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Lettres - Uranium: défendre l'indéfendable

François Thériault - Québec, le 19 août 2010  23 août 2010  Actualités sur l'environnement
Depuis quelques semaines, un débat a pris place concernant l'exploitation des mines d'uranium. Il se matérialise, entre autres, avec la commission parlementaire sur le régime minier. Siégeant à cette commission, mercredi dernier, Amir Khadir était en colère, et avec raison, d'assister aux élucubrations démagogiques d'Yvan Loubier, lobbyiste pour Uracan, une compagnie qui voudrait bien extraire l'uranium du sol québécois.

M. Loubier, je m'adresse à vous, il ne suffit pas de clamer haut et fort que vous avez des «études d'experts» réalisées par des «spécialistes» et de le répéter constamment pour que les Québécois veuillent bien vous confier leur sol. Serge Simard, ministre délégué des Ressources naturelles et de la Faune, il ne vous suffit pas de marginaliser la protestation au regard des dangers réels de l'extraction de l'uranium. Pour ma part, je crois de tout mon coeur à l'intelligence des Québécois. Est-ce que cela vaut vraiment la peine? Est-ce que les retombées économiques justifient vraiment de mettre la santé des Québécois en danger pour des millions d'années? En plus du fait que l'uranium extrait servira aux centrales et aux armes nucléaires qui augmenteront les tensions de l'ordre politique mondial. Est-ce que le Québec veut vraiment jouer à ce jeu? La réponse est non.

***

François Thériault - Québec, le 19 août 2010
 
 
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  • Guillermo Navarro Garcia
    Inscrit
    lundi 23 août 2010 06h12
    Pourquoi pas?
    Le Québec a bien laissé l'amiante être exportée et causer des cancers de la plèvre dans le monde entier... Je ne suis pas sûr que l'uranium québécois serait plus dangereux.

  • Franfeluche
    Abonné
    lundi 23 août 2010 09h36
    L'utilisation de l'amiante au Québec
    Il faut en convenir, l'utilisation de l'amiante au Québec ne s'est pas toujours faite d'une façon sécuritaire même dans les mines d'amiante. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il y a eu la grève de 1949 à Asbestos. Il faut dire également que la cigarette avait son mot à dire chez un bon nombre de personnes souffrant d'amiantose.
    Or, depuis ce temps, la situation a évolué positivement au niveau de l'utilisation sécuritaire de l'amiante notamment dans les mines existant au Québec. Je vis à Asbestos depuis 1965, j'ai 71 ans et je suis certain que mes poumons sont en parfaite santé. Pourtant, j'ai vécu 8 ans à proximité de la mine.
    Je crois qu'au Québec, nous pouvons en 2010 utiliser l'amiante d'une façon sécuritaire en ayant des mécanismes de contrôle efficaces.
    Enfin, j'aimerais qu'on procède à l'évaluation des substituts de l'amiante pour en vérifier l'impact sur la santé dans leur utilisateur.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    lundi 23 août 2010 09h48
    Oui,, mais
    Pourtant, des dizaines d'études épidémiologiques n'arrivent pas à détecter de risques supplémentaires.

  • Francois Theriault
    Inscrit
    lundi 23 août 2010 11h25
    Réponse à Navarro

    Très bon argument monsieur. Nous avons causé la mort prématurée de milliers de Québécois, alors pourquoi pas continuer. Bravo. Je crois que douter encore des risques que représente l'extraction de l'uranium sur la santé est de même ordre que de douter des changements climatiques.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    lundi 23 août 2010 11h41
    Rationalité, mais aussi liberté
    L'exploitation de mines d'uranium dans diverses régions du monde se fait depuis plus de 50 ans. Elle ne présente pas de danger particulier, l'expéreince le montre, on peut prendre un morceau d'uranium NATUREL (non enrichi) dans sa main sans crainte. Mais, aussi irrationnelle que cette décision puisse nous sembler, une municipalité devrait avoir le droit d'y renoncer ─ après tout c'est cette municiplité qui "se prive de jobs", elle ne brime personne d'autre, et elle pourra changer d'idée un jour. Il y a un exemple similaire, Montréal a toujours irrationnelleent refusé la fluoration de l'eau pourtant bénéfique à la santé des dents. Le gouvernement québécois ne l'a pas obligée à la fluorer au nom de la santé publique.
    Cela ouvre par ailleurs le plus vaste débat de l'énergie nucléaire, même si nous n'en aurons pas besoin au Québec avant quelques dizaines d'années. Il faut admettre que, si l'expériece de certains pays montre qu'il est possible de l'exploiter sécuritairement, elle exige une surveillance tellement rigoureuse de toutes les étapes de la fabrication du combustible et de l'opération des centrales que l'on se demande si les conditions sociales et politiques essentielles à cette rigueur seront toujours présentes. En particulier, si on laisse trop de place au privé dans son exploitation, il y a danger de négligeances fatales causées par le volonté de réduire les coûts.
    Bernard Terreault
    Physicien et professeur-chercheur retraité d l'Institut national de la recherche scientifique

  • Alexe
    Inscrite
    lundi 23 août 2010 13h24
    Des preuves svp!
    M. Thériault, je ne comprends pas votre logique; vous demandez aux gens de douter des paroles de ceux qui démontrent par des études ce qu’ils avancent et de croire ceux qui, comme vous, clament haut et fort qu’il y a aura des impacts pour des millions d’années sans aucune preuve. Vous utilisez les médias pour lancer quelques phrases par-ci par-là dans le but de faire peur à la population du Québec. Je crois davantage aux études de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (les « experts ») qu’aux hypothèses sans fondement d’une gang de médecins (les « vrais » spécialistes du radon et des mines) et de Fafard (le « vrai » ingénieur).

    Heureusement, le ministre Simard a pris une bonne décision en refusant le moratoire et il ne manque pas d’études de spécialistes pour le démontrer…

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