Lettre - Vivement un moratoire
Grâce aux revenus tirés du pétrole depuis 60 ans, l'Alberta n'a pas de dette publique et ses citoyens ne paient pas de taxe de vente. Grâce aux revenus tirés des permis d'exploration du gaz de schiste, la Colombie-Britannique a engrangé des milliards de dollars en quelques années.
Alors ce n'est pas vrai qu'on va laisser ici se développer cette filière énergétique à toute vitesse, sans débat public, pour en tirer simplement quelques milliers de jobs bien payés. Les jobs bien payés, ils les ont aussi en Alberta et en Colombie-Britannique, et ils ont aussi les revenus: ce n'est pas mutuellement exclusif, comme semble le croire la ministre Nathalie Normandeau. Il est fini le temps où on bradait nos ressources naturelles pour des pinottes.
Comme on a pu le lire dans Le Devoir du 7 septembre (page A 7), la Fédération des chambres de commerce (FCCQ) invite le gouvernement «à se tenir debout devant les groupes qui s'opposent au développement du Québec». Rappelons que la FCCQ avait appuyé le développement du terminal méthanier Rabaska presque dans les mêmes termes, comme on peut le lire dans la conclusion de son mémoire déposé en 2006: «En terminant, la FCCQ souhaiterait sensibiliser le BAPE sur l'impact des pressions exercées par les "non-développeurs" sur la sécurité énergétique du Québec. À la lumière de cette analyse, les opposants à la construction de ports méthaniers hypothèquent grandement la capacité de la province à exploiter pleinement son fort potentiel énergétique». Si les «non-développeurs» ne s'étaient pas manifestés en 2006, nous serions aujourd'hui aux prises avec un port méthanier inutilisable!
En passant, il faudra aussi qu'on nous explique pourquoi Hydro-Québec a vendu il y a peu les permis d'exploitation de gaz de schiste et de pétrole qu'elle détenait, qui a pris cette décision et qui en a bénéficié. Alors un moratoire sur le gaz de schiste, c'est essentiel et ça presse.
Alors ce n'est pas vrai qu'on va laisser ici se développer cette filière énergétique à toute vitesse, sans débat public, pour en tirer simplement quelques milliers de jobs bien payés. Les jobs bien payés, ils les ont aussi en Alberta et en Colombie-Britannique, et ils ont aussi les revenus: ce n'est pas mutuellement exclusif, comme semble le croire la ministre Nathalie Normandeau. Il est fini le temps où on bradait nos ressources naturelles pour des pinottes.
Comme on a pu le lire dans Le Devoir du 7 septembre (page A 7), la Fédération des chambres de commerce (FCCQ) invite le gouvernement «à se tenir debout devant les groupes qui s'opposent au développement du Québec». Rappelons que la FCCQ avait appuyé le développement du terminal méthanier Rabaska presque dans les mêmes termes, comme on peut le lire dans la conclusion de son mémoire déposé en 2006: «En terminant, la FCCQ souhaiterait sensibiliser le BAPE sur l'impact des pressions exercées par les "non-développeurs" sur la sécurité énergétique du Québec. À la lumière de cette analyse, les opposants à la construction de ports méthaniers hypothèquent grandement la capacité de la province à exploiter pleinement son fort potentiel énergétique». Si les «non-développeurs» ne s'étaient pas manifestés en 2006, nous serions aujourd'hui aux prises avec un port méthanier inutilisable!
En passant, il faudra aussi qu'on nous explique pourquoi Hydro-Québec a vendu il y a peu les permis d'exploitation de gaz de schiste et de pétrole qu'elle détenait, qui a pris cette décision et qui en a bénéficié. Alors un moratoire sur le gaz de schiste, c'est essentiel et ça presse.








