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Deux experts se prononcent - Le BAPE : un mandat atrophié

«On est en train de refaire une commission Bastarache sur les gaz de schiste»

Les équipements servant à la prospection de gaz de schiste à Saint-Thomas d’Aquin.<br />
Photo : Archives Le Devoir
Les équipements servant à la prospection de gaz de schiste à Saint-Thomas d’Aquin.
Québec a dévoilé hier le mandat qu'il a donné au BAPE dans l'épineux dossier des gaz de schiste. Le Devoir a demandé à deux experts comment une commission d'enquête environnementale digne de ce nom doit gérer une évaluation de cette nature et de cette envergure tout en respectant les principales balises et l'éthique de la consultation publique.

«C'est mal parti pour vrai», disait spontanément hier Me Jean Baril, un spécialiste du droit environnemental de la Chaire de recherche du Canada en droit de l'environnement. Me Baril a publié en 2006 Le BAPE devant le public (Presses de l'Université Laval), qui constitue une référence en la matière.

«C'est parti tout croche avec un mandat trop court, pas assez de moyens et des orientations gouvernementales qui ferment la porte à plusieurs hypothèses. On est en train de refaire une commission Bastarache sur les gaz de schiste, trop limitée, qui ne cerne pas plusieurs des principaux enjeux et qui fait fi de plusieurs règles assurant la rigueur et l'intégrité d'un véritable processus d'audiences publiques», estime de son côté Luc Ouimet, l'un des premiers commissaires du BAPE.

Ce dernier a aussi été président du Bureau de consultation de Montréal (BCM), le pendant montréalais du BAPE. Il est aujourd'hui consultant et il a souvent représenté le milieu québécois de la consultation publique dans des instances internationales.

Les deux experts tombent d'accord d'entrée de jeu sur un même constat: un mandat de cinq mois, temps des Fêtes compris, avec rapport pour le 4 février, c'est trop court, pour ne pas dire incompatible avec un examen en profondeur d'un sujet aussi vaste, que sous-tendent jusqu'à des choix de société: Faut-il exploiter ce gaz maintenant, ou le laisser en héritage à la prochaine génération? Faut-il satisfaire seulement les besoins du Québec, ou ouvrir la porte à des exportations de ce marché en pleine explosion en Amérique? Qui doit développer cette filière? Le public ou le privé? Et en vertu de quelles règles d'implantation et de gestion des projets, une fois cernés par les scientifiques les impacts cumulatifs des centaines de projets susceptibles de voir le jour d'ici une génération?

Quand le BAPE amorce un dossier d'audience sur un projet bien précis, explique Luc Ouimet, il a quatre mois pour faire rapport. Mais dans ce cas, le ministre de l'Environnement a déjà émis une directive d'impacts qui détermine les questions auxquelles le promoteur doit répondre dans son étude d'impacts. Quand le premier jet de l'étude d'impacts est déposé au ministre, il l'envoie à tous les ministères du gouvernement, qui font la liste de leurs questions. Le promoteur doit répondre à toutes ces nouvelles interrogations avant que son étude soit jugée valable et envoyée au BAPE pour le début des audiences. L'exercice prend de un à trois ans, selon les projets et les promoteurs.

Manque d'information


Dans le cas des gaz de schiste, explique Me Jean Baril, le BAPE n'a même pas une information équivalente à ce que Québec exige pour un projet défini, alors que l'examen d'une nouvelle filière est un sujet dix fois plus vaste, qui commande même de faire des choix de société.

Pour les deux experts, le BAPE a tout juste le temps, d'ici le 4 février, de faire un exercice de scoping, ce qu'on appelle une préaudience, comme on en fait au fédéral dans tous les dossiers, et qui s'impose d'autant dans une audience dite générique. De fait, dans le cas des gaz de schiste, on n'examine pas un projet, mais toute une filière énergétique. Cette préaudience est nécessaire, en l'absence de directive ministérielle, et la remplace de fait. Dans une audience générique sur le gaz, il appartient à la commission d'enquête de demander au public quels enjeux il veut aborder dans l'audience proprement dite, une étape ultérieure.

