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Climat - Le gaz de schiste serait aussi polluant que le charbon

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Photo : Agence Reuters

Le développement accéléré des gaz de schiste pourrait compromettre le bilan des gaz à effet de serre (GES), dont le Québec se vante partout, car la filière du gaz naturel serait aussi polluante et aussi néfaste pour le climat que le charbon, le pire de tous les combustibles fossiles connus jusqu'ici

C'est ce qu'indique une «évaluation préliminaire» des émissions de GES de la filière des gaz de schiste, consacrée aux émissions cumulatives non seulement de la combustion du méthane extrait des schistes souterrains, mais aussi de toutes les étapes fort complexes et nombreuses, y compris les fuites et les émissions fugitives de gaz, de l'exploration jusqu'aux nombreux forages exigés par cette technique.

Cette évaluation préliminaire a été réalisée par une équipe scientifiques de l'Université Cornell, dans l'État voisin de New York, sous la direction du professeur Robert Howart, un spécialiste en écologie et en biologie environnementale.

Le professeur Howart a précisé hier, dans une entrevue donnée au Devoir, que son étude fera partie du matériel scientifique utilisé par l'Environmental Protection Agency (EPA) dans l'évaluation globale de la filière des gaz de schiste qu'elle a amorcée au cours des derniers mois au niveau fédéral étasunien.

Une étude plus complète, a expliqué le professeur Howart, sera déposée auprès de l'EPA d'ici deux mois. Mais, insiste ce scientifique, ces deux analyses des émissions de GES des gaz de schiste seront toujours basées sur les indices scientifiques présentement disponibles.

«Il faudrait idéalement réaliser une étude en profondeur, qui validerait toutes ces données en les intégrant, a-t-il dit, ce qui prendra du temps et quelques millions.» Aller de l'avant comme on le fait au Québec dans le cadre de l'audience du BAPE, en se basant strictement sur la documentation disponible sans validation supplémentaire par des études plus approfondies, lui apparaît être «pour le moins une position fragile», dit-il.

C'est pourquoi, devant l'ampleur des impacts potentiels d'un développement accéléré de cette filière partout en Amérique, il estime que l'État de New York a fait preuve de «clairvoyance et de prudence» en décrétant un moratoire sur le développement de cette filière, qui pourrait réserver des surprises désagréables.

L'étude entreprise par l'équipe du professeur Howart a calculé que la totalité des émissions associées à l'extraction du méthane des gaz de schiste atteindrait 33 grammes équivalent de CO2 par million de joules d'énergie, comparativement à 20,3 grammes pour des carburants comme le diesel ou l'essence.

Si on ne tient compte que des émissions de GES attribuables à la combustion de ces différents carburants, précise son rapport préliminaire, on obtient des émissions de seulement 13,7 grammes par million de joules pour le gaz naturel, comparativement à 18,6 grammes pour l'essence, 18,9 grammes pour le diesel et 24 grammes pour le charbon. Ces valeurs proviennent du ministère de l'Énergie des États-Unis.

Mais, ajoute le rapport du professeur Howart, le véritable portrait de chaque filière apparaît seulement quand on intègre dans un bilan de synthèse toutes les émissions associées à la recherche, aux différentes et multiples phases de l'exploitation et du transport de chaque combustible.

Or, précise le chercheur, même s'il n'y a pas d'étude exhaustive sur les fuites et les émissions fugitives associées aux multiples forages nécessaires pour extraire les gaz de schiste par la fracturation hydraulique, on estime que ces émissions sont beaucoup plus importantes que celles reliées à l'exploitation des puits et au raffinage du pétrole.

Ainsi, expliquait hier le professeur Howart en entrevue, le méthane extrait des gaz de schiste est 25 fois plus puissant comme gaz à effet de serre que le CO2 si on étale ses impacts sur 100 ans. Mais, dit-il, le dernier rapport du GIEC précise que, si on tient compte des impacts sur un horizon plus court de 20 ans, une période plus compatible avec la vie utile de la plupart des puits de gaz de schiste, on obtient un pouvoir de captage de la chaleur solaire 72 fois supérieur au CO2, plutôt que 25 fois.

Ensuite, si on retient un facteur de fuites de 1,5 % des quantités extraites du sol, soit ce que retient le gouvernement fédéral des États-Unis dans son propre bilan des GES, on obtient alors des émissions moyennes supérieures à celles de l'essence ou du diesel, ce qui va à l'encontre de l'image projetée par les industriels du gaz.

