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Tension extrême à Saint-Hyacinthe

André Caillé discute avec des citoyens quelques minutes avant le début d’une rencontre d’information extrêmement houleuse tenue hier soir par l’industrie du gaz de schiste à l’Auberge des Seigneurs de Saint-Hyacinthe. M. Caillé a même dû quitter la salle un long moment pour faire baisser la tension.<br />
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
André Caillé discute avec des citoyens quelques minutes avant le début d’une rencontre d’information extrêmement houleuse tenue hier soir par l’industrie du gaz de schiste à l’Auberge des Seigneurs de Saint-Hyacinthe. M. Caillé a même dû quitter la salle un long moment pour faire baisser la tension.
Saint-Hyacinthe — La troisième et dernière séance d'«information» organisée par l'Association pétrolière et gazière pour tenter de calmer la grogne grandissante au sujet de cette filière a encore une fois été éprouvante pour les représentants de l'industrie et particulièrement pour André Caillé, qui a quitté la salle après quelques minutes à peine, pour revenir près de deux heures plus tard. Une situation qui n'a en rien calmé la colère des quelque 500 personnes présentes qui ont réclamé, comme plusieurs avant elles, un moratoire sur l'exploration gazière au Québec.

Membre des Zapartistes et conseiller municipal à Saint-Jude, Christian Vanasse n'a d'ailleurs pas manqué de faire un parallèle entre la décision du gouvernement d'interdire le forage dans l'estuaire du Saint-Laurent et la demande pressante d'un moratoire sur l'exploration gazière. «Le gouvernement vient d'interdire l'exploration dans l'estuaire du Saint-Laurent, parce qu'après avoir commandé des études, on a constaté que l'environnement était fragile et complexe. Moi aussi j'habite dans un environnement fragile et complexe. Alors M. Caillé, je sais que vous êtes opposé à tout moratoire ou à un BAPE élargi. Mais considérez-vous que la vie, la santé et l'environnement des citoyens ici présents valent moins que ceux des bélugas?» a-t-il lancé.

La foule qui l'ovationnait n'a pas tardé à huer les représentants de l'industrie après avoir constaté qu'André Caillé avait déjà quitté la salle et qu'il ne répondrait donc pas à la question. Lorsqu'il est revenu, il s'est contenté de dire, sur un ton posé, qu'on lui avait conseillé de ne pas revenir, en raison de la «tension» qui régnait dans la salle bondée et surchauffée de l'Auberge des Seigneurs. L'avertissement serait en fait venu de la Sûreté du Québec, selon nos informations.

Pressé de questions sur les risques que pourrait représenter l'exploration gazière pour les nappes phréatiques ou la sécurité des citoyens, l'ancien p.-d.g. d'Hydro-Québec a été bref. «Les risques, il y en a, et ils doivent être gérés et minimisés. Mais il demeure des risques, parce qu'il s'agit d'une activité humaine», a-t-il simplement indiqué.

Christian Vanasse n'a également pas manqué de dénoncer la propension de M. Caillé à minimiser l'opposition. «Vous êtes en train de nous diviser. D'un côté, les opposants qui monopoliseraient les tribunes et les micros, et de l'autre, monsieur et madame Tout-le-monde qui n'arriveraient pas à parler. Je viens vous dire ce soir que les gens qui sont dans la salle, c'est monsieur et madame Tout-le-monde. Ce qui me choque, c'est que vous nous dites que c'est le syndrome du "pas dans ma cour". J'aimerais vous signaler que pour la plupart des gens ici ce soir, leur cour est très grande. Elle va de la rivière des Outaouais jusqu'à Natashquan et de l'Abitibi jusqu'à l'île d'Anticosti.»

«Ce qui choque les gens, a-t-il ajouté, c'est qu'ils ont l'impression que le dossier va de l'avant et que tout est joué avant même que ça ait commencé. Quand la vice-première ministre dit qu'elle ne veut pas parler aux opposants. Quand le ministre de l'Environnement reste muet en disant qu'il ne veut pas influencer le BAPE. Quand le premier ministre nous dit qu'il va aller de l'avant avant même d'avoir vu les conclusions du BAPE et qu'on voit des membres du gouvernement quitter [celui-ci] en masse pour aller travailler pour l'industrie gazière, on se demande qui travaille pour le citoyen et pour qui travaillent nos élus.» Une idée qui est revenue souvent au cours de la soirée.

