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Québec se décide à consulter les citoyens sur les gaz de schiste

Un exercice confié au BAPE avec des années de retard

Des manifestants ont perturbé la conférence de presse ministérielle d’hier à Saint-Bruno annonçant la tenue d’audiences publiques sur l’exploration gazière.<br />
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Des manifestants ont perturbé la conférence de presse ministérielle d’hier à Saint-Bruno annonçant la tenue d’audiences publiques sur l’exploration gazière.
La pression était devenue trop forte. Après avoir répété pendant des mois qu'il adopterait dès cet automne un projet de loi permettant d'encadrer l'exploitation imminente des gaz de schiste, le gouvernement Charest est forcé de modifier ses plans. Il mandatera finalement le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) afin qu'il propose «un cadre de développement» pour cette industrie. Il n'est toutefois pas question de moratoire, même si les opposants soulignent que la précaution la plus élémentaire plaiderait en faveur d'une telle mesure, le temps de déterminer les impacts environnementaux de cette filière.

«C'est la responsabilité du gouvernement d'encadrer le secteur gazier pour qu'il se développe selon les plus hauts standards de qualité, dans le respect des populations et en assurant la protection de l'environnement. Pour ce faire, il est nécessaire de mandater un groupe d'experts scientifiques et d'analyser les préoccupations des citoyens», a expliqué hier le nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, au cours d'un point de presse tenu au parc national du Mont-Saint-Bruno.

Bref, le BAPE devra s'abstenir de proposer de mettre un frein à l'exploration et à l'exploitation des gaz de schiste qui se trouveraient en grande quantité dans les basses terres du Saint-Laurent. Le ministre Arcand a pourtant assuré que les commissaires auraient «toute la latitude nécessaire pour documenter les pratiques du secteur en étudiant notamment ce qui s'est fait ailleurs».

Mais au final, «le BAPE devra proposer un cadre de développement permettant une cohabitation harmonieuse entre l'industrie gazière, les citoyens concernés, l'environnement et les autres secteurs d'activité présents sur le territoire». Le rapport, attendu pour le début février 2011, abordera les aspects de l'exploration, de l'exploitation et des infrastructures de «collecte du gaz naturel».

Les recommandations seront, au dire du ministre, «basées sur l'expertise québécoise». M. Arcand admettait toutefois la semaine dernière que les connaissances en cette matière sont embryonnaires. Cela n'a pas empêché la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, de promettre que les citoyens auraient accès «à de l'information crédible et complète sur l'industrie du gaz de schiste», et ce, d'ici deux semaines. Elle n'a pas précisé la provenance de ladite information.

Le BAPE tiendra également des consultations publiques dans les régions administratives «concernées» par l'exploration et l'exploitation des gaz de schistes, soit celles de la Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec et de la Montérégie. Même si l'on y retrouve les plus importants potentiels dans la province, le territoire pour lequel des permis ont été délivrés comprend de vastes secteurs qui sont exclus de ces consultations régionales.

La ministre Normandeau a par ailleurs indiqué que Québec continuerait de travailler à la rédaction du projet de loi censé encadrer l'exploitation du pétrole et du gaz au Québec, projet dont l'adoption est maintenant reportée à la session parlementaire du printemps 2011. L'élaboration du document se fera de concert avec trois groupes de travail, soit le comité de liaison sur les hydrocarbures, le groupe de travail sur l'environnement et le groupe de travail composé de représentants de l'industrie. Ceux-ci comprendront des représentants des municipalités, des citoyens, des acteurs industrie, mais aussi du milieu agricole et de groupes environnementaux.

La vice-première ministre a aussi promis la signature d'un «protocole d'entente» avec l'industrie afin d'éviter à l'avenir que des citoyens ou des élus apprennent par l'entremise des journaux que des entreprises procèdent à de l'exploration sur leur territoire.

«Maîtres chez nous»

Reprenant les arguments phares de l'Association pétrolière et gazière du Québec, la ministre a affirmé que le gouvernement a «la responsabilité» de «mettre en valeur un pareil potentiel». Pour elle, il s'agit en fait de saisir cette «formidable opportunité» que représente la perspective de pouvoir exploiter du gaz naturel «100 % québécois». Des propos qui ont été accueillis par les huées des dizaines de citoyens présents lors de la conférence de presse. Mme Normandeau et M. Arcand ont d'ailleurs eu droit à une volée de critiques tout au long de l'événement.

Ce fut notamment le cas lorsque la ministre des Ressources naturelles a affirmé qu'exploiter le gaz de schiste du sous-sol québécois revenait à vouloir être «maîtres chez nous». Le célèbre slogan, faut-il le rappeler, avait été lancé lors de l'élection du gouvernement de Jean Lesage en 1962, élection qui a mené à la nationalisation de l'hydroélectricité.

Or, dans le cas présent, la quasi-totalité des entreprises actives au Québec — qui détiennent plus de 600 permis d'exploration, dans certains cas depuis une décennie — appartiennent à des intérêts de l'extérieur de la province. Certaines sont albertaines. Qui plus est, la ministre Normandeau a souligné que Québec n'envisageait pas de nationaliser cette ressource, qui pourrait rapporter plusieurs dizaines de milliards de dollars au secteur privé au cours des prochaines décennies. «Si on se fie à d'autres filières énergétiques qu'on a développées au Québec, comme l'éolien, c'est possible de faire affaire à l'expertise du secteur privé. À court terme, c'est notre vision des choses», a-t-elle soutenu.

