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Gaz de schiste - Deux campagnes d'information avant les travaux du BAPE

Après Québec, l'industrie annonce une offensive

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Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir

Bécancour — L'industrie des gaz de schiste lancera dans les prochains jours une offensive de communications en sus de celle annoncée par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

Cette offensive survient juste avant que ne démarre l'évaluation de la filière des gaz de schiste par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

L'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) a annoncé hier à Bécancour le lancement d'ici 15 jours de sa campagne d'information sur la technologie d'exploitation des gaz de schiste et sur ses impacts dans le milieu municipal et agricole de la Rive-Sud.

«Toutes les questions sont légitimes», a dit le président de l'APGQ, André Caillé, qui estime «devoir» donner cette information au public des régions où l'industrie «s'invite».

Le p.-d.g. de cette industrie a expliqué que son organisation lançait ce programme juste avant les audiences du BAPE parce qu'il avait été élaboré l'été dernier, soit avant que Québec n'envoie le dossier en audience.

Le BAPE examine ses dossiers en vertu des pouvoirs que lui confère la Loi des commissions d'enquête. On se rappellera que la commission Bastarache vient notamment de rappeler au premier ministre Jean Charest que les intervenants ont un devoir de déférence pour qu'une commission puisse fournir au public une information validée.

Mais André Caillé récuse toute accusation de «complot» pour conditionner le public de concert avec la ministre Normandeau et même avec le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, tous deux ouvertement favorables au développement de cette filière.

On apprenait dimanche que la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, s'engageait, elle aussi, à déposer un important document d'information d'ici 15 jours sur les gaz de schiste pour mieux informer le public.

Le président de l'APGQ, qui a déjà déclaré que la création du BAPE avait été une «erreur» à l'époque où il était sous-ministre de l'Environnement, a pourtant promis hier d'accorder sa plus entière collaboration — «100 %» — aux commissaires «même si ce n'est pas le scénario privilégié par l'industrie».

Invité à commenter davantage la tenue de cette audience, il a ajouté que «cela n'a plus d'importance pour nous: c'est ça que le gouvernement a décidé, c'est ça qu'on fait». Il fera de même si l'on demande à son association de préparer une étude d'impacts environnementaux pour éclairer le public, comme c'est généralement la règle pour les promoteurs. «Le BAPE nous dira ce qu'il veut, et on répondra», dit-il.

Les industriels du gaz tiendront une série d'assemblées publiques entre le 14 et le 28 septembre à Bécancour, Saint-Édouard-de-Lotbinière et Saint-Hyacinthe. Pour André Caillé, il s'agit tout simplement d'éclairer les citoyens sur des questions concrètes comme la date de début des travaux, les niveaux de bruit, les sources d'approvisionnement en eau, l'élimination des eaux usées, etc. Et aussi «d'écouter».

Le maire de Bécancour, Maurice Richard, qui accueillait cette conférence de presse à son hôtel de ville, s'est dit heureux que les industriels veuillent bien «démontrer que l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste représentent une avenue intéressante pour le développement économique du Québec».

Mais il devait ajouter qu'il comptait bien discuter avec la ministre Normandeau, lors d'une rencontre prévue hier avec les représentants de l'UPA et des deux unions municipales, de la pertinence non seulement de «compenser» les municipalités pour les inconvénients, mais aussi de «redevances à long terme».

André Caillé a précisé qu'il y aurait d'ici 2015 non pas 300 puits, mais quelque 50 «puits» de forage, chacun donnant lieu à au moins un étage de six forages horizontaux. Au fur et à mesure que ces puits se tariront, ils seront remplacés par d'autres. Et, a soutenu André Caillé, on ne peut pas entrevoir maintenant le jour où la production sera exportée, mais il n'engage pas son industrie, cependant, à se limiter à satisfaire les besoins en gaz du Québec.

Sons de cloche différents

Au cabinet du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, on précisait hier que ce dernier n'avait pas encore signé le mandat formel qu'il entend accorder au BAPE, ce que le ministre et sa collègue Normandeau présentent pourtant depuis dimanche comme un fait accompli.

