Enquête sur la marée noire - Les enquêteurs scrutent la chaîne de commandement
Houston — Les enquêteurs gouvernementaux qui tentent de déterminer la cause de l'explosion de la plateforme pétrolière qui a provoqué la marée noire dans le golfe du Mexique se sont concentrés hier sur la communication et la chaîne de commandement, se demandant à certains moments si les acteurs clés disposaient d'assez d'informations pour faire face à l'urgence.
Les enquêteurs ont aussi cherché à savoir si une pièce d'équipement défectueuse devant permettre d'empêcher le désastre avait été inspectée dans les délais requis. Le dispositif, qui était censé se verrouiller pour empêcher un déversement de pétrole advenant une explosion, a été retiré des fonds marins et sera analysé par les enquêteurs.
Les témoignages sur les moments qui ont suivi l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon sont aussi importants pour comprendre ce qui s'est passé le 20 avril.
Les deux hommes qui ont témoigné hier étaient des acteurs clés du bon fonctionnement de la plateforme pétrolière. Mais Neil Cramond, qui supervise les opérations de BP dans le golfe du Mexique, a dit qu'il était rarement en contact avec Paul Johnson, qui gérait la plateforme au nom de son propriétaire, Transocean Ltd., qui la louait à BP.
M. Cramond a affirmé que les capitaines des plateformes sont au bout du compte responsables de la sécurité des travailleurs et des questions environnementales, mais qu'ils ne sont pas toujours impliqués dans les décisions liées aux opérations de forage et aux risques potentiels.
Les membres du comité d'enquête conjoint de la Garde côtière et du Bureau of Ocean Energy Management, Regulation and Enforcement tentent de déterminer ce qui a causé l'explosion et comment la réglementation, la sécurité et la surveillance peuvent être améliorées pour éviter une autre catastrophe semblable.
Les enquêteurs ont demandé à M. Johnson si l'entretien du dispositif qui aurait dû empêcher le désastre avait été fait selon les normes. M. Johnson a affirmé qu'il y avait eu une vérification de sécurité menée en septembre 2009, mais qu'il n'y avait pas eu d'inspection complète du dispositif. «Je ne crois pas que c'était une vérification complète», a dit M. Johnson.
Toutefois, quelques mois plus tard, quand la plateforme a été installée sur le puits, le dispositif a été inspecté. Mais les enquêteurs se sont demandé si cela était conforme à l'échéancier de trois à cinq ans établi dans les codes réglementaires.
Pendant ce temps, la description par M. Cramond de la façon dont les responsabilités et la communication étaient divisées entre les parties responsables de la plateforme a provoqué quelques haussements de sourcils parmi les enquêteurs. Tout en questionnant M. Cramond, un responsable de la Garde côtière s'est demandé si quelqu'un, quelque part, avait un «portrait global» de la situation. Ce responsable s'est inquiété du fait que le capitaine était responsable de la sécurité de son équipe et de la plateforme, mais qu'il n'avait «pas son mot à dire et peu conscience de ce qui se passait en termes de risques».
«Je crois que ce que vous avez exposé est un portrait juste» de la situation, a dit M. Cramond, précisant que de telles façons de procéder sont courantes dans l'industrie du pétrole et du gaz.
Les enquêteurs ont aussi cherché à savoir si une pièce d'équipement défectueuse devant permettre d'empêcher le désastre avait été inspectée dans les délais requis. Le dispositif, qui était censé se verrouiller pour empêcher un déversement de pétrole advenant une explosion, a été retiré des fonds marins et sera analysé par les enquêteurs.
Les témoignages sur les moments qui ont suivi l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon sont aussi importants pour comprendre ce qui s'est passé le 20 avril.
Les deux hommes qui ont témoigné hier étaient des acteurs clés du bon fonctionnement de la plateforme pétrolière. Mais Neil Cramond, qui supervise les opérations de BP dans le golfe du Mexique, a dit qu'il était rarement en contact avec Paul Johnson, qui gérait la plateforme au nom de son propriétaire, Transocean Ltd., qui la louait à BP.
M. Cramond a affirmé que les capitaines des plateformes sont au bout du compte responsables de la sécurité des travailleurs et des questions environnementales, mais qu'ils ne sont pas toujours impliqués dans les décisions liées aux opérations de forage et aux risques potentiels.
Les membres du comité d'enquête conjoint de la Garde côtière et du Bureau of Ocean Energy Management, Regulation and Enforcement tentent de déterminer ce qui a causé l'explosion et comment la réglementation, la sécurité et la surveillance peuvent être améliorées pour éviter une autre catastrophe semblable.
Les enquêteurs ont demandé à M. Johnson si l'entretien du dispositif qui aurait dû empêcher le désastre avait été fait selon les normes. M. Johnson a affirmé qu'il y avait eu une vérification de sécurité menée en septembre 2009, mais qu'il n'y avait pas eu d'inspection complète du dispositif. «Je ne crois pas que c'était une vérification complète», a dit M. Johnson.
Toutefois, quelques mois plus tard, quand la plateforme a été installée sur le puits, le dispositif a été inspecté. Mais les enquêteurs se sont demandé si cela était conforme à l'échéancier de trois à cinq ans établi dans les codes réglementaires.
Pendant ce temps, la description par M. Cramond de la façon dont les responsabilités et la communication étaient divisées entre les parties responsables de la plateforme a provoqué quelques haussements de sourcils parmi les enquêteurs. Tout en questionnant M. Cramond, un responsable de la Garde côtière s'est demandé si quelqu'un, quelque part, avait un «portrait global» de la situation. Ce responsable s'est inquiété du fait que le capitaine était responsable de la sécurité de son équipe et de la plateforme, mais qu'il n'avait «pas son mot à dire et peu conscience de ce qui se passait en termes de risques».
«Je crois que ce que vous avez exposé est un portrait juste» de la situation, a dit M. Cramond, précisant que de telles façons de procéder sont courantes dans l'industrie du pétrole et du gaz.
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