Moratoire

Si certains ont accueilli avec un certain soulagement le recours au BAPE pour étudier la question des gaz de schiste, les groupes environnementaux ont surtout déploré l'absence de moratoire, alors même que l'industrie s'active plus que jamais dans le forage exploratoire. Or, a rappelé André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, un puits réalisé pour des fins d'exploration est similaire à un puits d'exploitation commerciale, à la seule différence que ce dernier est branché à un gazoduc. Pierre Batelier, de Mobilisation gaz de schiste, préfère ainsi parler de «puits de préproduction».

M. Bélisle estime par ailleurs qu'il sera impossible pour le gouvernement de faire en sorte que la loi qui sera adoptée s'applique aux projets déjà lancés. D'où la crainte, en l'absence de moratoire, de voir apparaître plusieurs forages avant l'adoption de la législation. Et l'industrie a investi plus de 200 millions de dollars en exploration depuis 2007, a dit Mme Normandeau. Bref, le processus serait déjà trop avancé, alors même que l'on ne connaît absolument pas les risques concrets pour l'environnement.
Des manifestants ont perturb&eacute; la conf&eacute;rence de presse minist&eacute;rielle d&rsquo;hier &agrave; Saint-Bruno annon&ccedil;ant la tenue d&rsquo;audiences publiques sur l&rsquo;exploration gazi&egrave;re.<br />
Un citoyen m&eacute;content venu manifester hier &agrave; Saint-Bruno.<br />
 
 
 
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  • ClarkeCity
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 03h43
    L'indépendance du BAPE doit être remise en question.
    Raison : Le gouvernement Charest n’a pas hésité à changer le transcrit officiel d’une séance du BAPE du 10 décembre 2008 (soirée) pour oublier l'illogisme de notre gouvernement sur la séparation des lignes de transport électrique et les barrages hydroélectriques pour ces audiences publiques.

    (Voir page 10 du témoignage d’une vérité gênante - Une communauté d’accueil abandonnée.)
    http://pages.globetrotter.net/sm-experience/downlo

    Selon moi, c’est juste un exercice de relation publique de monsieur Charest.

    www.SergeMarchand.com

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 30 août 2010 04h00
    Même sans référendum, le NON l'emporte.
    NON au gaz de shiste, Non à l'uranium, NON aux petites centrales hydro-électriques, NON au pétrole dans le Golf, NON aux éoliennes sur "mon terrain", NON à l'augmentqation des tarrifs de l'électricité, NON aux centrales nucléaires, NON aux nouveaux barrages géants...etc, etc.

    Et du même souffle on dit également NON au dégel des frais de scolarité, NON à une contribution additionnelle au coût des soins de santé.

    Si le oui devait un jour l'emporter sur un projet quelconque, je me demande bien lequel.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 30 août 2010 06h47
    Comme certains le disent ici, je pense que le BAPE n'est pas neutre.
    Encore une autre mise en scène de la vie quotidienne, le BAPE, avec le gouvernement Charest. Effectivement, je pense que le BAPE n'est pas du tout neutre dans cette affaire. Le BAPE a le mandat d'informer le public. Mais l'information donnée penche du côté des intérêts des entrepreneurs.

  • Robert Bernier
    Abonné
    lundi 30 août 2010 07h37
    Les menaces d'un André Caillé
    Alors que le gouvernement vient seulement de se décider à bouger, j'ai entendu André Caillé, samedi à la radio de Radio-Canada, annoncer déjà qu'il y aurait des poursuites qui seraient intentées contre le gouvernement si celui-ci l'empêchait de réaliser des profits escomptés en suite des argents déjà investis. Comme le disait Louis-Gilles Francoeur dans un excellent article samedi, les carottes sont déjà cuites pour nous et ce sera tout-bénéfice pour ces entrepreneurs. Ils risquent même de recevoir des millions de nos poches sans avoir même à rien faire. Bravo Charest!

    Robert Bernier
    Boucherville

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    lundi 30 août 2010 07h55
    Maitre chez nous!
    La ministre Normendeau devrait se garder un peu de gêne et éviter de reprendre un slogan de la grande époque du parti Libéral celle où son gouvernement était formés de gens avec une vision qui travaillaient dans l'intérêt général des Québécois.

    Quand on ou brade nos richesses naturelles contre quelques emplois temporaires et probablement de gros dons au parti Libéral du Québec on ne reprend pas des thèmes qui ont sonné l'éveil de tout un peuple.

    La question qui ne sera pas débattu au BAPE et évidemment encore moins devant une commission d'enquête sur la construction et le financement des partis politiques est pourtant tellement pertinente dans ce dossier.
    Combien de millions les entreprises concernées s'arrageront elles pour faire parvenir au parti libéral du Québec ?

  • Jean-Philippe Baillargeon
    Abonné
    lundi 30 août 2010 08h14
    C'est d'abord à nous d'être maître chez-nous.
    Enfin la réelle chance de devenir maître chez-nous!
    Un débat sur la recherche, l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures, l'agriculture, l'aménagement du territoire, l'environnement, le développement durable et la cohabitation qui impliquera trois régions administratives d'importance voit le jour. Sur la manière de développer l'éolien et les ports méthaniers les régions étaient isolées. Un autre front commun est possible!

