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Forages pétroliers - Pas question d'interdiction

Le Comité sénatorial de l'énergie se veut rassurant sur l'industrie canadienne des hydrocarbures extracôtiers

Des travailleurs à bord du navire de ravitaillement de la plateforme pétrolière Hibernia, au large de Terre-Neuve.<br />
Photo : Agence Reuters Greg Locke
Des travailleurs à bord du navire de ravitaillement de la plateforme pétrolière Hibernia, au large de Terre-Neuve.
Il n'existe aucune raison d'interdire les forages pétroliers dans les eaux canadiennes. C'est du moins ce que conclut le Comité sénatorial de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles dans un rapport produit pour faire le point sur cette industrie à la suite de la catastrophe du golfe du Mexique. Il reconnaît cependant que cette exploitation d'énergie fossile «présente des risques considérables» et dit s'inquiéter de la capacité d'intervention en cas de marée noire.

Mais dans l'ensemble, ce document produit à la suite d'une période «relativement brève d'audiences d'enquête» se veut très positif. «Le comité tient à rassurer les Canadiens: l'industrie canadienne des hydrocarbures extracôtiers est entre bonnes mains. Il n'a pu trouver aucune justification pour une interdiction ou un moratoire temporaires ou permanents dans les activités extracôtières actuelles. Le régime réglementaire du Canada est bon et il est constamment renforcé et amélioré à la lumière d'expériences comme l'incident de BP», soulignent les auteurs de ce rapport de 80 pages rendu public hier.

«Toutes les opérations extracôtières qui pourraient être autorisées à l'avenir dans le territoire canadien, que ce soit dans les eaux de l'Arctique, au large des côtes du Pacifique ou de l'Atlantique, seront réglementées et contrôlées avec soin, étant donné l'expérience de l'incident de Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique», ajoutent-ils, à la lumière des témoignages entendus au cours de neuf journées d'audiences. Parmi les participants, on retrouvait certains responsables de la sécurité maritime, dont des représentants de la garde côtière, mais aussi des experts issus de multinationales de l'énergie fossile.

En conférence de presse, le président du comité, David Angus, a surtout insisté sur le fait que l'exploitation du pétrole et du gaz en milieu marin est une source essentielle de bénéfices économiques pour certaines régions du pays. «C'est une industrie viable et importante pour le Canada et pour l'avenir de la sécurité énergétique du monde», a-t-il fait valoir.

Le sénateur conservateur a également mis en garde contre toute comparaison entre la tragédie environnementale du golfe du Mexique et ce qui se produirait en cas de marée noire au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Dans le sud des États-Unis, a-t-il dit, «il y avait des zones sensibles et des secteurs de pêche à proximité». Selon lui, ce ne serait pas le cas ici, puisque les plateformes se trouveraient «au milieu de l'océan Atlantique». Qui plus est, en cas de déversement, le pétrole «se disperserait probablement sans toucher de zones sensibles» et «ne souillerait probablement pas les côtes canadiennes, d'après ce qu'on a dit au comité». Plusieurs populations marines sensibles évoluent pourtant dans ces zones, notamment des espèces de poissons, d'oiseaux et de mammifères marins. Et certains éléments des courants demeurent difficiles à prévoir.

Tout va bien, mais...

Malgré l'enthousiasme du comité, «nous ne sommes pas assez fous pour prétendre [qu'une catastrophe] ne se produira jamais», a lancé son président hier. Les sénateurs émettent même plusieurs réserves quant aux mesures prises pour éviter les marées noires et à la planification des interventions en cas de déversement.

Ils estiment ainsi que les dépenses en recherche et développement «sur les moyens d'éviter et de contenir les éruptions en eau profonde» ne sont pas à la hauteur de celles «sur les technologies de forage à de plus grandes profondeurs et dans des zones plus éloignées».