Chose certaine, cette troisième rencontre n'aura pas permis aux représentants de l'Association pétrolière et gazière de calmer les ardeurs de l'opposition à l'exploration des gaz de schiste. Selon ce qui ressort des dizaines d'interventions des citoyens qui se sont présentés au micro, le mandat accordé au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement ne permettra pas de comprendre l'ensemble des risques liés à cette nouvelle filière énergétique. Plusieurs ont aussi profité de l'occasion pour réclamer la nationalisation des ressources gazières emprisonnées dans le sous-sol québécois, afin d'en faire un «levier économique».

Le maire de Saint-Mathias-sur-Richelieu, Yannick Maheu, a quant à lui remis en question les motivations réelles des entreprises gazières, qui répètent jour après jour que leur premier objectif est de combler les besoins en gaz naturel du Québec, qui l'importe actuellement en totalité de l'Ouest canadien. «Le but de l'industrie n'est-il pas de faire de l'exportation pour approvisionner les Américains au détriment de notre environnement?» a-t-il demandé.

Les représentants des entreprises actives dans l'exploration ont quant à eux tenu à minimiser l'avancée de leurs travaux. Selon le président de Junex, Jean-Yves Lavoie, il faudra encore au moins deux ans avant de savoir si le potentiel est suffisamment intéressant pour enclencher une phase d'exploitation commerciale. Le président de Gastem, Raymond Savoie, a abondé dans le même sens, avant d'évoquer la possibilité d'une nationalisation de la ressource. Dans ce cas, a-t-il dit, le gouvernement devra leur rembourser «la valeur de la ressource. Au Québec, on n'est pas une république de banane. On fait les choses en bonne et due forme».
André Caillé discute avec des citoyens quelques minutes avant le début d’une rencontre d’information extrêmement houleuse tenue hier soir par l’industrie du gaz de schiste à l’Auberge des Seigneurs de Saint-Hyacinthe. M. Caillé a même dû quitter la salle un long moment pour faire baisser la tension.<br />
Un citoyen s’adressant aux représentants de l’industrie du gaz de schiste, hier soir, lors de la rencontre de Saint-Hyacinthe.<br />
 
 
 
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  • mhparant - Inscrit
    29 septembre 2010 01 h 02
    République de banane
    "le président de Gastem, Raymond Savoie, a abondé dans le même sens, avant d'évoquer la possibilité d'une nationalisation de la ressource. Dans ce cas, a-t-il dit, le gouvernement devra leur rembourser «la valeur de la ressource."

    HE HO ça va pas la tête !??????
    On vient de se faire traiter de république de bananes par cette phrase.
    Et ça démontre qu'on s'est fait avoir par le gouvernement actuel ! Sans même avoir à exploiter ils vont empocher des millions. Je pense que la colère n'a pas fini de gronder au Québec. Attachez votre tuque !
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  • Normand Carrier - Abonné
    29 septembre 2010 06 h 11
    Tout croche encore une fois .....
    Le gouvernement procède rapidement et en catimini depuis quatre pour donner toutes les concessions d'explorations gazières pour $0.10 l'hectare contre $100. l'hectare en Colombie britannique .... La population constate que l'avancée des compagnies gazières est visible et émerge de partout et qu'ils n'ont aucune information sur les avantages et inconvénients de ces gaz de schiste .....

    Alors notre bon gouvernement et sa vice-première ministre qui avait comme principal conseiller André Caillé qui est président de l'AGPQ et actionnaire de quelques compagnies gazières donc en conflit d'intérêt , lui confie le mandat d'informer la population et surtout de les convaincre par tous les moyens ...... Comme ces gens de l'industrie qui sont juges et partis ne sont pas crédibles , cela augmente la grogne des électeurs contre l'industrie et surtout le gouvenement qui agit pour l'industrie et ne prend pas ses responsabilités ......C'est la responsabilité du gouvernement , de madame Normandeau , du ministère de l'environnement et du ministre Arcand de donner une information neutre , objective et scientifique pour éclairer la population et se comporter en bon gestionnaire pour TOUTE la populalion ......

