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Libre opinion - Il vaut la peine pour le Québec de miser sur le gaz de schiste

Michael Binnion - Président et chef de la direction de Questerre Energy  6 août 2010  Actualités sur l'environnement
Nous avons pris connaissance avec intérêt de la lettre ouverte parue dans Le Devoir de mardi concernant le gaz de schiste («Le gaz de schiste au Québec: marketing social ou intelligence citoyenne?»). Nous sommes déçus de voir que les auteurs récupèrent les vieux mythes provenant des groupes de pression politiques américains.

Le gaz naturel appartient aux citoyens du Québec et nous sommes donc tous d'accord sur le fait que les citoyens devraient être bien informés. Nous pouvons aussi tous reconnaître que le développement devrait profiter aux citoyens du Québec et certainement pas leur nuire. Nous respectons l'opinion d'autrui, mais nous pensons qu'il est important de préciser certains faits.

Le gaz naturel, et l'exploitation du gaz de schiste, est une industrie qui ne diffère en rien des industries comme celles de l'aluminium, l'extraction minière, les pâtes et papiers ou les industries hydroélectriques qui ont opéré de façon sécuritaire au Québec depuis des décennies. Cette industrie demande des matières premières comme l'eau et des produits chimiques qui sont aussi utilisés dans d'autres industries.

L'exploitation du gaz de schiste au Québec utilisera moins de 2 % de l'eau utilisée par l'industrie des pâtes et papiers et 3 % de l'eau utilisée par l'industrie minière. L'approvisionnement se fait à partir des rivières et des cours d'eau et non de nappes aquifères souterraines. Le biocarburant utilise 9400 litres d'eau pour produire la même quantité d'énergie que le gaz de schiste qui, lui, est produit avec seulement 5 litres d'eau.

Les produits chimiques fortement dilués utilisés dans le développement du gaz de schiste ont une concentration de moins de 0,005 %. On les retrouve dans des produits généralement utilisés pour l'entretien ménager. Questerre publie la liste de ces produits chimiques sur son site Web. Le benzène et le diesel ne sont jamais utilisés.

Le méthane est un composé organique naturel et c'est pourquoi il est appelé «gaz naturel». Il est présent dans pratiquement tous les puits de surface forés dans les basses terres au Québec, y compris les puits d'eau. Pendant des décennies, les fermiers ont utilisé ce gaz qu'ils ont trouvé en forant des puits.

Le gaz naturel produit au Québec ne contient pas de produits chimiques dangereux comme le H2S (sulfure d'hydrogène). Ceci a été démontré par plusieurs tests qui ont été soumis au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).

Les innovations dans la technologie de forage horizontal nous permettent d'utiliser une très petite surface de terrain (l'utilisation de moins de 0,02 km2 du sol permet d'extraire du gaz sur plus de 5 km2 sous la terre) permettant aux agriculteurs de maximiser l'utilisation de leur terre en plus de leur donner accès à de nouveaux revenus.

Les lois et règlements du Québec encadrent le processus de forage. Cela comprend notamment la Loi sur les mines, la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles et la Loi sur la qualité de l'environnement. Forer un puits au Québec exige plus de permis et de temps que pratiquement toute autre juridiction au Canada et prouve que la Loi sur les mines ne fait pas échec à d'autres lois.

L'utilisation du gaz naturel produit moins d'émissions que l'huile de chauffage utilisée par plusieurs familles au Québec et moins que le diesel ou l'essence utilisés pour alimenter les véhicules. De plus, en éliminant les coûts de transport associés au déplacement du gaz naturel à travers le pays, on réduirait aussi le niveau d'émissions. [...]

Une industrie bien établie

-Plus d'un million de puits ont été forés en Amérique du Nord, et ce n'est pas une industrie qui manque d'expertise technique ou d'études. C'est une industrie bien établie. Plusieurs milliers de puits sont forés chaque année au Canada de façon sécuritaire et responsable d'un point de vue environnemental. Il y a aussi une longue histoire d'exploration pétrolière et gazière au Québec avec plusieurs centaines de puits d'exploration forés par le gouvernement du Québec avec SOQUIP, Shell, Bow Valley et d'autres encore.

-Les auteurs suggèrent que les avantages économiques associés au développement du gaz de schiste au Québec ne profiteront qu'aux entreprises privées. Mais les emplois sont un avantage privé pour la personne qui obtient le travail. Le bas prix pour le gaz naturel est un avantage privé pour le propriétaire d'une maison qui l'utilise. Le loyer pour l'utilisation provisoire d'une terre est un avantage privé pour le fermier. Les contrats pour des entreprises locales sont un avantage privé pour ces entreprises. [...]

