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Climat: le flot d'informations s'est réduit entre Québec et Ottawa

Le désengagement financier du gouvernement fédéral dans le Programme québécois de surveillance du climat a eu pour effet de réduire de près de 40 % la quantité d’informations que partagent Québec et Ottawa.<br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Belanger
Le désengagement financier du gouvernement fédéral dans le Programme québécois de surveillance du climat a eu pour effet de réduire de près de 40 % la quantité d’informations que partagent Québec et Ottawa.
Ottawa — Moins d'argent, alors moins de résultats. Le désengagement financier du gouvernement fédéral dans le Programme québécois de surveillance du climat (PSC) depuis 13 ans a eu pour effet de réduire de près de 40 % la quantité d'informations que partagent Québec et Ottawa en matière de climatologie.

Ainsi, selon les informations colligées par Le Devoir, la contribution annuelle du fédéral au réseau québécois est passée de 485 000 $ avant 1997-1998 à 239 000 $ depuis cette date (le gouvernement Chrétien était alors en pleine lutte contre le déficit). Puisque ce montant est fixe, la valeur de la contribution d'Ottawa diminue en réalité chaque année. S'il était indexé, le financement devrait être de 300 000 $ en 2010.

Le financement de la Convention entre le gouvernement du Canada et du Québec concernant les réseaux climatologiques est octroyé à des fins précises: assurer 50 % des coûts liés à l'entretien et à l'exploitation de stations d'observation du climat avec observateurs. Or, puisqu'Ottawa a considérablement réduit son soutien à ce réseau, Québec a conséquemment réduit le volume d'information qu'il transmet en échange à Environnement Canada (EC).

Auparavant, les données climatologiques recueillies dans 220 stations québécoises avec observateurs étaient transmises au centre d'Archives nationales d'information et de données climatologiques. Sous le nouveau financement, Ottawa n'a plus accès qu'à 130 stations québécoises, soit une diminution d'environ 40 % du volume d'information. Le PSC du Québec compte 289 stations avec observateurs et 62 stations automatisées (dont les données sont partagées entre plusieurs partenaires publics).

Manque de considération

Pour Matthew Bramley, de l'Institut Pembina, cette situation est révélatrice d'un manque de considération du gouvernement pour cette question. «C'est une confirmation de plus du sous-investissement et des compressions dans les sciences du climat sous le gouvernement Harper, estime-t-il. Un gouvernement qui aurait bien saisi la menace des changements climatiques ne permettrait pas une continuation de cet état de choses.»

Un rapport interne d'Environnement Canada sur l'état du réseau climatologique fédéral dévoilé la semaine dernière par Le Devoir indiquait que le réseau a besoin d'un sérieux coup de barre. «L'infrastructure nécessaire pour recueillir et traiter les données climatiques a subi une dégradation constante depuis 10 ou 15 ans», affirme ce rapport, et «cette tendance s'accélère».

On note dans ce document que la «capacité d'EC de protéger les Canadiens par la collecte, l'interprétation et la diffusion d'information sur l'état de notre système national du climat a été compromise par une longue période de coupes budgétaires à Service météorologique du Canada».
 
 
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  • Maurice Monette - Abonné
    3 septembre 2010 11 h 27
    Qu'est-ce qui est venu avant, l'oeuf ou la poule...?
    Depuis que ces "jeux d'argent" ont été mis en place en prétextant que le réchauffement climatique nécessitait plus de recherches scientifiques sérieuses, c'en est devenue une comédie burlesque qui n'a aucun rapport avec le réchauffement climatique.

    Si on finissaient par plus sérieusement se référer aux notions d'évolution de notre Biosphère au long des millénaires, voire, des millions d'années qui ont précédées cette Étape de transcendance récurrente à une nouvelle phase évolutive d'environ 2000 ans qui se répète inlassablement depuis tout ce temps, on cesseraient d'investir (gaspiller) pour finalement ne rien pouvoir changer dans le scénario apocalyptique que nous transcendons. Mais, dominer la population par la peur, ce doit être politiquement avantageux comme stratégie car, ces gens se font élire en promettant de lutter pour protéger la population.

    En fait, si on finissaient par se rendre compte que nous ne pouvons que nous adapter aux changements, sans rien pouvoir inciter de moins drastique, parce qu'il faut que notre Planète subisse cette métamorphose, on économiseraient temps
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  • Mario Paquette - Inscrit
    4 septembre 2010 14 h 43
    Aucun intéret a comprendre et a analyser le climat
    Il est évident que le gouvernement Canadien (Conservateur) n a aucun intérêt a financer ce Programme de surveillance du climat (PSC) étant donné qu il est lui même un des grands émetteurs de CO 2 mondial par habitant. A cause principalement de l exploitation des sables bitumineux en Alberta qui contribue a eu seul a plus de 35 % des gaz a effets de serre du Canada en plus de polluer la rivière Atabaska et le milieu environnant.

    Essayer de comprendre et d analyser des informations pour diminuer notre impact et limiter les dégâts sur le climat exprime que nous sommes en accord avec le phénomène des changements climatiques.

    Le gouvernement Canadien ne veut pas y croire meme si il s est engager ici meme a Montréal lors de la signature du protocole de Kyoto a réduire ses émissions de CO 2. La péréquation est plus importante (somme d argent recu et remis au province) que de respecter notre signature au protocole de Kyoto.

    Aidons la politique canadienne à respecter ses engagements en matièrede changements climatiques peut importe vos allégeances politique.

    Appuyer La Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques (projet de loi C-311).

    http://www.npd.ca/C311/appuyer
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