    Comme c'est leurs habitudes depuis 2003 , ils accélèrent , s'entêtent et poursuivre contre une majorité de citoyens au lieu de faire les choses correctement .... Dans ce cas , ils sont en train de brader une autre de nos richesses naturelles .......
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  • Jacques Audet - Inscrit
    29 septembre 2010 06 h 51
    Rembourser la «valeur de la ressource» aux compagnies?
    Je suis bien content que les citoyens du Québec commencent à se lever debout pour barrer le passage aux industries qui veulent s'approprier les ressources de notre sous-sol et repartir après avoir tout pollué, comme il est arrivé si souvent ici. Le passage suivant me fait particulièrement sursauter:
    «Le président de Gastem, Raymond Savoie, a abondé dans le même sens, avant d'évoquer la possibilité d'une nationalisation de la ressource. Dans ce cas, a-t-il dit, le gouvernement devra leur rembourser «la valeur de la ressource. [...]»
    M. Savoie considère donc que la ressource lui appartient, en quelque sorte, et il ne lance sûrement pas cette phrase négligemment. Je ne connais pas les lois et règlements dans ce domaine, mais cette réplique de M. Savoie laisse entrevoir qu'il sait qu'il empochera l'argent de nos ressources, et ce, qu'il exploite lui-même les ressources ou que celles-ci soient nationalisées.
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  • Bernard R - Inscrit
    29 septembre 2010 07 h 32
    Cher m. André Caillé
    Comment peut dire que cet homme là a pu être un héros lors du verglas de 1998, ceux qui on travaillé au verglas savent que ce n'est pas vrai, cet homme a de l'arrogance a venir et ne s'en cache pas, imbu de lui même, irrespectueux des citoyens qui sont venus de partout de la Montérégie, certains plus de 200 km et pendant les questions avant qu'il ne sauve comme un voleur car il y avait plus de 16 policiers sur place, ce faux héros A. Caillé riait et parlait avec son collègue pendant que les citoyens posaient des questions, je me demande encore pourquoi ce n'est pas le gouvernement qui tient ce type de réunion d'information, on est repartit avec plus de questions et de doutes qu'a notre arrivée, les entreprises pétrolières et gazières ne font qu'augmenter la tension et les GROS doutes face a une salle en majorité de citoyens qui veulent plus de réponses a leur inquiétudes. Une salle bondée hier soir plus de 100 photos que j'ai pris surtout monsieur A. Caillé avec son visage à deux cotés. Il a fini par revenir dans la salle après une longue absence et je me demande si c'est pas une stratégie pour surchauffer la salle afin de discréditer les gens présents et faire croire aux médias que ce sont des écolos et autres troubles fêtes et non d'honnête citoyens et citoyennes. Le pire dans cette histoire c'est qu'un puits c'est un cultivateur qui accepte et 100 autres autour qui assument les problèmes, 10 sous l'hectare, faut le faire quand même!.....et on veut nous faire croire que les libéraux n'ont pas vendus nos ressources naturelles au entreprises privés. Une magouille sans nom et qui laisse un gout amer d'une soirée de pacotille organisée de main de maitre par des libéraux en arrière plan.
    Un citoyen en colère de telles folies en 2010. Nous chez nous un cultivateur qui a loué sa terre et qui espérait être maire en même temps, heureusement que les gens ont votés contre lui, j'ose même pas imaginer le résultat s'il avai
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    29 septembre 2010 07 h 50
    Des chevaliers d'industrie
    Autrefois on appelait chevaliers d'industrie des individus comme M. Caillé et compagnie, incluant maintenant les magouilleurs du gouvernement Charest.

    Quel citoyen peut faire confiance, compte tenu des circonstances présentes (commission Bastarache, le vol de la CDPQ et j'en passe), à l'industrie gazière ?

    Qui peut nous rassurer ? Certainement pas le BAPE qui est à la solde du gouvernement et de l'industrie.

    Voilà où nous a mené la réingénierie de l'État préconisée par le premier gouvernement Charest en 2003. Sans oublier madame Sacoche qui se fait plutôt discrète maintenant et coule des jours heureux au Mexique.
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  • Bernard R - Inscrit
    29 septembre 2010 08 h 01
    des photos
    Oui ce André Caillé http://yfrog.com/10img1653tkj il n'écoute vraiment pas les gens au moment ou je prenais cette photo il riait au lieu de noter la question. Irrespectueux comme notre cher gouvernement en place. j'ai même un vidéo de lui avec une réponse qui n'a d'égal que le personnage lui même. Mais ou est donc nos ministres qu'on paye avec nos impôts.
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  • S. Hains - Inscrit
    29 septembre 2010 08 h 14
    Rembourser la valeur de la ressource aux compagnie???
    Non mais c'est complètement inacceptable!!!

    Ce gouvernement nous a-t-il berné encore une fois? C'est TOTALEMENT inacceptable!!!