Après avoir identifié les principaux enjeux soulevés par le public, les commissaires doivent ensuite, explique Luc Ouimet, déterminer quelles sont les études qu'il faut réaliser pour que l'audience dépasse les «je pense que» et que les mémoires reposent sur des bases plus rigoureuses. Il faut, donne-t-il en exemple, demander aux industriels de coucher sur papier leurs perspectives de développement, avec ou sans exportations, avec les impacts appréhendés et cumulatifs de chaque scénario. Mais, ajoute-t-il, il faut aussi que les mêmes questions soient posées à des experts indépendants et que les groupes intéressés puissent, comme devant la Régie de l'énergie ou le CRTC, obtenir des fonds pour développer sur toutes ces questions une contre-expertise en fonction de leurs points de vue.

Or, ce qui est «inacceptable» dans le mandat actuel du BAPE, selon Jean Baril, c'est que toutes ces étapes vont être sautées et qu'aucun étude scientifique en profondeur des enjeux de cette audience ne pourra être produite dans des délais aussi courts tout en faisant l'objet d'une contre-expertise minimale.

C'est normalement quand les enjeux ont été cernés, étudiés et contre-expertisés, expliquent les deux spécialistes, qu'une commission peut décemment aller en audience et permettre au public de questionner avec rigueur les acteurs et les experts. Quand cette phase dite «d'information» est terminée, conclut Luc Ouimet, alors seulement on peut demander au public de mettre par écrit dans des mémoires des opinions et avis fondés sur des bases factuelles, au lieu de récolter une brochette d'opinions plus ou moins fondées, qu'on peut facilement opposer les unes aux autres.

Selon cet ancien commissaire du BAPE, c'est un «exercice d'au moins un an et qui peut aller jusqu'à trois ans dans le cas de gros projets». Par exemple, la commission d'enquête du BAPE sur la production porcine, présidée par l'ancien sous-ministre de l'Environnement, Jean Pronovost, avait duré 15 mois. «Et le cochon, on en produit depuis cent ans au Québec. On connaît ça. Les gaz de schiste, de l'aveu même du ministre Pierre Arcand, on connaît pas ça...»

Un mandat à réviser maintenant

Pour Me Jean Baril, il n'est pas facile de faire modifier un mandat donné, aussi limité ou embêtant soit-il. Mais dans certains cas, cela impose à la direction du BAPE de mettre le poing sur la table.

«Il incombe à un président du BAPE conscient des risques d'une audience à rabais, estime Luc Ouimet — et sur ce point aussi, Me Baril est d'accord — d'exiger du ministre de l'Environnement que son mandat offre toutes les garanties qui permettent aux commissaires de faire un travail conforme aux exigences d'une véritable consultation publique, y compris d'avoir le temps et l'argent pour réaliser un examen en profondeur.»

Luc Ouimet estime d'ailleurs que le BAPE et les commissaires doivent exiger minimalement des ministres du gouvernement, et en particulier du ministre de l'Environnement qui est responsable de l'intégrité du processus de consultation, qu'ils cessent d'intervenir dans le débat sous enquête par des prises de position qui donnent l'impression que toutes les décisions sont prises d'avance. La commission du BAPE doit avoir les mêmes exigences, à leur avis, que la Bastarache à l'endroit du premier ministre.

Or l'industrie du gaz s'apprête à lancer sur la place publique sa propre campagne d'«information», tout comme le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Ce dernier a même mis sur pied des comités d'études parallèles aux travaux de la commission, avec d'éventuels rapports qui pourront être opposés à celui du BAPE pour diluer au besoin ses conclusions sous prétexte de nouveaux avis «d'experts».

«Une commission et un BAPE fort exigera clairement que cessent ces exercices parallèles, parce que c'est son processus qui est censé être le lieu où se valide l'information offerte au public. C'est une question de crédibilité pour le BAPE», explique Luc Ouimet.

«En bout de ligne, conclut Jean Baril, un exercice de consultation bien fait permet d'éclairer un gouvernement ouvert et transparent. Mais si l'exercice se limite à faire sortir la pression populaire, c'est autre chose.»

De dire Luc Ouimet: «Pour le BAPE, ça passe ou ça casse cette fois. Car avec ce mandat qui n'est pas à la hauteur des exigences d'une audience générique, et après les crises de crédibilité qu'a connues le BAPE dans d'autres dossiers — et comme par hasard dans un autre dossier relié au gaz, celui de Rabaska —, on pourrait bien en arriver à un point de non-retour pour la crédibilité de cet organisme. Il n'est pas parfait, certes, mais il mérite de poursuivre son travail, à condition que les politiques lui en donnent les moyens.»

