait-il après la première séance. L'autre partie, et ce sont les gens à qui l'on s'adresse, ce sont ceux qui ne nous appuient pas présentement, mais que, si nous les convainquons et que nous prenons les moyens pour faire face à tous les risques et que l'environnement est convenablement protégé, ceux-là vont nous appuyer.»

Deux récents sondages démontrent toutefois que l'exploitation de cette ressource d'énergie fossile est loin de rallier une majorité de Québécois. En fait, seulement 20 % de la population se dit favorable, alors que 35 % est clairement contre. Et le problème ne semble pas se résumer à une question de communication. En commentant ce coup de sonde, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, ne se formalisait pourtant pas des résultats. Le gouvernement doit toujours relever le «défi» de bien expliquer ce qu'implique la mise en valeur du potentiel gazier québécois. «Les gens veulent des réponses à leurs questions. Ils veulent être rassurés», a-t-elle réitéré.

Un discours changeant

Il faut dire que les libéraux de Jean Charest ont été amenés bien malgré eux à gérer dans l'urgence un épineux dossier dont personne n'avait eu vent il y a quelques mois à peine. Alors qu'il y a un an la voie semblait déjà toute tracée, la ministre Normandeau, qui pilote le dossier, a depuis multiplié les sorties pour tenter de «rassurer» les Québécois. Car si le gouvernement n'a jamais caché son préjugé favorable pour le développement de cette filière énergétique aux impacts environnementaux et retombées économiques méconnus, le ton et la teneur du discours de Mme Normandeau ont bien changé au fil des mois.

En octobre 2009, dans un discours très «pro-industrie» prononcé lors du congrès de l'Association pétrolière et gazière du Québec, elle leur promettait «une loi plus moderne, plus proactive» pour encadrer l'exploitation du gaz de schiste et du pétrole. «En fait, on veut mettre de côté la bureaucratie. On veut faciliter votre vie, parce qu'on est bien conscients qu'en facilitant votre vie, on va permettre de créer plus de richesse au Québec. On va vous permettre de déployer vos ailes et, dans ce sens, on souhaite une loi qui nous permette d'être plus efficaces.» Preuve que le gouvernement voulait à tout prix «faciliter» la vie aux entreprises gazières, le budget 2009-2010 prévoyait un congé de redevances de cinq ans pour les puits entrés en production avant la fin de 2010. L'objectif? «Augmenter les possibilités d'une mise en production dans un avenir rapproché.»

En entrevue au Devoir à la fin de mai, la ministre Normandeau disait vouloir déposer cet automne un projet de loi visant à encadrer une industrie qui se développait alors qu'aucun débat public n'avait encore eu lieu. Mais son choix était clair. «Il y a là pour le Québec un rendez-vous qu'il ne peut pas manquer», lançait-elle. Elle travaillait alors étroitement avec l'industrie. «On s'emploie, avec l'Association pétrolière et gazière du Québec, à développer des outils de communication pour faire tomber un certain nombre de préjugés, expliquait-elle. On s'emploie à ce que les citoyens aient accès à la bonne information. Par exemple, dans le domaine du gaz, les gens se demandent si on cause un préjudice aux nappes phréatiques lorsqu'on fait un forage. La réponse, c'est non. Est-ce que les substances auxquelles on a recours pour forer sont polluantes? La réponse est non.» Aucune étude d'impact indépendante n'a encore prouvé les dires de la ministre.

Improvisation


Mais l'été a été riche en révélations sur cette industrie des énergies fossiles. On a ainsi appris que certaines entreprises menaient des travaux d'exploration sans même avoir prévenu les municipalités ou les citoyens. Les témoignages faisant état de résidants mis devant le fait accompli se sont multipliés. Qui plus est, les sociétés albertaines Questerre et Talisman ont annoncé leur intention de mettre en production deux premiers puits à la mi-2011. Tout cela alors qu'on constatait, côté américain, plusieurs infractions environnementales. Sans oublier les proches collaborateurs des libéraux passés du côté de l'industrie.

Bref, l'industrie — qui fait miroiter la création de milliers d'emplois sans jamais fournir d'information en ce sens — a dû faire face à un scepticisme croissant dans la population. Au point où l'APGQ a dû faire appel au cabinet de relations publiques National pour tenter de gérer une crise qui a pris une grande ampleur en à peine trois mois.

Conscients du potentiel explosif de ce dossier, au fur et à mesure que les révélations inquiétantes se multipliaient, la ministre Normandeau et son collègue Pierre Arcand ont finalement dû se résoudre à mandater le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), même si l'industrie était clairement contre. Mais bien que le gouvernement dit vouloir donner «toute la latitude nécessaire» aux commissaires, ceux-ci devront se contenter de «proposer un cadre de développement» pour cette industrie. Rien de plus. Bref, il s'agit en quelque sorte d'une «commission Bastarache sur les gaz de schiste», au dire de Luc Ouimet, un des premiers commissaires du BAPE.

De quoi susciter une levée de boucliers chez les opposants, qui réclament depuis un moratoire sur l'exploration. En plus des groupes écologistes, le Parti québécois et Québec solidaire sont du nombre. Pas question, répond depuis ce temps la ministre Normandeau sur toutes les tribunes. L'APGQ est allée jusqu'à brandir la menace de poursuites en cas de moratoire.

Mais malgré l'inclusion du BAPE dans le débat et sa volonté affichée de «rassurer» des citoyens de plus en plus inquiets, celle que plusieurs voient déjà dans la course à la succession de Jean Charest ne parvient toujours pas à calmer la grogne. Au point où Mme Normandeau a tenté de jouer sur certaines cordes sensibles afin de «vendre» le gaz de schiste aux Québécois. Dans le cadre du Congrès mondial de l'énergie, elle a même cité le cas des garderies à sept dollars pour expliquer la nécessité de forer le sous-sol québécois à la recherche de combustible fossile.

Dans deux autres déclarations, les propos de la ministre ne s'appuyaient sur aucun plan ou étude. Nathalie Normandeau a notamment soutenu que l'exploitation du gaz de schiste permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais le gouvernement ne possède aucune étude sur le sujet. Une étude doit être commandée bientôt. La ministre a également affirmé sa volonté d'opérer une conversion du pétrole vers le gaz, et ce, d'ici 10 ans. Vérifications faites auprès de son attachée de presse, aucun plan n'existe pour pouvoir effectuer ce virage historique dans la consommation énergétique des Québécois. Qui plus est, cette conversion est impossible dans un si court laps de temps, selon le spécialiste des politiques énergétiques et professeur à HEC Montréal, Pierre-Olivier Pineau. «Les déclarations du gouvernement actuel en matière d'énergie relèvent soit de l'improvisation, soit d'un goût marqué pour l'incohérence, soit des deux», juge-t-il.

Mme Normandeau promet maintenant qu'elle ira à la rencontre des citoyens et des maires dans les municipalités concernées par l'exploration et éventuellement l'exploitation gazière. Cela devrait se faire une fois le rapport du BAPE déposé, soit après février 2011. Outre les demandes répétées de moratoire, elle devra peut-être d'ici là répondre à une autre question lancée cette semaine par le poète et chanteur Richard Desjardins: «Je me demande comment ça se fait que la ressource est privatisée, a-t-il affirmé à Rue Frontenac. Si on est capables de construire LG-2, on doit être capables de creuser un puits quelque part dans la vallée du Saint-Laurent et pis faire ça comme du monde. Comment ça se fait que c'est pas nationalisé?»
Gaz de schiste<br />
La grogne contre l’exploitation des gaz de schiste n’est pas le fait d’une poignée d’irréductibles.<br />
 
 
 
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    2 octobre 2010 00 h 52
    Richard Desjardins, le poète.
    M. Desjardins a fait une énorme contribution à la société québécoise: il a écrit de très belles chansons. Seulement voilà, il n'a pas de diplôme en géologie ou en génie.

    Alors ces théories sur ce dont on est capable de faire comme du monde n'ont aucun début de crédibilité. Je m'étonne que les médias (et je ne vise pas que le Devoir ici) s'en remettent à lui pour nous parler d'un secteur d'activité dont il ne connaît manifestement rien.

    Le fait qu'il vienne de l'Abitibi ne change rien à l'affaire. J'ai demeuré 15 ans sur le Plateau et je ne suis pas une artiste pour autant. Seulement une simple géologue.

