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Lettres - Gaz de schiste: il faut refuser l'inacceptable

S. P. Breton - Le 26 août 2010  30 août 2010  Actualités sur l'environnement
La ministre Normandeau dit vouloir encadrer l'exploitation des gaz de schiste. Laissez-moi rire, ou plutôt, pleurer. Quelle honte que la manière dont laquelle le gouvernement Charest se lance les yeux fermés dans cette exploitation! Quel petit pays de colonisés sommes-nous! On peut lire sur le site de Radio-Canada que, «selon Vincent Perron, coordonnateur chez Talisman Energie, la concentration des produits chimiques [utilisés pour cette exploitation], "qui ne sont pas nécessairement toxiques pour l'environnement", est faible».

«Pas nécessairement toxique pour l'environnement!» Comme c'est rassurant!

Quand nous lèverons-nous donc et dirons-nous que tout ceci est inacceptable? La centrale du Suroît n'était rien comparée à ce qui nous attend avec cette industrie qu'on laisse aux mains de compagnies, encore une fois, étrangères. Venez exploiter nos ressources et détruire la nature du Québec, tout en contaminant la nappe phréatique, pourquoi pas un taux anormalement élevé de cancer pour les gens habitant aux environs des puits, pour autant que vous nous donniez quelques petits dollars en redevances au passage.

Hier, la ministre disait en entrevue à Maisonneuve en direct qu'une grande majorité de Québécois était en accord avec cette exploitation. Quelle désinformation! D'où tire-t-elle cette information? La population n'a aucunement été consultée! À écouter la tribune téléphonique à ce sujet la semaine dernière à la même émission, on constate bien certainement plutôt l'inverse! Quand arrêterons-nous de faire rire de nous et refuserons-nous ce qui est inacceptable? Il ne s'agit pas de se positionner contre tout progrès et avancement, il s'agit de refuser ce qui n'a pas de bon sens!

***

S. P. Breton - Le 26 août 2010
 
 
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  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 07h19
    Moi je suis d'accord
    D'accord pour qu'on sorte du sous-sol cette richesse qui dort: 2 milliards par année de richesse.

  • Andre Vallee
    Abonné
    lundi 30 août 2010 07h24
    La responsabilité citoyenne
    Les citoyens doivent surveiller les élus. J'ai 83 ans et je n'en ai pas connu beaucoup qu'il faille surveiller autant que le gouvernement de Jean Charest. Que les groupes se mobilisent: richesses naturelles, contrats de constructions, santé, éducation, langue.
    Jean Charest et ses moutons sont à surveiller.

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    lundi 30 août 2010 08h52
    @r.tremblay
    D'accord pour qu'on sorte du sous-sol cette richesse qui dort: 2 milliards par année de richesse.
    **********

    Fort bien mais qui les empochera. Les entreprises qui exploitent la ressource avec une faible redevance pour le gouvernement comme dans le cas des mines?
    Il est à peu près temps au Québec qu'on sorte de cette économie digne du tiers-monde et que tout le processus soit revu concernant l'exploitation de nos richesses collectives.


  • Abonné
    lundi 30 août 2010 09h00
    Moi aussi je suis d'accord... avec Monsieur Breton
    Il y a actuellement au Québec 345 sites miniers abandonnés... et contaminés.
    Dans son dernier budget, le gouvernement du Québec prévoyait affecter 264 millions de dollars en 10 ans à la décontamination de ces sites : contamination privée et décontamination publique, un bon exemple de Partenatiat Public Privé.
    Renaud Lachance, le vérificateur général nous apprenait que de 2002 à 2008, 14 des 22 entreprises actives du secteur minier n'ont versé aucune redevance au gouvernement. Leur production avait tout de même une valeur brute de 4 milliards de dollars durant cette période, et « notre gouvernement » leur a consenti, de 2002 à 2008, 624 millions de dollars en avantages fiscaux.
    Quand l'Institut Fraser nous apprend que le Québec était jusqu'à tout récemment classé meilleur endroit au monde pour l'investissement minier, ça n'a rien de bien rassurant.
    Deux milliards par année de richesse qui dorment dans notre sous-sol dites-vous Monsieur Tremblay ? D'ici à ce que nous ayons un gouvernement véritablement au service de la collectivité, je préfère les savoirs dormir dans notre sous-sol que dans des paradis fiscaux, au moins là, ils ne nous coûtent rien en dépollution.
    Vous avez bien raison, Monsieur Vallée, pour vivre en démocratie, il ne suffit pas de voter une fois tous les quatre ans.

  • JF Gaudreau
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 10h14
    Est-ce que nos représentants voudraient s'y baigner?
    Selon la vidéo promotionnelle du site web de Questerre, le liquide d'hydrofracturation utilisé pour exploiter un puis est constitué d'environ 0,5% de produits chimiques, le reste en eau et en sable.

    Si on considère que près de 10 millions de litres d'eau peuvent être utilisé par fracturation, 0,5% équivaudrait donc à 50 milles litres (50 tonnes métriques en valeur absolue) d'une soupe chimique (mélange d'acide (chlorhydrique), réducteur de friction, surfactant, gel, antitartre, correcteur de ph, concasseur, agent de réticulation, agent de contrôle de fer, inhibiteur de corrosion, agent antibactérien, agent de soutènement) dont la moitié reste dans le sous-terrain et l'autre moitiée ''récupérée ou mise aux rebus''. Or, puisqu'il peut y avoir plusieurs fracturations par puit, on doit encore y ajouter un facteur de multiplication.

    Pas nécessairement toxique pour l'environnement!?! On dort vraiment au gaz...

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 13h30
    Le coût réel et total des "externalités"
    Les "externalités" que nous devrons assumer collectivement, elles, risquent surtout d'annuler ces prétendus 2 milliards de richesse produite annuellement, laquelle, comme cela se dessine à l'avance, ne profitera jamais autant qu'aux maudites entreprises socio-pathologiques, la plupart étrangères, et à leurs quelques actionnaires, et non pas au Trésor québécois, donc à nous tous, ce ramasse-miettes!

  • Chryst
    Abonné
    dimanche 12 septembre 2010 01h34
    Pas seulement inacceptable pour nos poches mais aussi pour l’environnement
    Même le ministre de l’environnement a reconnu la carence d’études sur le sujet. On peut bien parler de madame Normandeau comme la bradeuse.

    S’il y a encore un semblant de démocratie dans ce pays des élections s’imposent. Il est regrettable que la nation québécoise ne puisse pas encore profiter de nos connaissances en base de données.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.

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