Sur la question des fameux puits de secours, le comité souligne des faiblesses majeures. «Les lois ou règlements applicables n'insistent pas pour qu'on fore dans tous les cas des puits de secours. Il ne semble pas exister encore de dispositions législatives explicites qui exigent des puits de secours lorsqu'on fait des forages au large de l'Atlantique», écrivent-ils. Dans le cas de Chevron, qui fore actuellement un puits sous-marin au nord-est de St. John's — à une plus grande profondeur que le puits à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique —, on a simplement pris des dispositions avec un exploitant d'installations de forage «qui est en mesure d'entreprendre le forage d'un puits de secours sur place dans un délai de 12 à 14 jours en cas d'urgence». Il faut rappeler qu'un tel puits aurait pu, de l'avis de plusieurs experts, éviter ou encore réduire grandement le déversement de plus de 785 millions de litres de brut dans le golfe du Mexique.

Le comité entretient également «des inquiétudes au sujet de la planification et de la capacité d'intervention dont le Canada est doté en ce moment». Il recommande donc «une plus grande collaboration entre les intervenants» pour élaborer un plan d'urgence, mais également davantage de préparation et d'exercices avant qu'un «incident» ne se produise. Le comité suggère enfin un «examen» de la question de la responsabilité financière qui incombe aux pétrolières en cas de catastrophe. «Le comité ne croit pas qu'un montant de 350 millions de dollars suffise pour couvrir les dommages ou assumer les coûts du nettoyage en cas de déversement majeur», souligne-t-on.

Critiques

Déçu des conclusions des sénateurs, le député néodémocrate Dennis Bevington a estimé que le rapport n'allait pas assez loin dans son analyse. «Ils ont choisi de n'entendre que le point de vue de l'industrie et du gouvernement et en sont restés là. Ils ne se sont pas assez attardés à la réglementation ou encore aux lois.»

Un point de vue partagé par le directeur de Greenpeace Québec, Éric Darier, qui a dit ne pas être surpris des conclusions du document. «Les gens qui l'ont rédigé ne sont pas des experts et ils se sont basés sur les propos des experts de l'industrie pétrolière, a-t-il affirmé. Pourtant, ce rapport va probablement être utilisé par le gouvernement pour dire que tout va bien.» Il trouve pour le moins étrange que les membres du comité ferment la porte à tout moratoire, alors qu'ils formulent certaines recommandations qui demanderaient un exercice de révision rigoureux. Selon lui, rien ne démontre que les recommandations seront mises en application.

Si ce rapport a été salué par l'industrie, il n'a rien pour rassurer ceux qui exigent un moratoire, notamment dans le cas du projet de Old Harry, à 80 kilomètres des Îles-de-la-Madelaine. L'éventualité de voir du forage au Québec en inquiète également plusieurs, a rappelé M. Darier, surtout que le gouvernement Charest n'a absolument pas exclu la possibilité d'exploiter les hydrocarbures qui se trouvent sous les fonds marins de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent.
 
 
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  • ClarkeCity
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 03h22
    Est-ce que le Canada est à l'abri d'un acte de terroriste ?
    Je ne crois pas que les puits de forage en mer sont à l’abri d’un possible attaque de terroristes. La décision du Canada d’aller en guerre contre les talibans pourrait avoir des répercussions au Canada. Peut-importe ce que les sénateurs ou élus pourraient nous faire croire.

    Le prix du pétrole augmenterait et affecterait aussi l’économie américaine.

  • jpthoma1
    Abonné
    jeudi 19 août 2010 07h37
    Moratoirebec
    Il faut un moratoire sur les forages pétroliers sur terre et sur mer, il faut un moratoire sur les forages de gaz de shistes, il faut un moratoire sur l'exploration et l'exploitation d'uranium, the thorium et de tous les autres "ium", il faut un moratoire sur la construction d'éoliennes, il faut un moratoire sur la construction de ponts, d'échangeurs et de viaducs, il faut un moratoire sur les mines à ciel ouvert, à ciel nuageux et à ciel pluvieux, il faut un moratoire sur la construction de grosses centrales hydro-électriques, de moyennes centrales hydro-électriques et de petites centrales hydro-électriques, il faut d'autres moratoires le plus rapidement possible.

    Et pour être certain de ne pas oublier d'autres moratoires, il faut une vaste consultation publique pour changer le nom de la province pour MORATOIREBEC.