***

Rectificatif
Une erreur s’est glissée dans notre édition des samedi 4 et dimanche 5 septembre. Le président de la commission d’enquête du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) au sujet de l’exploitation des gaz de schiste est bien Pierre Fortin, mais il ne s’agit pas du professeur en sciences économiques de l’UQAM qui porte ce nom, mais bien du vice-président actuel du BAPE depuis 2007. Nos excuses.


 
 
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  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 05h20
    Gaz de schiste: A-t-on manqué le bateau.
    Il y a un article à ce sujet dans La Presse de ce matin:

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-fed

  • Richard Gendron
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 09h23
    Boycott
    C'est le seul mot qui me vient à l'esprit ! Les groupes de citoyens, les environnementalistes doivent boycotter cette commission du BAPE "à rabais" que propose le gouvernement. Tant que ce dernier n'élargira pas le mandat de la commission, les intervenants crédibles devront comprendre qu'il est plus utile de faire le débat sur la place publique que devant un simulacre de commission pseudo-scientifique qui n'aura même pas le temps d'effectuer un début d'analyse sérieuse. L'expression "commission Bastarache du gaz de schiste" est vraiment juste et pertinente pour décrire ce nouveau piège à cons.

  • Andre Vallee
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 09h49
    Confiance
    Il ne faut pas compter sur John James Charest pour les intérêts du Québec, des Québécois et des leurs descendants. Du vrai, du vrai... et ça presse.

  • mauclau
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 11h34
    a vendre
    a oui il nous donne a rabais
    lire la presse de samedi le 4 sept sur ce gaz a rabais
    de charest
    2.7 milliards en colombie britanique en dividentes
    ici quelques millions de dividentes

  • B Landry
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 13h00
    Un beau gros sapin parce qu'on nous aime...
    En 1995 Jean Charest était à Ottawa et est venue nous dire qu'il nous aimait. Il semble récidiver ces temps-ci, il nous aime tellement qu'il veut le faire sans trop qu'on s'en rende compte car il veut notre bien et nous faire des surprises... il est gentil hein

    Mais certains se plaignent que ce sapin/cadeau qu'on n'a pas vu venir fait mal, il "s'insère" mal dans notre vie . On a aussi peur de maladies apportées par ce beau gros sapin.

    Alors été donné que "l'amour ça se protège", il va envelopper ce beau sapin dans un beau gros condom fabriqué par le BAPE et l'AGPQ de Caillé va s'assurer de bien le lubrifier.... après ça "devrait" mieux passer et on aura le sourire car quelqu'un d'autres aura eu notre bien.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 13h12
    Au BAPE les tenants du moratoire vont s'y ruer
    Au BAPE les tenants du moratoire vont s'y ruer et raccourcir cet exercice d'autoimutilation est bénéfique. D'ailleurs Mme marois qui est pour le moratoire vient de se faire contredire par nulk autre que son prédécesseur à la barre du PQ.

    http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/g

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 13h36
    Vivre la démocracie
    Ce que je lis de cet article, c’est que Messieurs Baril et Ouimet avouent qu’ils ne connaissent strictement rien au sujet des gaz de schiste et qu’ils voudraient avoir beaucoup plus de temps et d’argent $$ pour pouvoir s’instruire eux même sur la question.

    Le Québec sera le Québec. Et, c’est très malheureux. Tout le monde doit être spécialiste de tout, pour que l’on puisse tous ensemble, comme à la maternelle, prendre une décision ‘’démocratiquement’’.

    Idéalement, on devrait prendre le temps et l’argent nécessaire pour donner 15 crédits universitaire sur la question à tous les citoyens du Québec pour que l’on puisse tous ensemble prendre cette fameuse décision éclairée sur la question. Mais encore là, il y aurait d’interminables discussions sur qui a préparé le cours. Peut-être que Tony Arcuso a eu une influence sur le plan et le contenu du cours. De toute évidence, il n’y aurait même pas consensus sur le cours lui-même … !!??!!

    Only in Quebec que les anglophones disent. Only in Quebec.

