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Le cégep de Thetford Mines est prêt pour le virage gaz

Nathalie Normandeau, vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles, a promis hier que les citoyens auraient accès d’ici deux semaines «à de l’information crédible et complète sur l’industrie du gaz de schiste» sans préciser d’où elle proviendrait.<br />
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Nathalie Normandeau, vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles, a promis hier que les citoyens auraient accès d’ici deux semaines «à de l’information crédible et complète sur l’industrie du gaz de schiste» sans préciser d’où elle proviendrait.
Bien que la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, répète jour après jour que l'industrie du gaz de schiste est «naissante» au Québec, le cégep de Thetford Mines travaille déjà à l'adaptation de son programme de technologie minérale, et ce, afin de mieux répondre «aux besoins de l'industrie». Il existe toutefois un certain flou en ce qui a trait au nombre d'emplois qui seront créés dans le secteur au cours des prochaines années.

«Je ne vous cacherai pas qu'il y a des travaux en cours visant à adapter notre programme de technologie minérale pour pouvoir couvrir le secteur du pétrole et du gaz naturel, a confirmé au Devoir le directeur des études du cégep de Thetford, Robert Rousseau. C'est un programme qui est déjà près de ce secteur, d'où une adaptation qui est réalisable.»

Il est toutefois encore trop tôt pour dire si les étudiants pourront choisir entre un parcours spécifiquement consacré au gaz et au pétrole ou si les éléments de formation pour ce secteur seront intégrés dans un programme technique déjà existant. Dans ce cas, il ne faudrait que «quelques mois» pour que le cégep soit prêt à aller de l'avant. «Les deux options sont possibles, mais il y a des travaux à faire, et on ne peut pas les faire seuls», a-t-il expliqué. Des gens de l'industrie, mais aussi du cégep et du ministère de l'Éducation pourraient être impliqués dans ces démarches.

«Maintenant, a-t-il souligné, la question est la suivante: comment peut-on s'assurer que ce programme va répondre de façon optimale aux besoins de l'industrie?» M. Rousseau a d'ailleurs indiqué que des représentants de l'industrie avaient contacté la direction du cégep, mais aussi que l'établissement d'enseignement avait anticipé la demande, qui devrait croître rapidement au cours des prochaines années, en raison des investissements massifs prévus.

«On a senti rapidement qu'il y avait du développement au Québec de ce côté-là et que ça prendrait de l'ampleur», a souligné M. Rousseau. C'est venu naturellement. On a senti les besoins, et les gens de l'industrie ont réalisé qu'il y aurait des besoins de formation.» Qui plus est, a-t-il fait valoir, le cégep de Thetford jouit d'un «positionnement naturel» puisqu'il se situe non loin des secteurs du sud de la province les plus propices à l'exploitation des gaz de schiste. «C'est un développement qui va se faire tout autour de nous. Ça rend la chose encore plus positive.»

On ne sait cependant pas combien d'emplois seront créés lors de la phase d'exploitation. Certains estiment que plus d'un milliard de dollars seront investis chaque année lorsque la production commerciale aura débuté. Selon l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), il pourrait ainsi y avoir 300 nouveaux puits par année à partir de 2015. Cela créerait 7500 emplois, selon son président, André Caillé.

Mais Le Devoir a tenté en vain d'obtenir une copie de l'étude d'impact économique réalisée par la firme Secor pour le compte de l'APGQ. Au cabinet de relations publiques National, on a simplement indiqué que l'Association se réservait le droit de divulguer cette étude au moment «opportun». Un tel document pourrait pourtant permettre d'obtenir davantage de détails sur le nombre de puits qui seront forés pour générer la manne d'emplois promise par l'APGQ.
 
 
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  • Jean-Philippe Baillargeon - Abonné
    30 août 2010 08 h 34
    Comment peut-on s'assurer que ce programme va répondre de façon optimale aux besoins du Québec?
    «Maintenant, a-t-il souligné, la question est la suivante: comment peut-on s'assurer que ce programme va répondre de façon optimale aux besoins de l'industrie?» M. Rousseau a d'ailleurs indiqué que des représentants de l'industrie avaient contacté la direction du cégep, mais aussi que l'établissement d'enseignement avait anticipé la demande, qui devrait croître rapidement au cours des prochaines années, en raison des investissements massifs prévus.