  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 08h18
    Tout un ministre de l'environnement
    Pierre Arcand est-il là pour défendre l'environnement ou l'industrie ?

    Le gouvernement Charest gouverne sans la population. Les Commissions d'enquête bidon, les BAPE téléguidés, et toutes ces magouilles en coulisse avec des promoteurs véreux démontrent que ce gouvernement serait bien content s'il n'y avait tout simplement pas de population pour lui mettre des bâtons dans les roues.

    Il est temps que la population se lève debout et prenne le contrôle de ce qui se passe sur son territoire.

    Serge Grenier

  • Pierre Vaillancourt
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 08h44
    @ Georges Paquet
    Oui à un Québec libre des énergies fossiles comme combustibles, oui à un Québec qui prend le virage des énergies vertes, oui à un Québec avec des nappes phréatiques en santé, oui à un fleuve Saint-Laurent revivifié, oui à un Québec sans accident nucléaire, oui à un système de taxation plus équitable, oui à l'exploitation mesurée de nos ressources au profit de la population, oui à un Québec qui protège l'héritage génétique de son agriculture et oui à un projet de société axé sur autre chose que la sur-consommation aveugle.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 09h07
    Un gouvernement réactif
    Comme dans la quasi-totalité des grand enjeux, ce gouvernement ne fait que réagir. Dès que la grogne se manifeste, le gouvernement recule. On sent qu'il consulte la population parce qu'il se sent obligé et non par conviction.

    Mme Normandeau a tout un culot de parler d'être " Maîtres chez-nous" alors que les compagnies qui explorent le Québec sont toutes de l'extérieur. Le projet des libéraux de 1962 était de redonner aux Québécois la maîtrise de son hydro-électricité.

    Bon Dieu, que ce gouvernement est incompétent ! Rien de ce qu'il propose ne fonctionne. Quand va t'il " clairer " la place ?

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 30 août 2010 09h55
    Charest provoque des événements qu'il n'arrive pas à contrôler.
    Ce sont souvent les événements qui transportent les politiciens plutôt que le contraire. Le pire pour un politicien, c'est de penser le contraire, comme ça semble un peu souvent le cas avec Jean Charest.

    Charest était plus à sa place, du temps où il était Ministre au Fédéral. Vous connaissez le Principe de Peter? En devenant Premier ministre, aurait-il atteint son niveau d'incompétence?

    Pour ceux qui souhaiterait le départ de Charest. Je pense qu'il ne partirait pas volontiers. Misère, il faudrait créer un événement, une offre quelconque afin de donner l'impression d'un départ gagnant.

    Et c'est naturel!

  • 93Licar
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 10h02
    Question de vocabulaire
    Quand la ministre Normandeau déclare que nous sommes Maîtres chez nous, alors que les compagnies qui exploitent le gaz du Québec sont albertaines pour la plupart, elle veut sans doute dire que le Canada est son chez elle, question de vocabulaire!

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 10h38
    Le BAPE muselé
    En lisant cet article, on constate que le BAPE est au service du gouvernement et non de la population et encore moins de la protection de l'environnement.

    Une phrase est révélatrice : " Le BAPE devra s'abstenir de mettre un frein à l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste".

    Un BAPE émasculé et Arcand et Normandeau ne s'en tireront pas si facilement.

  • silverwing
    Abonné
    lundi 30 août 2010 11h12
    Pourquoi pas la nationalisation?
    La nationalisation de l'électricité a été la locomotive du développement du Québec et probablement la plus importante décision pour nous sortir de notre dépendance économique.Pourquoi ne pas garder le contrôle de nos ressources naturelles comme de toutes façons les pays producteurs de pétrole et de gaz à travers le globe le font et ainsi en faire profiter la population du Québec qui,comme on le sait tous, aiderait a combler des budgets de plus en plus déficitaires dans des domaines comme la santé et autres qui ne pourront qu'augmenter avec le vieillissement de la population? Évidemment ce n'est pas Mr. Charest et son gouvernement à la solde des petits amis d'entreprises qui les ont mis au pouvoir par de généreuses cotisations à la caisse électorale qui ira dans ce sens,sachant très bien qu'il faut bien renvoyer l'élévateur et préparer son éventuelle sortie de la politique lors d'un prochain scrutin.De toutes façons je crois qu'il appartient à la population de se lever et d'exiger ce qu'il lui revient de droit et de ne pas rien attendre des libéraux corrompus.

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 11h15
    Trouvé sur le site du gouvernement provincial (1)
    http://www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/climatiques/ind

    "Les scientifiques estiment que les températures moyennes sur la terre se sont accrues de 0,76 °C depuis la fin du XIXe siècle. Onze des douze dernières années ont été les plus chaudes depuis 1850. Parallèlement, les concentrations de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitreux, principaux gaz responsables de l’effet de serre et du réchauffement climatique, ont remarquablement augmenté depuis la période préindustrielle. La principale cause de cette hausse est l’activité humaine et en particulier l’utilisation des carburants fossiles pour la production d’électricité et le transport.