    On ne peut pas faire marcher une société comme ça, mes amis. On ne peut pas faire marcher une société comme ça.

    Le québécois francophone a toujours eu peur. Il a même souvent peur d'avoir peur. Ça fait 350 ans que ça dure. Rien n'a changé. Rien.

    lafond.overtime@gmail.com

  • ClarkeCity
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 14h02
    Le BAPE - (De la poudre aux yeux)
    Réalité: Pour la soirée du 10 décembre 2008, le transcrit officiel du BAPE a été modifié à au moins deux fois pour éliminer ce que le gouvernement n'aimait pas entendre.

    Le gouvernement utilise le BAPE à ses fins. Et le ministre Arcand dit que c'est une organisation intègre ! Le BAPE est aussi intègre que le MDDEP, Sécurité Civile, MAMROT, et Protecteur du Citoyen. Ils sont tous au service du gouvernement pour cacher la vérité ! On dit que c'est la politique...

    (Voir le témoignage d’une vérité gênante : « Une communauté d’accueil ABANDONNÉE ».)
    http://pages.globetrotter.net/sm-experience/downlo

    www.SergeMarchand.com

    Serge Marchand ( Serge.Marchand@GlobeTrotter.net )

  • Sven77
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 16h30
    M. Lafond a raison
    Oui, M. Lafond, vous avez totalement raison. On ne peut faire avancer une société comme ça. Au lieu d'avoir une société où les citoyens osent poser des questions afin d'avoir de l'information sur des enjeux qui vont influencer le visage de la société à long terme, il ne faudrait rien faire. Il faudrait rester dans son coin sans rien faire, sans bouger, sans se poser aucune question sur ce qui va l'affecter. Et pendant que personne ne bouge, reste assis sur son steak, le bateau passe: l'industrie, que les gens voudraient aimer parce que créatrice d'emplois et créatrice de richesses, se comporte en sauvage et essaie de tout faire en cachette... avant que la population se réveille et commence à poser des maudites questions. Des maudites questions. Ça, c'est chien.

    C'est chien parce que la population demande elle aussi sa part du gâteau. Il va falloir partager, se dit l'industrie (et son complice le gouvernement). Maudit socialisme à #$?

  • Galarneau2
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 17h45
    Tromperie privée-gouvernementale
    Avec cette mascarade gouvernementale et privée je ne peux m'empêcher de faire le lien avec cette déclaration très importante d'un ancien président américain.

    ''La liberté dans une démocratie n'est pas assurée si le peuple tolère que lq puissance privée grandisse au point qu'elle devienne plus forte que l'état démocratique lui-même. Ce qui fondamentalement est le fascisme''

    Franklin Delanoe Roosevelt, 1938

  • Daniel Breton
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 18h51
    Ce qu'il ne faut pas lire!
    Incroyable.
    On apprend:

    -qu'on se fait voler ÉCONOMIQUEMENT au niveau des droits grâce au textes de Charles Côté,
    -qu'on va se faire prendre pour des valises au BAPE grâce à l'article de Louis-Gilles Francoeur car il n'a ni les moyens ni le temps de considérer de façon SCIENTIFIQUE les enjeux de sécurité et d'environnement après ce qu'on a vu au téléjournal
    -que le gouvernement maintient des liens incestueux avec ces entreprises
    -que les gens peuvent se faire exproprier manu militari
    -que Mme Normandeau ment effrontément au Québec en évoquant l'héritage de Jean Lesage du "Maîtres chez nous" car son gouvernement est en train DE DÉMANTELER CET HÉRITAGE LIBÉRAL en donnant pour une bouchée de pain le contrôle de NOS RESSOURCES
    -Que Caillé va s'en mettre plein les poches et il ne nous restera que les jobs de porteurs de gaz
    -qu'on ne peut se fier sur les promoteurs (voir BP dans le golfe du Mexique, Talisman en Pensylvanie, Exxon en Alaska, Shell au Niger, etc...)
    -que la pollution générée par les gaz de schiste ne rend probablement pas ce type d'énergie plus propre que le mazout
    -que vu que la planète se réchauffe, il faut diminuer notre consommation d'hydrocarbures

    Et certains intervenants sur ce forum persistent et signent à vouloir croire que le gouvernement agit de façon responsable et au bénéfice de l'ensemble des Québécois???

