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Stockholm : vivre sans embouteillage

La capitale suédoise a opté pour une «taxe de congestion» afin de réduire le flot de voitures au centre-ville

La circulation à Stockholm sur un grand boulevard qui longe la mer, à 17h30, un lundi<br />
Photo : Louis-Gilles Francoeur
La circulation à Stockholm sur un grand boulevard qui longe la mer, à 17h30, un lundi
En pleine heure de pointe, les grandes artères du centre-ville de Stockholm donnent l'impression qu'on roule à minuit boulevard René-Lévesque! Un peu plus d'achalandage dans les trois principales artères commerciales, mais jamais d'embouteillage. Et cette fluidité n'est pas un cadeau du ciel qui dure une semaine par année, comme durant la Journée sans voiture à Montréal, mais tous les jours de la semaine depuis quatre ans.

Stockholm — Montréal et Stockholm n'ont pas seulement une température fort semblable, mais ce sont aussi deux villes entourées d'eau dont les populations sont relativement similaires par leur importance. Stockholm compte en effet 835 000 habitants et la grande région de la capitale suédoise en compte près de deux millions, dont une bonne partie viennent y travailler chaque jour.

Mais la ressemblance s'arrête là, car, à Stockholm, le miracle, qui a accru la fluidité dans toutes les artères et les autoroutes de la ville, est le résultat d'un dur débat social où une société peu frileuse a carrément opté pour une «taxe de congestion» à la suite d'un référendum favorable de justesse, il est vrai, en 2007.

L'histoire, raconte Gunnar Söderholm, le grand patron des services écologiques de Stockholm, débute en 2005, dans le cadre des efforts de la capitale suédoise pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et rendre la ville à la fois plus sécuritaire, plus conviviale et moins polluée. En 2002, les sociaux-démocrates avaient fait alliance avec les Verts pour se maintenir au pouvoir. Ces derniers avaient alors exigé, comme condition de leur appui, qu'on institue une «taxe de congestion» avant 2007. En réalité, il faudrait parler d'une taxe «anticongestion», puisqu'elle impose un tarif à l'entrée et à la sortie du centre-ville de Stockholm, afin d'y réduire le nombre de voitures qui en franchissent les limites. Mais on l'a appelée «taxe de congestion» (Congestion Tax) pour couper court, et aussi par dérision, pour souligner sans doute qu'elle était dure à avaler...

Le projet allait devenir le coeur d'un débat gauche-droite plutôt vif. Quand, en 2006, les conservateurs prennent le pouvoir, ils refusent d'aller de l'avant avec ce projet qu'ils ont combattu. Mais la pression est telle, y compris dans leurs propres rangs, qu'ils finissent par accepter l'idée d'un essai de quelques mois. Bon nombre d'automobilistes étaient même d'accord, puisqu'une meilleure fluidité pouvait en principe accélérer l'accès à la ville en faisant disparaître les embouteillages et que les revenus escomptés devaient être investis dans le réseau routier et les transports en commun.

Une grande surface


C'est le 3 janvier 2006 que les automobiles ont commencé à être photographiées par les caméras qu'a mises au point IBM pour capter le numéro de la plaque minéralogique, ce qui permet aux voitures de franchir sans ralentir les points de contrôle installés aux ponts qui ceinturent le centre-ville de Stockholm. Mais, à Stockholm, quand on parle de limiter l'accès des voitures au centre-ville, on ne parle pas d'une opération cosmétique comme à Montréal, qui vise quelques rues pendant quelques heures à peine durant la Semaine sans voiture. La taxe anticongestion s'applique à 20 % de la surface de Stockholm, soit 47 km2.

L'essai s'est étalé du 3 janvier au 31 juillet 2006. Dès le premier jour, les journaux, qui s'étaient pour la plupart déchaînés contre ce projet en s'alignant sur les craintes et les catastrophes appréhendées de la communauté des affaires, ont été ébahis. En quelques jours, précise Gunnar Söderholm, le nombre d'entrées et de sorties du centre-ville de Stockholm est passé de près de 500 000 à quelque 350 000! Les premiers jours, la réduction atteignait 35 %. Même les journaux ont commencé à crier au miracle en publiant des photos du genre «avant et après», en une!

