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Gaz de schiste - Nature Québec demande une audience élargie

Nature Québec a demandé hier au gouvernement Charest de «corriger immédiatement le tir» et de déclencher une audience élargie ou «générique» sur la prospection et l'exploitation des gaz de schiste et du pétrole dans la province, au lieu de limiter le débat aux modalités environnementales de leur exploitation dans quelques milieux.

Le principal groupe environnemental québécois réagissait ainsi aux déclarations de la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, qui depuis quelques jours s'évertue à définir sur la place publique le mandat du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Sans renoncer à l'idée d'un moratoire en attendant qu'une évaluation indépendante clarifie les enjeux de ce dossier, Nature Québec estime que cette «audience générique», comme on les appelle en jargon technique, doit porter «sur l'ensemble de la filière gazière et pétrolière, que ce soit dans le Saint-Laurent ou sur ses basses terres» où se retrouvent les gaz de schiste.

Procédure discréditée

Selon le président de Nature Québec, Me Michel Bélanger, «en limitant le BAPE à des audiences isolées dans trois régions, sans possibilité d'enquêter sur la pertinence économique, sociale et environnementale de cette nouvelle filière, le gouvernement discrédite l'ensemble de sa procédure d'évaluation environnementale et les principes de sa Loi sur le développement durable».

Le directeur général du groupe environnemental, Christian Simard, estimait de son côté que les propos de la ministre Normandeau «constituent un détournement de procédures où l'on réduit le BAPE à un rôle de consultant tout en permettant parallèlement à l'industrie de se développer à la vitesse grand V, et ce, dans un grand vide social et réglementaire».

Nature Québec estime d'ailleurs que Québec a commencé à «saccager» sa procédure d'évaluation environnementale en autorisant les seuls riverains, autochtones et industriels de débattre avec lui des enjeux de la prospection et de l'exploitation pétrolière dans le golfe. Les autres citoyens du Québec ainsi que les groupes sociaux et environnementaux sont renvoyés à une consultation sur Internet.

Façon de faire

Québec a déjà réalisé avec le BAPE quelques grandes consultations qui s'apparentent à ce qu'on appelle des audiences génériques. Cela a été le cas, par exemple, de la commission Pronovost sur l'agriculture ou de la commission Beauchamp sur l'eau. La commission Coulombe sur la forêt, qui ne relevait pas du BAPE, ressemblait à plusieurs égards à une audience générique, mais dans tous ces cas, un délai de quatre mois comme dans celui des gaz de schiste aurait interdit un travail en profondeur.

Une audience générique commence généralement par une préaudience qui permet aux commissaires de faire la liste des enjeux que le public veut aborder et des études nécessaires pour éclairer le public de façon rigoureuse avant que ne démarrent les audiences proprement dites. Ces audiences permettent dans un premier temps au public de questionner à fond les promoteurs et les auteurs des études afin de pouvoir, dans un deuxième temps, élaborer des mémoires fouillés basés sur les constats de la première partie de l'audience.
 
 
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  • ClarkeCity - Inscrit
    1 septembre 2010 02 h 05
    L'indépendance du BAPE doit être remise en question.
    Raison : Le gouvernement Charest n’a pas hésité à changer le transcrit officiel d’une séance du BAPE du 10 décembre 2008 (soirée) pour oublier l'illogisme de notre gouvernement sur la séparation des lignes de transport électrique et les barrages hydroélectriques pour ces audiences publiques.

    (Voir page 10 du témoignage d’une vérité gênante - Une communauté d’accueil abandonnée.)
    http://pages.globetrotter.net/sm-experience/downlo

    Selon moi, c’est juste un exercice de relation publique de monsieur Charest. Je ne crois plus en l'indépendance du BAPE.