    On ne peut dénier l'apport du milieu corporatif et d'entreprise dans les CÉGEP. Mais dans le cas d'une région qui a subi les menaces de s'effondrer plusieurs fois à cause de l'exploitation de sa première ressource, l'amiante, et les débats qu'elle suscite sur la création d'une économie durable, je souhaite de tout coeur que si le gouvernement ne se permet pas d'émettre une certaine réserve de façon publique face à cette industrie d'exploitation des hydrocarbures au Québec, qu'il, le gouvernement, permette à ses professeurs d'enseigner une certaine critique sur la manière de faire de cette industrie et ce qu'elle devrait améliorer.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    30 août 2010 08 h 37
    Ça va pas être beau
    Il y a de l'argent à faire, on fonce. Tant pis pour les gens qui vivent là, nous on veut l'argent, alors tassez-vous.

    Évidemment on a pas encore appris que l'on utilise les populations qui veulent de l'argent pour faire passer le projet, mais qu'une fois le projet adopté, l'argent ne va pas à la population, mais aux promoteurs et aux investisseurs (le plus souvent étrangers).

    La population elle se retrouve avec les problèmes de santé et la facture des dégâts environnementaux dans un paysage à jamais massacré.

    Serge Grenier
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  • B Landry - Inscrit
    30 août 2010 08 h 51
    La circulation de l'information
    Les informations du ministère semble descendre assez facilement vers l'industrie quant à l'inverse pfffffffttttttttt et pour ce qui est d'informer le public... "au moment jugé opportun par l'industrie "

    Ai-je une poignée dans l'dos moi là ???
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    30 août 2010 09 h 35
    Bien d'accord avec Serge Grenier
    J'ai pas besoin d'en rajouter.
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  • France Marcotte - Abonnée
    30 août 2010 10 h 15
    En catimini
    Depuis quand se prépare donc ce spectacle à grand déploiement dont la population ne s'est que tout récemment vue servir le premier acte? Et depuis quand va-t-il de soi que le Cegep est aveuglément au service de l'industrie qui vient en personne présenter ses demandes aux directeurs? Les emplois, ce n'est pas suffisant comme redevances. Il fera peut-être bientôt assez chaud pour en faire pousser mais n'est pas dans une république de bananes que diable!
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  • ghislaine fortin - Inscrite
    30 août 2010 13 h 13
    Une manne d'emplois...
    qui va générer des millions....mais les milliards s'en iront à l'extérieur. Beau coup, chers libéraux!! À lire : Les libéraux font mains basses sur notre pétrole et notre gaz" cela nous donne une idée juste de l'intérêt de ce parti pour la population en général.
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  • eric - Inscrit
    7 septembre 2010 20 h 06
    encore une fois! comment avoir l'aire d'une bande de cave
    le tout est tout de même bien drôle, non, vous trouvez pas, pendant que les États-Unis produise et forme leurs employer, pendant que l'Alberta produit et forme leurs employer, pendant que BC produit et forme s'est propre employer et créé de nouvelle norme dans l'industrie pétrolière, labas au petit pays des Gaulois ( Québec) bien on vas former pour voir si nos étudiants bien endetter vont pouvoir survivre avec des salaires bien descent, couper par 50% de taxes.

    Encore une fois, les Blinders des courses ont bien fonctionner.
    Les palier de gouvernement se remplissent encore et le lobéiste se fait bien.

    De formation professionnel au Québec, à mon importation en Alberta, j'amais je n'ai eu a débourser de l'argent pour travailler, formation pour obtenir tout ticket ( permis) plus un encadrement de la part de l'employeur, et te voilà dans l'industrie, le tout n'est certainement pas sans danger, mais avec du personnel bien former et informer, pas besoin de perdre mon temps sur un banc quand j'ai des bouches a nourrir, pas besoin de perdre de l'argent quand je peux en faire, et surtout que la majorité des compagnies impliquer dans le domaine, font de la formation a temps plein, de l'instruction continue, a chaque année j'ai des examens qui me donne un meilleur salaire, plus d'avancement.

    Alors, pourquoi ? pourquoi au Québec faut-il, toujour que le gouvernement controle comme un gouvernement comunisme.

    Une joie de vivre que bien des Québecois on perdu dans les 50 dernières année, désoler mais je ne suis pas d'accord avec vous autres.

    Vous aller devoir une jour mettre vos culottes et vous tenir ensemble, et les remetres a leurs place une fois pour toute, comme dans le temps de mes parents, Révolution tranquille, cela vous dit quelque chose!

    Vraiment frustrer de voir le monde se laisser berner !
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