    Je rêve ou quoi?

    Plus colonisé que ça, tu meurs...

  • Socrate
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 23h22
    les initiés
    Vendre la propriété du Qwebec pour en assurer la prospérité, c'est tout comme manger ses bas de laine en public finalement; mais nous verrons toutes ces histoires de délits d'initiés d'un peu plus près avant bientôt, mes chers-z-amis. Claude Ryan.

  • bruno labelle
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 09h45
    le Systeme
    Moi petit quebecois qui veut bien apprendre a faire la difference entre ce qui est bien ou pas pour moi commment dois je faire ou proceder ...... quand je lis les commentaires dans votre journal j y decouvre facilement que c est toujours les memes noms qui y reviennet et qui contestent toujours le systeme qu on s est donne je lis deja que c est pas bon les gazs deschiste et pourtant aucune etude n est faites je pense et comme la majorite silencieuse que nos gouvernements ne sont plus en mesure de gouverner avec les methodes actuelles....et la faute revient a tous ces gens qui ont besoin d etre contre tout ce qui pourrait faire avancer notre societe dommage mais je crois que ce n est pas cela la democratie et que ca ne fera que nous nuire a l avantage du reste du canada et meme du monde entier c etait que mon humble opinion et non une decision........ a bon entendeur SALUT b.

  • pagerry3
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 10h07
    Une autre loggia de la corruption politique collusionniste libérale.
    Je ne connais personne de lucide et qui cible normalement la pertinence et l'essentiel, personne, dis-je, qui va consentir à perdre son temps à spéculer et à jacasser des limites humaines et organisationnelles du BAPE ou, pire encore, de sa perfectibilité. Le BAPE, comme bien d’autres organismes gouvernementaux, n’est qu’une grosse excroissance d’un gouvernement qui vit de beurres et de leurres et qui se sert de caches et de placards du genre pour camoufler leurs déviances les plus crasses. À tous ses étages, le BAPE est fourré de libéraux missionnaires et commissionnaires. Les «mandatés», comme on les appelle. Le dossier de l’exploitation du gaz de schiste ne différera en rien de celui du très connu de la PORCHERIE RABASKAISE À CIEL OUVERT, empestant et empoisonnant l’existence des citoyens de ses zones contigües. Tous les témoignages d’experts, aux chapitres de la dangerosité des émanations et des autres effets pervers, seront élagués du rapport final de ce BAPE fourré de libéraux charestiers, c'est-à-dire avocassiers et carnassiers voraces dont les conclusions, commanditées par les entreprises branchées aux mamelles libérales, lesquelles conclusions, après avoir été passées aux accommodants tamis des lois élastiques et des règlements flexibles, sont déjà rédigées. Sous la férule de Jean Charest, je ne vois pas comment le Ministre Arcand pourra faire autrement que n’a si bassement agi son ex-collègue Couillard qui a tout tordu à la faveur des fins des entreprises-amies-intimes, scotchées au pouvoir libéral, dans le dossier RABASKA.

  • Jacques Belanger
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 19h42
    Deux experts se prononcent-Le BAPE : un mandat atrophié
    Dans cet article paru le samedi 5 septembre 2010, une erreur c'est clissée sur le nom de la présidence de la Commission du BAPE sur le développement durable de la production porcine au Québec. Il aurait plutôt fallu lire Mme Louise Boucher qui était alors membre du BAPE et présidente de la Commission. Elle était accompagnée des commissaires André Beauchamp, Mario Dumais et Alfred Marquis. Quant à M. Jean Pronovost, il a plutôt présidé la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois qui n'était pas une commission du BAPE.

    Par ailleurs, il est utile de souligner que la Commission Boucher a eu un mandat d'une durée de 12 mois plutôt que les 15 mois mentionnés dans l'article.

    Merci de publier ce rectificatif, car pour une fois qu'une femme préside une commission d'enquête et d'audience publique, qui a été au demeurant encensée, notamment par M. Louis-Gilles Francoeur, il y a lieu de le reconnaître.

    Jacques Bélanger

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 6 septembre 2010 05h28
    Quand on ne connait rien on se tait Monsieur Breton
    Québec n'a pas de loi sur les hydrocarbure mais se sert de la vieille loi sur les mines pour charger des droits d'exploration. Or, dans une mine, il y a une partie infime de métaux à extraire alors qu'un puits de pétrole ou de gaz on extrait tout. Le gouvernement est prêt à changer la loi et même à s'aligner aux autres provinces pour séparer les mines des fluides.