    Chacun son métier, les vaches seront bien gardées.
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  • Georges Paquet - Abonné
    2 octobre 2010 05 h 33
    Le journaliste nous dit qu'il n'était pas au courant...
    Comment, un journaliste peut-il nous dire au début de son texte que le projet d'exploration du gaz de schiste était totalement inconnu avant l'été 2010, et ensuite nous parler du budget 2009-2010 qui annonçait des mesures dans ce domaine, et d'au mions un discours, sur ce projet, de la part de la ministre responsable, quelque part en 2009.
    Peut-être que lui n'était pas au courant, et il y a peut-être beaucoup de choses qui lui sont totalement inconnues.
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  • François Ricard - Abonné
    2 octobre 2010 06 h 12
    Un moratoire
    Cette richesse nous appartient. C'est à nous de décider qui en fera l'exploitation; comment cette exploitation sera faite; qui en tirera bénéfice. On parle de nationaliser cette industrie. Quelqu'un pourrait me dire quand elle a été privatisée? Des compagnies ont amassé des fonds pour explorer, et puis, éventuellement, exploiter cette ressource. Mais cela ne veut pas dire que ipso facto cette industrie leur appartient. Et il ne faut surtout pas laisser les compagnies gazières établir les règles. A ce sujet, permettez-moi de citer les paroles d'un ancien ministre du pétrole d'Arabie Saoudite:

    Sadad al-Husseini
    La situation n’est pas la même pour les sociétés détenues par des investisseurs plutôt que par un État….La motivation des investisseurs est totalement différente car ils sont exposés à des pressions commerciales avec lesquelles ils doivent composer. Alors, s,ils sont en difficulté financière et qu’il leur faut rogner sur les coûts, ils rognent sur les coûts. S’ils ont un pétrolier vétuste qui devrait partir à la retraite, ils continuent de s’en servir. S’ils ont une plateforme offshore au-delà des eaux territoriales d’un pays, là où on peut se débarrasser de déchets chimiques dans la mer, ils le font. Ça signifie aussi, s’ils doivent renoncer à une installation polluante, abandonner tout sur place et s’en aller sans dépolluer.
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  • Dany Lemieux - Abonné
    2 octobre 2010 08 h 37
    Nationaliser les gaz de schiste n'est pas une bonne idée
    La nationalisation n'est pas un remède à tous les maux. C'était une excellente idée pour l'hydroélectricité car ça faisait un demi-siècle que la main-d'oeuvre québécoise construisait des centrales pour des actionnaires américains. On savait comment faire. Tout ce qui manquait, c'était que les financiers soient québécois. Aujourd'hui, c'est l'inverse. On avait fait que quelques éoliennes au Québec et ça a été une catastrophe si bien que l'on a arrêté. On n'avait tout simplement pas l'expertise. Quand c'est revenu à la mode, le gouvernement a sagement mis en place un processus d'appel d'offres et obligé les manufacturiers à fabriquer 60% des équipements au Québec. Et oui, 60% et ça crée des jobs. On n'a pas les connaissances pour exploiter les gaz de schiste à grande échelle. Junex est québécoise, mais elle a des ententes si ça venait qu'à débouler. Qui exploiterait cette filière dans le scénario de la nationalisation? Gaz Métro? Ah non, vous allez dire que c'est une méchante entreprise privée. Hydro-Québec? Vous avez la mémoire courte. Vous souvenez-vous du fiasco Landry qui avait mandaté la société d'État d'investir 330 M$ dans l'exploration (tiens tiens!!) dans le golfe du St-Laurent afin de réussir là où une pétrolière avait laissé tomber plusieurs années auparavant? Et qu'est-ce qu'a trouvé HQ? Rien. On n'avait pas l'expertise. Enfin, si, HQ a été la chercher chez des méchants étrangers pour livrer des études au bureau du PM!! Sauf que ça coûte 50 M$ par site explorer off-shore...tu ne vas donc pas loins avec 330 M$!!! Belle utilisation des fonds publics pour tenter une nationalisation...Et la nationalisation de l'amiante? Un autre lamentable échec. Pensez-y donc avant de réclamer une nationalisation de nos ressources naturelles!!!
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  • Jocelyne Aubry - Abonné
    2 octobre 2010 08 h 52
    Merci aux esprits en alerte et aux coeurs vaillants.
    Je remercie sincèrement les Christian Vanasse, les Richard Desjardins et autres pour leur implication dans la protection de la Vie. Je trouve terriblement louche la volonté du gouvernement Charest à exploiter coûte que coûte et aussi rapidement que possible les gaz de schistes. C'est fou comme appât du gain peut brouiller l'esprit et le coeurs.
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  • S. Hains - Inscrit
    2 octobre 2010 10 h 00
    Gaz de schiste, terminal méthanier, central du Suroît VS greenpeace
    Il n’y a pas longtemps, on nous disait qu’on allait manquer d’électricité, qu’il faudrait en importer. Il fallait alors vite lancer de nouveaux chantiers de centrale thermiques au gaz, dont celle du Suroît, qu’une levée de bouclier de l’opinion publique a contribuée à faire avorter. Peu de temps après, Hydro-Québec affichait des surplus d’électricité à vendre…

    Et puis vinrent les projets de ports méthaniers. Encore une fois, il y avait urgence. Il fallait assurer notre sécurité énergétique en important d’outre mer du gaz liquéfié. L’opposition publique n’a pas réussie à arrêter le projet mais heureusement, un des principaux partenaires financier s’est retiré.

    Et puis c’est maintenant le tour des gaz de schiste. Il nous les faut, vite. Ironiquement, même si les risques pour les nappes phréatiques sont réels, qu’ils risquent d’augmenter considérablement le bilan d’émissions de gaz à effet de serre du Québec et que nous lèguerons ces puits vidés et celés (on ne sait pas dans combien de temps leur contenu s’écoulera) aux générations futures, on nous parle maintenant d’exporter ce gaz qui fait le malheur de bien des habitants de Pennsylvanie.

    On dirait que ça ne tient pas debout tout cela. C’est louche. Certains osent même traiter les opposants de « greenpeacer », insinuant qu’ils sont contre le développement. Allons donc, MM. Caillé, Charest, Mme Normandeau et cie, présentez-nous des projets durables et appuyés par une réflexion sérieuse. Vous verrez que les Québécois ne sont pas des bloqueurs de projet et encore moins des anti-développements.
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  • Pierre Vaillancourt - Abonné
    2 octobre 2010 10 h 15
    @Isabelle Robillard
    Richard Desjardins a fait beaucoup plus que d'écrire de superbes chansons. Il est aussi, notamment, un acteur public important dans le dossier de la gestion de nos forêts par son implication dans Action boréale. À ce titre, il a fait avancer la discussion, sur la place publique, au moins autant que peuvent l'avoir fait des ingénieurs forestiers.

    Pour en revenir au dossier du gaz de schiste, vous dites qu'il faut un diplôme particulier, comme celui de géologue par exemple, pour intervenir dans ce débat. À ma connaissance, ce ne sont pas des géologues qui ont forcé l'actuel débat public et le questionnement fort pertinent auquel on assiste présentement dans ce dossier. Ce sont des citoyens qui jugent important de prendre la parole, car la démocratie, c'est plus que de voter une fois à tous les quatre ans.

    Si vous souhaitez intervenir dans le débat, madame, si vous souhaitez apporter le point de vue d'une géologue, faites-le, nous vous écouterons et nous vous lirons. Mais faites-le pour dire quelque chose, par juste pour dire à Richard Desjardins de se taire, et rien de plus.
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  • Rironie - Inscrit
    2 octobre 2010 10 h 37
    Une prédiction
    À ce que je sache, les prix du gaz naturel sont actuellement concurrentiels en regard des autres sources d’énergie. Mais depuis peu, on assiste à une sorte de raz-de-marée de la part de l’industrie, parce qu’on vient de mettre au point une technologie qui permet de faire des forages horizontaux, ce qui permet d’extraire les gaz de schiste, très abondant dans le sous-sol de notre continent. Qu’adviendra-t-il lorsque cette furie se traduira en production réelle? L’équilibre actuel entre l’offre et la demande ne pourra que s’effondrer, et les prix descendre aussi bas que les têtes de foreuses l’auront fait un peu auparavant.

    Pour éviter aux entreprises exploratrices de se diriger vers un tel fiasco assuré, il me semble que la meilleure chose qui pourrait leurs arriver, c’est de se faire imposer un moratoire. Et il serait moins coûteux pour le gouvernement de poser un tel geste actuellement, que d’attendre que toute la filière soit dans la merde pour leur venir en aide avec des programmes spéciaux.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    2 octobre 2010 10 h 41
    Remplacer un menteur par une menteuse
    Pas surprenant que plusieurs pensent à Madame Normandeau pour remplacer Jean Charest, car elle semble intéressée à poursuivre son oeuvre de détournement du bien commun au profit d'intérêts privés.

    Concernant la confrontation «public» vs «privé», il y a une raison très légitime pour laquelle le public peut se sentir floué par le privé.

    En fait, que l'on travaille dans le privé ou dans le public, tout le monde fait partie du public. Les mots que nous utilisons pour parler et pour penser viennent du public. Le sang qui coule dans nos veines vient du public. Tout ce que nous savons, nous l'avons appris dans le monde et le monde est public. Alors, c'est frustrant de constater que des personnes qui ont tant reçu du public ne se sentent aucune responsabilité envers le public.

    Comme le dit Christian Vanasse avec beaucoup d'éloquence : «On se demande qui travaille pour le citoyen et pour qui travaillent nos élus ?»

    Je pense que nous sommes dus pour une grande prise de conscience collective et ça prend un grand revirement de la situation. On ne peut plus traiter chaque dossier séparément. Il faut voir l'ensemble de la situation et adopter des mesures qui font d'une pierre plusieurs coups.