    Au Québec, les émissions de gaz à effet de serre (GES) s’élevaient à 90,9 millions de tonnes en 2003, ce qui est 6,6 % plus élevé qu’en 1990. Le bilan des émissions de GES1 a démontré que les secteurs ayant le plus contribué à cette augmentation sont ceux de l’énergie et des transports. Cependant, en 2003, le Québec présentait le meilleur bilan par habitant au Canada. Cette bonne performance est largement attribuable au fait que, par le passé, les Québécois ont investi dans une source d’énergie propre et renouvelable : l’hydroélectricité...

  • Jean-Pierre Plourde
    Abonné
    lundi 30 août 2010 11h12
    Au bord du gouffre.
    Ceux qui croient que les Québécois vont continuer d'avoir une petite vie pénarde sans se bouger le derrière, seraient mieux d'y regarder de près,

    Les Lac Meech, traité de l'Approche commune, référendum et autres pourraient faire en sorte que Québec perde bientôt ses actifs, comme l'Hydro et les usufruits de la Caisse de dépôt, le titre de province et le droit de représentation dans la Constitution de leur pays.

    "Pas de taxation sans représentation", Cette notion va être sérieusement amochée bientôt.

    Je vous réfère deux textes:
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/12/14-v, et,
    Le texte, l'Argent, sur http://www.saglacweb.blogspot.com/

    Jean-Pierre Plourde,
    Québécois agissez...
    http://saglac@gmail.com

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 11h16
    Trouvé sur le site du gouvernement provincial (2)
    ...D'ici 2012, le Québec veut être en mesure de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6 % en deca du niveau de 1990. Parvenir à cet objectif demandera des efforts importants de la part des entreprises et des citoyens qui seront invités à adopter des comportements plus responsables. Le gouvernement invite tous les acteurs de la société québécoise à relever les défis associés aux changements climatiques. "

    Il est plus que grand temps d'honorer votre parole.

    Non au développement des énergies qui polluent l'air, la terre et l'eau!

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 30 août 2010 11h17
    La loi ne tiendra pas compte des projets déjà lancés.
    Je vous cite: «M. Bélisle estime par ailleurs qu'il sera impossible pour le gouvernement de faire en sorte que la loi qui sera adoptée s'applique aux projets déjà lancés.» Tout est dit! La belle affaire, quelqu'un disait ici le danger de poursuite contre le gouvernement. Pour la question du moratoire, les dégâts sont déjà faits.

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 11h22
    @ Christiane Gervais re: Maîtres chez-nous
    Ou peut-être veut-on dire que le PLQ, pas le gouvernement, est le Maître et n'a pas de comptes à rendre à la population alors que son chef a les mains sur le volant et dans nos poches. Le PLQ et son chef nous disent comme Maurice Duplessis «Toit tais-toi|». Les promesses électorales aux citoyens qui votent ne sont pas tenues mais celles aux compagnies, qui semblent voter de façon détournée jusqu'à preuve du contraire, le sont. On se souviendra longtemps de ce gouvernement. NON, personne n'a voté pour ça!

  • jpz
    Abonné
    lundi 30 août 2010 11h22
    En priorité, remettre en vigueur la loi originale de la Régie de l’énergie
    Afin de permettre l’examen, en audience devant les experts et intervenants de la Régie de l’énergie, des recommandations et des décisions sur un examen et une analyse du programme intégré des ressources ( PIR ) pour connaître et déterminer l’équilibre de l’offre et de la demande entre les diverses sources énergétiques en considérant le potentiel offert par tous les types de gisements tels la géothermie, l’efficacité énergétique, l’énergie solaire, éolienne, hydraulique, le gaz naturel, le gaz de de schiste,les biocarburants organiques et le pétrole léger ou le sale bitumineux pour satisfaire à la demande actuelle et future des clients québécois et des voisins polluants partenaires énergétiques du nord est de l’Amérique du nord.

  • Dominic Ric
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 11h41
    Pour nous endormir au gaz
    "La pression était devenue trop forte."
    PAS DU TOUT!
    C'est une stratégie pour nous endormir, plein de belles audiences dont on ne tiendra pas compte, dans un Bape mou, pour gagner du temps pendant que les exploiteurs s'installent, on sera alors devant un fait accompli.
    de la poudre aux yeux commela commission Bastarache.

    Aux armes citoyens, il y a péril pour nos nappes phréatiques et notre santé dans la région agricole la plus riche et la plus peuplée du Québec!

    L'ennemi est ce gouvernement et les grandes industries exploitrices.

    Nationalisons le gouvernement!,... car on dirait bien que c'est une succursale du privé.

  • marieclaude333
    Abonné
    lundi 30 août 2010 12h10
    Cours 101 de démocratie
    Mais elles se prennent pour qui ces marionnettes qui nous gouvernent? Ce ne sont que les représentants élus du peuple, des représentants qui nous avons désignés pour veiller à nos intérêts communs. Sur les grandes questions, comme celles des ressources naturelles et de l'environnement, ceux que nous avons choisis ont un devoir de respecter l'intérêt public - qui commence par les règles d'équité intergénérationnelle - de nous informer et de nous consulter avant de prendre des décisions à peu près irréversibles. Il est n'est pas question de tourner les coins ronds parce qu'on a déjà fait des promesses aux "petits zamis"; il s'agit, pour ces mandataire, de faire rapport à leurs commettants. Est-ce que des questions aussi importantes ne devraient pas faire l'objet d'un référendum?!