Mais le débat s'est poursuivi avec une grande vigueur, car les adversaires de cette taxe n'en démordaient pas. Plusieurs poursuites ont contesté la décision du conseil municipal d'aller de l'avant de façon permanente. Mais, après neuf mois de débats juridiques, la Ville a eu le feu vert. Restait à obtenir l'aval du gouvernement fédéral, puisque les municipalités suédoises n'ont pas le droit d'imposer une taxe à ceux qui ne vivent pas sur leur territoire. Le fédéral s'est d'autant plus plié de bonne grâce que, en raison de ses objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre, Stockholm lui apportait un véritable cadeau sur mesure. Il a donc payé pour toute la mise au point du système informatique qui est relié aux caméras installées aux points d'entrée de cette ville insulaire comme Montréal.

Les villes voisines ont évidemment pris fait et cause pour les banlieusards. «Vous ne pouvez pas nous faire cela», avait lancé un maire opposé au projet! Mais Stockholm, où les «conservateurs» se situent à peu près sur la longueur d'onde des sociaux-démocrates canadiens, ont décidé de soumettre le projet au test du référendum, convaincus que les sociaux-démocrates s'en allaient au «suicide politique». Mais, par précaution, les fonctionnaires ont commencé à planifier l'augmentation de la capacité du réseau de transport public d'au moins 7 %, en ajoutant notamment 200 nouveaux autobus.

Le résultat du référendum a eu l'effet d'un coup de tonnerre pour toute la classe politique suédoise, se rappelle Ola Göranson, chef du service de développement durable au ministère de l'Environnement, qui a assisté de loin au débat. Le «Oui» l'a emporté par 54 % contre 46 %.

Moins cher qu'à Londres

Il a été décidé, concession aux sociaux-démocrates, que les tarifs seraient plus bas qu'à Londres, où on exige huit livres sterling par jour, soit plus de 12 dollars canadiens. Aux heures de pointe, il en coûte à Stockholm seulement 2 euros pour y entrer et autant pour en sortir, soit globalement la moitié du tarif londonien. Au milieu de la journée, le prix passe progressivement à 1,5 euro puis à 1 euro. Si quelqu'un doit entrer et sortir du périmètre, on ne peut lui imposer plus de 6 euros par jour. En juillet, mois de vacances, on ferme les caméras!

Comme le stationnement est payant partout dans Stockholm et que le prix moyen d'une place sur la voie publique coûte de 10 à 12 $, on comprend que des milliers d'automobilistes ont immédiatement trouvé des vertus nouvelles au transport en commun. Et, rapidement, explique Gunnar Söderholm, le taux de satisfaction a grimpé, car la qualité de l'air s'est améliorée et les autobus vont si vite qu'il est courant que le conducteur s'excuse de devoir attendre sur place pour ne pas devancer les horaires garantis...

Un bilan étonnant

En Suède, où les gouvernements ne subventionnent plus l'achat de voitures hybrides ou tout-électriques, la gratuité concédée à ces véhicules moins énergivores et moins polluants a fait bondir les ventes de 5 % en 2005, de 15 % en 2006, de 18 % en 2007, de 32 % en 2008 et de 28 % en 2009. Et le réseau de recharge pour les voitures électriques se développe: des bannières comme McDo s'en font une publicité en offrant la recharge gratuite et des places réservées.