Jusqu'ici, explique l'universitaire, on a répété que le gaz naturel émettait moins de GES que les deux principaux combustibles tirés du pétrole, soit le diesel et l'essence. Mais, dit-il, c'est parce qu'on n'additionne pas les émissions associées à toutes les étapes de l'extraction de ces combustibles, en plus de leur future utilisation.

En somme, conclut l'étude de cette équipe scientifique, «en tenant compte de toutes les émissions provenant de l'utilisation du gaz naturel, il semble probable que son utilisation soit beaucoup moins attrayante que celle du pétrole et elle n'est pas significativement meilleure que l'utilisation du charbon en ce qui a trait au réchauffement du climat.»
 
 
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  • ClarkeCity
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 03h09
    Un gouvernement Vert
    Un gouvernement aussi vert que l'argent. Voilà ce qui mène le gouvernement de john james Charest. Voir l'autre couleur d'une autre énergie "verte du Québec" à www.SergeMarchand.com

    Serge Marchand

  • François Ricard
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 06h28
    Un moratoire svp
    C'est à la population et non au seul PLQ de Charest de prendre les bonnes décisions.
    En ce qui a trait à l'économie du projet, nous avons la Colombie-Britannique qui peut nous servir comme base de comparaison.
    En ce qui a trait à l'environnement, nous avons les états de New York et de Pennsylvanie qui pourraient être des sources précieuses de renseignement.
    Alors il faut bien prendre le temps de nous bien renseigner pour ensuite prendre les décisions qui vont affecter et nos vies et les vies de nos enfants et petits-enfants.
    Un moratoire s'impose.

  • B Landry
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 06h45
    La peinture verte...
    Les arguments écologistes servent très souvent de valeur ajoutée pour vendre des biens de consommations. Quitte à oublier de grands pans de la philosophie écologiste. On le voit encore ici.... Dans une optique écologiste il faut additionner toutes les étapes de production et de consommation pour évaluer le réel coût en calorie d'un produit et si on fait comme les arguments de Caillé et cie ben on se fait avoir, ils n'en sont pas à leur première ineptie...

    Vous vous souvenez à l'époque du Suroit. Sma Hamad qui était aux premières lignes pour vendre le projet, nous disait que nous étions les champions de production d'énergie propre en Amérique du Nord, ains que nous pouvions nous permettre de polluer un peu plus et que nous serions quand même les champions.... !?!?!?
    Voilà un des grands problèmes de la philosophie de nos dirigeants actuels avec leur manière classique archaïque de faire de l'économie. Ils ne voient que les avantages de profits à court terme avec des critères de croissance qui s'additionnent grâce aux coûts liés à la pollution.

    L'écologie s'est comme l'économie, il faut tenter de ne vivre que des intérêts tout en préservant au maximum le capital et éviter d'endetter l'avenir, mais notre économie se préoccupe de préserver la valeur arbitraire qu'est l'argent , mais dilapide sans vergogne notre capital écologique en lassant des résidus (dettes) aux générations futures En économie il est théoriquement possible de faire faillite et de "repartir sur un autre nom" en écologie pourrions faire faillite et changer de planète ???
    Il y a plusieurs années, j'avais un reportage où on jugeait qu'il serait préférable d'utiliser la "calorie" au lieu de l,argent comme valeur d'échange de nos biens de consommation, ce n'est peut pas si fou que ça

  • jpthoma1
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 07h20
    "Est" aussi polluant ou "serait" aussi polluant?
    Étonnant que des scientifiques de Cornell utilisent le conditionnel pour publier les résultats d'une étude, même préliminaires! Cornell est-elle devenu un pavillon régional de l'UQAM?

    Moi quant j'était à l'université, mes professeurs m'ont toujours dit que si tu es pas certain des résultats de ton expérience, tu recommences.

    On appelait ça le méthode scientifique.

    "La méthode scientifique est l'art de découvrir, de démontrer et d'appliquer. Elle veut accroître au maximum l'information (comprendre) afin d'améliorer le bien-être de l'Homme (appliquer) en dépensant un minimum d'énergie : ce qui implique un choix judicieux de notions extraites de l'expérience, des théories cohérentes, un raisonnement logique, une conception d'instruments précis et une organisation ordonnée du travail. La méthode doit donc répondre aux critères de la science. "

    Source: http://www.cegep-rimouski.qc.ca/dep/biologie/metho

    "The times they are a changin" comme disait Bob Dyan.