    Le «public» et le «privé», c'est comme la jambe gauche et la jambe droite : ça prend les deux pour marcher et les deux font partie du même corps. Nous sommes tous dans le même bateau et personne ne sera jeté par-dessus bord. Simplement il faut apprendre à ramer ensemble et dans la même direction sinon personne n'ira nulle part.

    Serge Grenier
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  • Claude Kamps - Inscrit
    2 octobre 2010 10 h 55
    Tant que Charest sera au pouvoir
    Le gouvernement sera paralysé, plus personne ne le crois, sauf ceux qui bénéficie de sa présence en haut lieu.

    Depuis le Mont Orford, les québécois se sont rendu compte que de manifester publiquement en masse sa désapprobation pour des projets qui sont visiblement à chaque coup fait pour enrichir des gens du PLQ porte fruit.

    Continuons à protester contre le fait de nous prendre pour des enfants du primaire à qui on place une poignée dans le dos.

    Gouverner c'est prendre des décisions après avoir consulté les gens et pas agir en dictateur et imposer une décisions déjà prise en favorisant d'avance les gens de son parti.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    2 octobre 2010 11 h 20
    Richard et les gnégnénieurs @ Isabelle Robillard.
    On l'avait déjà servi celle-là à Richard Desjardins, après qu'il eut fait son documentaire célèbre sur l'erreur boréal. «T'es rien qu'un chanteur qu'est-ce que tu connais en ingénierie forestière ?» Les gnégnénieurs de l'UQAC, achetés par la compagnie Price du temps ont sortis les gros canons de leur études d'experts basées sur des statistiques objectives pour démontrer que non, la forêt boréale n'est pas en danger. Par la suite, la Commission Coulombe donna amplement raison non pas aux gnégnénieurs, mais bien au citoyen Richard Desjardins et à son Action Boréale. Par la suite, il a fait un autre documentaire sur le peuple invisible. Là les gnégnénieurs n'avaient rien à redire, heureusement. il eut été difficile de nier l'existence de ce peuple et de sa misère.

    Voyez vous madame Robillard, il n'est pas nécessaire d'être ingénieur pour reconnaître les erreurs et les injustices que commettent nos gouvernements et l'industrie privée, Suffit d'être un citoyen bien renseigné, capable de s'ouvrir la trappe de temps en temps pour pas se laisser manger la laine sur le dos.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    2 octobre 2010 11 h 37
    Le gaz naturel n,est pas un dossier nouveau
    Ce n'est pas un dossier nouveau même si les alarmistes s’y intéressent depuis peu. L'exploitation pendant seize ans d'un gisement de gaz naturel à Pointe du Lac a alimenté par oléoducs les industries de Trois-Rivières. Où étaient t'il ceux qui crie Holà !!! À St-Flavien deLotbinière de 1980 à1994, la SOQUIP. société gouvernementale, a exploité un gisement découvert par Shell et personne a parlé. De 200 è 2006, 17 forages dans les basses terres du St-Laurent ont été faits. Où étaient ceux qui crient aujourd'hui ???

    Un journaliste a même relevé que les forages étaient nullement dommageables pour l'environnement. Comment se fait-il que nos amis verdoyants n'ont jamais consulté l'analyse de ces dix sept forages prêt pour l'exploitation. Des analyses pourtant faites par des laboratoires indépendants et compilés dans une banque de données des Ressources naturelles, le Système d’information géoscientifique pétrolier et gazier (SIGPEG) qu'aucun des opposants n'ont consulté. Essentiellement, ces rapports montrent que les polluants appréhendés sont à peu près absents des couches visées. Je m'en voudrais de ne pas citer la rechercher d'un journaliste de Cyberpresse sur la question.

    http://blogues.cyberpresse.ca/sciences/2010/09/30/ CBP_Soleil

    Il demeure que jamais ces environnementalistes n'ont proposé d'investir du capital dans ces compagnies qui font appel au public. Ainsi on garderais un contrôle québécois sur les profits et un oeil intéressé sur l'exploitation. On aurait notre mot à dire comme co-actionnaires sur le respect de l'environnement. Pour amorcer l'exploitation, toutes ces compagnies (Junex, Questerre, Talisman, etc…) auront besoin de millions de $$$ nouvelles y compris Gaz Métro distributeur exclusif au Québec qui sont toutes cotées à la bourse.
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  • Yves-Alain Duranleau - Inscrit
    2 octobre 2010 11 h 43
    De nouvelles notions!
    L'énergie fossile est un gros leure. C'est de l'énergie naturelle qui existe dans le croute terrestre sur notre planète tout comme l'eau se trouve dans le sous-sol mais à un niveau plus près de la surface. La vérité est que les sources d'énergie sont inépuissables à lImage du soleil qui était présent bien avant l'humanité et qui y sera bien après. Il est grandement temps que l'on cesse ces mensonges éhonté sur l'empreinte de notre passage sur la planète. Nous ne sommes pas une menace mais un allié qui désire vivre en harmonie avec...
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  • MystHalo - Inscrit
    2 octobre 2010 11 h 55
    Une lobbyiste payée par mes impôts.
    Mme. Normandeau, je m'adresse à vous, si vous voulez faire du lobbyisme pour l'APGQ, allez donc travailler pour eux. Je trouve extrêmement frustrant votre partialité dans ce dossier, étant donné votre position d'élue.
    Bien sur, lorsqu'on parle des libéraux, on parle d'une base électorale inébranlable qui permet au secteur privée de placer ces pièces comme sur un échiquier et ainsi manipuler le visage politique du Québec.
    Par ailleurs j'ai entendu un commentaire très intéressant provenant d'un citoyen d'Edmonton à propos des sables bitumineux. Il a mentionné l'importance de maintenir une pression constante sur l'industrie, de manière à l'obliger à respecter les lois environnemental. J'en suis donc arriver à la conclusion qu'étant donné que nous vivons encore dans une économie de marché où la libre entreprise est un droit, il était de notre devoir à nous les citoyens d'être à l'affût de ce qui se passe dans notre cour. Le message que je tiens à envoyer est le suivant; M.Cayer et Mme Normandeau, si vous voulez exploiter les gaz de schiste, allez-y! Mais dès la 1ere infraction environnementale, soyez certain que les journaux mettront à la une l'histoire, et il en sera ainsi chaque fois qu'un problème surviendra. Les entreprises gazières comprendront éventeuellement qu'il vaut mieux prévenir que guérir, car une catastrophe leur coûtera non seulement, les coûts pour décontaminé le terrain (si c'est possible???) mais également les coûts engendrés par la perte de réputation, les honoraires faramineux payés à des firmes de communication et d'avocats et j'en passe. Bref, si les citoyens ne laissent passer aucune anomalie dans l'exploitation des gaz de schistes, si la pression est maintenue constamment sur l'industrie, alors nous avons une chance de ne pas manquer ce rendez-vous avec l'histoire et prouver que la manière de développer au Québec est efficace, profitable et durable.
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  • B Landry - Inscrit
    2 octobre 2010 11 h 59
    @ M.Paquet
    Le texte est clair, on entend parler des gaz de schiste que depuis cet été, mais on alors que tout le monde comprenait dans les budgets des budgets depuis 2004 et Mme Normandeau le confirme que le gouvernement parlait de gaz naturel. Les procédés d'extraction sont complètement différents Les gaz de schiste demande une technologie beaucoup plus polluante. De plus elle prétend que le débat est fait au Québec depuis 2006, est-ce que vous vous êtes senti interpeler vous ? Pas moi

    @ M Lemieux vous dites
    "Vous avez la mémoire courte. Vous souvenez-vous du fiasco Landry qui avait mandaté la société d'État d'investir 330 M$ dans l'exploration (tiens tiens!!) dans le golfe du St-Laurent afin de réussir là où une pétrolière avait laissé tomber plusieurs années auparavant? Et qu'est-ce qu'a trouvé HQ? Rien. On n'avait pas l'expertise"

    Je vous demande donc : Qui était à la tête d'Hydro Québec à cette époque? André Caillé ? Serait-on en droit de voir que cet homme faisait faire des recherches par l'État et la Société d'État et que le résultat de ces recherches pourraient lui servir plus tard à lui et à ses amis???
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  • B Landry - Inscrit
    2 octobre 2010 12 h 12
    @M Trudel
    Extraire une poche de gaz naturel et extraire des gaz de schiste sont deux choses totalement différentes,. Dans le premier cas il ne s'agit, à peu de chose près, que de descendre un tuyau dans le sol et récolter le gaz. À ce compte là oui c'est vrai que le gaz naturel est très peu polluant, ce qui n'est pas le cas es gaz de schiste, qui demande énormément d'énergie du sol avec des conséquences mal connues pour l'extraire du sol . Faut pas tout confondre
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  • alen - Inscrit
    2 octobre 2010 12 h 23
    Tanné
    Comment peut-on dire que cette affaire là arrive comme un cheveux sur la soupe? Qu'on a procédé en catimini? Et autres inepties du genre qu'on entend depuis les dernières semaines? Par exemple l'aberration invoquée des déricks dans le paysage selon les <enviros> qui aiment pourtant y voir les éoliennes. Ô Éol, dieux tout puissant, bénis soit tu!