«Depuis l'entrée en vigueur de la taxe de congestion, explique le grand patron des services écologiques, la ville n'est plus la même. Aucune fermeture de commerce. C'est plutôt le contraire, car les affaires vont bien depuis que le centre-ville n'est plus envahi par les voitures et qu'il est moins pollué. Il n'y a plus de congestion matinale, nulle part. Si la taxe n'était pas là, au lieu de dénombrer entre 350 000 et 400 000 passages par jour, on dépasserait les 500 000 en permanence. On a donc diminué la circulation réelle de près de 25 % tout en ramassant 80 millions d'euros par an pour construire notamment un important tunnel sous la ville, en vue de nouveaux transports en commun vers les banlieues.»

Avec des outils aussi efficaces, Stockholm a réduit en moyenne de 50 % le temps de déplacement dans son centre-ville, ce dont bénéficient les banlieusards. Les autobus ont gagné en moyenne 15 minutes pour chaque trajet de 45 minutes. Quant aux émissions de GES attribuables aux automobiles et camions, elles ont été réduites de 10 à 14 % selon les jours, tout comme s'est améliorée la qualité de l'air.

Enfin, et même si ce n'est pas uniquement relié à la taxe anticongestion, le nombre de cyclistes a doublé dans Stockholm depuis dix ans. Et, d'après le dernier sondage, la proportion des personnes qui appuient toujours la taxe anticongestion est passée de 25 % en 2005 à 65 % aujourd'hui, après quatre ans.

C'est maintenant au tour de Göteberg, la rivale industrielle de Stockholm et deuxième ville de Suède, de se préparer à implanter une taxe anticongestion le 1er janvier 2013. Mais, comme on est dans la ville où on fabrique les Volvo, le débat vient de déboucher sur la création d'un «parti routier» (Road Party). Mais le maire, qui avait dit «jamais», prépare maintenant le dossier activement, sans doute avec quelques «mottons» dans la gorge, mais en rêvant en contrepartie aux dizaines de millions qui vont plus tard s'ajouter au trésor municipal. Et un peu par jalousie pour Stockholm, qui vient de décrocher le titre de première ville écologique en Europe.

***

Louis-Gilles Francoeur séjourne à Stockholm à l'invitation de l'ambassade de Suède au Canada
La circulation à Stockholm sur un grand boulevard qui longe la mer, à 17h30, un lundi<br />
La circulation au centre-ville de Stockholm, à l’heure de pointe!<br />
 
 
 
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  • François Dugal - Abonné
    25 septembre 2010 08 h 18
    Trop simple
    Cette solution est trop simple et efficace pour être appliquée à Montréal.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    25 septembre 2010 09 h 35
    Road oarty
    Vous savez, en Suède, la langue officielle n'est pas l'anglais. Alors, dire Road Party, ça ne dit rien de plus que de dire Parti routier. On pourrait tout aussi bien le traduire en russe ou en chinois. Le seul nom de ce parti, c'est Vägvalet.
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    25 septembre 2010 10 h 25
    Courage, Créativité, Concertation.
    Courage, Créativité, Concertation, les trois mots clés pour en arriver à un tel succès. Ils ont véritablement renversé la vapeur, transformer un cercle vicieux en spirale vertueuse.
    D'autres clés:
    - La liberté individuelle est préservée, mais elle a un coût.
    - Un horaire flexible pour la perception de la taxe, en fonction des heures et des périodes de pointe, apporte souplesse et équilibre qui sont de nature à rassurer les gens.
    - L'utilisation des technologies de pointe pour gérer la taxation sans encombrer la circulation: une solution géniale.
    - L'augmentation prévue pour la demande de transport en commun a été planifiée afin de diminuer plutôt que d'augmenter la durée des déplacements.
    - Un parti vert assez puissant pour influencer les décisions et participer à des coalitions, c'est ce dont nous avons maintenant besoin au municipal comme au provincial.
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  • Cedric M. - Inscrit
    25 septembre 2010 10 h 55
    Taxe de congestion
    Taxe de congestion et taxe anticongestion sont des expressions synonymes. Ce n'est, à mon avis, pas par dérision que cette taxe s'appelle une taxe de congestion, ça veut dire que si vous voulez congestionner le centre-ville vous devez d'abord vous acquitter d'une taxe qui vous permet de le faire.
    En tout cas, belle action suédoise à imiter au plus vite. Mais pas à la grandeur de l'île en instaurant des péages sur les ponts (= solution de facilité). Pourquoi, en effet, les automobilistes en provenance du West Island ou de Rivières-des-Prairies seraient libres de venir encombrer la zone centrale de Montréal sans contraintes pendant que des voisins plus proches, habitant juste de l'autre côté d'un pont, à Longueuil, seraient soumis à cette taxe ?
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  • Paul Racicot - Inscrit
    25 septembre 2010 14 h 18
    Vraiment intéressant, mais...
    ...nos services de transport en commun, je songe ici au métro de Montréal, pourraient-ils absorber la décongestion du transport automobile?
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  • Fernand Trudel - Abonné
    26 septembre 2010 10 h 47
    Importer des concepts européen en Amérique
    L'urbanisation européenne n'est pas la même qu'au Québec avec ses grands espaces. Importer des méthodes européennes c'est aussi importer leur style de vie concentré par le manque d'espace de pays très petit que nous nord-américains n'avons pas. Le Québec avec ces 7 millions d'habitants est aussi grand que tout l'Europe de l'ouest qui abrite des centaines de millions d’habitants sur la même superficie.

