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Lettre - Vivement un moratoire

Pierre Ducharme - Laval, le 8 septembre 2010  10 septembre 2010  Actualités sur l'environnement
Grâce aux revenus tirés du pétrole depuis 60 ans, l'Alberta n'a pas de dette publique et ses citoyens ne paient pas de taxe de vente. Grâce aux revenus tirés des permis d'exploration du gaz de schiste, la Colombie-Britannique a engrangé des milliards de dollars en quelques années.

Alors ce n'est pas vrai qu'on va laisser ici se développer cette filière énergétique à toute vitesse, sans débat public, pour en tirer simplement quelques milliers de jobs bien payés. Les jobs bien payés, ils les ont aussi en Alberta et en Colombie-Britannique, et ils ont aussi les revenus: ce n'est pas mutuellement exclusif, comme semble le croire la ministre Nathalie Normandeau. Il est fini le temps où on bradait nos ressources naturelles pour des pinottes.

Comme on a pu le lire dans Le Devoir du 7 septembre (page A 7), la Fédération des chambres de commerce (FCCQ) invite le gouvernement «à se tenir debout devant les groupes qui s'opposent au développement du Québec». Rappelons que la FCCQ avait appuyé le développement du terminal méthanier Rabaska presque dans les mêmes termes, comme on peut le lire dans la conclusion de son mémoire déposé en 2006: «En terminant, la FCCQ souhaiterait sensibiliser le BAPE sur l'impact des pressions exercées par les "non-développeurs" sur la sécurité énergétique du Québec. À la lumière de cette analyse, les opposants à la construction de ports méthaniers hypothèquent grandement la capacité de la province à exploiter pleinement son fort potentiel énergétique». Si les «non-développeurs» ne s'étaient pas manifestés en 2006, nous serions aujourd'hui aux prises avec un port méthanier inutilisable!

En passant, il faudra aussi qu'on nous explique pourquoi Hydro-Québec a vendu il y a peu les permis d'exploitation de gaz de schiste et de pétrole qu'elle détenait, qui a pris cette décision et qui en a bénéficié. Alors un moratoire sur le gaz de schiste, c'est essentiel et ça presse.

 
 
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  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit
    10 septembre 2010 06 h 53
    Les non- développeurs nous ont sauvé des millards.
    Ceux qui se sont opposé à la centrale au gaz du Suroit ont fait déraillé les projets d'une douzaine de centrales au gaz que le gouvernement Charest avait dans ses carton. À l'époque une certain M Caillé nous disait qu'on était en pénurie (on allait bientôt rationné les douches)

    Une seul à passé: Bécancour. Depuis Hydro Québec paie 150 millions par année à TCE de Calgary pour renoncer à l'achat électricité qu'elle n'avait plus besoin 15 mois après avoir signé un contrat ferme à long terme qui risque de couter à H Q plus de 2 milliards de pénalité en tout.

    Imaginé si on en avait 11 centrales de plus sur les bras ! L3es non- développeurs nous ont sauvé des milliards !

    Le Scandale du gaz: http://www.vigile.net/Le-scandale-du-gaz-Le-plus-g

    JCPomerleau
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    10 septembre 2010 13 h 19
    Restaurer l''intérêt public
    D'ailleurs, toutes ces ressources gazières et pétrolières qui résident dans notre sous-sol depuis des millions d'années ne pourront que prendre de la valeur avec le plafonnement et le déclin de l'exploitation des énergies fossilises. Donc le temps joue en la faveur de l'intérêt public et non l'inverse. À part pour les voleurs qui sont pressés de faire forture sur et dans notre dos... et dont les permis d'exploration devraient être annulés, rétroactivement s'il le fallait par un gouvernement du PQ, sans la moindre compensation pour cause de braderie innommable de la part du PLQ et de lobbyisme anti-éthique!

    Il n'y a rien qui presserait, de toute façon, à les développer de force, ces ressources énergétiques, dans la mère patrie des énergies propres et renouvelables comme le Québec. Je suis pour celles-là en priorité. La qualité de notre environnement dans la Vallée du Saint-Laurent, dans le Golfe et sur l'Île d'Anticosti n'a aucun prix à comparer avec les 50 ans à peine - et est-ce que ça les vaut seulement? - de gaz de shale ou de pétrole de schiste qui sont réellement exploitables.
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