Lettres - Des scénarios pour le gaz de schiste
Voici un projet qui aurait pu être rassembleur, mais géré comme il l'est depuis le début par l'alliance du gouvernement et du privé, il aura plutôt comme effet de créer un schisme entre eux et une bonne partie de la population du Québec. Effectivement, le potentiel d'extraction de gaz de schiste est intéressant, mais pourquoi tant de précipitation à sortir tout de suite cette ressource du sous-sol sans avoir pris le temps de regarder tout ce que cette activité implique? Et si on décide finalement de procéder, il faudra aussi avoir déterminé la manière d'exploiter et de gérer cette ressource collective.
Jusqu'à maintenant, on ne nous a présenté qu'un seul scénario, celui du tout au privé. J'ai entendu certains observateurs proposer la nationalisation, ce qui devrait effectivement être pris en considération, comme on l'a fait pour l'hydroélectricité. Et, contrairement à ce qu'en dit le privé, il n'est certainement pas trop tard et s'il faut les indemniser pour les millions déjà investis jusqu'à maintenant, pas de problème étant donné les revenus attendus que ce même privé fait miroiter.
Un autre scénario à envisager et qui «curieusement» n'est aucunement proposé par le privé et le gouvernement pourrait être ces fameux PPP qu'on a essayé de nous faire avaler dans un sens, mais qu'on tait dans l'autre sens. Quand il s'agit de confier au privé la gestion de nos institutions et services collectifs, on trouve de beaux arguments pour nous en convaincre. Pourquoi ces mêmes arguments ne s'appliqueraient-ils pas pour exploiter ces fameux gaz de schiste?
En quoi le secteur privé a-t-il un droit sur ces ressources plus fort que notre droit collectif?
À vouloir être trop complaisant avec le privé et forcer l'acceptation du modèle que propose celui-ci, notre gouvernement actuel risque de s'aliéner une bonne partie de la population et, pour reprendre ses propres mots, nous faire manquer un rendez-vous collectif important.
***
Darquis Gagné - Gatineau, le 1er septembre 2010
Jusqu'à maintenant, on ne nous a présenté qu'un seul scénario, celui du tout au privé. J'ai entendu certains observateurs proposer la nationalisation, ce qui devrait effectivement être pris en considération, comme on l'a fait pour l'hydroélectricité. Et, contrairement à ce qu'en dit le privé, il n'est certainement pas trop tard et s'il faut les indemniser pour les millions déjà investis jusqu'à maintenant, pas de problème étant donné les revenus attendus que ce même privé fait miroiter.
Un autre scénario à envisager et qui «curieusement» n'est aucunement proposé par le privé et le gouvernement pourrait être ces fameux PPP qu'on a essayé de nous faire avaler dans un sens, mais qu'on tait dans l'autre sens. Quand il s'agit de confier au privé la gestion de nos institutions et services collectifs, on trouve de beaux arguments pour nous en convaincre. Pourquoi ces mêmes arguments ne s'appliqueraient-ils pas pour exploiter ces fameux gaz de schiste?
En quoi le secteur privé a-t-il un droit sur ces ressources plus fort que notre droit collectif?
À vouloir être trop complaisant avec le privé et forcer l'acceptation du modèle que propose celui-ci, notre gouvernement actuel risque de s'aliéner une bonne partie de la population et, pour reprendre ses propres mots, nous faire manquer un rendez-vous collectif important.
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Darquis Gagné - Gatineau, le 1er septembre 2010
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