    Par la suite, il faut un moratoire sur les consultations publiques.

    On sera enfin tranquille à ne rien faire.

  • pierre savard
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 08h02
    Paranoia
    Nous ne devons pas nous laisser impressionner par la paranoia de la gauche qui veut cesser tout développement économique. Nous avons du pétrole. prenons-le. Si les gauchistes ont une alternative au pétrole, sans créer un krach économique, qu'ils sortent leur solution. Mais que ce soit réaliste.

  • Sanzalure
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 08h51
    Un incident ou une catastrophe ?
    Ce qui s'est passé dans le Golfe du Mexique n'est pas un incident, c'est un désastre, une catastrophe. Le pétrole dispersé dans la mer ou évaporé ans l'air continue de nuire, même si on ne le voit pas directement. Je considère que le «Comité sénatorial de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles» est «irresponsable». Ces gens-là méritent d'être congédiés sur le champs et remplacés par des personnes intègres capables de résister aux ambitions des promoteurs afin d'assurer la protection de l'environnement. Les promoteurs ne vivent que quelques décennies, l'environnement doit continuer encore pour des milliards d'années. Il me semble que n'importe quel adulte responsable devrait être capable de faire la part des choses entre les deux.

    Serge Grenier

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 19 août 2010 09h39
    Tout va très bien...
    Vu aux nouvelles ce monsieur, David Angus, annoncer sur un ton guilleret les conclusions du travail de ce Comité sénatorial dont je me suis immédiatement demandé quelle était la crédibilité. La réponse parvenue par cet article est assez claire. Parmi les participants à cette période relativement brève d'audiences, "on retrouvait certains responsables de la sécurité maritime, dont des représentants de la garde côtière, mais aussi des experts issus de multinationales de l'énergie fossile". Donc crédibilité très douteuse. En fait, il s'agissait de calmer au plus vite l'opinion avant qu'elle ne s'emballe suite à la catastrophe du golfe du Mexique qui fait regarder de travers toutes les plateformes de forage. Il ne faudra pas perdre de vue non plus le morceau géant de glacier du Groenland, quand ses majestueux icebergs glisseront dans l'Atlantique, à la barbe des sénateurs.

  • MystHalo
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 10h56
    Paranoia dites-vous?
    Les gauchistes-parano comme vous le dites M. Savard, ne visent qu'à sacrifié quelques points de la sacro-sainte croissance économique en vue de développé de façon durable nos ressources afin que les générations futures puissent également en profiter. Ils existent plusieurs alternatives aux combustibles fossiles contrairement à ce que les lobbys pétroliers veulent bien le laisser entendre. Et quand bien même, nous irions de l'avant avec le forage en haute-mer, ne seriez-vous pas en accord une loi qui encadrerait les pratiques des exploitants et limiterait les risques de dégâts en cas d'incident, catastrophe, désastre etc...

  • ARKA777
    Abonné
    jeudi 19 août 2010 11h31
    simple : M. P Savard !
    à l'attention de M. Pierre Savard (inscrit ici) qui invite à mettre une solution réaliste qui ne provoque pas un krash économique : c'est le solaire. L'énergie solaire (surtout en Allemagne) a fait ses preuves d'économie, d'accessibilité, de propreté.

    Pourquoi n'en parle-t-on pas sur la place publique ? La réponse est entre les mains de ceux qui controlent ce qu'ils ont peur de perdre. Lire le commentaire de Mme France Marcotte (abonnée)

  • Bonemine
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 11h43
    Ça m'énerve
    Je suis désolée mais j'en ai assez. Ce n'est pas être gau-gauche ou autre sobriquet ridicule que de vouloir protéger l'environnement. Vouloir s'assurer que nos enfants et les suivants vivent dans un environnement relativement sain et prospère, n'est pas vouloir ''freiner l'économie à tout prix ''. Mais au contraire, c' est s'assurer de la perennité du développement. D'accepter tout et n'importe quoi au nom du développement économique, c'est faire l'autruche et se regarder le nombril. AVANT d'exploiter le pétrole en haut profonde, assurons nous d'avoir toutes les clés en mains pour gérer au mieux une catastrophe écologique de l'ampleur de celle de BP et des autres avant. Un déversement ce n'est pas seulement colmater la brèche, ramasser le pétrole que l'on voit. Il faut connaitre quelles seront réellement les conséquences d'une telle catastrophe sur l'économie directe et indirecte, pour ne parler que de $. Après ça, si collectivement on veut exploiter, et bien exploitons, mais ce sera aussi accepter en toute connaissance de cause, les conséquences d'un déversement. Ça suffit les moutons.
    Émilie