    www.SergeMarchand.com
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  • Bernard R - Inscrit
    1 septembre 2010 07 h 06
    de la fumée de madame Normandeau
    Oui elle dit beaucoup de chose mais c'est partie déjà avec l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste, pour les libéraux l'argent est primordiale et il faut alimenter les petits amis de la caisse... bref! le BAPE cela me fait rire car de toute façon le buldozer est partit et bien rodé car les puits se construisent a une vitesse grand V. Quand on parle d'emploi spécialisés, regardez comment les entreprises déplacent les même foreurs d'un puits à l'autre et le matériel, alors je n'y crois pas aux emplois, ni a la richesse que cela va apporter, je crois plutôt qu'on veut approvisionner la nouvelle centrale au gaz naturel qui est fermée à Bécancour pour Hydro-Québec a bas coûts.De plus les rapports du NAPE la plupart dorment sur des tablettes et ceux approuvés allés dans le sens du gouvernement, une vraie farce politique.
    Les gens vont quand même voter Libéral aux prochaines élections car ils sont bons pour le peuple et les ethnies, croyez vous vraiment ça?
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    1 septembre 2010 07 h 30
    Initiative impérative.
    À la lumière du reportage aux infos de R.C(bulletin de 22 heures hier) sur les conséquences néfastes du développement de projets relié à ce type de gaz pour la qualité de l'eau avec cet exemple montré en Pennsylvanie où l'eau puisé dans un robinet versée dans un verre a flambé en y jetant une allumette, on pourrait dire que la demande de Nature Québec arrive à point.

    Un gouvernement qui a décidé de placer l'économie au volant de l'automobile plutôt que sur la banquette arrière, c'est à dire le citoyen au service de l'économie alors que cela devrait être le contraire, cela sème le doute lorsqu'il tente de nous convaincre que les risques environnementaux sont négligeables.
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  • lephilosophe - Inscrit
    1 septembre 2010 08 h 12
    Des États généraux sur oute la filière énergétique
    Les gaz de schistes, l'exploitation pétrolière off-shore dans le Golfe du Saint-Laurent, la prospection d'uranium, les barrages de la Romaine, les mini-centrales sur les plus petites rivières, le développement sauvage des éoliennes... tous ces éléments doivent être débattu ensemble avec une véritable vision d'avenir. Lorsque Jean Lesage lança le «Maître chez nous», personne n'ignore que deux axes majeurs du développement économique furent mis en branle, les redevances des compagnies minières qui sortaient le fer à «une cenne la tonne» et l'édification du réseau de barrages hydro-électriques. Si nous voulons demeurer maîtres chez nous, un tant soit peu, il est impératif qu'il y ait une perspective d'ensemble du développement de la filière énergétique. Il faut se battre contre les profiteurs à la petite semaine qui ne pensent qu'aux profits immédiats et qui sont la plupart du temps des compagnies étrangères comme aux beaux jours de l'électricité d'avant la nationalisation. Cela ne fait que contribuer au déficit commercial du Québec déjà très mis à mal par le développement de la filière automobile qui fait sortir chaque année 40 milliards de dollars de la province. Il est temps qu'on évalue l'ensemble de nos ressources et que nous décidions collectivement ce qu'on veut en faire.

    Bernard Gadoua
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  • Andre Vallee - Abonné
    1 septembre 2010 08 h 29
    NOS richesses
    Ce gouvernement Charest et ses moutons sont en train de brader nos richesses aux profits d'abord d'intérêts privés et étrangers. Que tous protestent énergiquement et demandent un moratoire, en plus de consultations élargies.
    Ça urge
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    1 septembre 2010 08 h 51
    À quoi bon voter, faisons un coup d'État !
    Je suis pour la démocratie. En démocratie, c'est la population qui a le dernier mot. Actuellement, les gens au pouvoir décident sans égard à la volonté populaire. Alors, notre devoir démocratique n'est plus de voter, mais de renverser ce gouvernement.

    Serge Grenier
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  • louise elie - Inscrit
    1 septembre 2010 10 h 02
    Irrespect de l'Environnement
    L'expression et les commentaires stéréotypés du genre '' nous ferons les choses dans le plus grand respect de l'Environnement'' me mettent en colère... éventrer la Terre sans discontinuer, la Piller comme le font les sociétés modernes industrielles est la preuve du plus grand manque de respect envers la Terre qui souffre de mille manières dans sa chair et dans son Esprit...

    Ces richesses et cette abondance ne nous appartiennent pas... seul un changement de perception et de relation avec la Terre saura inspirer les sociétés, les communuatés, pour trouver de nouvelles avenues et cesser le Pillage Global... inspirer de nouvelles manières de co-habiter et habiter sur cette planète de beauté...