    Vouloir bannir l'auto des centre-ville et taxer davantage leur utilisateurs est une méthode éculée qui à Montréal et Québec a créé plus de problème qu'elle en a résout. Ce c'est pas en diminuant les accès que nous réglerons la congestion, Au contraire on la rendra insupportable et décourageante. C'est ce sur quoi tablent les verts.

    À Québec le projet de tramway et de pistes cyclables va permettre de transformer le boulevard Laurier en une seule voie aux automobiles alors que nous en avons trois actuellement et que matin et soir ça bouchonne. Est-ce une solution efficace, j’en doutes.

    Dans tous ces plans on oublie trop souvent que les gens vont vivre en périphérie pour y élever leur famille dans un espace plus grand, plus acceptable et plus aéré, ce que le centre-ville ne peut et ne pourra jamais avoir. Au lieu de mettre des enfarges aux citoyens de ces banlieue pourquoi ne rapprochons nous pas les facilités de transport en commun que nous avons. Par exemple à Montréal le train de banlieue s'étend jusqu’à St-Hyacinthe et on vient d’ouvrir une station à St-Hubert avec un stationnement incitatif gratuit. Voilà un exemple que nous en Amérique on règle les problèmes différemment qu'en Europe. De grâce Monsieur Françoeur revenez chasser dans nos forêts québécoises avant que la saison se termine et que vous attrapiez le syndrome de Stockholm...
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  • Bernard Terreault - Abonné
    26 septembre 2010 10 h 50
    Allons par étapes
    Au départ, les parts du transport en commun et en vélo ou à pied devaient déjà être plus grandes à Stockholm qu'à Montréal, ce qui a facilité l'opération, si je me fie à ce que j'ai vu dans mes voyages un peu partout en Europe (mais pas en Suède, j'admets). A Montréal, il faudra d'abord bonifier l'offre de transport en commun. Il n'y a pas 36 façons de le faire mais une seule, c'est d'exiger que le gouvernement du Québec, pour chaque dollar investi dans la construction ou la réparation des infrastructures routières dépense un dollar pour le transport en commun, du mois dans les deux grandes agglomérations, celle de Montréal (en gros l'Ile, la Rive Sud de Châteauguay à Varennes, Vaudreuil, Laval, la couronne Nord de St-Eustache à Repentigny), et celle de Québec-Lévis.
    (Un Longueuillois)
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  • Gabriel Deschambault - Inscrit
    26 septembre 2010 15 h 40
    Rêvons!
    Je rêve du jour ou le Devoir pourra écrire un tel article, ou le nom de Stockholm sera remplacé par Montréal.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    27 septembre 2010 11 h 20
    Commentaires simplistes
    Les commentaires de M. Trudel sont bien simplistes. D'abord, la Suède est aussi un pays relativement peu densément peuplé en comparaison de la plupart des pays d'Europe. Deuxièmement, la partie vraiment peuplée du Québec n'est pas si grande que cela! La moitié de la population québécoise demeure à moins de 100 km de Montréal, et à 200 km au nord de Montréal ou à l'est de Québec il n'y a plus que quelques communautés isolées!
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  • Bouletrouge - Inscrit
    27 septembre 2010 12 h 21
    @ Bernard Terreault
    Monsieur Terreault,

