Libre opinion - Pour sortir du XIXe siècle
Le gouvernement du Québec nous enlise présentement dans les mêmes ornières qui ont permis à des multinationales d'exploiter les ressources naturelles sur notre territoire depuis plus d'un siècle. Forêts et mines demeurent certes les exemples les plus manifestes des conséquences multiples, environnementales et sociales, des liens tissés entre financiers et politiciens.
Les objectifs de ces alliances ont été et demeurent de: soustraire ces industries au maximum de contraintes, leur fournir les conditions optimales de profit le plus longtemps possible, lever toutes les sanctions qui pourraient leur être imposées lorsqu'elles décident ou sont contraintes de mettre fin à leurs activités. En contrepoint de cette «clarté» entre le capital et les politiciens se joue le violon de la création d'emplois, des engagements envers la protection du territoire et de ses habitants et les taxes perçues sur la richesse accumulée par les cercles restreints de financiers qui profitent de l'exploitation des ressources naturelles.
On pourrait penser que de telles façons de procéder appartiennent à un passé qui, même s'il demeure récent, serait désormais révolu. Eh bien non! Non seulement les élus et les financiers reprennent la même rengaine forgée depuis de nombreuses décennies, mais ils multiplient les esquives, maintiennent les discours et les façons de procéder qui ont prévalu jusqu'à maintenant, et en rajoutent en élargissant le spectre de prédation des ressources naturelles.
D'où les orientations du gouvernement actuel pour satisfaire des demandes d'exploitation venant de tous les bords: construction d'un oléoduc entre Québec et Montréal, recrudescence dans le creusage de mines, essaimage d'éoliennes sans véritable politique concertée et à long terme, accroissement du captage et de la vente de l'eau (érection de petits barrages d'hydro-électricité, vente d'eau embouteillée), demandes multipliées de forage pour l'exploitation du gaz de schiste dans l'ensemble de la vallée du Saint-Laurent, augmentation annoncée du trafic sur le fleuve à des fins d'acheminement et de transbordement de pétrole et de gaz.
Alors que l'on devrait s'attendre à voir les personnes que nous avons mandatées par élection s'activer à protéger notre richesse collective, en lieu et place, nous assistons à une série de manoeuvres qui rejouent le même scénario qui a été développé dès la fin du XIXe siècle, allant même jusqu'à l'amplifier en multipliant les accointances avec les milieux financiers dont l'appétit et les demandes ne cessent de s'amplifier.
Pour contrer cette envie insatiable de profit des investisseurs et des multinationales, les citoyens du Québec doivent exiger des élus:
- qu'ils mettent en place des mesures législatives contraignantes concernant les conditions environnementales d'exploitation (et non d'appropriation) des ressources naturelles qui appartiennent à la collectivité;
- qu'ils fixent par décret des taux d'imposition (des redevances) en fonction des profits tirés de nos ressources naturelles (rien ne justifie que ce qui vaut pour chaque citoyen ne s'applique pas aux entreprises);
- qu'ils obligent les compagnies à faire provision annuelle de montants déterminés affectés au démantèlement des installations, à la réfection du territoire mis en exploitation et au soutien financier des employés de ces entreprises lorsqu'elles cessent leurs opérations.
Les citoyens doivent exiger la mise en place de dispositions légales pour rendre les élus imputables et passibles de sanctions pour toute mesure qui contribuerait à brader la richesse collective des ressources naturelles du territoire québécois à des intérêts privés. Toute tergiversation ou tout refus de prendre de tels engagements devraient conduire les citoyens à réclamer et obtenir la démission des élus.
Les objectifs de ces alliances ont été et demeurent de: soustraire ces industries au maximum de contraintes, leur fournir les conditions optimales de profit le plus longtemps possible, lever toutes les sanctions qui pourraient leur être imposées lorsqu'elles décident ou sont contraintes de mettre fin à leurs activités. En contrepoint de cette «clarté» entre le capital et les politiciens se joue le violon de la création d'emplois, des engagements envers la protection du territoire et de ses habitants et les taxes perçues sur la richesse accumulée par les cercles restreints de financiers qui profitent de l'exploitation des ressources naturelles.
On pourrait penser que de telles façons de procéder appartiennent à un passé qui, même s'il demeure récent, serait désormais révolu. Eh bien non! Non seulement les élus et les financiers reprennent la même rengaine forgée depuis de nombreuses décennies, mais ils multiplient les esquives, maintiennent les discours et les façons de procéder qui ont prévalu jusqu'à maintenant, et en rajoutent en élargissant le spectre de prédation des ressources naturelles.
D'où les orientations du gouvernement actuel pour satisfaire des demandes d'exploitation venant de tous les bords: construction d'un oléoduc entre Québec et Montréal, recrudescence dans le creusage de mines, essaimage d'éoliennes sans véritable politique concertée et à long terme, accroissement du captage et de la vente de l'eau (érection de petits barrages d'hydro-électricité, vente d'eau embouteillée), demandes multipliées de forage pour l'exploitation du gaz de schiste dans l'ensemble de la vallée du Saint-Laurent, augmentation annoncée du trafic sur le fleuve à des fins d'acheminement et de transbordement de pétrole et de gaz.
Alors que l'on devrait s'attendre à voir les personnes que nous avons mandatées par élection s'activer à protéger notre richesse collective, en lieu et place, nous assistons à une série de manoeuvres qui rejouent le même scénario qui a été développé dès la fin du XIXe siècle, allant même jusqu'à l'amplifier en multipliant les accointances avec les milieux financiers dont l'appétit et les demandes ne cessent de s'amplifier.
Pour contrer cette envie insatiable de profit des investisseurs et des multinationales, les citoyens du Québec doivent exiger des élus:
- qu'ils mettent en place des mesures législatives contraignantes concernant les conditions environnementales d'exploitation (et non d'appropriation) des ressources naturelles qui appartiennent à la collectivité;
- qu'ils fixent par décret des taux d'imposition (des redevances) en fonction des profits tirés de nos ressources naturelles (rien ne justifie que ce qui vaut pour chaque citoyen ne s'applique pas aux entreprises);
- qu'ils obligent les compagnies à faire provision annuelle de montants déterminés affectés au démantèlement des installations, à la réfection du territoire mis en exploitation et au soutien financier des employés de ces entreprises lorsqu'elles cessent leurs opérations.
Les citoyens doivent exiger la mise en place de dispositions légales pour rendre les élus imputables et passibles de sanctions pour toute mesure qui contribuerait à brader la richesse collective des ressources naturelles du territoire québécois à des intérêts privés. Toute tergiversation ou tout refus de prendre de tels engagements devraient conduire les citoyens à réclamer et obtenir la démission des élus.
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