Les ministres ont lancé des interprétations divergentes de ce mandat. Hier, à TVA, le ministre Arcand déclarait qu'il voulait voir devant le BAPE «un débat de société là-dessus». Normalement, un «débat de société» sous-entend que l'on va débattre des enjeux comme la pertinence d'aller de l'avant ou non avec un projet, qui va le réaliser, qui va en profiter, etc.

Par contre, pour la ministre Normandeau, le mandat du BAPE doit se limiter au «comment» encadrer le développement de cette filière par des lois et règlements, dont Québec reporte l'adoption après les audiences du BAPE. Pour elle, le choix de développer les gaz de schiste «a été fait en 2006» dans le cadre de la politique énergétique du Québec. Et pas question, soutient-elle, de revenir en arrière. Pour elle, l'hypothèse que le BAPE puisse considérer d'autres scénarios de développement par le privé est impensable: «Ça ne fait pas partie du mandat du BAPE», a-t-elle dit sur les ondes de Radio-Canada.

La ministre n'a pas trouvé le temps de rappeler Le Devoir hier.

Pour le député péquiste de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussan, «la ministre Normandeau semble vouloir éviter quelques questions fondamentales dans ce dossier», des questions qui, selon lui, devraient être abordées de front devant le BAPE, sans exclusion comme devant la commission Bastarache. Et même si ce n'est pas la position de son parti, il ajoute: «L'hypothèse de la nationalisation m'intéresse beaucoup.»

Selon André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, le BAPE ne doit pas s'en tenir à une consultation «locale», car on est ici en présence d'enjeux d'importance pour tout le Québec. Quant à l'industrie, dit-il, elle désinforme la population quand elle prétend vouloir approvisionner en priorité le marché québécois. Les entreprises, à son avis, vont plutôt vendre au plus offrant. Et, ajoute-t-il, les quelques entreprises qui se disent aujourd'hui «québécoises», comme Junex, pourront sans problème passer un jour à des mains étrangères.
 
 
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  • ClarkeCity
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 06h02
    Champion toute catégorie.
    Le gouvernement Charest aurait officieusement réussi que le Québec soit le champion toute catégorie confondue de l’Amérique du Nord et du Sud où les personnes vivant avec les impacts des barrages hydroélectriques doivent déménager leur maison à leur propres frais. Ceci, malgré qu’un scientifique du groupe Ouranos a reconnu que l’érosion des berges dans le secteur Val Marguerite soit en parti causé par le barrage hydroélectrique d’Hydro-Québec SM-3.

    Réf : http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2008

    Considérant que le gouvernement Charest n’hésite pas à modifier le transcrit officiel du BAPE, est-ce que ce record du gouvernement Charest devrait être homologué à l’ONU? Que ce passera t-il avec les gaz de schiste, un autre record de notre gouvernement ?

    www.SergeMarchand.com

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    mardi 31 août 2010 07h27
    Toute la lumière?
    Vont ils répondre à la première question qui nous interresse soit : Combien les entreprises impliquées dans l'exploitation de ces gaz de schiste ont elles données ou se sont elles engagées à verser à la caisse électorale du parti libéral du Québec?
    Ça fait pas partie du mandat de la commission Bastarache de répndre à ce genre de question, ça ne fait pas partie du mandat du BAPE non plus pourtant c'est une question d'intérêt public même si Charest et ses collecteurs de fonds qui préfèrent travailler dans l'ombre ne le pensent pas .

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 31 août 2010 07h49
    Un véritable débat
    L'exploitation de cette richesse qui appartient à tous les Québécois et non au seul PLQ doit être soumise à un véritable débat car la décision engage plusieurs générations à venir.
    La hâte de Mme Normandeau en ce dossier est plus que suspecte. Nous avons l'impression qu'elle ne veut pas que les électeurs découvrent certaines choses que l'on tente de cacher et qu'elle veut aussi prendre toutes les décisions à leur place. De plus en plus ça sent le coup fourré comme pour la Caisse de dépôt.
    Cette fois-ci, allons au fond des choses.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 31 août 2010 08h15
    Du militantisme quoi, pour préparer le fait.
    En plus de L'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), voilà que du ministère des Ressources naturelles et de la Faune en fera tout autant. En outre, l'important dossier d'information que s'engage à déposer Nathalie Normandeau : est-ce que ce sera de l'information neutre? Il faudra voir au grain.