  • Trobadorem
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 12h18
    OUI pour un Québec où les Québecois sont Maître chez eux....Nous cesserons alors de “cailler”
    M. Bernier dans le présent fil de commentaire, nous rapporte avec justesse, que les carottes sont bien cuites. Elles sont bien cuites.....et j'ajouterait, déjà distribuées aux "zamis"....

    Quelques maîtres chez eux, dont M. Caillé, sont parvenus à cadenasser leur "deal" avant toute consultation avec les citoyens. La contraction naturelle des citoyens à des projets comme celui de l'extraction du gaz de gyste, aurait pu être évitée. En particulier, si d'entrée de jeu, on les avait impliqués et informés sur des projets innovants en extraction, gestion et transformation des ressources.

    Mais voilà, "ca coûte trop cher, c'est trop long, et c'est toujours de la m.....", peut-on entendre dans les sphères du pétrole et du gaz…des « retardataires » qui n’ont pas compris, qu’ils pourraient faire 10 fois plus de profits qu’actuellement avec des projets vites bâclés.

    Le Québec a du talent et des ressources à revendre avec un des territoires les plus exceptionnels de la terre tant pour les ressources sous-terraines que pour ce qui grouille au dessus. Cà, c'est nous, Québécois qui peuvent dire un gros Oui, à cette potion magique d'astérix et oblélix où notre attention et nos actions sont portées sur la révélation et la multiplication du génie qui pousse au Québec.

    Nous nous approchons des conditions gagnantes dont Bouchard parlait par rapport à la souveraineté. Des conditions gagnantes où le peuple retourne enfin au Pouvoir pour bien s'assurer que le Québec parvienne à faire plus et mieux avec moins. Des conditions, où cette souveraineté n'est plus quémandée mais affirmée par "notre façon de faire" où l'économie, le social et l'environnemental sont pleinement réconciliés.

    Une souveraineté où entreprises privés, organismes communautaires, de recherche ainsi que citoyens se donnent des projets de société où de véritables changements se réalisent. Parmi ceux-ci, une société libre de l'énergie fossile.

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 30 août 2010 12h40
    Charest vend toutes nos ressources avant de se retirer
    Quelle est l'urgence. Comme un lecteur l'écrivait assez justement, le gaz est dans notre sous-sol depuis deux millions d'années. Pourquoi cette presse tout à coup?

    Déjà, dans le dossier des éoliennes, le gouvernement avait couché sur contrat qu'il rembourserait un montant indécent si les projets étaient refusés par la population locale. Qu'ont fait les compagnies? Elle se sont assurées de proposer des projets inacceptables afin d'empocher les millions sans investissement.

    Et qu'est-ce qu'on apprend? Que le gouvernement Charest a déjà vendu notre gaz derrière des portes closes, bien longtemps avant que le débat ne commence.

    Bien évidemment, si Charest ne se représente pas aux élections, on va lui faire ériger un beau monument et personne ne pourra l'amener en cour pour avoir dilapidé nos ressources à rabais, sans véritable retour pour les québécois (c'est le grand drame de la démocratie, que les politiciens ne soient pas responsables personnellement des mauvaises décisions).

  • René Girard
    Abonné
    lundi 30 août 2010 12h43
    Consultation mon oeil
    Consulter la population après que toutes les décisions sont prises d'avance ce n'est pas vraiment consulter la population, c'est se foutre de la population. On n'écoute pas la population ou plutôt on fait semblant de l'écouter. On voit bien qu'il y a de l'opposition mais on va les convaincre, c'est ce que les promoteurs nous disent. Un gouvernement responsable recevant sur sa table des projets d'investissement, d'exploitation, d'exploration etc. devrait avoir comme premier réflexe de consulter d'abord sa population avant de donner son aval à tout projet. S'il ne le fait pas c'est qu'il se passe drôlement en connivence avec les porjets tout en se foutant de la population. C'est protéger la population qu'il faut faire d'abord et avant tout. Protégez la population de qui vous recevez vos votes cher gouvernement. Cela doit passer en priorité sur tout projet même des projets de protection de l'environnement. La population du Québec doit être le premier environnement à respecter au-delà de tout.

  • Gary hubert Ferlotte
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 12h46
    J'ai honte, tu as hontes...... Et nationaliser! C'est être fier
    Je ne sais pas écrire. Pardonnez moi.
    Toutefois, j'ai envi de vomir. Je ne comprend pourquoi tout c'est projets vont à l'entreprise privée? La richesse d'un peuple, c'est le peuple lui même, avec tout ce qu'il détient et comporte de différence, et de multiplicité. Au sein de celui-ci, existe ce rêve d'une société qui se dirige vers un monde meilleur. Un lendemain meublé d'espoir. Il en revient à l'état ainsi que ces représentants (mandaté par nous) de relever ce défi.
    On se demande comment peut on y arriver. Par quel moyen? Là, maintenant, il devient possible de poser des gestes concrets. Ceux- ci auront un impact direct sur la vie des citoyens et des institutions constitutives aux besoins de notre société. Un coffre rempli d"or est là. Faudra t-il continuer à regarder les autres prendrent pièce par pièce sous notre regard incrédule les richesses de notre nation. Depuis vingt on étouffe et submerge de discours économiques. Je ne connais et reconnais qu'une seule économie, celle dont le projet est la redistribution des richesses à travers nos instituions. NATIONALISER TOUTES LES FORMES D'ÉNERGIES.....Que dira L'histoire de nous....J 'Ai honte, tu as honte.....

