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    Sondage Senergis-Le Devoir - Les Québécois préfèrent l'économie d'énergie à une production accrue

    Le sondage indique que le solaire et l’éolien obtiennent la meilleure cote parmi les filières énergétiques.<br />
    Photo: Archives Reuters Le sondage indique que le solaire et l’éolien obtiennent la meilleure cote parmi les filières énergétiques.
    Le véritable défi énergétique des dix à vingt prochaines années n'est pas d'accroître la production d'énergie, la priorité des gouvernements actuels, mais de réduire la demande par une véritable politique d'économies d'énergie.

    C'est ce que pensent près de 70 % des Québécois, selon un sondage Senergis-Le Devoir réalisé entre le 3 et le 8 septembre à partir d'un échantillon de 1000 répondants (marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20). Ceux qui pensent que le défi est plutôt d'augmenter la production sont trois fois moins nombreux (23 %).

    Le grand public, selon ce sondage, conteste les priorités gouvernementales en matière d'énergie. En effet, 68 % des répondants estiment que les gouvernements n'investissent pas assez dans le développement des énergies nouvelles renouvelables.

    Solaire et éolien

    Le sondage indique par ailleurs que le solaire et l'éolien obtiennent la meilleure cote parmi les filières énergétiques: 76 % des répondants accordent en effet une cote de 8,4 sur 10 à l'énergie solaire et 69 %, un pointage de 8 sur 10 à l'éolien. Pour les répondants, c'est sur ces filières que doit se construire l'avenir.

    L'hydroélectricité vient au troisième rang avec une cote de 7,8 sur 10, à égalité avec la géothermie. Le gaz naturel vient ensuite avec une cote de 6,2 sur 10. Au bas de l'échelle, on retrouve le pétrole (3,9), le nucléaire (3,2) et le charbon (2,7).

    Seulement 30 % des répondants ont donné une note de 8 et plus au gaz naturel en comparaison de 63 % pour l'hydroélectricité.

    L'hydroélectricité est le choix de la majorité des Québécois, si jamais les énergies renouvelables ne parvenaient pas à satisfaire nos besoins. Le gaz naturel vient ensuite, devant les autres combustibles fossiles.

    Il est intéressant de noter que l'image du solaire s'est améliorée, 76 % des répondants lui accordant un score de plus de 8 sur 10, comparativement à 69 % en 2005. L'éolien conserve la faveur de 69 % des répondants, comme en 2005. L'hydroélectricité reste au même niveau, mais le gaz voit le pourcentage de ses meilleurs adeptes passer de 27 à 30 %. Mais, somme toute, aucune filière n'a bougé substantiellement dans la faveur populaire en cinq ans.

    Les mal-aimés

    Par contre, autant le solaire, l'éolien et la géothermie obtiennent la confiance des gens, autant le nucléaire, le charbon et le pétrole s'enfoncent dans une image négative. Le gaz est le seul combustible qui n'a pas perdu de plumes, mais acquis un petit peu plus de popularité auprès des répondants (+7 points, comparativement à +42 pour le solaire, +39 pour l'éolien, +34 pour la géothermie et +16 pour l'hydroélectricité).

    Au total, deux citoyens sur trois se disent préoccupés par les questions d'énergie et le quart d'entre eux le sont davantage que l'an dernier. Seulement 10 % le sont moins qu'il y a un an. Les personnes inquiètes des impacts de la pollution et de la faiblesse des politiques d'économies d'énergie sont trois fois plus nombreuses que celles qui s'inquiètent d'abord du prix des énergies.












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