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Projet aurifère de Malartic - La minière Osisko reçoit un avis d'infraction

La minière Osisko, qui a fait l'objet de nombreuses critiques pour son projet aurifère de Malartic, a reçu un avis d'infraction pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l'environnement en effectuant des travaux sur le site de la future mine avant d'en avoir eu l'autorisation. Un «malentendu», répond l'entreprise, qui n'a toutefois pas contesté ledit avis.

En effectuant des survols du site où doit être creusée la gigantesque fosse, en juin dernier, des employés du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) avaient constaté que «du décapage de mort-terrain a été effectué dans le périmètre de la fosse initiale, et ce, avant l'émission du certificat d'autorisation pour l'exploitation de cette fosse». Selon ce qu'ils ont observé, «des chemins et machineries étaient visibles lors du survol dans le secteur à l'ouest de la fosse satellite et au nord».

D'autres travaux étaient en cours dans le secteur et des foreuses étaient sur place. Les inspecteurs du MDDEP ont également indiqué dans leur rapport, obtenu par Québec solidaire en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, qu'il y avait de l'«entreposage de matières à différents endroits sur la superficie de la fosse».

Un certificat d'infraction a donc été envoyé à Osisko, qui a décidé de ne pas le contester, selon ce qu'a expliqué hier leur porte-parole, Sylvie Prud'homme. Celle-ci a toutefois insisté pour dire qu'il s'agissait en fait d'un «malentendu». «Osisko a été autorisée en avril 2010 à effectuer les travaux d'érection du mur-écran entre la future mine et la ville de Malartic. Le 14 juin, dans le cadre de ces travaux, Osisko effectuait des prélèvements de mort-terrain dans le périmètre de la fosse aux fins de construction de ce mur-écran. Des fonctionnaires du MDDEP survolant le site ont interprété ces travaux comme étant des travaux de décapage. En conséquence, ils ont délivré un avis à Osisko le 17 juin.»

Même s'il s'agissait d'une mauvaise «interprétation des faits», l'entreprise a cessé tout prélèvement sur le site dès la réception de l'avis. Avec l'autorisation du ministère, elle a ensuite ouvert un site de prélèvement extérieur au périmètre de la future fosse.

Osisko a fait l'objet de nombreuses critiques pour son projet de Malartic. La minière avait notamment entrepris de déménager les résidants d'une partie de la ville avant même que le projet ne soit autorisé par Québec. Un aspect du projet qui a d'ailleurs été dénoncé de nouveau hier au cours des audiences de la commission parlementaire chargée d'étudier le projet loi 79, censé réformer la Loi sur les mines.

Au total, plus de 200 résidences ont été déplacées pour faire place à la gigantesque fosse à ciel ouvert. L'entreprise s'est entendue de gré à gré avec tous les résidants sauf un, qui a été expulsé de force de chez lui la semaine dernière.
 
 
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