    Allons citoyens, il va falloir se tenir debout et ne pas lacher. Soyons prêts à descendre dans la rue. Si le gouvernement est trop incompétent pour nous représenter, il va falloir se faire entendre autrement.
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  • JF Matte - Abonné
    29 septembre 2010 08 h 31
    Explosion d'un pipeline de gaz à San Francisco
    Explosion d'un pipeline de gaz à San Francisco: 4 morts, 52 blessés, 38 maison détruite...Vraiment une industrie absolument sans danger !!

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International
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  • B Landry - Inscrit
    29 septembre 2010 08 h 32
    Notre cher gouernement...
    il est où?

    Je pense aussi à Mme Beauchamp, celle qui a en main la sécurité de nos enfants au Ministère de l'Éducation.
    Elle a été ces dernières années Ministre de l'Environnement. A-t-elle seulement regardé l'industrie s'installer ou elle a planifié un programme pour s'assurer de la sécurité des générations actuelles et futures.

    Je suis donc curieux de voir ce qu'a déjà planifié ce ministère pour encadrer cette industrie...même en période d'exploration cette industrie doit être encadrée non ?

    Est-ce que nos enfants seront sécurisés de la même façon maintenant qu'elle est à l'Éducation ou aura-t-elle la même attitude de faire confiance à l'industrie...... Le passé est garant de l'avenir j'aimerais donc savoir ce qu'elle a été capable de faire du temps qu'elle était à l'Environnement
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 septembre 2010 08 h 49
    Dans une salle près de chez vous
    C'est très intéressant cette formule des séances "d'information". Nos dirigeants, s'il voulaient vraiment prendre le pouls de la population, en organiseraient régulièrement et sur tous les sujets dans une salle communautaire près de chez vous sans faire de chichi. C'est ce qui est frappant: cette belle colère saine et pure trouve ici un exutoire, autrement elle mijoterait en chacun, se tournerait vers les chiens ou les poissons rouges ou finirait par se transformer en ulcère...ou pire, ce qui alourdirait encore davantage notre système de santé malade. Des salles paroissiales ou communautaires, il y en a partout. C'est là, si les élus des plus hauts niveaux le désirent, que peut s'exercer, en toute simplicité, la démocratie.
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 septembre 2010 09 h 01
    Main sur le coeur
    Sur la photo extraordinaire qui accompagne cet article, M.Caillé, la main (droite) sur le coeur, tout rose et bien nourrit, se penche de bienveillance vers des citoyens à la mine renfrognée d'exaspération contenue. C'était juste avant la séance. Il a la main sur le coeur et se trouve si près qu'on pourrait le toucher (le toucher, c'est l'adopter) mais son regard et sa bouche ne sont pas dirigés vers ses interlocuteurs. Ils portent vers un vague horizon lointain.
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  • P. Boutet - Abonné
    29 septembre 2010 09 h 10
    Développement durable
    Ce qu'il faut faire c'est un plan d'ensemble. Définir ce qu'on décide de sacrifier et ce qu'on décide de garder. Ça se négocie et une fois que c'est accepté on respecte le plan. Mais un plan d'ensemble ça lierait les mains des gouvernements et de l'industrie et cela ils sont incapables de l'entrevoir. Ils veulent continuer à pouvoir faire cavaliers seuls sans les citoyens dans leurs pattes. Oui il y aura du pas dans ma cours, des pleurs et des grincements de dents mais au moins les citoyens sauront où tout le monde va.

    Un plan d'ensemble à la grandeur du Québec et des plans d'aménagement pour les municipalités. C'est ça le développement durable. Sans plan, ça va de tout bord tout côté, ça divise et ça fait l'affaire de l'entreprise privée qui fait la pluie et le beau temps à travers la cohue. Diviser pour régner qu'ils disaient!

    On voit bien que les citoyens les amènent dans leurs derniers retranchements et c'est bien ainsi.
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  • Polux - Inscrit
    29 septembre 2010 09 h 22
    À propos de M. Caillé
    Tout le monde le sait, mais il faut le répéter: M. Caillé est un aristocrate de l'énergie.

    Il a été à la tête de Gaz Métro avant de devenir PDG d'Hydro Québec. C'est sous sa gouverne que, n'eût été le vigilance des citoyens et des citoyennes, une usine de production d'électricité au gaz, le Suroît, a presque vue le jour.