    Le BAPE permettra de consulter les gens sur ces droits et redevances et sur les techniques les plus environnementalement acceptables pour exploiter cette richesse québécoise.

    L'expertise existe déjà aux USA depuis plusieurs années. Junex. une compagnie totalement québécoise, s'est associé à deux compagnies américaines qui ont une expertise importante pour justement connaitre les techniques. Y a rien de scientifique là dedans. Arrêtez de faire peur avec le mot scientifique que vous mettez à toutes les sauces.

    On ne peut exiger un moratoire sur de l'exploration après coup surtour que l’activité d’exploration pour le pétrole et le gaz a pourtant commencé au Québec aussi tôt qu’au dix-neuvième siècle. Elle s'est intensifiée après 1999. André Boisclair a expliqué adéquatement le bordel qu'apporterait un tel moratoire. Car il y a des millions d'investis déjà et un moratoire ouvrirait le droit de poursuivre pour dommage et intérêts...

    Je me demande quel expertise économique vous avez pour dire de telles inepties. Une compagnie dans le domaine des hydrocarbures prend son capital principalement auprès d'institutions comme la Caisse de Dépôt, les fi-onds mutuels, les banques, le fond Desjardins et même le fond de la FTQ investissent dans ce projet gazier tout comme des citoyens qui prennent des REER. J'ai hâte de savoir combien vous investirez dans ces entreprises cotées à la bourse pour que le contrôle demeure québécois..

    Quand on ne connait rien on se tait Monsieur Breton, votre discours est rétrograde et sclérosant comme celui qui a peur de prendre

  • Daniel Breton
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 09h27
    Vous avez raison
    C'est vrai que la science, c'est rétrograde.... et que vous énoncez de telles vérités... et que je ne sais rien... et que vous avez la science infuse...
    et que parler d'environnement c'est tellement sclérosé... et qu'on se fait dire la vérité par ce gouvernement!

    Comment dit-on? Là où ça fait mal?

    ;-)

  • B Landry
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 09h58
    Pour ou contre le moratoire?
    M.Trudel, Vous dites que Le BAPE s'arrêtera aux question de redevances... Vous me l'apprenez..... L'article en tête de nos échanges ici l'explique très bien, en 4 mois cet organisme n'aura pas le temps de faire un travail potable... seulement rassurer un peu les gens en vulgarisant les propos de l'industrie


    La ministre Normandeau était prête à déposer son projet de loi cet automne et là elle va attendre pour le déposer après le dépôt du rapport du BAPE, changera autre chose que quelques virgules à ce qu'elle a déjà écrit avec l'industrie?

    Je viens d'entendre à l'instant André Boisclair s'offusquer de l'attitude des québécois qui demande un moratoire, selon lui chaque fois que ça bouge au Québec il faut mettre les freins..... Quelle bêtise

    OUi les Québécois veulent de l'éolien ile veulent des énergies alternatives, ils VEULENT UN DÉBAT SOCIAL POUR CHOISIR DES ORIENTATIONS. Présentement nos autorités profitent de notre ouverture pour nous vendre n'importe quoi peinturer en vert. L'éolien est développer d'une façon anarchique, comme ces gaz de schiste qui favorisent des intérets privés plutôt que collectifs, c'est à ça que les gens s'offusquent, les débats sociaux doivent se faire avant que les décisions se prennent....là s,est l'inverse qui se fait et collectivement nous sommes perdant excepté pour certaines personnes qui nous promettent , encore une fois une virtuelle redistribution de la richesse

    Alors oui un moratoire et ça presse et si il y a des pénalités à payer ben on les fera payer par Ti-Jean Charest c'est sa décision sans consultation après tout. Il voulait être seul au volant ben qu'il en assume responsabilité... logique non

  • Jacques Lafond
    Abonné
    lundi 6 septembre 2010 12h33
    À Monsieur Fernand Trudel
    Merci, Monsieur Trudel. Et, ne lâchez pas. Bravo à Monsieur Boisclair aussi. Il faut arrêter tous ces gérants d'estrades, ces gens qui veulent sauver la planète quand ils ne sont même pas capables, dans bien des cas, d'administrer leurs propres vies financières.

