Lettres - Gaz de schiste: il faut refuser l'inacceptable
La ministre Normandeau dit vouloir encadrer l'exploitation des gaz de schiste. Laissez-moi rire, ou plutôt, pleurer. Quelle honte que la manière dont laquelle le gouvernement Charest se lance les yeux fermés dans cette exploitation! Quel petit pays de colonisés sommes-nous! On peut lire sur le site de Radio-Canada que, «selon Vincent Perron, coordonnateur chez Talisman Energie, la concentration des produits chimiques [utilisés pour cette exploitation], "qui ne sont pas nécessairement toxiques pour l'environnement", est faible».
«Pas nécessairement toxique pour l'environnement!» Comme c'est rassurant!
Quand nous lèverons-nous donc et dirons-nous que tout ceci est inacceptable? La centrale du Suroît n'était rien comparée à ce qui nous attend avec cette industrie qu'on laisse aux mains de compagnies, encore une fois, étrangères. Venez exploiter nos ressources et détruire la nature du Québec, tout en contaminant la nappe phréatique, pourquoi pas un taux anormalement élevé de cancer pour les gens habitant aux environs des puits, pour autant que vous nous donniez quelques petits dollars en redevances au passage.
Hier, la ministre disait en entrevue à Maisonneuve en direct qu'une grande majorité de Québécois était en accord avec cette exploitation. Quelle désinformation! D'où tire-t-elle cette information? La population n'a aucunement été consultée! À écouter la tribune téléphonique à ce sujet la semaine dernière à la même émission, on constate bien certainement plutôt l'inverse! Quand arrêterons-nous de faire rire de nous et refuserons-nous ce qui est inacceptable? Il ne s'agit pas de se positionner contre tout progrès et avancement, il s'agit de refuser ce qui n'a pas de bon sens!
***
S. P. Breton - Le 26 août 2010
«Pas nécessairement toxique pour l'environnement!» Comme c'est rassurant!
Quand nous lèverons-nous donc et dirons-nous que tout ceci est inacceptable? La centrale du Suroît n'était rien comparée à ce qui nous attend avec cette industrie qu'on laisse aux mains de compagnies, encore une fois, étrangères. Venez exploiter nos ressources et détruire la nature du Québec, tout en contaminant la nappe phréatique, pourquoi pas un taux anormalement élevé de cancer pour les gens habitant aux environs des puits, pour autant que vous nous donniez quelques petits dollars en redevances au passage.
Hier, la ministre disait en entrevue à Maisonneuve en direct qu'une grande majorité de Québécois était en accord avec cette exploitation. Quelle désinformation! D'où tire-t-elle cette information? La population n'a aucunement été consultée! À écouter la tribune téléphonique à ce sujet la semaine dernière à la même émission, on constate bien certainement plutôt l'inverse! Quand arrêterons-nous de faire rire de nous et refuserons-nous ce qui est inacceptable? Il ne s'agit pas de se positionner contre tout progrès et avancement, il s'agit de refuser ce qui n'a pas de bon sens!
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S. P. Breton - Le 26 août 2010
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