    On fait de l'exploration pour le gas et le pétrole au Québec depuis 50 ans. On a créé la Soquip dans les années 1960, pour stimuler l'effort. Bon, on l'a aboli en 1994, parce que ça menait nul part selon les libéraux, mais dans les faits parce qu'ils n'avaient pas les milliards $ pour poursuivre l'effort. Ils voulaient tout mettre dans l'électricité et ça se défends.

    Chaque année à ma connaissance l'industrie a fait l'objet de reportages, tant électronique qu'écrits. Bref, on (la population) nous a tenu informé tout ce temps.

    Pourquoi cette hystérie tout à coup, parce que la chance semble sourire aux compagnies et à la collectivité? N'y-a-t-il pas un peu de manipulation bélislesquoise dans ça?

    Mais j'oubliais, on est en Montérégie, là où les sado-maso antifusionnistes sont sorties en 2000, comme des folles débridées, lachées de l'asile, contre les fusions municipales. Est-ce ce relent de folie qu'on nous ramène?

    J'sus tanné de tant d'imbécilité.
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    2 octobre 2010 12 h 39
    @ M. Vaillancourt
    Remarquez, je n'ai pas sommé à M. Desjardins de se taire. Si il bénéficie d'une tribune pour répandre sa propagande, c'est son affaire.

    Mais rien ne vous empêche d'allez voir le site WEB de Junex pour avoir un autre son de cloche et de vous informer auprès des experts plutôt que de vous fiez à des discours de tavernes. Lisez la section économie du Globe and Mail ou encore lisez donc l'éditorial du Journal les Affaires de cette semaine! Vous allez vous informer autrement.
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  • Marianne Audette-Chapdelaine - Abonnée
    2 octobre 2010 12 h 58
    Comment le gouvernement compte-t-il encadrer les gaz de schiste s'il ne reconnait pas que c'est polluant?
    Comment le gouvernement compte-t-il encadrer les gaz de schiste s'il ne reconnait pas que c'est polluant? Selon la ministre: "les gens se demandent si on cause un préjudice aux nappes phréatiques lorsqu'on fait un forage. La réponse, c'est non. Est-ce que les substances auxquelles on a recours pour forer sont polluantes? ...La réponse est non." Rien de rassurant dans ces propos!!
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  • Ernest Boudreau - Abonné
    2 octobre 2010 14 h 07
    À M. Georges Paquet
    Vous employez encore votre petit truc dévastateur: essayer de détruire une opinion que vous ne partagez pas en prenant son auteur en défaut sur un petit détail.
    Relisez bien le texte de M.Sheilds sans arrière- pensée et vous ni verrez aucune contradiction. M. Sheilds affirme évidemment que le grand public ne connaissait rien de ce dossier avant 2010. Mais il affirme dans le même premier paragraphe:"Le développement de cette industrie se prépare pourtant depuis plusieurs années". De
    même en est-il pour "le gouvernement qui n'a jamais caché son préjugé favorable pour le déveoppement de cette filière énergétique" (6e par>).Il faut avoir l'esprit pas mal tordu pour y voir une contradiction.
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  • Francois Eric King - Inscrit
    2 octobre 2010 15 h 56
    Shit!
    on peux parler aussi d'inquiétude face au concept de base, soit celui de fractionner de la roche pour en extraire le fameux gaz. En effet, ce n'est pas comme d'autres gaz qui sont enfouis sous formes de poches denses à puiser un peu comme le pétrole mais bel et bien un gaz qui est emprisonné dans les minuscules pores de la roche qu'est le shiste. Dans cette otpique, il sagit pour les compagnies d'utiliser des techniques comme la fracturation de la roche de façon hydraulique etle forage horizontal. Mais essayons de faire un parallele avec l'incident BP deux secondes. L'incident BP fût causé finalement, par une défaillance technique d'une soupape d'urgence mais aussi imputé à un sérieux manque de savoir. Dans le sens ou BP en creusant aussi profondément dans la terre (sous l'eau) à tellement creuser qu'il a fini par frapper de plein fouet une MEGA poche de magma-pétrole qui a tout fait sauter les soupapes!

    On creuse l'inconnue. Alors imaginez maintenant qu'au lieux de creuser à la verticale, comme dans le cas de BP, on creuse à l'horizontale pour la roche de shiste. Cela veux dire plus de superficie couverte par le forage. Des espece de tunnel horizontal, semi-profond. Tous à risques d'exploser.

    On peux dors et déjà déduire que extraire du gaz de shiste pourrais être plus désastreux que les sables bitumineux de l'Alberta. Et en plus on parle jamais assez fort que ça prend de l'eau pure pour extraire ce gaz, et que cette eau pure, est polluer à mort suite à l'extraction.

    Si jamais il commence l'extraction, vaudras mieux en tant que citoyens faire arrêté le début du forage dès le départ que d'attendre pire plus tard...par accidents!

    M.Cailler à dit la phrase clé qui discrédite tout son projet soit:

    ...l'activitée humaine comporte des risques...

    Et dans ce cas-ci, beaucoup trop
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  • isisgagnongrenier - Inscrite
    2 octobre 2010 16 h 28
    Frénésie, démocratie et responsabilité
    Selon moi, on ne devrait pas faire confiance à une information venant d'une entreprise qui est trop pressée d'agir...

    35% des gens sont contre et 20% pour? Bon ben la démocratie a parlé, on ne peut pas le faire! ...quoi, c'est pas comme ça que ça devrait marcher??

    ............................................
    J'en ai marre de voir des irresponsables détruire notre planète. J'aimerais que les autorités élues deviennent responsables des conséquences de leurs actes.

    Peut-être qu'illes y penseraient 2 fois avant de se lancer tête baissée dans un cul de sac?
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  • Paul Racicot - Inscrit
    2 octobre 2010 16 h 32
    Pour un moratoire sur le gaz de schiste : une page facebook
    Pour ceux et celles qui s'intéressent à cette problématique, je vous invite à consulter la page facebook suivante :

    http://www.facebook.com/pages/Pour-un-moratoire-su

    À 16:32, 2 764 personnes aimaient cette page...

    ;-)
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  • François Ricard - Abonné
    2 octobre 2010 19 h 08
    @Isabelle Robillard
    je suis allé sur le site Junex . Je suis convaincu que ce sont d'habiles leveurs de fonds pour l'exploration de nos sous-sols. ¨Par ailleurs je ne suis pas convaincu de leur expertise pour l'exploration des gaz de schiste.
    La section économie du Globe
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  • Pierre Vaillancourt - Abonné
    2 octobre 2010 20 h 03
    Mais encore, madame Robillard ?
    Jouez avec les mots si vous le voulez, madame.

    Si vous souhaitez que les journalistes cessent de donner la parole à des personnes non-diplômées en géologie, comme Richard Desjardins, lorsqu'on parle du gaz de schiste, cela revient à dire que, selon vous, ces personnes ne devraient pas être entendues sur la place publique. Que Richard Desjardins s'exprime, cela ne vous dérange pas vraiment, mais qu'il le fasse dans sa cuisine on dans sa taverne locale, c'est ce que vous dites.

    Puisque vous lisez le Journal les Affaires et le Globe and Mail, en plus d'être une géologue diplômée, je suppose que vous détenez la vérité absolue, madame. Suggérez-vous que pour s'exprimer dans les medias, il faille lire ces mêmes journaux émérites en plus de détenir le même diplôme que vous ? Je ne lis que le journal Le Devoir, l'Aut'Journal et GreenPeace, je ne suis donc qu'un indépendantiste communiste écolo et je n'ai naturellement aucune crédibilité.

    Des tréfonds de mon ignorance de taverne, je me suis quand même permis d'aller visiter le site de Junex, comme vous me l'aviez recommandé pour que j'alimente ma réflexion autrement que par les discours de taverne.

    J'ai bien vu qu'André Caillé fait partie du conseil d'administration de cette compagnie, qui n'a en tête que le bien-être des Québécois, c'est bien certain ! Il en est même le conseiller senior en stratégie !

    Et vous, madame, à titre de géologue, avez-vous un lien d'emploi avec l'industrie du gaz de schiste ? Ou l'espoir d'en dénicher un ?

    Je vous relance la même question que dans mon premier message : mis à part vos attaques à Richard Desjardins, ou à moi-même, avez-vous quelque chose à dire d'intéressant dans ce débat ? Avez-vous autre chose à répondre au journaliste que de lui suggérer d'aller lire le site Web qui vise l'enrichissement ... d'André Caillé ?
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    2 octobre 2010 22 h 44
    en espérant vous interesser!
    Pour vous donner une idée à quel point nos médias ne connaissent rien à ce domaine, ils ont décidé de traduire shale par schiste alors qu'il s'agit de 2 roches différentes.