    Il a été membre, sinon président, du Conseil de direction du Conseil mondial de l'énergie, qui est à la fois une compagnie et un organisme de charité (?).

    Enfin, dans une conférence prononcé en août 2007, selon un compte rendu paru sur le site "Le Panoptique", il disait que "le Québec n’a pas besoin de gaz naturel. Toutefois, le gaz naturel pourrait être acheminé vers les États-Unis [...]" Il aurait également "critiqué les opposants à la construction de ports méthaniers sur les rives québécoises du fleuve Saint-Laurent au Canada".

    Pourquoi le Québec aurait-il besoin de gaz naturel aujourd'hui, alors que ce n'était pas le cas il y a trois ans? Pour une usine genre Suroît?

    Que faut-il donc penser de M. Caillé? Que c'est un homme pugnace et constant dans sa démarche de grand défenseur de l'utilisation des énergies fossiles, quitte à se contredire.
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  • B Landry - Inscrit
    29 septembre 2010 10 h 11
    République de bananes...
    Ouf...
    "Dans ce cas, a-t-il dit, le gouvernement devra leur rembourser «la valeur de la ressource. Au Québec, on n'est pas une république de banane. On fait les choses en bonne et due forme»." dixit Raymond Savoie président de Gastem et ancien ministre des Ressources Naturelles libéral


    En somme le gouvernement a donner, à notre insu, le droit à des intérêts privés d'exploiter nos ressources collectives, donc de nous exploiter et étant donné qu'on ne se laisse pas faire, il faudrait les dédommager de notre résistance
    à se laisser exploiter.... Si le gouvernement répond favorablement à cette demande de l'industrie gazière , on se comportera vraiment comme des colonisés.

    J'ai bien hâte moi de savoir combien l'industrie a vraiment investit dans ses recherches, si on considère
    - Les remboursement d'impôts à la recherche et prospection allant jusqu'à 150% des investissements depuis le budget provincial de 2004
    - l'aide que leur a apporter le ministère des Ressources Naturelles


    et les risques qu'ils prévoyaient prendre dans l'avenir
    - quels sont les ententes déjà pris avec l'état québécois concernant les risques éventuels d'accidents
    -quels sont les responsabilités de ces cies et de l'État lors du départ de celles-ci d'un site qui subirait un accident après le départ
    - quels sont les garanties qu'une de ces cies qui ferait faillite ne nous laisserait pas des puits orphelins sur les bras


    En somme, est-ce que ce sont les citoyens du Québec qui sont les principaux actionnaires de risques dans cette aventure ?

    Ça ressemble à du déjà vu tout ça, le gouvernement socialise les risques et les conséquences et privatise les profits...... bizarre de création de la richesse ça !
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    29 septembre 2010 10 h 14
    M. Caillé a quitté pour revenir à près de deux heures plus tard.
    Créer un sentiment d'impatience dans la salle aurait été un bon moyen pour monsieur Caillé pour que la salle se vide petit à petit. Ensuite, son jeu aurait été de convaincre une salle quasi vide. Mais, il semble que ça n'a pas fonctionner.

    C'est un petit truc de la démocratie, faire des réunions dans une salle vide quand personne est au courant. Ensuite, dire que, pourtant, ils avaient fait des réunions.
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  • Lise Thibault - Inscrite
    29 septembre 2010 11 h 03
    Les sophismes de Caillé
    En toute malhonneteté et à l'aide de sophisme, André Caillé a réussi à démontrer l'urgence d'un moratoire en déclarant ceci : «Ce serait trop néfaste pour l’industrie, qui perdrait trop d’argent si on arrêtait les opérations d’exploration en ce moment.»

    S'il en coûte si cher à l'industrie de faire une pause maintenant, en phase d'exploration, on imagine facilement ce qu'il en coûterait en pleine exploitation. Prévenir est toujours moins coûteux que guérir. De toutes façons, les principes de prévention et de précaution sont enchassés dans la Loi obligeant le gouvernement à s'y conformer.

    Donc, un moratoire, ça presse, et surtout, les études indépendantes, sérieuses et exhaustives qu'il permettrait!

    Lise Thibault,
    Lévis
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  • Fernand Trudel - Abonné
    29 septembre 2010 11 h 52
    Plusieurs ne se souviennent plus
    Plusieurs ne se souviennent plus que la nationalisation de l'Amiante n'a rien réglé. Au contraire on a dilapidé des fonds publics.