    L'Économie n'est pas une fin en soi comme le font croire les grands entreprises et les administrations publiques depuis des centaines d'années,... ce doit être un outil de réponse aux besoins fondamentaux...
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  • Wina Forget - Inscrite
    1 septembre 2010 10 h 18
    Manifester votre refus!
    Le gouvernement tente de rassurer la population par rapport aux gaz de schiste, mais ce qu'ils ne comprennent pas, c'est qu'on ne veut pas être rassuré. On n'en veut tout simplement PAS! Jean Charest n'écoute point sa population lorsqu'elle lui parle! Où est la démocratie!?

    Nous devons descendre ans la rue! Manifester notre refus face à cette exploitation douteuse. Nous afficher et de haute voix proclamer un NON solidaire!

    Vite! Reprenons notre démocratie avant qu'elle ne nous coule entre les mains!
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  • Fernand Trudel - Abonné
    1 septembre 2010 10 h 35
    Nature Québec n'a pas de compétence en environnement
    Le président, Me Michel Bélanger, est un avocat pas un scientifique et son directeur général, Christioan Simard, est un ancien député du bloc qui était auparavant administrateur de l'Office Municipal d'Habitation de Québec.

    Où est leur expertise pour vouloir régenter l'environnement ?

    Donc Nature Québec n'a pas de compétence en environnement mais en revendications...

    Le BAPE est un organisme qui est né de la demande des verts. Les verts doivent s'y soumettre que les conclusions soit favorables ou défavorables à leur ambition verte.

    Il demeure que l'on veut asservir l'avenir du Québec et qu'on fait plus de dommage à l'espoir de souveraineté que l'on pense. Comment serons-nous plus souverain si chaque geste économique favorable est anéanti par les efforts des verdoyants qui visent la décroissance et non l'excellence.
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    1 septembre 2010 15 h 59
    Nature Québec est plus que sa direction
    Monsieur Trudel, Nature Québec possède plusieurs groupes de travail sur divers problèmes environnementaux. C'est groupes sont composés d'experts dans leur domaine.

    Peut-être que la direction n'a pas consulté ses spécialistes? Possible, car tout le monde semble pris de panique face à la question de l'exploitation des shales gazéifères. Une panique qui est d'autant moins justifiée que le nombre de forages prévus à moyen terme est très faible (<100). En effet, avec le prix du gaz actuel, l'exploitation de cette énergie ne peut être rentable sauf dans des cas exceptionnels.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    1 septembre 2010 16 h 36
    Vive la décroissance
    Et ce n'est pas une option de gauche ou de droite, progressiste ou conservatrice ou libérale-péquiste.

    Un moratoire est impérieux.
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  • J. Hardy - Inscrit
    2 septembre 2010 00 h 09
    Faire profiter le marché à notre intérêt commun
    Le développement rapide et sauvage des gaz de schiste chez nos voisins du sud a eu pour résultat de modifier leur apport en énergie. Hydro-Québec a dû reviser à 4¢ du kilowatt heure au lieu de 9.5¢/kwh leur prix de vente. Tout est ainsi inter relié.

    Le marché est innondé à l'heure actuelle. Seul l'état de New York compte plus de 5 000 puits. Lors que l'on regarde les états producteurs en image satellite, on peut appercevoir une mozaïque de foreuses à perte de vue. Cinq mille puits, en bout du compte, représente quelque 200 emplois. Nous sommes loin des milliers promis.

    Sachant que le cycle de consommation de ce produit représente un apport en carbone plus important que le charbon, que son prix est présentement très bas et que la production de celui-ci influence la valeur de notre hydro-électricité, le forage en sol Québécois serait totalement illogique.

    Il vaut mieux léguer ce cadeau aux générations futures, qui en auront peut-être besoin. Ils pourront l'utiliser comme tremplin économique pour financer les énergies vertes.
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    2 septembre 2010 19 h 19
    Comme c'est parti là...
    Il va falloir s'entraider quand quelqu'un sera dans le trouble, par exemple à cause d'un forage non désiré à proximité qui met péril le puits artésien.

    Il faudra tous aller le visiter et faire corps avec lui jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place pour les gros camions et Cie, juste de la place pour la visite.
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