  • jpthoma1
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 07h49
    Éoliennes et cellules photovoltaïques
    Il serait intéressant de faire les mêmes calculs de gaz à effets de serre en tenant compre de toute la chaîne de production nécessaire à la fabrication des éoliennes et des cellules photovoltaïques (énergie solaire).

    Je pense aux mines de fer, de silice, de cuivre et de tous les autres métaux qui seront extraits, fondus, affinés, transportés et moulés pour la fabrication des éoliennes ou ces panneaux solaires.

    Pas certains que ces énergies vertes sont aussi vertes qu'on le dit.

  • Socrate
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 07h56
    eau-de-schiste
    L'eau-de-schiste qui s'allume toute seule la nuit pour mieux éclairer mon poisson rouge me semblait tout de même assez poétique.
    Retour au Professeur Tournesol dans les 7 Boules de Cristal s.v.p.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 09h00
    Un dossier mal parti
    Un autre pavé dans la mare des certitudes des développeurs éffrénés.

    La prudence est de mise.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 09h29
    Le québec est fini
    ''Le gaz de schistre serait aussi polluant que le charbon'' est bien votre gros titre, Monsieur Francoeur. Pourtant, dans le texte on dit bien : '' Il faudrait idéalement réaliser une étude en profondeur, qui validerait toutes ces données en les intégrant '' !!

    Il existe d'autres études qui disent que l'on peut développer ces gaz sans problèmes en encadrant le développement correctement. On n’en parle pas de celle-là dans votre texte !!

    Le Québec est fini.

    On ne peut plus rien développer ici. Que ce soit quoi que ce soit, c'est toujours non, non, non. On est même plus capable de construire une foutue route au Québec. Où un aréna à Québec. C'est non, non, non.

    En plus, on a les adeptes de la simplicité volontaire et de la décroissance qui sont de plus en plus à la mode au Québec.

    L'avortement est un intouchable et l'euthanasie s'en vient à grand pas.

    Pour les écoles, c'est le cegep en anglais à tous, et ça coule en bas par les passerelles qui sont maintenant officielles.

    En plus, on a un investissement massif, venant d'Ottawa, dans la propagande canadienne anglaise avec drapeau rouge.

    Alors, c'est ne te développe pas, tue tes enfants et tes vieux, subventionne les études en anglais, et écoute le beau message maman adoptive à Ottawa

    Le Québec est en fin de vie. En phase terminal.

    Bon sommeil à tous ...

    JL

  • isisgagnongrenier
    Inscrite
    jeudi 9 septembre 2010 09h31
    Responsabilité
    Et si on faisait passer des tests de QE (quotient environnemental) aux gens avant de leur accorder un pouvoir décisionnel qui concerne toute la population?

    Et si les gouvernements et les entreprises devenaient RESPONSABLES, face à toutes les populations, des conséquences reliées à leurs décisions? Des conséquences environnementales, mais aussi sociales, humaines, économiques, etc.

    Peut-être que l'on commencerait à prendre de meilleures décisions.

  • Francois Laforest
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 09h47
    Les pommes avec les pommes s.v.p.
    Lorsqu'il s'agit d'une étude préliminaire les conclusions ne peuvent qu'être une indication ou une base pour des études plus ciblées et à plus large échelle. Procéder ainsi relève des règles de l'art de la méthodologie scientifique. Les conclusions nous indiquent ici que nous avons une piste valable et qu'il faut documenter davantage pour en venir à une conclusion plus solide et plus précise.

    L'allusion à la qualité de l'enseignement d'un établissement universitaire à titre de référence comparative ne sont pas indiquées dans la logique qu'utilise sarcastiquement l'auteur anonyme d'un des commentaires. De plus, elle n'ajoute rien de significatif à son analyse.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 10h09
    Bon article Monsieur Francoeur
    ''Le gaz de schistre serait aussi polluant que le charbon'' est bien votre gros titre, Monsieur Francoeur. Pourtant, dans le texte on dit bien : '' Il faudrait idéalement réaliser une étude en profondeur, qui validerait toutes ces données en les intégrant '' !!