    C'est assez les non, non, non. Il faut dépasser l’âge intellectuel de 2 ans; il faut sortir de la phase du non au Québec. Ça urge.

    On a déjà perdu une permanence du Cirque du Soleil ici à Montréal pour protéger la pauvreté et un trou de boue dans le Centre-Sud. On a perdu aussi le développement d'un centre de skie d'envergure international à Orford avec un agrandissement du Parc National, pour sauver quelques maringouins ...

    etc., etc.

    Assez c'est assez.

    JL

  • Côté Marcel
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 17h33
    La législation équitable
    Bonjour,@M.Trudel et @M.Lafond oui il faut faire des affaires mais il y a un mais les permis exploitations sont déjà émis et le choix de nos ressouces naturelle les moins polluantes n'est même pas établie l'environnement appartient à toute la population et les exemples du passé ou les exploitants ont quittés en laissant les sols et les sous-sols contaminés maheureusement sont contre vous et nous.

    Les permis exploitations sont émis avant que le projet soit encadré.
    Question, POURQUOI ? Le POURQUOI?

    Oui il faut faire des affaires mais d'une manière responsable par ordre des priorités les moins polluantes et ensuite si il le faut faire la nationalisation car le ministre est responsable d'une législation équitables pour la population car de toute manière l'argent pour décontaminé les exploitations précédentes bien la population a du payé.

    Oui il faut faire des affaires mais il y a un mais lors du dernier budget ses les travailleurs de la classe moyenne et ceux avec une rémunération moindre qui ont le plus payés.

    Nous avons plusieurs ressources naturelles au Québec et delà de faire une évaluation sérieuse par ordre des priorités les moins polluantes et surtout que le tout soit en corcordance avec Hydro-Québec et le trésor québécois.

    Oui il peut y avoir des affaires au Québec mais il y a un mais avec des dossiers claires,limpides,et surtout équitable pour l'ensemble de la population et du trésor québécois .

    M.Trudel et M.Lafond vous avez parler de M.Boisclair et de notre élite politique maheureusement certain entre eux ont des opinions différentes mais il y a toujours un mais le gouvernement quand il est élu bien il est élu pour servir la population et de bien servir cette population par une législation équitable car un gouvernement quand il est élu bien il se doit être neutre et surtout de trouver une législation pour enrichir le trésor québécois .


    Marcel Côté ( Région de Charlevoix)

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    lundi 6 septembre 2010 17h47
    Encore une fois, le principe de précaution n'a même pas été considéré
    Que l'on soit d’accord ou non, encore une fois, le pour et le contre n'ont pas été considérés par notre gouvernement. Les deux mains sur le volant et pas de rétroviseur.

    Et, pour ceux qui disent que les «exploiteurs» vont nous informer sachez que quand on veut protéger la bergerie on ne demande pas conseil au loup (jusqu'à preuve du contraire) ces messieux qui refusent de dire quels produits chimiques il vont utiliser parce que c'est un secret industriel. En puis, on donne des permis pour quelques millions alors que la Colombie Britannique récolte des milliards?

    Je me demande bien quelle leçon Jean Charest voulait donner à son ami Harper à Copenhague? Est-ce que pour lui le «paraître» est plus important que «l’être»? Les apparences semblent le confirmer et les expériences américaines ne sont pas pour nous rassurer.

    Ne pas oublier la population qui pourrait être expropriée en zone urbaine! Comme pour la commission Bastarache, le PLQ refuse de donner le bon mandat au BAPE. Ce gaz est là depuis des millions d'années, il ne se sauvera pas comme le Cirque du Soleil.

    Or ici trois tendances se dessinent:
    1. Le PLQ qui «met la charrue avant les beux» sans savoir si les méthodes d'extraction représentent un danger pour l'environnement et ceux qui l'appuient aveuglément.
    2. Il y a ceux qui disent NON sans attendre les études et qui semblent déjà menacer Madame Marois si elle ne les écoute pas.
    3. Et il y a ceux, dont je fais partie, qui préféreraient attendre des études approfondies pour se former une opinion éclairée; pendant ce temps, le PLQ refuse d'inclure ces études au mandat du BAPE.

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