    Comme le dit Michel David, en citant Jean Charest lui-même, dans son article intitulé «Le rouleau compresseur»: « C'est à propos du projet Grande-Baleine que Jean Charest a écrit dans son autobiographie: «Je dis souvent qu'il ne faut jamais sous-estimer la capacité des gouvernements de se tromper. S'il y a une chose qui me fait frémir, c'est quand j'entends des gens dire: "Après tout, c'est le gouvernement, ils doivent savoir ce qu'ils font". Il ne faut jamais présumer qu'ils savent ce qu'ils font.»

    Donc, attention au mauvais augure de Nathalie Normandeau. Rien de pire que quelqu'un qui donne des conclusions et qui reposent sur des réponses toutes faites d'avances. C'est simple, il s'agit simplement de faire des recherches dans le but d'arriver aux conclusions que l'on veut. Bref, elle a signé un pacte avec le diable de cet industrie.

    Madame Normandeau devra sortir ses qualités de bonne vendeuse. Je ne dis pas que tout ce qu'elle va avancer sera faux. Par contre, je soupçonne que son idée sur la question est déjà toute faite. Si ça ne faisait que la concernée, je dirais que c'est son droit. Mais il s'agit de chose qui, peut-être, la dépasse, si l'on parle des intérêts collectifs des québécois.

    Sur quel cheval sera-t-elle montée : sa carrière ou celui de la population? J'ose espérer que ce sera les deux, tout en souhaitant que ce sera celui de la population, en bout de ligne. L'amazone sera d,autant plus belle si elle sait bien choisir son cheval.

  • retina
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 08h16
    Rural Impact

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    mardi 31 août 2010 10h22
    Quelles informations?
    Les connaissances au niveau de l'exploitation des gaz de schiste sont embryonnaires....pourquoi cet écran de fumée en prétendant nous donner de l'information que le gouvernement et l'industrie n'ont pas? Avec quoi, alors, rempliront-ils les valises (contribuables)? M. Caillé souligne, en plus, que les audiences du Bape n'ont plus d'importance: lire entre les lignes que tout est déjà coulé dans le béton....

    Cynique ce M. Caillé qui dit qu'il sera là pour ÉCOUTER en sachant fort bien que tous les dés sont joués. Cause toujours CONtribuable!

    Les ressources naturelles sont la propriété des québécois et non à une poignée mais les libéraux, par contrats secrets, dilapident ces richesses au détriment de l'ensemble. Que sont des dizaines de millions de dollars quand les milliards d'envoleront hors de nos murs?

  • d.lauzon
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 10h52
    LE CHOIX DE DÉVELOPPER LES GAZ DE SCISTE A ÉTÉ FAIT EN 2006
    Selon cet article de M. Louis-Gilles Francoeur on apprend que le choix de développer les gaz de schiste a été fait en 2006 dans le cadre de la politique énergétique du Québec. Donc, depuis 2006 tout s'est mis en branle pour que cette exploitation s'opère: contrats donnés à certaines compagnies minières, choix de lieux d'exploitations, etc. etc. Les questions qui se posent sont: comment se fait-il qu'il n'en a pas été question à l'Assemblée Nationale? et pourquoi les partis d'opposition n'ont pas soulevé cette question avant? Pourquoi Pauline Marois est-elle invisible et muette actuellement?

    Ce gouvernement fait tout en catimini et quand tout est décidé et mis en chantier, on nous dit qu'on ne peut plus reculer. J'étais estomaquée quand il y a quelques mois on a annoncé dans les médias qu'Ultramar allait construire un "pipeline" reliant Lévis et Montréal-Est pour l'acheminement du pétrole. Cette nouvelle n'a pas fait les machettes dans les médias et on n'a pas vu aucun mouvement de protestations et maintenant que le projet va de l'avant, des fermiers s'organisent pour empêcher ces tuyaux de passer sur leurs terres.

    Dans le cas de l'exploitation des gaz de schistes comme dans la construction du gazéoduque d'Ultramar, on est placés devant le fait accompli. Aux dernières périodes de question à l'Assemblée Nationale tout portait sur la Commission d'enquête que réclamaient les partis d'opposition, Tomassi et le scandale des garderies alors que se tramait quelque chose de beaucoup plus important et comportant des conséquences à long terme.