    Vous faites ce que vous voulez mais je vous recommande de ne pas perdre votre temps avec certaines personnes. Personnellement, je ne me domme même plus la peine de lire les commentaires de certaines personnes.

    Dans le jargon des forums, on les appèlent les "troll". Et le mot d'ordre est: "Arrêtez de nourrir la bête"...
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  • ragazzino - Inscrit
    27 septembre 2010 12 h 46
    Manque de vision
    @ M. Fernand Trudel:

    Un peu plus de vision et quelques voyages vous feraient le plus grand bien.

    Premièrement, ce n'est pas le boulevard Laurier que la Ville de Québec veut transformer en boulevard vert, mais bien René-Lévesque; vérifiez vos sources.

    Deuxièmement, le bon vieil, argument ignard du ''les choses sont trop différentes en Amérique du Nord pour pouvoir importer des concepts européens'' est révolu. Arrivez en ville. Les modèles d'urbanisation européens sont parfaitement applicables aux villes nord-américaines; de l'urbanisme reste de l'urbanisme. Certes, nous devons les adapter à nos réalités propres mais les principes restent les mêmes.

    Le problème de l'Amérique du Nord est justement le fait que nous prenons trop d'espace, M. Trudel. Nous sommes trop gourmands et étalons nos quartiers et nos grandes cours-arrières à qui mieux mieux, sans se soucier que nous encourageons ainsi de longs déplacements, surtout en voiture, au lieu de densifier le tout et d'encourager les transports actifs et collectifs, comme il se fait en Europe. C'est justement le fait que nos petites familles tiennent absolument à déménager en périphérie le problème. En développant les transports collectifs et actifs et en réduisant la circulation automobile, on améliora la qualité de vie en ville, mais aussi la qualité de l'air, ce qui engendra du coup un milieu de vie urbain sain pour tout le monde.

    Qu'est-ce qui nous empêche ici d'avoir un tramway? alors que nous en avons déjà eu un avant que la frénésie de l'asphalte et de l'autobus s'empare de nos mentalités bétonnées? qu'est-ce qui nous empêche de réduire la taille de nos voitures, la largeur des voies sur nos routes et d'y implanter des voies cyclables urbaines? Rien, asbolument rien; sauf un manque de courage politique.

    Les trains de banlieue font partie de la solution, mais ne sont pas la solution en soi. L'étalement urbain doit cesser et la densification doit être un priorité
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  • Julien Blackburn - Inscrit
    28 septembre 2010 08 h 51
    Le Fédéral ?
    Monsieur Francoeur, bravo pour votre article mais
    1. Faire réference au "féderal" n'a aucun sens car le royaume de Suéde n'est pas un état fédéral (loin de là)
    2. Sylvain Auclair a bien raison de noter que vous seriez bien aimable de ne pas utiliser d'anglicismes inutiles. La langue officielle est le suédois.
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  • Monique Crépault - Abonnée
    28 septembre 2010 09 h 00
    des nouvelles de Stockholm...
    J'ai adoré lire cet article qui m'a donné l'impression qu'il était encore possible de faire quelque chose quand les gens le décidaient. Toute enthousiaste, je l'ai donc envoyé à ma soeur qui habite Stockholm depuis plus de 30 ans pour avoir son opinion, dont voici un extrait :"Oui il exagère un peu mr. Le journaliste, parce que les embouteillages existent encore, mais ils ont baissé. Ce qui nous a fait chier c'est que les verts avaient promis des transports publics encore plus fonctionels, mais la droite qui est entrée après a tout étouffé. Et on les a encore pour 4 ans..." De l'importance de savoir voter...
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  • Fernand Trudel - Abonné
    28 septembre 2010 11 h 40
    Vous connaissez le phénomène des ilots de chaleur
    Moi des écolos qui veulent créer des ilots de chaleur pour avoir raison j'en ai cure. Car la concentration urbaine crée ce phénoimène constaté par plusiweurs scientifiques sceptiques mais pas reconnu par le GIEC.