    Pétro-Canada mise sur pied par le gouvernement Trudeau devenait une entreprise nationale qui devait dompter le domaine pétrolier et le policer. Aujourd'hui, Pétro-Canada est le premier qui hausse ses prix à la pompe.
    Personne ne se souviens de Québecair nationalisé ? De Tricofil, de la Gaspésia, etc... Tous des flops d'incursion de l'État dans l'administration d'entreprises.

    Les entreprises privés devront lever des fonds pour exploiter leurs découvertes. Pourquoi n'y investirions-nous pas nos REER pour garder sous contrôle québécois ces entreprises. Déjè des fonds d'institutions québécoises ont investi la majorité des fonds (Caisse de Dépôt, Fonds Desjardins, Fond de Solidarit FTQ, etc...).

    J'aime mieux une entreprise efficace qu'une bureaucratie écrasante. Mais quand on veut faire le moindre effort pour profiter de ces richesses, on demande au gouvernement de prendre notre place. Moi je penses que l'emprise de l'État m'écrase et est inefficace. Le métro de Montréal n'en est il pas à son quatrième appel d'offre pour renouveler ses wagons? Est-ce parce que c'est public qu'on vire en rond ??? L'entreprise privée responsabilise ses décideurs et les rend imputables. Au gouvernement on couvre les erreurs des mandarins et il n'y a jamais personne de pointé du doigt car l'imputabilité est diffuse.
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  • mhparant - Inscrit
    29 septembre 2010 12 h 04
    Question république de bananes
    Plus les compagnies avancent dans leur preuve de la ressource, plus leurs permis d'exploration vaudront cher, car ils incluent un droit d'exploiter la ressource.
    Est-ce que ça veut dire que s'il n'y a pas exploitation, le Québec devra débourser à ses compagnies plus que sa chemise ? Et qu'on est dans un catch 22, qu'on s'est fait manger la laine sur le dos par ce gouvernement qui sans note consentement à laissé des compagnies explorer sur notre territoire pour après nous le faire payer ?
    Peut-on poursuivre collectivement des gens au pouvoir en les rendant personnellement responsables d'avoir déservi les intérêts collectif du peuple en vendant ses ressources et sans son consentement ?
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  • Trobadorem - Inscrit
    29 septembre 2010 12 h 53
    ...et maintenant la nécessité pour les groupes citoyens oeurant pour l'énergie renouvelable et contre les gaz de s... de S'UNIR....
    D'autres groupes se joindront à eux. Des leaders en sortiront, et communiqueront un Plan citoyen national dans l'exploration, l'exploitation et la gestion de l'énergie.

    Arrêtez l'industrie n'est pas l'idée. L'idée est de leur donner les moyens de faire de l'argent et du développement d'une facon responsable.

    ...nous seront ouverts à vos propositions M. Caillé, mais selon nos termes et non les vôtres. Vous vous êtes complètement, mais complètement discrédités dans ce processus de communication auprès des citoyens. Rien ne tient sinon votre aveuglement. Navré...

    D'ici là, à tous les lecteurs, agissez! Cinq minutes par jour sera un bon début mas non suffisantes. C'est une renversement de la vapeur qui se prépare et dans un tel contexte, l'improvisation n'est pas une bonne idée. Nos moyens sont actuellement trop restreints. Une fois unis cependant, les moyens arriveront... les allégeances politiques seront fragilisées (en parti) et les personnes seront unies autour d'un nouveau projet de société inspirant qui peut aider l'ensemble des Québecois. Ce projet est lié au secteur de l'énergie.

    Lévesque avait compris la portée symbolique de la nationalisation de l'hydroélectricité. Les citoyens aussi. C'est eux qui dans les prochaines années donneront la couleur à cette prochaine nationalisation du secteur de l'énergie.

    Faudra faire un nettoyage ou une reconversion du bois mort au sein du gouvernement afin que l'on ne se retrouve pas avec un éléphant blanc, en ayant à l'oeil sur certains groupes d'intérêt, qui comme dans la santé, ont tout intérêt à voire une initiative gouvernementale échouer