  • 93Licar
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 12h50
    Il n'y aura pas de consultation de la population
    La ministre Normadeau confirme, ce midi à la radio de SRC, que l'on répondra aux questions de citoyens mais qu'il n'est nullement question de remettre quoi que ce soit «en question».

    On ne consultera pas les citoyens sur le bien-fondé du projet de développement de cette industrie, on ne veut pas savoir non plus s'il préférerait que cette industrie appartienne à tous les Québécois plutôt qu'à l'entreprise privée qui, même québécoise, peut se vendre au plus offrant n'importe quand sous la pression de ses actionnaires.

    La décision d'aller de l'avant dans le développement de cette industrie et, qui plus est, de laisser l'entreprise privée la développer, est prise.

    Une consultation publique c'est de la frime, pour donner une impression de vox populi, vox dei; alors qu'il n'en n'est rien. Au Québec, la seule voix entendue c'est celle des actionnaires via les entreprises privées, pas celle du peuple.

    J'ai hâte de savoir ce qu'en pense l'opposition de ce projet supposément extraordinaire pour l'avenir du Québec, son silence m'inquiète.

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    lundi 30 août 2010 13h07
    Se baser sur l'ignorance
    Le BAPE devra se baser sur l'expertise québécoise....qui est embryonnaire: l'imbécilité totale.
    Les libéraux continuent leur travail de sape quant à la propriété des citoyens en laissant aller ce fleuron aux mains de firmes étrangères.

    Combien de pourcentage dans leurs poches à chaque permis signé? Où sont ces permis, quels redevances ont été exigées etc.?

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 30 août 2010 13h45
    La voix des actionnaires.
    Quelqu'un parmi vous parle de la voix des actionnaires. J,ai écouté récemment une émission qui passe à toutes les semaines, au canal Savoir. L'émission s'appelle "Démocratie". C'est fait en collaboration entre des universitaires européens et américains.

    Dans l'une de ces émissions, l'un des spécialistes invités a dit qu'avec la mondialisation, la démocratie est en train de passer entre les mains des actionnaires. Ce qui se passe avec les gaz de Schiste est en train de donner raison à ce spécialiste.

    Quel genre de démocratie préférez-vous: Démocratie actionnaires ou citoyennes? Si d'emblée, c'est la démocratie des actionnaires qui finit par l'emporter, nous ne sommes pas sortis du bois. On dirait que le gaz de schiste est en train de nous en faire la démonstration.

  • Dominique Cousineau
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 13h51
    On se fait passer un sapin...
    La ministre Normandeau a bien du culot (ou bien peu de mémoire) pour utiliser le ..."Maîtres chez nous" du gouvernement Lesage. Alors que ce dernier s'apprêtait à nationaliser l'électricité, le gouvernement Charest, lui, est en train de vendre nos ressources naturelles à des intérêts privés étrangers, et ce sans qu'il y ait eu le moindre débat public à ce sujet! Sans moratoire sur l'exploration, les consultations annoncées risquent de n'être que cosmétiques, une opération de relations publiques sans conséquence. Il n'y a aucune urgence à exploiter ces ressources qui dorment dans nos sols depuis des millions d'années, et qui y seront encore dans cinquante ans quand la raréfaction des énergies fossiles en aura augmenté la valeur. Un moratoire s'impose, pour que les Québécois aient le temps de réfléchir à ce qu'il convient de faire, ou pas, avec ces ressources.

  • Trobadorem
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 14h23
    À tous les Gary du Québec: pour nationaliser nous avons besoin que s'exprime et s'incarne la volonté forte du peuple...maintenant comment y parvenir ? (1)
    Bonne question Monsieur Ferlotte (lundi 30 août 2010 12h46)

    Et pourtant, notre attention (ne serait-ce que dans les commentaires du Devoir) se porte presqu'exclusivement sur les virgules d'un problème. Nous avons besoin d'aller à la racine de la solution.

    Bien entendu, cette racine c'est "Nous". C'est là où ca commence. Évitez cette fondamentale question, c'est se perdre dans les déflections intellectuelles, le "chialage" artificiellement libérateur et les pragmatismes tout azimut.

    Ce NOUS, il est constitué par des personnes qui cherchent leur survie au quotidien et qui en même temps, ont espoir dans l'avenir même si ils sont beaucoup découragés et pour certains, prêts à vomir de dégoût.

    Cette survie au quotidien est une dynamique qui précède généralement un appauvrissement à tout les niveaux des peuples. Je ne crois pas exagérer dans l'état psychologique de nos familles et nos milieux. Un mal se fait sentir mais également une merveilleuse opportunité de se reprendre en main.

    Et dans cet esclavage subtil, le Québecois nourrit l'idée illusoire qu'il est libre. Or, nul n'est plus esclave que celui qui se croit libre, alors qu'il ne l'est pas (??)

    Il est possible que votre dégoût de la situation rejoigne le dégoût de d'autres citoyens. Un dégoût suffisament grand pour passer à l'action. Le problème, par contre, c'est que les bonzes de la stratégie savent bien utiliser de nos jours l'énergie de la révolte d'un peuple. Et oui, même là.