    Il existe d'autres études qui disent que l'on peut développer ces gaz sans problèmes en encadrant de développement correctement. On n’en parle pas de celle-là dans votre texte !!

    Le Québec est fini.

    On ne peut plus rien développer ici. Que ce soit quoi que ce soit, c'est toujours non, non, non. On est même plus capable de construire une foutue route au Québec. Où un aréna à Québec. C'est non, non, non.

    En plus, on a les adeptes de la simplicité volontaire et de la décroissance qui sont de plus en plus à la mode au Québec.

    L'avortement est un intouchable et l'euthanasie s'en vient à grand pas.

    Pour les écoles, c'est le cegep en anglais à tous, et ça coule en bas par les passerelles qui sont maintenant officielles.

    En plus, on a un investissement massif, venant d'Ottawa, dans la propagande canadienne anglaise avec drapeau rouge.

    Alors, c'est ne te développe pas, tue tes enfants et tes vieux, subventionne les études en anglais, et écoute le beau message maman adoptive à Ottawa

    Le Québec est en fin de vie. En phase terminal.

    Bon sommeil à tous ...

    JL

  • Daniel Clapin-Pépin
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 11h09
    Une véritable bombe super-incendiaire

    Voila une véritable bombe super-incendiaire qui explosera sous peu dans le champ de l'industrie gazière québécoise si les travaux scientifiques ultérieurs projetés du Professeur Howart obtiennent le financement requis (ce qui n'est pas acquis) et viennent confirmer (ce qui est fort probable) son évaluation ici prudemment et correctement qualifiée de "préliminaire".

    Mais dès ce jour, le PRINCIPE DE PRÉCAUTION commande au gouvernement du Québec de décréter un moratoire complet sur le développement de la filière énergétique - "probablement" plus polluante que le charbon et/ou le pétrole - des gaz de schiste.

    BRAVISSIMO donc à notre champion chroniqueur québécois de l'environnement, mais rien n'étant parfait, j'aurai noté, en ma qualité d'universitaire (UQAM), une erreur géographique qui situe l’Université Cornell "dans l'État voisin de New York" (dixit Francoeur) alors qu'elle est basée dans la petite ville d'Ithaca dans l’État de New York, au nord-est des États-Unis.

  • Braz
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 11h33
    Où sont vos références
    Monsieur Lafond, je vous mets au défi de citer les études auxquelles vous faites référence autres que celles des compagnies de pétrole et de gaz.
    J'attends impatiemment vos références.
    Pierre Brazeau
    pierebrazeau@hotmail.com

  • Braz
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 11h38
    Tout n'est pas faux mais
    Dans tout développement d’une filiale énergétique, il faut mettre de l’avant un principe de précaution. C’est ce qu’à fait l’État de New-York en proclamant un moratoire et ce, jusqu’à ce que les études d’impact soient complétées. Québec pourrait s’inspirer de la position de New-York par ce sont les mêmes formations géologiques mais qui portent des noms différents Utica pour le Québec, Makasi pour New-York et Marcellus pour la Pennsylvanie. Alors, les impacts sur l’environnement (eau, air, bruit, modification des paysages de style minier, etc) seront les mêmes. Un moratoire permettrait de mettre en marche la méthode que vous suggérez. Je ne pense pas que les études des compagnies vont dans le sens que vous suggérez. À ce stade ici, demander un moratoire n’est pas une question de caprice ni une obstruction à l’enrichissement collectif mais plutôt une précaution élémentaire si on se perçoit comme des amis de notre avenir, de ceux qui nous suivront, de notre territoire et de notre planète.

  • Braz
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 11h38
    Tout n'est pas faux mais (suite)
    Concernant l’éolienne et les cellules photovoltaïques. Effectivement, il serait intéressant qu’il y ait analyse. Il y a surement pollution lors de la production et de l’installation. Par contre, Il ne faut pas être un grand clair pour savoir que ces secteurs produisent beaucoup moins de CO2 à long terme par rapport à toutes les autres filières pétrolières et gazières. Monsieur, je pense qu’il serait intéressant que vous ayez une bonne conversation monsieur Claude Villeneuve biologiste Université de Chicoutimi.
    claude_villeneuve@uqac.ca