    "Ce n'est pas parce que c'est difficile que n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que c'est difficile." Sénèque
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  • meme moi ici - Inscrite
    29 septembre 2010 13 h 03
    quel grand peuple
    c est une grande fierté qui m'amène à écrire ces quelques mots...
    les industries autant que notre bon gouvernement, croyaient que ce peuple resterait silencieux.
    quelle surprise pour eux. de voir tous ces gens qui se déplacent, qui émettent leurs idées, qui expriment leur désaccord. c est un baume pour le coeur de voir ce peuple se tenir debout.. émettre des idées. autant dans ces salles que sur ce site..
    madame france marcotte, pour ne citer qu'un exemple parmi les nombreux commentaires de ce matin, un exemple de gros bon sens... si les gens qui nous gouvernent avaient seulement le quart de votre sagesse et de votre discernement, il me semble que ce pays fonctionnerait pas mal mieux... vos commentaires sont toujours enrichissants et amènent à mieux réfléchir

    malheureusement autant les industries que le présent gouvernement entendent ce que dit le peuple, mais ils n' en écoutent pas le moindre mot...
    mais il faut continuer à montrer que nous sommes un grand peuple, un peuple qui en a assez... et les exploiteurs devront se souvenir eux, qu'ils devraient se méfier de l'eau qui dort ou qui semble dormir...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    29 septembre 2010 13 h 51
    Le développement économique.
    Je ne sais pas si c'est uniquement avec es libéraux, mais le développement économique est en train de se faire au détriment de la démocratie. Pour faire une caricature : on dirait que pur les politiciens , la démocratie existe quand c'est le temps de nus faire payer nos impôts, mais lorsqu'il est question de développement économique, la démocratie prend le champ tout en utilisant par contre l'argent des impôts des contribuables. La gestion idéale, quoi! Je fais ce que je veux avec votre argent et je n'ai pas de compte à te rendre. Un peu gênant, vous ne trouvez pas?
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  • Denioul - Inscrit
    29 septembre 2010 15 h 41
    Ca pue a plein nez!
    Ouais, quitter la salle 2 heures pour qu'elle se vide et qu'on puisse faire avaler a ceux qui restent sa salade, et avant cela declarer qu'on ne considere comme intervenants legitimes que les gens de la place concernee (j'ai bien aime la replique d'un opposant present a la table, a l'emission de Pierre Maisonneuve a la 1ere chaine de Radio-Canada)...
    Franchement, M. Caille peut paraitre franc dans son style, cela le rend charmant, mais certains de ses propos et de ses facons de faire qui semblent en contradiction avec une totale franchise nous sonnent la sonnette interieure qui nous dit: "Attention! Mefiez-vous..." Et franchement, cette affaire nous pue au nez! Ca sent trop mauvais malgre tout! Un moratoire, et vite!
    (Excusez l'absence d'accents et de cedilles, ce clavier refuse de les donner!)
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  • Bernard R - Inscrit
    29 septembre 2010 15 h 57
    village de gaulois
    Une erreur de stratégie, on voit que ces entreprises se foutent des gens, avant janvier 2010 personne n'entendait parler des gaz de schiste ni de A. Caillé, mais les imbéciles (les entreprises) ont été s'attaquer à un village de "gaulois" (St-marc-sur-Richelieu) mal leur en pris, car juste à coté du futur puits le cultivateur qui espérait être maire, avait oublié un petit détail, les gens aux alentours étaient tous des citoyens honnêtes et des travailleurs avec des doctorats long comme le bras et ils travaillent dans des domaines universitaires avec beaucoup d'expérience, il n'a fallu qu'une étincelle pour que tout explose, (un jeu de mot facile avec le gaz) http://yfrog.com/0timg1579gj et vlan les gens se sont mobilisés au village. Une pancarte est née et c'est aussi simple que cela, voila ou nous en somme rendu avec leur folie de ne pas consulter les citoyens.
    L'arrogance n'est pas payante, félicitations au citoyennes et citoyens a cette municipalité de s'être levés debout contre le gouvernement Charest et ces entreprises peu recommandables.
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  • Wina Forget - Inscrite
    29 septembre 2010 19 h 24
    Une belle solidarité!
    J'ai pu voir l'essence du Québécois lors de cette rencontre : Des Hommes et des Femmes solidaires, aimant leur terre et patrie et prêt à se battre pour la défendre!

    C'était beau!

    La révolte, le défi, mais aussi la fierté dans leur yeux de tous et chacun présent à la rencontre de Saint-Hyacinthe.