    Un shale représent une argile qui s'est transformée en roche au fil du temps. Comme elle contient de la matière organique (5% à 15%) , si on la soumet aux températures et pressions suffisantes, cette quantité de matière organique se transformera en gaz naturel et en pétrole.

    Si on comprime et chauffe suffisamment ce shale pendant des millions d’années, on obtient alors le schiste, et vu le métamorphisme qu’on lui a fait subir, elle ne peut contenir aucun gaz ni pétrole.

    Je ne suis pas dans le domaine du gaz mais je sais que nous sommes aux premiers balbutiements de l'étape de l'exploration au Québec. Et, je ne pense pas que nous soyons en train d'envisager l'exploitation à court ou à moyen terme. Je trouve exagéré et prématuré la réaction de certains citoyens.

    Toutefois, je suis consciente que tout projet d’exploitation minière, gazière ou pétrolière comporte des risques environnementaux qu’on doit évaluer. J'ai entendu parler d'un projet d'ouverture d'une mine dernièrement: il y avait 75 permis à demander dans plusieurs ministères. Ce fut un travail acharné de plusieurs mois, et je vous jure qu'aucun des administrateurs n'avait de lien avec le gouvernement.

    Le drame actuel c'est que les gens n'ont simplement plus confiance en ce gouvernement et les activistes s'affairent tous les jours à démoniser les gens de l'industrie. Vous êtes libre de croire qui vous voulez. Si l'Aut'Journal et Greenpeace vous conviennent mieux que mes paroles, c'est votre choix.

    Pour ce qui est de la répartition de l'actionnariat de Junex, je voudrais juste mentionner que 29% appartient à des investisseurs institutionnels (ce peut-être votre fond de retraite) et 25% appartient au Public (du genre Caisse de dépôt). Alors de dire que ça enrichit M. Caillé n'est p
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    2 octobre 2010 23 h 46
    Mais encore...une petite touche finale!
    M. Fernand Trudel (commentaire de 11h27, 2 octobre) nous offre un lien ìnformatif sur les gaz de shale qui me semble mieux étayé.

    C'est le genre d'information qu'on devrait retrouver plus souvent dans les journaux.

    Bravo au journaliste M. Cliche!
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    3 octobre 2010 03 h 05
    Qui a bien gardé les vaches dans le domaine de la foresterie?
    La foresterie est un domaine scientifique comme l'est la géologie, n'est-ce pas? Ce n'est pas un domaine artistique; et pourtant si des hommes et des femmes de la trempe de M. Richard Desjardins ne s'étaient pas impliqués, la déforestation aurait bel et bien continué à son rythme infernal.

    Oui il y a des génies forestiers qui ont appuyé par leurs connaissances les gardiens de vaches, pour reprendre votre expression; mais il y a eu aussi des génies forestiers qui ont aussi appuyé contre toute logique l'industrie forestière, leurs patrons, comme il y a aussi des ministres qui ont fermé les yeux.

    Il y a de grandes similitudes entre la déforestation et le prospection des richesses souterraines. Nous connaissons maintenant grâce à des Desjardins tout le gâchis de l'exploitation sauvage de nos forêts.

    Vous qui êtes géologue, êtes-vous aller voir les résultats de l'exploitation minière dans le nord du Québec de Valdor jusqu'à Shefferville et même plus haut, ou vous êtes-vous contentée sur votre plateau de merde, de regarder dans vos livres vos belles théories supposément sans conséquence?

    Remémorer vous l'exploitation dur fer à un cent la tonne sur la Côte Nord dans les années 50 et 60, les immenses trous sont encore la et rien de comparable à vos nids de poule de votre plateau. Pourtant c'est encore un artiste, M. Gilles Vigneault qui en avait parlé parce que les supposés génies sont demeurés silencieux devant la puissante industrie minière bien souvent leurs patrons.

    En somme ce n'est pas un problème de profession ou de connaissance scientifique mais bien de savoir pour quels buts nous sommes d'un coté de la barrière ou l'autre?

    Si vous vous cherchez une "job" comme le dit si bien M. Cailler, envoyez-lui votre curriculum vitae tout en mentionnant dans ce dernier lui votre réalisation: "Mon commentaire dans le Devoir". Il saura de que coté de la barrière vous êtes et il n'aura même pas besoin de vous demander vos no
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  • Georges Paquet - Abonné
    3 octobre 2010 06 h 23
    À M. Ernest Boudreau
    Cher Monsieur,
    C'est plutôt vous qui ne lisez pas bien et qui faites dire au texte ce qu'il ne dit pas. Vous avez cité ce que vous auriez aimé qu'il soit, pas le texte lui-même. Voici le vrai texte: "Gaz de schiste. Totalement inconnue au début de l'été, cette ressource énergétique fossile suscite un peu plus la controverse chaque jour."

    G.P.
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  • Marc L - Abonné
    3 octobre 2010 08 h 44
    Pourquoi tant de précipitation ?
    Je ne veux pas répéter ce que d'autres ont écrit avant moi, je me conterai de dire que ceux qui sont pour l'exploitation ici et maintenant avant même de véritablement se renseigner sur les aspects environnementaux de ce type d'exploitation font preuve de négligence et placent les générations futures dans des situations dangereuses. est-ce que ça vaut la peine de risquer de détruire les nappes phréatiques de certaines régions pour commencer l'exploitation de cette ressources un an, deux ans ou trois ans plus tôt ? Commençons par savoir de quoi on parle et nous prendrons des décisions après. La hâte des libéraux et des gens de l'industrie ne se justifie pas véritablement.
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  •  
  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    3 octobre 2010 09 h 16
    @Isabelle Robillard
    Je suis gestionnaire environnemental et j'ai beaucoup recherché sur le sujet des énergies alternatives. Je crois que le défi que lance la Normandeau (délaisser le pétrole dans 10 ans), si j'avais les accès au pouvoir et au capital de Caillé, on le ferait en 5.

    Le méthane (gaz naturel) n'est pas un gaz rare ; on peut en produire avec un digesteur à partir de nos résidus verts et bruns (boues d'épuration et purin).

    Je veux profiter de votre présence dans ce débat, de votre expertise. On sait qu'il y a beaucoup de méthane dans le pergélisol et qu'actuellement, on le laisse s'échapper dans l'atmosphère.

    J'aimerais que vous regardiez http://www.youtube.com/watch?v=kBcPl-wAIW0 (c'est ni l'aut'journal, ni greenpeace, mais l'émission Découverte de radio-canada) et qu'on lance un débat comparatif entre 2 options de développement, soit le forage du schiste et l'exploitation du méthane du pergélisol.

    Mme Robillard, je veux votre opinion éclairée : entre ces 2 options, laquelle vous semble la moins risquée pour l'environnement, laquelle vous semble la moins couteuse à extraire et donc la plus profitable ; pouvez-vous nous donner votre analyse comparative entre ces 2 voies de développement de notre avenir énergétique?

    Je vous remercie d'avance ; si vous répondez et faites avancer le dossier, vous feriez une meilleure job que la Normandeau et je suis même prêt à promouvoir votre candidature pour vous faire élire comme ministre des ressources naturelles.

    Guillaume l'Altermontrealiste Blouin-Beaudoin
    altermontrealiste@hotmail.com
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    3 octobre 2010 10 h 11
    Comment tuer la conversation démocratique
    Par son incurie, le gouvernement a semé le doute dans les esprits, ce qui fait que tout débat futur sera désormais occupé par les fondamentalistes de tout crin: nationalisation (avec tout ce qui vient avec, d'innefficacité et de copinage), refus d'aller de l'avant quelle que soit la méthode, ou enfin croyance aveugle en l'industrie privée qui seule peut gérer la complexité (mon oeil).

    Tout débat raisonné devient à peu près interdit. C'est dommage parce que le gaz naturel constitue un vecteur énergétique intéressant. Il mériterait d'être évalué avec soin.

    C'est co
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  •  
  • NiDieuNiMaitre - Inscrit
    3 octobre 2010 10 h 18
    Ça sent le décret...
    Je ne veux pas être rassuré je veux la vérité et plus j'en apprends moins ça me rassure. Si on met la pollution et la destruction d'écosystèmes de côté (...), la négation des lois en vigueurs sur les terres agricoles, des engagements internationaux du Québec sur les GES, la mascarade d'un BAPE anémié etc. Ce qui dérange le plus c'est que le gvt le moins crédible de toute l'histoire du Québec et qui manifestement couche avec l'APGQ qui nous menace, nous fait entrer ces gaz dans la gorge à coups de foreuses et cherche à nous mettre devant le fait accompli. Le Québec avec les libéraux n'est pas seulement la province la plus corrompue du Canada mais aussi l'état le plus corrompu d'Amérique du Nord et peut-être même de l'occident.
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  •  
  • Fernand Trudel - Abonné
    3 octobre 2010 10 h 24
    @ B Landry je ne confonds rien
    @ B Landry je ne confonds rien car les 17 forages dont je parles sont au centre du débat. car ils sont prêts à être exploités. Lisez donc l'article du Soleil que j'ai rendu disponible et qui est clair en ce sens.

    http://blogues.cyberpresse.ca/sciences/2010/09/30/

    Il y a urgence car le marché est là à un prix concurrentiel à l'électricité grâce aux nouvelles méthodes d'extraction qui permettent d'augmenter les réserves de gaz naturel.