  • M. Félix Houde
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 12h42
    Pour la nationalisation de nos ressources naturelles
    Dans les conditions actuelles, l'exploitation de gaz ou de prétrole au Québec ne raportent que très peu comparativement aux risques pour l'environnement. Tout comme pour l'industrie éolienne, l'exploitation pétrolifaire et gazière au Québec embaucherait un nombre limité d'employés compte-tenu du volume limité des ressources. En contrepartie, une catastraphes écologiques dans le golf aurait un impact néfastes pour les industries touristiques et de pêche, sans compter le désastre pour les habitants du littoral qui forment 99% de la population de la Gaspésie et de la Côte-Nord.

    Si les ressources naturelles ne sont pas nationalisées, je ne vois aucun intérêt à ce que des multinationales exploitent nos gisements pour les vendre sur les marchés mondiaux et engrangent des millards de profits pendant que les consommateurs québécois continue de payer cette ressources au prix fort.

    Je suis prêt à assumer ce risque à la seule condition que tous les profits du pétrole et du gaz du Québec reviennent aux Québecois - comme pour Hydro-Québec - que nous ayons accès au carburant à un taux préférentiel (ce qui n'est pas une une bonne idée sur le plan environnemental mais qui satisfaierait la majorité des Québécois)

    Si c'est profitable pour le privée, pourquoi ne serait-ce pas bon pour l'État? Poser la question c'est y répondre. Si le Lybie et le Vénézuela peuvent le faire (et un peu le Norvège je crois), pourquoi pas nous?

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    jeudi 19 août 2010 12h53
    Au secours!
    @Bonemine
    Très bon commentaire ,le principe de précaution s'impose ici d'autant plus qu'on vient de vivre un désatre écologique où BP a mis plus de trois mois à colmater la fuite d'un puit creusé à 1.5 kilomètre de profondeur et qu'on en mesure pas encore tous les impacts sur l'écologie et la santé des polulations riveraines, sans parler de la perte de leurs sources de revenus.
    Chevron creuse à 2,5 kilomètres sans voir la nécessité de forer un puits de secours en cas d'accident et les sénateurs approuvent c'est surréaliste.
    J'ai lu que ça prendrait trois semaines pour avoir les équipements pour commençer à colmater la fuite en cas de catastrophe ,imaginez le temps pour la colmater maintenant !
    La cerise sur le sundae, les sénateurs ont cru les représentants pétroliers qui les ont endormis (¨ca ils sont habitués, il semble qu'ils dorment à l'année au Sénat) avec l'affirmation suivante:
    "Qui plus est, en cas de déversement, le pétrole «se disperserait probablement sans toucher de zones sensibles» et «ne souillerait probablement pas les côtes canadiennes, d'après ce qu'on a dit au comité».

    Mais tout est beau ,ça prend des méchants gauchistes pour prendre le temps de réfléchir en lisant cette nouvelle. Les drettistes eux semblent ne jamais réfléchir.
    Ça on s'en doutait, il y aurait un moratoire sur le fait de réfléchir quand tu fais partie de la droite, ça pourrait forçer les gens à s'ouvrir les yeux!

  • Mario Paquette
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 13h11
    Une source de revenu considérable mais a quel prix
    Le Canada est un pays ou les richesses naturelles sont évidentes et présente, mais cela ne nous permet pas de les développés et les exploités de manière non harmonieuse avec l environnement. Il est primordial de définir nos balises en exploitation pétrolières en haute mer que nous voulons mettre de l avant et privilégié pour notre avenir et celle des générations futures le tout de manière responsable.