  • marie-eve mathieu
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 11h54
    réfléchir avant d'agir
    Bonjour,
    Je ne crois plus qu'il est nécessaire de faire la démonstration de la duplicité du gouvernement libéral en matière environnementale. Charest s'est permis de faire la leçon à Harper au printemps, en vantant le Québec comme une des provinces les plus propres.
    Ce sont les citoyens qui sont propres: ils récupèrent, achètent des véhicules moins polluants d'eux-mêmes - avant la loi sur les émissions qui vient d'être promulguée - , ils compostent, etc.
    Notre gouvernement, pendant ce temps, voudrait un Suroit, un Rabaska, un Bécancour et de l'uranium à Sept-Îles. Et je n'ai pas encore parlé des gaz de schiste... Il faudrait penser un peu à la question. Un moratoire svp!
    Et, monsieur Lafond, arrêtez de vous en faire: le Québec est peut-être mort au libéralisme économique, mais il vivra de développement durable. Il y a dans l'expression un mot que vous aimez bien: DÉVELOPPEMENT. Arrêtez de sous-estimer votre province, nous sommes des gens brillants. Nous sommes capables d'innover INTELLIGEMMENT. Bien à vous. Marie-Ève Mathieu

  • Jean-Marc Bernard
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 12h09
    Lettre à Madame Normandeau
    Bonjour Madame la Ministre,
    Vous avez sans doute lu cet article du Devoir. N’êtes-vous pas un peu inquiète ? Il ne faudrait pas que le Québec devienne l’émule polluant de l’Alberta avec ses sables bitumineux
    Ne vous laissez pas pervertir par la voracité des grandes multinationales dont l’unique objectif est de s’enrichir, peu importent les résultats (nous en avons des exemples tous les jours).
    Vous êtes encore jeune et votre parcours jusqu’à maintenant annonce, il va sans dire, un brillant avenir politique. Il ne faudrait pas le ternir.
    Bonne réflexion
    Jean-Marc Bernard
    Québec

  • bruno labelle
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 12h17
    m.lafond
    bravo m lafond : on dort tous au gaz probablement ce qui reveille les quebecois de leur sommeil c est le bruit, les autos , le cirque du soleil, le petrole, l uranium, le gazzzzzz ....... dommage ces grosses tetes refusent toute evolution qui pourrait nous mener a notre independance sociale et politique et faire en sorte qu on puisse batir un avenir pour nos des cendants mais les lobbys ici font en sorte qu on se cale de plus en plus dans les reves de gens qui se croient de plus en plus eternels sur cette terre B . bonne nuit

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 12h30
    On entend toujours le même côté de la médaille.

    @jpthoma1
    A quand un portrait de l'environnement sans filtre
    Plusieurs scientifiques ont voulu parler, questionner ils ont été baillonner rapidement. Pourquoi?
    Le chercheur le vrai et non le populiste celui qui se trouve dans son labo a t'il moins la côte que l'écolo?
    Voici une autre version récente:
    Pour un monde sans suie c'est l'avis du directeur du programme Atmosphère-Energie de l’université de Stanford (Californie), estime que les suies carbone (black carbon en anglais) seraient le deuxième contributeur au renforcement de l’effet de serre, derrière le gaz carbonique, mais devant le méthane. Ces suies de carbone proviennent de la combustion de combustibles fossiles ou de biomasse solide. SI on éliminait les suies permettrait de refroidir le climat dans certains endroits.
    Du ménage s'impose.

  • Eric Allard
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 12h38
    Vente de feu
    Je l'ai déjà écrit, et je me commets de nouveau - je crois fortement que M. Charest n'a pas l'intention de se représenter en politique provinciale, et il a fait une vente de feu de nos ressources, et pas seulement le gaz de shiste.

    Il a donc sûrement ruiné la carrière prometteuse de la ministre responsable du dossier, en lui demandant de signer des contrats qui ne rapportetont rien au Québec, qui nous ramènent à l'époque de Duplessis.

    Évidemment, si moratoire il y avait, le gouvernement du Québec (donc la population) devra payer des sommes incroyables aux compagnies qui ont déjà des contrats en poche. Donc, on s'est faits "baiser". On est devant un fait accompli.

    Pourtant, j'aimerais bien savoir une chose: est-ce que la population du Québec pourrait poursuivre celles et ceux qui ont apposé leurs noms sur ces contrats, pour que les sommes viennent de leurs poches, et non celles des contribuables. Si la réponse est oui, alors allons-y d'un moratoire, et tout de suite!!!