    La conclusion à tout ça, c'est que les multi-nationales dictent la voie à suivre et les gouvernements sont à genoux devant ces compagnies. Ou peut-être sont-ils tout simplement complices?

    P.S. On apprend que l'exploitation des sables bétimineux dans l'ouest du Canada sont beaucoup plus polluante que ce qu'on a bien voulu nous faire savoir. Cette exploitation s'apparente avec celle des gaz d

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    mardi 31 août 2010 11h28
    Charest inverse les principes du développement durable
    Le parti libéral et son premier ministre Jean Charest, supposément environnementaliste, ont inversé les principes du développement durable. À l'origine, dans le rapport Bruntland le développement économique est intégré dans le développement social et environnemental d'une société. Dans cette approche le développement économique n'est ni le seul, ni le premier à être considéré. Le BAPE a été mis en place justement pour entendre les citoyens sur les impacts sociaux et environnementaux des projets économiques mis de l'avant par l'État ou l'entreprise privée. Le Bape a été conçu comme une commission d'enquête qui évalue ces impacts et fait ensuite des recommandations au gouvernement. Or, dans le cas de l'exploration des gaz de schistes le BAPE reçoit le mandat - bien que ce ne soit pas encore très clair, dépendamment qu'on écoute Pierre Arcand ou Nathalie Normandeau - plutôt d'informer la population et encadrer l'exploration, non pas d'évaluer son impact sur le milieu social et environnemental.

  • Eric Allard
    Abonné
    mardi 31 août 2010 12h33
    Toutes les questions?
    J'en ai une bonne question: est-ce qu'on va avoir le droit de voir les clauses des contrats conclus derrière les portes closes avec le compagnies, ou va-t'on encore découvrir les clauses morbides seulement lorsqu'elle prendront effet?

    J'ai encore en tête les limites maximales de dédommagement des compagnies pétrolières qui forent dans le golfe du St-Laurent. Qui va assumer le reste? La population avec ses taxes, si il arrive un malheur.

    Comment justifier une telle clause? Si la compagnie ne veut pas risquer son argent sans une telle clause, peut-être est-ce un signal qu'il faut que le projet soit bloqué en amont!!!

    Est-ce que les contrats pour le gaz de shiste comprennent de telles clauses? Si oui, les contribuables devraient avoir le droit d'en discuter devant le BAPE avant que le contrat ne soit signé, avec droit de refus sans compensation financière pour les compagnies si le contrat est refusé.

  • Michel Maheu
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 13h25
    Il faut être prudent mais du même coup Oser
    L'approvisionnement pétrolier est sans contredit devenu plus précaire face à un éventuelle guerre du Golfe Persique, del a terrible tragédie du Golfe du Mexique et celle du Michigan.

    De plus les pétrolières réduisent leurs usines de raffineries partout au monde tout comme s'il était au courant que nous aurons désormais moins accès à cette matière première qui fait nos peintures, nos engrais, nos herbifes, nos pneus et tout les produits de consommations faite à partir de l'énergie pétrolière.

    Si guerre ou une réduction drastique des stocks, le prix à la pompe sera telle que l'on ne l'a jamais même envisagé.

    Il importe de Nationaliser la distribution de ces gaz et de l'orienter à priori pour les transports publiques et de marchandises, et espéront que la compression de ces gaz pour son usage sera élaborer et contrôler par notre Société d'État.

    Il y a trop de précarité dans l'approvisionnement et trop d'incertitudes sur les prix dans le contexte actuel.

    Osons s'assurer d'une indépendance minimale de nos besoin critiques en transport.