    Il est primordial de mettre en place un organisme entièrement indépendant du gouvernement (Un vérificateur général de l è exploitation des sites énergies) afin de s assurer de la mise en application de la réglementation d exploitation des pétrolières par l agence responsable de la surveillance et de l émission de permis d exploitation en mer. De plus, elle devra s assurer auprès des compagnies d assurances responsabilités et de cautionnement des projets pétroliers en mer que tous les certificats d approbation de la mise en place des éléments concernant les aspects sécuritaires des projets soit effectifs avant la mise en marche de l exploitation pétrolière en mer.

    Nous voyons ce qui se passe actuellement dans le Golf du Mexique ce qui nous apparaît incompréhensible et surnaturel. À nous de dicter la ligne de conduite aux compagnies pétrolières intéressées au forage en mer afin de s assurer de la sauvegarde de notre environnement.

    Est-ce que le gouvernement peut mettre en place une vraie politique énergétique qui nous permettra non pas juste de s assurer de rendements économiques et pécuniaires pour le pays ( sable bitumineux et péréquations)à court terme, mais de nous procurer une richesse et un développement énergétique viable pour les générations futures en respect a notre environnement et nos traditions (la peche en mer).

  • Musard Futile
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 15h54
    Les faits n'ont que faire de notre déni
    Actuellement, aucune énergie alternative ne peut exister sans l'apport du pétrole et aucune énergie alternative ne peut se reproduire elle-même, c'est-à-dire utiliser l'énergie qu'elle produit pour fabriquer l'équipement nécessaire à la production de cette même énergie, sans l'aide du pétrole.

    Cela dit, il est trop tard pour effectuer une transition conviviale vers une monde sans pétrole. La production mondiale de pétrole conventionnel a culminé en 2005 et nous vivons désormais dans un monde où la croissance a rencontré les limites de la planète. La frénésie actuelle vers l'extraction des gaz de schiste ou de pétrole en eaux profondes ne sont que les symptômes de l'atteinte du pic pétrolier.

    Même dans un monde idéal où l'on utiliserait que des énergies vertes, il serait physiquement impossible d'atteindre le niveau actuel de consommation. De plus, les sommes à investir pour faire la transition sont colossales et les gouvernements n'ont plus l'argent nécessaire, celui-ci étant gaspillé pour renflouer la haute finance. En clair, sans croissance énergétique, pas de croissance économique et décroissance énergétique rime avec dépression économique, chômage, guerres et famines.

    Nous venons d'entrer dans le début du cycle de décroissance forcée qui se poursuivra au cours de ce siècle. Il aurait fallu commencer à investir massivement dans les énergies alternatives il y a 40 ans, mais aujourd'hui, il est trop tard.

    "Nous n'aimons pas la vérité. Mais les faits n'ont que faire de notre déni. Les sombres perspectives économiques et, surtout, l'immensité du désastre écologique et géologique qui s'avance doivent être reconnues, partagées et diffusées [...] c'est-à-dire débarrassée de l'hypocrisie de programmes qui se résument tous à : "Votez pour nous, ça ira mieux demain." S'il est une "politique autrement", sa première qualité est d'annoncer le plus probable - une longue récession -, non de vendre une illusi

  • Catherine Habel
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 16h54
    Paranoia? Drôle de synonyme pour parler de responsabilité...
    Nous avons des richesses, alors utilisons-les? Bien d'accord. Mais avec les nuances suivantes:

    1) UtilisONS-les, et non "laissons les autres s'enrichir avec sans leur demander de comptes".

    2) Utilisons-les intelligemment. Peut-être qu'à court terme, c'est moins rentable, mais allez savoir pourquoi, à long terme, ça s'avère la plupart du temps le contraire.

    3) Mais surtout, avant de les utiliser, demandons-nous si nous n'avons pas d'autre alternative. Entre des ressources renouvelables et d'autres qui ne le sont pas, est-il vraiment logique de préconiser les secondes? Et ce, autant d'un point de vue environnemental que monétaire. Et n'allons pas croire, comme certains semble le penser, qu'il n'y en a pas, d'alternatives. Elles sont juste, le plus souvent, tuées dans l'oeuf par les pétrolières.