    Donc, la véritable question est: "Y-a-t'il un avocat dans la salle?"

  • retina
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 12h55
    Pour bien se renseigner sur les impacts


    Regardez Rural Impact (sur Google Video)


    http://video.google.com/videoplay?docid=-119859591

  • Carole Dionne
    Inscrite
    jeudi 9 septembre 2010 13h06
    VOUS RAPPELEZ-VOUS DE LA MIUF ?
    C'était la panacée au problème de climat l'hiver. cette cher industrie privée virait tout en l'envers au gouvernement pour que cela aille plus vite. VOUS EN SOUVENEZ-VOUS? Les compagnies privées, ne sont pas là pour faire de l'argent, tout le monde le sait, elles existent pour le bien-être des gens!!!!


    Donc ces industries ont forcé le gouvernement dans leur accréditation. Les gens ont même eue des subventions pour en faire poser. Puis après quelques années, OUPS, c'est dangereux, cancérigène. Les industries ont fermer boutique et se sont pousser avec l'argent. Là, le gouvernement a subventionné le monde pour la faire enlever. Le gouvernement s'est fait actionner.


    VOUS, LES LIBÉRAUX PURS ET DURS, vous en rappelez-vous?

  • Jean Beaumont
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 13h27
    Phrase longue et mal formulée
    Je suis de moins en moins porté à vous lire à cause de vos phrases longues et parfois mal écrites. Je cessé de lire votre article après avoir buté sur cette merveille : « C'est ce qu'indique une «évaluation préliminaire» des émissions de GES de la filière des gaz de schiste, consacrée aux émissions cumulatives non seulement de la combustion du méthane extrait des schistes souterrains, mais aussi de toutes les étapes fort complexes et nombreuses, y compris les fuites et les émissions fugitives de gaz, de l'exploration jusqu'aux nombreux forages exigés par cette technique. »

  • Jean Yves Arès
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 13h38
    Scientifique... militant?
    Nul doute que pour faire une évaluation valable des effets de réchauffement de chaque source d’énergie il faut faire un bilan complet de chacune des ces sources qui inclus l’ensemble des activités d’exploitation plutôt que sa simple combustion. Hors de proposer de prendre en compte le PRG (Pouvoir de Réchauffement Global) de ces gaz que sur une période de 20 ans au lieu des 100 ans habituel nous éloigne de ce que doit être une analyse qui se veut rigoureuse. Même que la science nous dits que le CO2 a une présence dans l’atmosphère bien au delà de 100 ans, la rigueur serait donc d’étendre cette période prise en compte plutôt que de la restreindre. Ici il faut se demander si ce choix d’écourter le temps de comparaison n’est pas simplement pour rendre plus utile les résultats aux activistes anti-gaz de schiste. On s’éloigne de la science mais on en conserve l’emballage…

    Le militantisme n’a pas sa place en science, cela la discrédite, comme le disait si bien François Cardinal à propos du GIEC, «sa crédibilité s’est graduellement émoussée au fur et à mesure que ses membres ont versé dans le militantisme». http://blogues.cyberpresse.ca/edito/2010/08/31/le-
    .

  • J. Hardy
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 14h10
    Voici donc une source fiable
    Bravo! Un vrai scientifique avec une vraie méthode d'analyse. À en lire les éléments qu'il a considérés dans sa recherche, d'emblée elle semble complète. Qu'à cela ne tienne, il propose quand même de faire une analyse plus précise et plus robuste. Il n'y a rien de non scientifique dans son affirmation que les gaz de schiste pourraient être plus polluants que le charbon. Cet homme se réserve un doute sur la marge d'erreur. Néanmoins, les résultats actuels démontrent un risque non négligeable. Il faut prendre nos précautions.

    Que dis-je, il faut prendre ce gouvernement à revers et lui attacher les pattes solidement. Nous mobiliser et vite. C'est, dans tout ce dossier, la seule place qu'il y a "d'agir dans les plus brefs délais". Au diable l'exploration. La forme de cette exploration relève plutôt de la préproduction. La seule différence entre un puits exploratoire et un puits d'exploitation, c'est que le premier n'est pas relié à un gazoduc.

    Je vous remercie Jacques Lafond d'avoir copié-collé votre texte deux fois plus tôt qu'une, au cas où nous ne l'aurions pas précédemment lu au travers des autres articles sur le gaz de schiste.