    Les shales gaz sont expliqués en détail sur le site de Junex, un compagnie entièrement québécoise qui a été cherché son expertise avec deux compagnies américaines qui exploitent les shales gaz.

    http://www.junex.ca/fr/oilgas/shale-gas.php

    Quand aux impacts environnementaux, Junex publie sur son site ceci:

    Dans chacun de ses forages, Junex applique des normes d’opération strictes qui permettent de réduire au minimum les risques environnementaux liés à ses activités :

    - Utilisation d’un système fermé de forage à la boue
    - Aucun produit chimique n’est utilisé dans les boues de forage qui sont composées uniquement de saumure et bentonite
    - Les aquifères de surface sont toujours et systématiquement isolées par coffrage et cimentation afin d’éviter toute contamination
    - Les zones cibles sont situées entre 600 et 3000 mètres de profondeur et ne sont donc pas de contact avec la surface

    Mais les gens qui ont peur d'avoir peur et qui n'investissent nullement dans l'avenir du Québec autrement que de semer la crainte, n'ont jamais contredit ces énoncés. Enfin ce n'est pas d'hier que le gaz naturel est exploité et j'ai une découpure de journal de 2007. Ce gisement attend aussi le débat en cours et le BAPE.

    http://www.junex.ca/files/LeSoleil-22-03-07.pdf

    Voilà pourquoi des compagnies qui investissent depuis des dizaines d'années sont impatientes de vouloir continuer et que tout retard occasionne des frais qui devraient être imputés directement aux opposants.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    3 octobre 2010 10 h 38
    La Charrue attend les boeufs depuis deux ans
    La Charrue attend les boeufs depuis deux ans car en 2008 Junex publiait ceci:

    http://www.junex.ca/files/gaz naturel - potentiel de 40 milliards.pdf

    Mais nos environnementyeurs étaient ailleurs à combattre Rabaska, le Suroît, la centrale nucléaire de Gentilly II, la Rupert, la Romaine et j'en passe... Le tout bien arrosé de subventions pour faire des mémoires et des atermoiements à n'en plus finir. Steven Guilbault est en train de construire son temple vert de 26 millions et je ne vois pas une cenne d'investissement de la part d'Équiterre et des amis qui seront hébergés dans la maison du Développement Durable. Au contraire, ils demanderont des subventions pour payer le loyer des locaux. En attendant le théologien passe la chapeau aux gour=vernements et aux entreoprises commel'Hydro-Québec qui a foiurno=i gratuir=tement un terrain d'une valeur de 1,3 million. Le Ministère de l'environnement versera 7 millions, Rona nous charge 0,05$ pour des sacs enplastique et grâce à ce revenus a versé 750,000$ au projet. Arrêtez de nous faire accroire que vous vivez de l'air du temps. Vous vivez des peurs que vous provoquez. Quand est-ce que ces gens négationnistes comprendrons que c'est eux qui retardent l'essor du Québec...
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  • JF Matte - Abonné
    3 octobre 2010 10 h 43
    @ Isabelle Robillard
    Selon votre logique, Richard Desjardins devrait s'en tenir, sur la place publique, à la chanson parce que c'est un chanteur. Soit. Alors comme vous êtes géologue, je vous suggère donc à mon tour de limiter vos commentaires publics à la garnotte et à la bouette...
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    3 octobre 2010 10 h 52
    Minute!
    Selon la ministre Normandeau: "les gens se demandent si on cause un préjudice aux nappes phréatiques lorsqu'on fait un forage. La réponse, c'est non. Est-ce que les substances auxquelles on a recours pour forer sont polluantes? ...La réponse est non."

    À noter qu'aucune étude d'impact n'a encore prouvé les dires de la ministre.

    Cette politicienne pense qu'on va la croire parce qu'elle est ministre.

    Des milliards de litres d'eau utilisés pour l'exploitation du gaz de schiste, seul 30 % seront réutilisables à grand coût économique et environnemental. Le reste retournera dans le sol.

    Par ailleurs, l'industrie fait miroiter la «création d'emplois». Dans l'État de New - York, il existe 5 500 puits avec 206 emplois. Au Québec, on parle de 1 000 puits; donc 40 emplois.

    Au Québec, on parle de redevances de 12,5 % pour l'exploitation. En Alberta, c'est 36 %, en Colombie-britannique (24 %), en Saskatchewan (22%).

    Pourquoi le Québec dirigé par les libéraux brade t'il nos ressources ?
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  •  
  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    3 octobre 2010 11 h 02
    Gaia
    Pendant des décennies, des scientifiques engagés par les compagnies de tabac ont nié qu'il y avait un lien entre la fumée de cigarette et les problèmes de santé des fumeurs. Ils se trompaient et nous ont trompés.

    Il semble qu'aujourd'hui les «géologues» engagés par les compagnies minières soient dans la même situation et continuent de nier que la planète soit elle aussi un organisme vivant.

    Mais un jour ou l'autre, ils devront se rendre à l'évidence : la planète Terre est un organisme vivant.

    Nous sommes comme des puces sur le dos d'un chien. À la limite, à force de lui sucer le sang, les puces peuvent finir par tuer le pauvre animal.

    Serge Grenier
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  • JF Matte - Abonné
    3 octobre 2010 11 h 27
    @ Fernand Trudel
    En guise de réponse à vos hyperliens du site de Junex, qui nous expliquent les précautions qu'ils prennent, je vous réfère au site de BP, responsable d'une des plus épouvantables catastrophes environnementales....Et où ils se présentent comme les leaders mondiaux de la sécurité !

    http://www.bp.com/sectiongenericarticle.do?categor
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  •  
  • B Landry - Inscrit
    3 octobre 2010 11 h 30
    Oui M.Trudel vous confondez
    Car dans votre premier commentaire, vous laissez sous-entendre que tous les gaz naturels sont semblables. C'est vrai. Si on brûle un gaz naturel récolté dans une poche facile d'extraction ou un gaz naturel provenant des shales, la différence est effectivement très faible. Il faut regarder tout le processus de production pour évaluer les différences entre les deux. Les gaz de shales nécessitent une somme d'énergie immense. À combien évaluez-vous les différences des coûts d'extraction entre les deux types de gaz.

    Alors que pour le gaz naturel "ordinaire" on ne doit ,grosso modo, que forer un puits et récolter le gaz qui sort de lui-même sous pression, pour obtenir les gaz de schiste, il faut forer verticalement, horizontalement, cimenter les puits, injester de l'eau sous pression contenant des produits chimiques, récolter un partie de cette eau et la nettoyer. C'est drôlement plus exigeant en terme d'énergie consommée pour obtenir du gaz. Et toutes ces foreuses vont tourner avec quelles sortes de combustibles? De l'électricité? Du gaz ? Du pétrole ?
    Vous conviendrez comme moi que ce sera probablement du pétrole qui feront tourner ces foreuses.

    En somme, je ne suis pas contre l'extraction de cette ressource, mais en terme écologique, il faut voir la nécessité de son extraction dans le cadre d'une analyse globale de la situation énergétique. Doit-on extraire ce gaz d'une façon anarchique au profit d'intérêt étrangers ou prendre le temps d'évaluer nos besoins et de choisir les filières les plus efficaces en tenant compte de tous les facteurs sociaux: économique ET écologique.

    Présentement nos dirigeants économiques et politiques ne font des analyses qu'économiques à court terme.
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  • B Landry - Inscrit
    3 octobre 2010 11 h 43
    suite
    En économie, on trouve irresponsable selon les "lucides", de dilapider le capital et de laisser des dettes aux générations futures. En terme écologique c'est exactement ça que l'on fait pourtant, on dilapide le capital et on laisse à nos enfants des déchets et des puits vides. Est-ce responsable ça?


    Nos dirigeants parlent d'indépendance énergétique sur ce sujet de gaz naturel.... Je ne vois où est l'indépendance, lorsque l'on vend pour une bouchée de pain, nos ressources naturelles à des intérêts australiens, suisses, albertains ou autres

    Ce gaz sera là l'an prochain ou dans le futur, est-ce qu'on est dans une situation d'insécurité tel qu'il faut se hâter de se laisser exploiter sans réfléchir, sans regarder toutes les autres formes de ressources qui sont disponibles, exploitables mais.... le seul hic c'est quelles ne permettent pas à une minorité de gens se devenir riches. la création de la richesse est une formule, genre promesse de Père Noël, qui est répétée et répétée, mais dans les faits , elle ne rend jamais ses promesses... Sinon expliqué moi pourquoi la différence entre les riches et les pauvres augmentent continuellement

    Tant qu'à creuser des puits, creusons des puits géothermiques et diminuons notre consommation d'électricité à partir des infrastructures existantes et vendant nos surplus.

    L'écologie c'est avant tout de maximiser les ressources déjà existantes avant d'en consommer d'autres... et ne pas succomber à l'appât du gain facile
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  • Pierre Vaillancourt - Abonné
    3 octobre 2010 12 h 38
    La soupe chimique dévoilée sous peu...