    C'est donc pour cela, qu'il est important de trouver la faiblesse de Goliath. Et sa faiblesse, en dépit de ses moyens, c'est la lourdeur de ses gestes, sa lenteur à réagir. Lorsqu'il réagit rapidement, c'est souvent lorsqu'il perd contrôle. C'est aussi là que nous avons besoin d'être vigilants. Les batons sont longs...

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 30 août 2010 14h36
    Raréfaction des énergies fossiles.
    Il faut aussi penser aux technologies qui évoluent. La voiture électrique avance ;a grand pas. Le solaire aussi prendra de plus en plus de place. Avec le gaz de Schiste, c'est comme d'être la fois dans le présent qui deviendra de plus en plus du passé et dans l'avenir qui fera ralentir les avancées des technologies potentielles du futur.

    Autre chose à ajouter, c'est que les énergies fossiles sont payantes pour les entreprises qui en profitent déjà. En restant les deux pieds dans le ciment de ces énergies passées, ces entreprises continuent de faire la pluie et le beau temps pour ce qui est de faire de l'argent.

    C'est sûr que l'intérêt de ces entreprises est ne de pas faire avancer les technologies trop rapidement. Les vraies gagnantes seront celles qui décideront de mettre du capital dans les énergies du futur. Nous serions nous aussi les gagnants quant aux choix de ces entreprises de l'avenir, si elles cherchent à faire progresser les technologies dans ce futur énergétique qu'on espère meilleur, entre autres, du point de vue l'environnement.

  • Trobadorem
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 14h35
    Nous pouvons y parvenir à travers l'union des 3 régions du Québec où se fera l'extrait de gaz de schiste (2)
    Opportunité, c'est ce que je retiens de cette "crise du gaz de shiste", opportunité que les 3 régions d'exploitation du gaz de schiste, s'unissent pour un développement gazier qui profitent à tous, sans compromettre la capacité régénérative des écosystèmes environnant.

    Les municipalités doivent prendre le relais, et s'unir avec les organisations et citoyens qui veulent non seulement dire leur mot mais surtout prévenir effectivement les maux d'une économie "mal en point", où l'on précipite l'exploitation de nos ressources sans aucun égard pour nos enfants et petits enfants. C'est du court terme qui tue. Nous l'avons vu avec les pêches, la forêt, etc.....

    En d'autres termes, même si on apprend que les consultations n'auront pas lieu, il est urgent via entre autres, des Journaux comme le Devoir, d'utiliser les moyens de communication efficients pour mieux informer les gens des conséquences dramatiques que peuvent avoir l'exploitation gazière ou minière. Notre attention doit se porter sur les moyens pour prévenir une rupture dans la capacité régénérative de tous les écosystèmes. Le mode de consultation (aucune!!) des populations, nous donnent une bonne indication du reste de l'aventure....à moins, que l'on se réveille....

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 15h25
    Les éteignoirs
    Les éteignoirs pourront s'en donner à coeur joie. Le Québec peut se passer des 200 à 300 cent millions de dollars de redevances, les chômeurs peuvent se passer des 15 à 30 mille emplois prévus, on se plaindra ensuite pourquoi on ne peut investir en santé et en éducation. On aura qu'à demander plus en péréquation.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 16h15
    Ce gaz est là depuis des millions d'années
    Avant que ce dossier arrive sur la table, le Québec n'était pas dans la misère. Pourquoi il le deviendrait si on attendait quelque temps avant d'aller de l'avant dans on exploration ?

  • René Girard
    Abonné
    lundi 30 août 2010 18h01
    La ministre Normandeau
    La ministre Normandeau à la vue des commentaires que je viens de lire ment effrontément en disant que la population est d'accord avec ce projet. Les promoteurs ne consultent pas, ils font avaler de force. Pourquoi? Pour s'en mettre plein les poches, ça s'appelle du capitalisme ultra-sauvage, du banditisme et un gouvernement sérieux, malheureusement celui qu'on a ne l'est pas du tout, devrait condamner une telle façon de faire de la part des lobbyistes.

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 30 août 2010 18h13
    @ Paul Lafrance
    Ce n'est pas contre le principe lui-même que la majorité en a, mais bien avec l'empressement de conclure des contrats secrets derriere des portes closes, sans consultation publique, qui est déguelasse.

    On peut rétorquer que ce ne sont que des droits d'exploration pour l'instant, mais aucune compagnie ne viendrait investir des millions de dollars sans avoir déja conclu les ententes d'exploitation si elles trouvent un filon. Autrement, ça reviendrait a jeter l'argent des actionnaires a la poubelle.

    Et les consultations publiques, ce n'est pas que sur la question de l'environnement qu'elles doivent avoir lieu. Il y a aussi deux questions impérieuses qui me viennent en tête (mais peut-être que d'autres lecteurs peuvent faire du pouce sur ma lancée):

    1- les redevances d'exploitation: ce n'est pas pour rien que le magazine Forbes a classé le Québec comme le 3eme meilleur endroit pour investir dans les mines. Le Québec a toujours laissé les compagnies exploiter ses ressources en ne donnant que des redevances minimes (pratiquement rien, comparé a ce que l'exploitation de ces mines coûte au gouvernement).

    Le but n'est pas de rançonner les compagnies. Mais de la a donner le tout sur un plateau d'argent, il y a une marge. Je parie que dans les zones administratives qui se classent 40eme ou même 70eme, les mines fonctionnent autant qu'ici, mais avec des gouvernements assez intelligents pour que les grandes compagnies contribuent a faire baisser les impôtes des particuliers.