    Les seules études favorables au gaz de schiste proviennent précisément des lobbyistes de cette industrie. Le PLQ et les intérêts privés se dépêchent d'octroyer les droits de production, car ils auront probablement préséance sur toute loi future à cet effet. De là leur leitmotiv à foncer vers la ligne d'arrivée.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 14h17
    J'ai hâte de voir nos écolos investir
    J'ai hâte de voir nos écolos investir dans un projet générateur d,emploi tout en respectant l'environnement. Le gaz naturel extrait des plaques de schiste est un projet vert.

    Il est temps que nos écolos investissent dans ce projet québécois avant que des entreprises se fasse avaler par les plus gros. Ainsi, Junex lance un cri d'alarme. Est-ce que nous voulons exploiter par des québécois ou par des étrangers ? Voilà où nous en sommes rendus, pas aux palabres mais à l'action.

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/en

    J'ai hâte de voir nos écolos investir dans notre avenir...

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 21h28
    À Monsieur Pierre Brazeau
    Je n’ai pas été à l’école très longtemps, mais j’ai tout de même un bac en sciences et une maîtrise en administration. J’ai aussi une vaste expérience des affaires, de la vie et de la nature humaine.

    Des études, j’ai ai franchement pas grand-chose à foutre. La réalité, est qu’au conseil des ministres d’un pays, ou au comité exécutif d’une ville, après avoir fait pour environ $3 millions en études, à la date de tombée, à 11 hre le soir, un des ministre dit : Qu’est-ce qu’on fait tabarnac, je suis fatigué puis je suis écœuré. L’autre dit : Ok, on fait ça. Parfait osti. C’est réglé. Bonsoir.

    Le lendemain dans les journaux, la décision est annoncée …

    En plus, avec les mêmes donnés, je sais parfaitement bien que tu peux arriver des études avec 3 conclusions très différentes pour ne pas dire diamétralement opposées.

    Le Québec cout après sa queue, et ce depuis fort longtemps. Ça, c’est un petit jeu très dangereux. Très dangereux.

    Ne me demandez pas mes références pour celle-là, Monsieur Brazeau. SVP, ne me demandez pas mes références.

    JL

  • Braz
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 08h03
    Dernière réponse à monsieur Lafond
    Monsieur Jacques Lafond

    Vous dites que Des études, j’ai ai franchement pas grand-chose à foutre
    Par contre, vous faites l’étalage de votre formation universitaire. Pour quelqu’un quoi se foutre des études, on repassera. Vous dites que vous avez un bac en science et une maîtrise en administration, donc, je suppose que lorsque vous avez présenté votre mémoire de maîtrise en administration vous aviez une bibliographie et des références pour prouver ce que vous avanciez comme hypothèses ou comme certitudes, n’est-ce pas?
    Alors, quelqu’un comme vous devrait savoir que lorsqu’on a pas de références pour valider ce que l’on dit, ça ne fait pas très sérieux. À ce moment, n’importe qui peut dire n’importe quoi sans prouver ce qu’il avance. Je pense que le dossier des gaz de schiste mérite qu’on s’y attarde avec plus d’éthique et de rigueur. Vous dites qu’avec les mêmes données on peut arriver à trois conclusions très différentes pour ne pas dire opposées. Lorsque l’on affirme cela, on doit être en mesure de le démontrer. Je ne pense pas que votre réponse soit digne de votre éducation à moins que…
    Ceci met fin à notre échange car j’ai la conviction que je perds mon temps. Il y a un vieil adage qui dit : lorsqu’on ne sait que dire, on se déguise en moulin à vent.
    Bonne journée

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 09h46
    À Braz
    J'ai fait un diplôme en science administratives (diploma in managment). Dans ces années là, c'était un diplôme de deuxième cycle universitaire de 30 crédits. C'était en fait la première année du MBA.

    Monsieur Brazeau. Plus rien ne se fait ici au Québec. Plus rien ne se construit ici. La nation coule avec tous ces anti-çi, anti-ça, avec tous ces non, non, non.

    On est mené par l'opinion publique (non élue), et par les tribunaux (non élus). Et, ils appellent ça démocratique. Je préfère une société qui fonctionne tout croche en dehors des règles, en dehors des études, mais qui fonctionne, qu'une société que est à l'intérieur des règles et des études, mais qui ne fonctionne pas.

