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De possibles déversements dans les Grands Lacs inquiètent les experts

Les lacs seraient menacés par des procédures de surveillance laxistes et une mauvaise communication entre le Canada et les États-Unis

La ville de Chicago se profile aux abords du lac Michigan. Selon la Commission mixte internationale, les Grands Lacs seraient vulnérables à des déversements importants de produits chimiques comme du pétrole brut, des hydrocarbures et du chlore.<br />
Photo : Agence France-Presse Jeff Haynes
La ville de Chicago se profile aux abords du lac Michigan. Selon la Commission mixte internationale, les Grands Lacs seraient vulnérables à des déversements importants de produits chimiques comme du pétrole brut, des hydrocarbures et du chlore.
Des experts canadiens et américains mettent en garde contre une possible fuite d'un oléoduc dans les Grands Lacs et estiment que les conséquences économiques et environnementales seraient énormes.

La Commission mixte internationale, qui supervise les eaux partagées par les États-Unis et le Canada, indique que les lacs sont menacés par des procédures de surveillance laxistes et une mauvaise communication entre les deux pays.

Ces problèmes laissent le vaste bassin d'eau potable vulnérable à des déversements importants de produits chimiques comme du pétrole brut, des hydrocarbures et du chlore, préviennent les experts. Au total, ce sont près de 40 millions de personnes qui pourraient être touchées.

«Nous conseillons fortement aux gouvernements — et cela inclut les gouvernements provinciaux et fédéraux — de mieux saisir la viabilité de ce vaste réseau d'oléoducs», a déclaré à la Presse canadienne la directrice américaine de la commission, Lana Pollack. «Nous savons qu'il y a matière à ce que le gouvernement et le public s'inquiètent de la situation.»

Mme Pollack et son homologue canadien, Joe Comuzzi, ont envoyé ce mois-ci une lettre au ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, ainsi qu'à la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, les pressant d'agir selon les recommandations proposées en 2006 dans un rapport sur les déversements dans les Grands Lacs.

Le rapport offre six recommandations pour les deux gouvernements, recommandations qui amélioreraient la gestion et la coopération du vaste bassin d'eau partagé et qui augmenteraient les capacités de détection des déversements, en plus de clarifier la législation entourant les compensations pour les coûts de nettoyage des déversements majeurs.

La commission souligne que le récent déversement de brut dans la rivière Kalamazoo, au Michigan, soulève des questions concernant la sécurité et l'intégrité du réseau d'oléoducs sillonnant l'Amérique du Nord. «Il s'agit d'un drapeau rouge, et c'est un euphémisme», a dit Pollack.

Les résidants de huit États américains et de deux provinces canadiennes puisent leur eau dans les lacs Huron, Érié, Ontario, Supérieur et Michigan. Les lacs sont également importants au point de vue de l'économie, faisant gagner des milliards à l'industrie touristique, en plus d'aider à fournir 25 % de la production agricole canadienne.

Mme Pollack soutient que le nombre de juridictions est tel dans la région des lacs qu'il s'est créé un enchevêtrement de systèmes de régulation qui ne protègent pas adéquatement les entreprises, les individus et l'environnement.
 
 
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  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 26 août 2010 16h06
    Brisons tout mais pas ça
    Les Grands Lacs d'eau douce avec le fleuve Saint-Laurent. Absolues merveilles du monde, plus précieux que toutes les pierres précieuses réunies, source de vie, conditions nécessaires à la vie. S'il fallait avoir des divinités, ce devrait être ces eaux-là. Plus précieuses que le pétrole et l'or réunis, plus précieuses encore que les cathédrales du vieux monde que même les guerres ont su épargner. Aucune raison ne peut justifier de menacer cette beauté, prunelle des yeux de l'Amérique.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 26 août 2010 17h08
    Le fédéral fait sa large part dmana la dépollution des grands lacs
    En dépolluant dans la Baie d'Hamilton ( Riddle Creek (, le deuxième site canadien le plus pollué sur la liste du protocole de Kyoto, et en entreprenant d'autres interventions aux abords des grands lacs, le gouvernement Harper fait sa large part et ne peut être blâmé d'immobilisme comme l'a été pendant trois décennies les groupes environnementaux et le gouvernement libéral de Stéphane Dion et de Jean Chrétien. C'est vrai que ce fut une manne de subventions pour ces groupes verts qui ont véçu de jérémiades, d'études et de grands palabres sans gestes concrets aussi longtemps.

    Voici les efforts déployés depuis 2007, coincidant avec l'arrivée du gouvernement Harper. Car pour celui-ci le temps est à l'action.

    http://www.ec.gc.ca/eau-water/default.asp?lang=Fr

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 26 août 2010 17h44
    Immobilisme des groupes environnementaux?
    De quoi parlez-vous monsieur? Soyez plus clair. Ce ne sont quand même pas les groupes environnementaux qui polluent. Subventions aux groupes verts pour réparer des dégâts dont ils ne sont pas responsables? C'est du délire!

  • J. Hardy
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 23h44
    Remercier Harper pour la dépollution serait une erreur
    Harper fait dans la politique de division. "Divide and Conquer" en anglais. C'est ce qu'il fait avec les autres parties politiques.

    Certains groupes l'aiment parce qu'il propose de leur laisser leurs fusils de chasse sans avoir à les enregistrer. Ce fut son premier dossier de ce genre. Se succédèrent ensuite les sujets de la sécurité nationale, la définition du nationalisme, les minorités immigrantes, l'avortement, etc. Il stigmatise l'électorat sur des questions complètement aléatoires susceptibles de lui faire gagner des votes.

    Il va chercher le côté conservateur qu'il y a dans beaucoup d'individus. Au bout du compte, il représente l'industrie du pétrole.

    Dépolluer la baie d'Hamilton pour présenter un côté "green" n'est que de la poudre aux yeux et de la petite monnaie. Pendant ce temps, il en profite pour massacrer l'Alberta contre, encore une fois, de la petite monnaie.

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