  • M-Danielle Dufour
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 13h49
    comment et en quels termes ?
    Je voudrais bien savoir sur quelles bases et en quels termes et de quelle maniere un choix de politique energetique a pu etre fait au Qc
    en 2006 concernant l"expoitation des gaz de schistes...Un gouvernement propre celui de Jean Charest ? Le BAPE n'a qu'a donner son aval apparemment ? un peu trop simple car, comme l'a vu
    en de nombreuses occasions, le fait pour J C de crier haut et fort
    en Europe qu"il est ultra-ecolo avec ses eoliennes ne l"empeche
    aucunement de passer outre a de nombreuses questions
    sans reponses en ce qui a trait a l"explotation de ces gaz

  • Sanzalure
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 15h41
    Décidé en 2006 !?
    Comment peut-on nous dire d'une part que ça a été décidé en 2006 alors que les connaissances au niveau de l'exploitation des gaz de schiste sont embryonnaires ?

    Je ne me souviens pas du tout qu'il ait été question de l'exploitation des gaz de schistes sur la rive sud du St-Laurent dans les médias en 2006.

    Moi, en tant que citoyen, je ne me sens pas du tout lié par les contrats signés à mon insu par des politiciens qui ont abusé de leurs pouvoirs.

    Je pense que nous ne devons absolument rien à l'industrie minière. Au contraire, c'est cette industrie a beaucoup de comptes à nous rendre.

    Serge Grenier

  • B Landry
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 17h23
    Jean Norbourg Charest
    Ben oui une comparaison qui peut sembler de mauvais goût pour certains, mais c'est comme ça que je me sens. Jean Charest nous a demandé notre confiance en voulant avoir les deux mains sur le volant de l'économie. Il a obtenu moins de 40% d'appui populaire et on se retrouve maintenant alors qu'il a bradé notre patrimoine gazier pour plusieurs génération à venir. Nous avons besoin d'argent et on ne sait pas combien il a vendu nos droits, mais on sait que ces cies ont obtenu des crédits d'impôts jusqu'à 150% de leur investissement depuis le budget de 2004
    http://www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/petrole-gaz/pet

    et qu'il exonère ces cies de redevances pendant 5 ans s'ils commencent leur travaux en 2010
    "Tiré du discours du budget lu à la page 16 Par Mme Jérome-Forget en 2009
    http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2009-
    Pour inciter les sociétés gazières à poursuivre leurs investissements :
    J’annonce la mise en place d’un programme pour améliorer la
    connaissance de notre potentiel en hydrocarbures,
    particulièrement en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent.
    De plus, j’annonce un congé de redevances de cinq ans sur les
    puits de gaz naturel mis en production d’ici la fin de 2010 pour
    encourager l’exploration et stimuler l’investissement pour 2009
    et 2010."

    Donc c'est nous qui finançons la mainmise des étrangers sur notre patrimoine.. Lacroix faisait-il pire pour ses clients que Charest pour ses commettants ?

  • d.lauzon
    Inscrit
    mercredi 1 septembre 2010 09h04
    MERCI A B. LANDRY POUR L'INFORMATION QUI PROUVE QUE L'ON S'EST ENCORE FAIT AVOIR PAR CHAREST
    A B. Landry je dis que votre comparaison avec Norbourg est très valable quoique les pertes financières des québécois dans les ententes conclues entre les compagnies minières et pétrolières seront, si tout va comme Charest l'a prévu, beaucoup plus importantes que les quelques millions que Norbourg a fait perdre à ses investisseurs.

    Un vrai gouvernement est supposé servir les intérêts de la population et pourtant c'est tout le contraire qui se passe avec notre gouvernement actuel. Charest et son équipe agissent de façon hypocrite en tentant de faire avancer des projets sans l'assentiment de la population.

    Je me questionne encore sur le travail des partis d'opposition qui, depuis l'année 2006 où le choix d'exploitations des gaz schistes a été fait, n'ont pas sonné l'alarme.

  • TrevorJMurphy
    Inscrit
    vendredi 3 septembre 2010 09h05
    Plus sur les gaz de schiste
    Le gaz de schiste est une ressource importante qui commence d’avoir un impacte partout dans le monde. En Pologne, par exemple, des compagnies majeures comme ConocoPhillips, ExxonMobil, Talisman Energy et Chevron font des recherches sur ce gaz, et ceci indique que le Pologne pourrait être un des premiers pays en Europe de gagner leur indépendance en ce qui concerne l’énergie et des ressources naturelles. Si vous aimeriez de faire plus de lecture sur le shale gas en Europe, je vous suggère ce lien : http://www.naturalgasforeurope.com

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