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 30 août 2010 18h16
    @ Paul Lafrance (suite)
    2- les compagnies ont tendance a quitter sans remettre les lieux en état, ce qui coûte encore plus cher au gouvernement (donc aux québécois) ensuite.

    3- la vallée du St-Laurent est le grenier du Québec, et l'expérience aux États-Unis prouve que la technologie n'est pas tout a fait au point, et que les compagnies ne respectent pas toujours la législation. Pourquoi en serait-il autrement ici, alors que notre ministere chargé de faire appliquer les lois environnementales pour les sites miniers (Énergie et Ressources Naturelles) est plus préoccupé a vendre nos ressourcer qu'a protéger l'environnement?

    Alors, que représentent 3 ou 4 ans, pour permettre de faire un véritable débat public, appuyé par des recherches locales et l'expérience des autres législations qui ont aussi du gaz de shiste? Des enjeux aussi énormes ne devraient pas pouvoir se résoudre derriere des portes closes, avec des contrats secrets. La ressource appartient a la population, et elle a son mot a dire sur la façon de l'exploiter.

  • René Girard
    Abonné
    lundi 30 août 2010 18h39
    Ce gouvernement aphone
    Ce parti libéral ne mérite plus de gouverner.

  • Lfa
    Abonné
    lundi 30 août 2010 19h12
    Pourquoi ne pas avoir déclenché de contre-expertises indépendantes en 2006 ?
    Avec tous les experts travaillant au MDDEP, dans les firmes de consultation et les universités, pourquoi ne pas leur avoir donné des mandats de contre-expertise, en 2006, avant d'aller de l'avant ?

    Le mandat du BAPE, c'est trop peu, trop tard !

  • Andres Espitia
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 20h00
    @Silverwing et lecteurs
    Je suis en accord avec vous et le peuple de Québec de nationaliser l'énergie. Toutefois, l'argent produit du gaz de schiste doit efficacement être intégré dans l'économie. Il ne suffit pas de couvrir les trous du déficit. Le futur argent du gaz de schiste doit être mobilisé la même manière que les autres ressources, dans le cas contraire, Québec souffrira d'une inflation
    La raison pour laquelle HidroQuebec a été un succès en son temps a été parce que Québec disposait des secteurs économiques préparés pour apparaître et à se multiplier appropriéement. Pour une future nationalisation du gaz, l'économie de Québec doit croître, le secteur de consommation doit croître. Pour atteindre cet objectif avec responsabilité on a besoin d'un parti politique et de fonctionnaires publics de haute qualité et de relations commerciales avec des clients étrangers et nationaux ..... le problème est que nous ne savons pas où ils sont ces chefs.

  • Lionel Vécrin
    Abonné
    lundi 30 août 2010 20h50
    Consulter pour "rassurer" et rendre "acceptable" !!
    Je ne suis pas contre l'exploitation du gaz de schiste. Toutefois, ce qui m'agace, c'est de solliciter le BAPE non pas pour de connaître l'avis de la population et faire le point sur les aspects techniques et environnementaux, mais pour "rassurer" la population (dixit la ministre Normandeau). Le gouvernement a déjà fait son lit sur la question et l'avis du BAPE n'y changera rien, surtout avec le mandat restreint qu'on lui a donné. Dans ces conditions, à quoi ça sert de mener des consultations? Rassurer? Rendre "acceptable" ce qui a déjà été décidé? C'est prendre les gens pour des imbéciles et ça risque d'attiser la suspicion (avec raison).

  • B Landry
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 22h58
    Consultation ou ....
    Quelle farce tout ça.... Tout est décidé d,avance et là on orgaise un simulacre de consultation qui n'est qu'un exercice de présetention de ce qui est déjà décidé et on demande au Québécois de choisir l'enrobage du "sapin" qu'on est à se faire passer. J'ai entendu une partie de l'entrevue que la ministre donnait à Maisonneuve ce midi, elle se justifiait d'aller chercher de l'expertise à è l'extérieur du Québec parce que cela avait réussi avec l'Éolien Ben oui comme si le choix de donner l'éolien au privé avait été un projet social discuté largement. Encore là les gens se sont retrouvés à accepter ou non des projets parachutés dans leur cour , jamais on a discuté de savoir largementcomment il fallait développer cette filière, ce fut encore une fois un état de fait garroché dans la face des québécois, comme le Suroît une couple d'années plus tôt.

    Elle est où la démocratie avec ce gouvernement ?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 1 septembre 2010 08h14
    @ M.Éric Allard
    Je ne suis pas contre que le gouvernement du Québec prenne toutes les précautions nécessaires pour l'exploitation de nos ressources naturelles. Ce qui me fait c...., c'est l'opposition tous azimuths de groupes de pression, écologistes, verts, socialistes, gauchistes, solidaristes, etc. etc. qui se prononcent contre tous les projets et qui condamnent avant même la tenue d'un procès. Il est évident que le gouvernement hésite à dépenser des milliards à même nos impôts pour des études et des tests de rentabilité et qu'il préfère que l'entreprise privée assume ces risques. Toutefois, ces mêmes entreprises privées n'investiront pas dans la recherche et dans des études de rentabilié sans poser des conditions. C'est normal.

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