    Si le 450 s'est développé c'est justement parce que les gens ne veulent pas vivre dans le centre-0ville infernal 24 heures par jour. Si l'ATM est populaire et prend de l'expansion c'est justement parce qu'il répond à un besoin.
    Vouloir importer des façons de vivre de l'Europe c'est pas très intelligent. Je ne veux pas trainer ma baguette de pain sous mon bras tous les jours car on a remplacé les supermarchés où le stationnement me permet de revenir avec mon épicerie pour la semaine par des épiceries de quartier dans ces écoquiartier sans stationnement pour les autos. Comment faire son épicerie pour la semaine en vélo ou en autobus ou a pied ? Forcer les gens à acheter leur repas dui soir au jour le jour est modifier notre rythme de vie nord-américain pour combler les rêves de certains ou accepter les plaintes des adeptes du "pas dans ma cour". On nest pas des européens ,mais des nord-américains. Prenons exemple sur les modèles urbains de notre continaent avant d'importer de d,autres continents.

    Comment aller porter ses enfants à la garderie en vélo ou en autobus avant d,aller travailler ? Pensez donc avec logique au lieu de partir sur des lyres utopiques. Enfin amenez des arguments logiques au lieu de tirer sur le messager. Comme je constate le sydron^me de Stockholm en a atteint plusieurs...
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  • Emmanuel - Inscrit
    28 septembre 2010 13 h 49
    À ceux qui rêvent toujours.
    Mauvaise nouvelle pour ceux qui *rêvent* d'avoir une grosse maison avec une grosse voiture en banlieu pour avoir une famille d'un enfant : le rêve américain est mort.

    Ceux qui l'ont vécu l'ont tué en le gaspillant.

    Ce qui s'est passé à Stockholm, c'est l'avenir. Le transport individuel pour tous c'est passéiste.
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  • isisgagnongrenier - Inscrite
    28 septembre 2010 21 h 48
    Meilleur transport en commun et taxe aux "moins de 3 par voiture"
    Intéressant, le commentaire de Paul Racicot:

    "Vraiment intéressant, mais... nos services de transport en commun, je songe ici au métro de Montréal, pourraient-ils absorber la décongestion du transport automobile?"

    À cela je réponds: si jamais encore plus de gens que maintenant se tassent dans les métros, eh bien on construira une ligne mauve, puis une rouge, etc, et on en augmentera la fréquence.

    Et qui va payer? Simple: les automobilistes entêtéEs qui polluent l'air qui pourrait être pur des cyclistes et des gens qui marchent en haut des métros!

    Autre idée comme ça: à quand la taxe aux autos qui tranportent moins de 3 personnes? Être seulE dans une voiture, voilà une mauvaise idée malsaine qui remplit les routes pour rien!

    ... une telle taxe aiderait les gens qui ne tiennent pas absolument à être seuls à rencontrer d'autres gens, comme avec allô-stop et amigo express. Ça aurait même le potentiel de régler certains coûts liés à la dépression, à l'asthme, aux agences de rencontres, au gaz, à la construction de trop de voitures, à l'environnement. Les coûts ainsi prévenus pourraient servir, encore une fois, à améliorer le transport en commun dans toute la province!
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  • isisgagnongrenier - Inscrite
    28 septembre 2010 22 h 28
    Par rapport aux épiceries et enfants sans voiture:
    Quel drôle de commentaire M. Trudel!