    M. Trudel et madame Robillard oublient un aspect incontournable du problème à l’étude. Ce ne sont pas tant les remontées possibles de polluants en provenance des couches visées par le forage gazier qui sont une menace environnementale, c’est plutôt la soupe chimique utilisée qui l’est.

    La recette de cette soupe chimique est d’ailleurs gardée secrète et, bien entendu, les compagnies qui font l’extraction du gaz de schiste affirment haut et fort qu’il n’y a aucun danger de contamination.

    Dans la revue Business Week du 11 novembre 2008, on peut lire que des cas de contamination de l’eau près des sites de forage ont été documentés dans sept états américains : l'Alabama, le Colorado, le Montana, le Nouveau Mexique, l'Ohio, le Texas et le Wyoming. L’article date de 2008 et depuis, d’autres cas ont été documentés, dont en Pennsylvanie.

    http://www.newsweek.com/2008/08/19/a-toxic-spew.ht

    C’est d’ailleurs pour cela que le 9 septembre dernier, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a demandé aux neufs plus grandes compagnies qui font l’extraction du gaz de schiste aux États-Unis de révéler le contenu des recettes chimiques injectées dans le roc pour en extraire le gaz. Les compagnies ont 30 jours pour répondre, à défaut de quoi le gouvernement les y obligera. L’échéance est dans quelques jours.

    http://www.laction.com/Societe/Science/2010-10-02/

    Quant à avoir s’il faut dire gaz de schiste ou gaz de shale, je ferai remarquer à madame Robillard que l’Office national de l’énergie, du très respectable gouvernement canadien, utilise le terme schiste dans son «ABC du gaz de schistes au Canada».

    http://www.neb.gc.ca/clf-nsi/rnrgynfmtn/nrgyrprt/n

    Peut-être faudrait-il parler de gaz de shale et non de schiste, je l’ignore car je ne suis ni linguiste ni géol
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  • 54lili - Inscrit
    3 octobre 2010 18 h 13
    à lire pour ceux que ça interesse
    le discours de Mme Marois lors du congrès des jeunes péquistes à Victoriaville sur les gas de schiste

    sur ruefrontenac.com
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  • B Landry - Inscrit
    3 octobre 2010 18 h 14
    Quand même rigolo
    De voir nos dirigeants prétendent qu'on ne peut nationaliser cette ressource car nous n'aurions pas l'expertise au Québec, ainsi on se doit de demander à des intérêts étrangers de venir développer notre ressource.

    Mais là il y a un problème car ailleurs les expertises sont contestées et occasionnent des situations qui demandent des moratoires. De plus, aux dires de nos autorités, nos "normes" seraient en mesure de nous protéger des expertises étrangères sur une question à laquelle on se considère incompétent à travailler....

    Enfin de compte est-on compétents oui ou non ?

    Si oui, pourquoi a-t-on besoin des ressources humaines étrangères?

    Si non, ben comment pouvons-nous prétendre être compétent pour juger du travail des autres avec nos normes ?

    Et en pratique comment se fait-il que M. Caillé, avec son absence de compétence avoué ou à partir des compétences de ses associés étrangers, est considéré par nos autorités comme habilité à aider la ministre à écrire la nouvelle loi sur les mines ??? En plus de ses "compétences discutables" ne serait-il pas en conflit d'intérêts ?


    Ah oui! le BAPE va nous éclaircir tout ça..... héhéhé
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  • Fernand Trudel - Abonné
    4 octobre 2010 10 h 28
    @ Pierre Vaillancourt et JF Matte
    Vous investirez combien dans ces compagnies cotées à la bourse pour pouvoir être actionnaires et avoir droit de regard sur les opérations, M. Vaillanciourt et Al ??? Investir au Québec est-ce un péché ???

    Oui M. Matte, BP a même financé le livre de Rajendra K Pachauri, président du GIEC. Je publie un extrait de l'article sur le suĵet : "It has also emerged that Teri’s biggest single sponsor, BP India, which has provided £6 million, paid for dinner and drinks at an event publicising Dr Pachauri’s debut novel. A BP spokesman said it was entirely legitimate to fund the dinner, the company having enjoyed a “long association with Dr Pachauri”. "

    http://climateresearchnews.com/2010/02/un-ipcc-hea

    Une longue association avec les écolos dit les gens de BP. Pendant que la plateforme Deepwater était en état d'urgence, le responsable de BP siégeait sur le comité qui a blanchi le CRU du Climategate avec ses amis écolos. Et demandez à la Caisse de Dépôt qui gère notre fond de pension collectif de se départir à perte des 107 millions qu'ils détiennent dans BP. Dans l'économie deux principes priment: Est-ce rentable à long terme et commercialisable à un prix concurrentiel.

    Messieurs dames, on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeuf. Il s'agit de savoir si certains accidents environnemetaux sont plus importants que le reste. C'est beau le principe de précaution mais il y a des limites. Si on vous écoutait il n'y aurait plus un avion dans le ciel car c'est trop dangereux qu'il en tombe une. C'est vrai que pour les verts l'argent pousse dans les arbres et se fait tout seul sans effort que de gueuler...

    Il demeure que Rabaska a acheté des cxrédits carbone alors ils ne polueront pas, le certificat l'affirme. Ca c,est une patente du protocole de Kyoto amené par ENRON qui a graissé les groupes environnementaux pour l'avoir. Gore suit l'exemple,,,

    http://fernandtrudel.blogspot.com/2010/05/al-gore-
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    5 octobre 2010 10 h 23
    @ tous les gérants d'estrade
    Pour ma part, pendant les quelques années où j'ai travaillé dans les firmes de consultants en environnement, j'ai eu l'occasion de constater quelques dégâts environnementaux, un peu partout dans la région métropolitaine.

    Des terres agricoles contaminés par les erreurs du gouvernements dans les années '70, des excavations dans des stations-service où ça suintaient les hydrocarbures sont les quelques exemples qui me viennent en tête. J'ai même été témoin d'une incendie se déclencher spontanément dans une excavation tellement il y avait des vapeurs dans l'air. Voir des flammes s'élever au-dessus d'une excavation de 5-6 m, alors qu'on y était quelques secondes avant, ça marque la mémoire.

    Tant mieux si l'Environmental Protection Agency des USA se penche sur les risques associés à l'exploration du gaz de shale. J'espère que cette étude sera réalisée par des gens compétents en la matière qui ne se laisseront guider que par leur savoir et non les intérêts de lobby qui, en passant, peuvent se trouver aussi bien du côté des militants-activistes que du côté de l'industrie.

    Mais il va falloir un changement d'attitude au Québec. Il faudrait cesser de se comporter en enfants gâtés et qu'on comprenne que de vivre comporte des risques. Il est possible que l'exploration des gaz de shale puisse être une menace pour la nappe phréatique, tout comme le lisier de porc, les sites d'enfouissement, les réservoirs souterrains de stations-services etc...

    Je suis écoeuré de ces discours de gérants d’estrade qui pointent du doigt quiconque est favorable au développement économique et quiconque de ses acteurs qui comment la moindre gaffe. C’est d’autant plus amusant car eux ne risquent pas grand reproche.

    En effet, quand on ne fait rien, il n’y a pas de risque de faire de bêtises.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    5 octobre 2010 14 h 11
    C'est qui les gérants d'estrade ?
    Parmi les gens qui écrivent des commentaires ici, il y en a qui travaillent fort et d'autres qui ne font rien de bien utile. Madame Isabelle Robillard y va un peu vite en prétendant que tous ceux qui sont pour l'exploitation des gaz de schiste sont travaillant tandis que ceux qui sont contre sont bons à rien.

    En fait, ce que j'observe c'est que de notre côté (la gauche et les écolos), ce qui nous motive c'est la passion du travail bien fait et la solidarité avec nos concitoyens alors que ce qui motive les autres (la droite néolibérale) c'est la rentabilité à court terme et l'intérêt individuel. L'économie solidaire crée des emplois utiles tandis que la grande économie nous invente de faux besoins qu'elle nous impose à grands frais de publicité par tous les moyens possibles.

    Si nous ne vivions pas sur le même territoire, ça ne me dérangerait pas et vous pourriez faire tout ce que vous voulez. Mais voilà, nous vivons sur le même territoire et comme je suis père de cinq enfants, je me dois d'être prêt à tout pour les défendre. Or vous et les gens qui pensent comme vous Madame Robillard, vous vous attaquez directement à mes enfants et je suis parfaitement en droit de les défendre de toutes mes forces.

    Moi je suis écoeuré des discours des gens de droite qui n'hésitent pas à massacrer la planète et à piller les ressources des pays moins développés pour maintenir leur niveau de vie individuel.

    Le développement économique peut être fait de plusieurs façons et celle des néolibéraux n'est pas viable à long terme. Les développements les plus utiles des dernières décennies ont été faits par les petites entreprises. Les personnes qui ne font vraiment rien sont celles qui défendent le statu quo.