    C'étais beau!
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  • Gerard44 - Inscrit
    29 septembre 2010 21 h 40
    La résistance citoyenne
    C'est à mon sens ce qui ressort de plus encourageant de tout ce gâchis de communication gouvernementale et corporative - je devrais dire cette tentative nationale de manipulation de la population qui a échoué lamentablement - c'est la résistance citoyenne forte et intelligente. Tellement pressés de faire de l'argent ces affairistes et les libéraux de quitter le navire libéral qui coule. Mais les cotoyens et citoyennes s'informent, questionnent, se parlent et s'occupent de leurs affaires. La DÉMOCRATIE à l'oeuvre. Nous voyons clair dans les manoeuvres grossières des compagnies et ils ne passeront pas.

    Ce qui est triste et tient aussi du gâchis, c'est qu'il est difficile d'avoir un portrait d'ensemble fiable des besoins et des risques pour pouvoir décider comment exploiter cette ressource dans notre intérêt collectif. Ce qui est criminel (rien de moins) c'est l'empressement de ce gouvernement de pacotille de tout bazarder au privé, depuis 2003, de tout mettre en oeuvre pour enrichir les riches au détriment de la population qui les a porté au pouvoir pour défendre les intérêts communs. Sans parler du grave discrédit jetté sur nos institutions et le «service politique» des élus. Tenons-nous debout et résistons!
    Gérard Laverdure, Montréal.
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  • Michel Moisan - Inscrit
    30 septembre 2010 17 h 07
    Plus rien ne m'étonne
    Il se peut qu'en définitive, les gaz de schiste constituent une avenue inévitable pour l'avenir économique et énergétique du Québec.
    Il se peut que même dans l'optique d'une réduction de notre dépendance aux carburants fossiles, les gaz de schiste soient un passage obligé pour en gérer la décroissance.

    Mais même dans ce cas, il reste que l'industrie et les instances gouvernementales concernées ont tout préparer en catimini et ont pratiquement réussi à piéger la population dans un statu quo à leur unique avantage.

    Pour ajouter à cet état de fait qui inspire la méfiance, on apprend que près de 2000 canadiens, principalement québécois ont camouflé des sommes d'argent dans des comptes en suisse. La fuite ne concerne qu'une seule banque d'un seul paradis fiscal. Qu'en est-il du portrait global.

    Et combien de ces noms sont associés à des dossiers brûlants comme celui des gaz de schiste.

    Qu'on le veuille ou non, l'avenir du Québec passera par l'initiative de ses élites financières. Mais qui a envie d'appuyer des gens qui s'acharnent à entretenir un tel problème d'image.

    Comme dirait le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly : Plus rien ne m'étonne.
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  • Milenka Munoz - Inscrit
    1 octobre 2010 09 h 46
    Démagogie
    M. Caillé et toute sa clique ne sont que des démagogues qui cherchent tous les moyens pour faire avaler la pilule aux citoyens! Comme tous les autres dossiers (par ex. rivière la romaine), les évènements vont tellement vite que le petites gens n'ont qu'à signer à côté du "X".
    Démagogie dans sa plus simple expression!
    et voyez que cette situation se répète dans les maritimes ou les personnes n'ont eu que deux jours pour comprendre ce qui se passait pour apprendre que les travaux sont trop avancés pour les arrêter!?!?!

    De plus, André Boisclair à radio-canada hier a osé dire qu'il ne fallait pas penser que "ces gens-là" cherchait à faire du tort au québécois... Que le temps où la classe politique s'acoquinait avec l'entreprise pour exploiter les gens était révolu... Qu'il y va de la prospérité du Québec... Dominique Poirier aurait du le faire taire et le traité de démagogue... Prendre les gens pour des imbéciles, voilà ce qu'il a fait... On doit faire confiance aux politiciens et aux entrepreneurs... Ben oui, qu'ils démontrent qu'ils sont responsables avant que je leur accorde ma confiance! Jusqu'à maintenant, c'est pas fort...

    Comme dirait La Compagnie Créole: "Au bal... au bal masquée oé oé"

    Milenka Munoz
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    1 octobre 2010 10 h 06
    Les réunions d'information
    Quand on assiste à une réunion d'information, le moins que l'on puisse faire, c'est d'y assister avec l'esprit ouvert, non pas avec des idées préconcues. Or, il me paraît évident que ce n'est pas le cas. Les pesonnes qui assistent à ces rencontres ne veulent pas écouter les explications des panelistes, ne veulent même pas essayer de comprendre, ils ne veulent que chahuter et influencer les quelques personnes qui se présentent l'esprit ouvert et qui veulent faire part de leurs appréhensions et de leurs préoccupations afin d'obtenir des réponses. D'après les policiers, il y a même de la menace physique à l'horizon. C'est çà, la démocratie?
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