    C'est très fragile l'économie, la fierté, la réputation d'un pays. Surtout d'un petit pays comme le Québec.

    Pour mener un pays, ça prend des études, mais ça prend surtout du leasdeship, ça pend du piff.

    Les décisions macroéconomiques d'un pays ne peuvent pas être prises par des comptables qui ne voient que leurs chiffres.

    Vous dites que vous perdez votre temps avec moi. Moi je vous dit, que les groupes de pressions sont à tuer l'économie du Québec. Ils sont à faire du Québec un pays pauvre et sans envergure. Un trou de boue comme le Centre Sud qui a perdu une permanence du Cirque du Soleil !!!

    JL

  • SC_Mtl
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 11h00
    À RETINA... et tous..
    Merci pour le lien google: http://video.google.com/videoplay?docid=-119859591

    Beaucoup d'information à considérer.. Un autre documentaire qui serait intéressant à visionner... 'GASLAND' fait par Josh Fox. Il nous explique ce qu'il se passe pendant les 10-15 dernières années au États-Unis. On a beaucoup à apprendre de leur situation. Les gens qui vivent autour souffrent de beacoup de problèmes de santé, ils ont de l'eau contaminé, et sont incapables de DONNER leur terres ou maisons, laisse faire les vendres...

    Ce n'est même pas un pensez-y bien... On devrait s'abstenir concernant les gaz de schiste...

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    vendredi 10 septembre 2010 12h53
    La vraie raison pour laquelle le gouvernement refus un moratoire
    Le principe de précaution, le PLQ ne connaît pas. Par sa manie de mettre «la charrue avant les beux» le gouverment est piégé quand il réalise qu'il lui sera impossible financièrement de revenir en arriere car les permis d'exploration sont assortis à un droit exclusif d'exploitation:

    «En effet, les permis d'exploration québécois sont assortis d'un droit exclusif d'exploitation pendant 20 ans, renouvelable. «Tout le territoire intéressant est déjà visé par un permis, dit M. L'Homme. La seule façon qu'on a pour se reprendre, c'est avec les redevances. Et si on se fie à ce qu'on fait jusqu'ici dans les forêts et les mines, on n'ira pas chercher une fortune là-dedans.»
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-fed

  • B Landry
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 13h02
    Bizarre hein
    Il y a quelques années, le gouvernement libéral était prêt à mettre plusieurs millions dans la construction d'un terminal gazier, Rabaska, afin de recevoir d'ailleurs du gaz naturel.

    On apprend aujourd'hui qu'à la même époque où le gouvernement ne voulait pas aller en audiences publiques avec le BAPE pour évaluer les besoin énergétiques du Québec, pour juger de la nécessité de miser plus sur le gaz ou des ressources alternatives, le gouvernement était déjà en pourparlers avec l'industrie pétrolière pour évaluer le potentiel gazier du Québec.

    Donc, è l'époque il fallait risquer des catastrophes environnementales pour assurer notre le transport du gaz naturel, en dépensant des millions pour se faire et aujourd'hui ce même gouvernement va dans le sens inverse et prétend avoir un rendez-vous avec l'histoire pour développer vite vite vite, le gaz dans notre sous-sol.
    En fin de compte, si je comprends bien, ce qui compte c'est que l'industrie du gaz "nous" exploite, d'une façon ou d'une autre et surtout empêcher un réel débat sur nos besoins énergétiques et pour évaluer toutes les possibilités de réponses à nos besoins. Il faut se fier à l'industrie qui bénéficie de rapports privilégiés avec le MRN pendant que la population est tenu au secret jusqu'à ce qu'elle sache où elle a été trompée....

  • Charles F. Labrecque
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 20h24
    Le gaz plus polluant...
    Je constate, que le titre alarmiste de votre journal invite les négationnistes à se réjouir du fait que vous écrivez, que le gaz de schiste étant le plus polluant que le charbon.
    Je me permet de vous noter, qu'a la lecture de texte présenté par ces universitaires spécialistes en écologie ceux-ci n'affirme aucunement ce que vous semblez affirmer dans l'analyse que vous faites.
    Est-il possible que ne savez pas analyser un texte scientifique ou bien que vous en faite une lecture biaisée pour en faire sensation dans votre journal?

    Charles F. Labrecque

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