    Avec toutes les ressources plus vertes que le pétrole dont nous disposons, il est aberrant de voir que ce dernier soit encore roi et maître, surtout en politique. Le marché potentiel de l'énergie propre est vaste, probablement beaucoup plus que ne peut l'être celui du pétrole: pourquoi encore servir les pétrolières, qui ne se gènent pas pour plier bagage lorsque bon leur chante, qui ne se préoccupent qu'en façade des crises environnementales qu'elles peuvent créer (le patron de BP assistait à des régates lors des déversements, Shell ne se soucie pas de faire ses transits par le St-Laurent, etc) et qui s'ingèrent de façon flagrante en politique?

    Et je ne sais pas pour vous, mais moi, lorsque'un sénateur conservateur dit qu'une plateforme ne représente pas de danger parce qu'elle n'est pas à proximité d'une zone de pêche et parce qu'elle est dans l'Atlantique, j'ai bien envie de lui répondre que ce sont loin d'être des arguments convaincants, et qu'au vu de ce que j'ai lu, je doute qu'il ait la compétence pour prendre de telles décisions... Quoique, parle-t-on vraiment de décision, lorsque c'est plutôt l'industrie pétrolière qui vou

  • Trobadorem
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 18h56
    Au royaume des aveugles, le borgne est roi...et pendant ce temps, alors que le cham
    ...et faute de sardine à votre banquet parce que vous avez vidé la mer, cette gô-gôche comme vous dites, est utilisée comme canapé à votre dernière soirée faste...

    ...à gorge déployée vous riez de ces personnes qui, avec raison, sont fortement préoccupées par vos décisions "stratégiques", comme vous dites...

    ...vous croyez à tord, que vous pourrez vous échapper du navire et que vos bateaux de sauvetage vous permettront de gagnez la rive. "Au plus fort la poche", comme vous dites..

    ...dommage, très dommage, une si belle terre qui nous est prêtée, et si peu de respect pour elle et pour ceux qui l'habitent...

    Ce pétrole que vous cherchez à tout prix, cette guerre que vous nous livrez pour remplir vos goussets de dollars et multiplier les ventres vides, est un non sens, sinon celui d'assouvir vos désirs toujours plus nombreux...signe d'un vide intérieur.

    Écoutez, l'un des prêtres de cette mondialisation:

    " Certains croient que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d'une cabale secrète travaillant contre les intérêts des États-Unis. Ils nous traitent d'internationalistes, nous accusent de conspirer avec d'autres de par le monde pour construire une structure politique et économique mondiale intégrée - un gouvernement mondial, si vous préférez. Si c'est là l'accusation, je plaide coupable, et avec fierté ! " - David Rockefeller, Mémoires, 2002

    Écoutons maintenant, l'un des sacrifiés des ancêtres de Rockfeller et ses disciples:

    "Lorsque l'homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d' eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors il se rendra compte que l'argent n' est pas comestible » (Chef améridien, Seattle, 1854).

    Et pourtant, je sais que l'homme est bon. Regardons les enfants, plein de vie, plein d'espoir...jusqu'à temps, que nous les blessions au point d'en faire des Rockfellers...
    ...je prie pour vous messieurs et pour vos mères qui n'ont pas sû vous faire entendr

  • Chryst
    Abonné
    lundi 23 août 2010 18h47
    Attention dangers !
    Les risques écologiques sont réels; nous comprenons mal le comité sénatorial qui se contredit dans le même texte.

    Pour les forages en haute mer, il déclare successivement : « Il n'existe aucune raison d'interdire les forages pétroliers dans les eaux canadiennes. . . . Il reconnaît cependant que cette exploitation d'énergie fossile présente des risques considérables et dit s'inquiéter de la capacité d'intervention en cas de marée noire.»

    On joue sur les mots aux seules fins de rassurer l’industrie vorace pour ce qui se passe dans le golfe du Mexique.

    On devrait plutôt miser sur les énergies et technologies de l’avenir dont les possibilités sont multiples pour la société.

    Michel Thibault ing. f. m. sc. écologie et pédologie

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