    Des centaines de milliers (peut-être même 1 ou 2 millions?) de personnes vivent ainsi, non seulement à Montréal, mais aussi à Québec et à Sherbrooke et ailleurs au Québec, où les transports en commun sont bien moins développés qu'à Montréal, ou pas développés du tout.

    C'est non seulement faisable, mais souvent plutôt agréable. Faire l'épicerie 2 fois par semaine se fait très bien à vélo, au pire à deux si on est une grande famille, et en plus, ça garde les légumes frais, ça fait faire de l'exercice, et ça fait passer du temps en famille! L'heure supplémentaire sera ainsi bien récompensée!

    Il y a des fois où je me demande si il ne faudrait pas avoir vécu en transport en commun/vélo/marche pendant 5 ans avant d'avoir le droit et la responsabilité d'acheter une voiture (et d'en comprendre les conséquences).

    ... Mes idées paraissent souvent un peu drastiques sur le coup, mais dans cent ans, on s'en reparlera!!
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    29 septembre 2010 01 h 31
    "que les tarifs seraient plus bas qu'à Londres,"
    Monsieur Francoeur À Londre on a enlever après un an des payages l'an dernier.
    On entend plus parler de travail à domicile malheureusement autre moyen qui réduirait les déplacements.
    40% de l'énergie se dépense en loisir les premiers qui devrait être visés à mon sens.
    Peut-être pour une grande ville comme Montréal mais ailleurs comme en région nos maires et la santé publique sont dans l'erreur avec la journée sans ma voiture et ce sont de tel comportement qui fait que le monde en ont plein le chapeau. C'est d'un ridicule quand il n'y a aucun service à proximité et de système de transport qui mérite le nom de transport en commun.
    L'avion bateau est extrêmement polluant. Le transport des produits comme les fruits et légumes au travers la planète qui à 45% iy 50% se retrouve dans les poubelles.
    Merci Madame Crépeau!
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  • ragazzino - Inscrit
    30 septembre 2010 16 h 15
    Mais quelle étroitesse d'esprit
    @ Mr. Trudel:

    Mais d'où sortez-vous donc?

    Ce sont des gens comme vous qui font reculer le Québec, monsieur.

    Et vous voulez des exemples nord-américains? Eh bien sachez que San Francisco a transofrmé une de ses autoroutes en boulevard urbain, tout comme la Ville de Québec veut le faire avec l'autoroute Laurentienne. Allez voir le train léger sur rail d'Ottawa, les tout nouveaux tramways de Toronto, le monorail de Seattle, le tramway de Salt Lake City, le tramway de Houston, en j'en passe.

    Non mais vous manquez sérieusement de vision.
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  • Christian Ayotte - Inscrit
    5 octobre 2010 15 h 01
    Environnement ok! encore payer... moins certain
    En ce qui me concerne j'ai un problème a encore payer. Le fait de me charger un montant X par jour va simplement me rendre plus pauvre car je continuerai à utiliser ma voiture pour venir travailler. Mon réel problème est que le transport en commun n'est pas adapté à notre réalité. Les trains sont pleins et fonctionne tout croche à des heures qui conviennent qu'à une certaine partie de la population, il va de même avec les autobus. Après 18h30 il y a des autobus au 30 minutes et voir aux heures, ce n'est tout simplement pas adapté à la réalité. Je suis d'accord avec le payage a condition qu'on nous offres des systèmes alternatifs ce qui est loins d'être le cas aujourd'hui. La preuve est que les tarrifs de transport en commun ne cesse de monter.

    Alors oui à l'environnment mais donner nous des moyens!! ensuite il sera plus facile d'imposer des frais à ceux qui désire tjrs prendre leur voiture au centre-ville.

    Bonne journée!
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  • André Boulanger - Inscrit
    12 octobre 2010 10 h 47
    Vivement le péage !
    Pour, pour et encore pour le retour du péage sur les routes.
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