    Serge Grenier
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    5 octobre 2010 16 h 22
    Néo-libéralisme vs Néo-communisme
    Vous avez droit à vos opinions, M. Grenier. Je respecte beaucoup le fait que vous soyez père de famille et que vous vouliez défendre l'avenir de vos enfants avec force.

    Je vous comprend parfaitement. C'est ce que je fais, moi aussi, pour mes enfants.

    Je vous suggère cette lecture, même si je sais qu'elle ne vous fera pas plaisir.

    http://pierreduhamel.ca/2010/10/04/comment-cracher

    J'ajouterais au point 8 de M. Duhamel, que les énergies dites vertes, comporte elles aussi des risques environnementaux. Car pour fabriquer des éoliennes et des cellules photovoltaïques (énergie solaire), cela prend du lithium et des Terres Rares. Ce qui implique de nouvelles mines, j'en ai bien peur. Regardez la montée fulgurante de Rare Earth Resources (symbole boursier RES) inscrite à la bourse de Toronto pour avoir une idée de l'engouement de ces métaux. En attendant, c'est la Chine le premier producteur de Terres Rares. Et le procédé qu'elle utilise n'a rien de vert ni d'environnemental. Mme Elgrably a déjà écrit un très bon papier là-dessus:

    http://www.iedm.org/main/show_editorials_en.php?ed

    Remarquez, je n'ai rien contre les énergies vertes. Je travaille sur des projets d'exploration minière pour les Terres Rares...
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  • Bouletrouge - Inscrit
    6 octobre 2010 17 h 11
    @Isabelle Robillard
    Je me suis arrêté à votre premier lien, J'en avais suffisamment vu... Un parfait exemple de ce que M. Grenier dénonce.

    L'Alberta est un bon exemple économique (quoique'avec une croissance trop rapide, ce qui est mauvais). Surtout à court terme (quelques décénies). Par contre, pour le reste, c'est rarement la voie à suivre. À commencer par l'environnement.

    Si vous parliez, il y a dix ou vingt ans, à ceux qui oeuvraient dans l'industrie forestière ou de la pêche, à peu près tous vous auraient dit la même chose: "tout va bien, pas de problème, à part qu'on a les maudits écolos et les ministères de l'environnement dans les pattes et que le gouvernement ne nous aide pas suffisament..."

    Quand on ne regarde que l'aspect économique, surtout à court terme, en effet, il n'y en a pas de problème. La surexploitation? Connaît pas.

    Retirons les profits à M. Caillé et allons installer un puit d'exploration à 50 m de son terrain. J'aimerais voir son emballement... C'est facile d'être pour quelque chose lorsqu'on n'en a que les avantages et pas les inconvénients. Surtout lorsqu'on capitalise les gains mais socialise les pertes. N'est-ce pas Mme Robillard?
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    7 octobre 2010 11 h 15
    Le gouvernement: ce monstre tentaculaire...
    J'aime beaucoup votre vision du gouvernement dans le discours que vous avez mis dans la bouche de ceux qui travaillent pour les secteurs de la pêche et de la forêt:

    D'un côté, le ministère de l'environnement qui empêche des entreprises subventionnés (par ce même gouvernement!) de fonctionner. Le gouvernement est un monstre tentaculaire où la moitié des tentacules empêchent l'autre moitié de travailler.

    Et c'est nous tous, les CONtribuables qui payons pour ce gâchis.

    Ce n'est pas du BAPE dont on a le plus besoin, c'est des notions de base d'économie. De quoi faire un burn-out. Je compatis à l'épuisement professionnel de M. Caillé.
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  • Bouletrouge - Inscrit
    7 octobre 2010 17 h 11
    ahh les monstres... ILS SONT PARTOUT, AU SECOUR!
    Je n'ai rien mis dans la bouche de qui que ce soit. Je ne fais que du sarcasme avec leurs propos et leur vision à court terme. Dois-je vraiment vous expliquer ça?

    Vous avez raison, les entreprises et les écolos, c'est pareil. Ils critiquent le gouvernement alors que celui-ci les subventionnent. Faudrait arrêter ça! Je compte sur vous pour écrire un article pour Les Affaires afin de suggérer que ce monstre tentaculaire cesse au plus vite les subventions et les crédits aux entreprises, même ceux pour la R
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  • mi grave - Inscrit
    8 octobre 2010 03 h 33
    le transport lié à l'exploitation des puits, Halliburton et GASLAND
    1. Combien de chargements de camion sont nécessaires pour la création et l'exploitation d'un seul puits? Quels sont les exemples ayant nécessités le plus et le moins de chargements?

    2. Quel est l'impact environnemental du transport lié à la création et à l'exploitation d'un puits (ex. consommation pétrolière et émissions de gaz à effets de serre)? Ces trajets aller-retour (vide ou chargé) sont-il pris en compte?

    À titre de référence, selon le film documentaire "GASLAND", réalisé en 2010 par Josh Fox sur certains impacts environnementaux et sociaux de l'exploitation du gaz de schiste dans 5 états étasuniens, le nombre de chargements de camion nécessaires pour la mise en place de chaque puits et la première "fracturation"se situe entre 890 et 1340 (pour une moyenne de 1115 chargements).

    Chiffres tirés du film à ce sujet :
    - gas drilling mobilization and drill pattern road construction / 10-45 camions
    - drilling rig / 30 camions
    - drilling fluids and materials / 25-50 camions
    - drilling equipment, casing, drill pipe, etc. / 25-50 camions
    - completion rig, mobilization and demobilization / 15 camions
    - completion fluids and materials / 10-20 camions
    - completion equipment / 5 camions
    - hydraulic fracture equipment, pump truck and tanks / 150-200 camions
    - hydraulic fracture water / 400-600 camions-citernes
    - hydraulic fracture sand / 20-25 camions
    - flowback water removal / 200-300 camions

    3. Qui est responsable pour la mise au point de la technologie dite de "fracking"? Les brevets derrière la technologie semble appartenir à la compagnie américaine Halliburton.

    4. Qui se présente comme étant en mesure d'offrir la technologie nécessaire pour l'exploitation du gaz de schiste au Québec?

    5. Pourquoi ne nombreux cas d'empoisonnement des eaux souterraines, des eaux de surface et de l'air par les activités liées à l'exploitation du gaz de schiste sont-ils rapportés par des citoyens de nombreux états étasuniens (Wyoming, Texas, Utah,
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  • mi grave - Inscrit
    8 octobre 2010 04 h 33
    les cowboys masqués
    Par curiosité, la CDPQ, GDF Suez et Enbridge sont-ils encore les actionnaires principaux de Gaz Métro? Je n'arrive toujours pas à comprendre à qui profitera ce projet? Est-ce aux québécois comme moi à travers les profits de la Caisse de dépôt et placement? Aux quelques habitants de la région de Ste-Hyacinthe qui trouverons un nouvel emploi? Qu'est-ce que veut dire "profit" aujourd'hui?

    Visons-nous encore une soi-disant "croissance" économique (qui ne peut-être acquise qu'aux dépens d'un plus "faible") ou commençons nous à comprendre les leçons de l'Histoire, à prendre conscience d'une vision plus élargie de notre monde? pouvons-nous commencer à créer une économie équitable et durable, respectueuse de la vie - dans toutes ses formes? Pouvons-nous descendre de notre piédestal, injecter un peu de compassion dans notre style de vie, dans notre rapport au monde... pas juste chercher à s'en mettre le plus dans les poches le plus rapidement possible?

    Hmmm....

    Ce n'était pas justement ce cher monsieur Caillé qui était en charge de développer les projets éoliens québécois en tant que haut responsable d'Hydro-Québec il y a quelques années? Vu sa position aujourd'hui et le groupe d'intérêt qu'il représente, on pourrait presque croire à une opération de sabotage à moyen terme de sa part.

    Qui parmi ces "représentants du peuple" travaille encore dans l'intérêt de la veuve et de l'orphelin? Y a-t-il encore une notion de bien-commun? Ou est-ce ma définition qui est naïve et désuète? L'avidité et le mensonge sont-ils devenus notre seule monnaie d'échange, notre seule marque de reconnaissance? Où est passé l'intégrité de nos héros d'enfance?

    Gouvernement, politicien, syndicaliste, homme d'affaire, avocat, médecin, la file d'attente à la Ronde ou bien le gardien du Canadien... il n'y en a plus un qui donne à croire ou à rêver. À quand le retour des masques à gaz?
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  • TrevorJMurphy - Inscrit
    8 octobre 2010 12 h 33
    Le gaz de schiste
    Le gaz de schiste est une ressource importante qui commence d’avoir un impacte partout dans le monde. En Pologne, par exemple, des compagnies majeures comme ConocoPhillips, ExxonMobil, Talisman Energy et Chevron font des recherches sur ce gaz, et ceci indique que le Pologne pourrait être un des premiers pays en Europe de gagner leur indépendance en ce qui concerne l’énergie et des ressources naturelles. Si vous aimeriez de faire plus de lecture sur le gaz de schiste en Europe, je vous suggère ce lien : http://www.naturalgasforeurope.com
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