Les impôts payés par des travailleurs et entreprises locales sont par ailleurs un avantage public. Les droits sur la production du gaz sont un autre avantage public. Les impôts fonciers sur des installations liées au gaz sont aussi un avantage public. Les émissions réduites sont un autre avantage public. Et certains pensent que réduire les importations d'énergie est aussi un avantage public.

Source propre et efficace


-Le développement du gaz de schiste en Amérique du Nord n'est pas une bulle. Plusieurs millions de dollars d'investissements ont été faits au Canada et aux États-Unis pour développer une source propre et efficace d'énergie. Le gaz de schiste représente maintenant environ de 15 % à 20 % du gaz naturel en Amérique du Nord. Ce gaz est moins cher que celui provenant d'un terminal méthanier.

-Les sources d'énergie comme l'éolien et le biodiesel sont coûteuses. L'exploitation de ces sources d'énergie est financé par l'État à partir de l'argent des contribuables. Les droits sur le gaz naturel permettraient au gouvernement d'accorder des subventions pour l'énergie alternative.

-Nous avons investi temps, efforts et argent au Québec depuis vingt ans. Nous sommes étonnés que les écologistes et les organisations de développement durable n'applaudissent pas le gouvernement, qui souhaite aller de l'avant avec une nouvelle loi sur les hydrocarbures. Le dépôt d'une loi moderne en avance sur le développement démontre toute la vision dont il fait preuve. [...]

-Une stratégie énergétique complète est essentielle pour le Québec afin de gérer efficacement ses ressources de gaz naturel abondantes. Même si c'est une excellente source d'énergie renouvelable et propre, l'hydroélectricité ne peut pas satisfaire les demandes d'énergie entières de la province. Nous croyons que le gaz de schiste de l'Utica est partie intégrante de la stratégie énergétique du Québec.

***

Michael Binnion - Président et chef de la direction de Questerre Energy
 
 
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  • Mario Jodoin
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 01h22
    S'il le dit...
    «Questerre Energy Corporation est une entreprise indépendante d'exploration et d'exploitation gazifère mettant l’accent sur les gaz de shale en Amérique du Nord.»

    «L'entreprise se concentre actuellement à la commercialisation de sa découverte des gaz de shale dans la région des Basses-Terres du St-Laurent au Québec. Questerre a récemment annoncé les résultats de son premier puits horizontal affichant un taux moyen de 5,9 millions de pieds cubes (Mmcf) par jour.»

    Questerre Energy Corporation

    Karen Carle (bilingue)
    1650, 801 – 6e avenue Sud-Ouest
    Calgary, AB, Canada T2P 3W2

    http://www.questerre.com/fr

  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 07h08
    Et l'eau?
    Ce que l'on garde bien de nous dire ici, c'est que chaque puits subira plusieurs injections à haute pression appelées fracturations hydrauliques faites d'eau, de sable et la plupart du temps des produits chimiques comme des biocides pour fracturer le roc (schiste). Chaque opération de fracturation hydraulique nécessite plus de 200 voyages de camions-citerne remplis d'eau (plus d'un million de gallons américains). Source: http://www.propublica.org/special/hydraulic-fractu Une partie de ce mélange ressortira du sol, et dépendant de la composition du roc éclaté, l'eau remontera chargée de métaux lourds et peut-être radioactive. Source: http://www.propublica.org/article/is-the-marcellus . La quantité phénoménale d'eaux usées contaminées générée par ces installations est un problème en soi: que ce soit des bassins de décantation ou des voyages de camions-citernes vers des usines de traitement d'eaux usées (à part vers des usines municipales entretenues par les taxes des citoyens, qui traiteront ces quantités énormes de saumures?). C'est ce que les compagnies de forage et les gazières nous disent pas qui m'inquiète le plus!

    Le Québec connaît déjà des problèmes de bas niveaux d'eau dans ses rivières et lacs, empirant les problèmes de pollution et de blooms d'algues. Si notre province se lance dans l'exploitation du gaz naturel par fracturation hydraulique qui consommera ces quantités phénoménales d'eau que l'on devra ensuite traiter à grands coûts, ne s'aventurons-nous pas dans une galère qui ressemblera peut-être aux exploitations des sables bitumineux, dans des régions habitées, en plus?

    Johanne Dion
    Amie du Richelieu
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/

  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 07h47
    Mythes? Groupes de pression?
    Je ne peux pas résister de commenter une phrase dans le premier paragraphe du texte de Questerre (qui viendra faire du charme à la MRC de Rouville ce mois-ci): " Nous sommes déçus de voir que les auteurs récupèrent les vieux mythes provenant des groupes de pression politiques américains." VIEUX MYTHES? GROUPES DE PRESSION POLITIQUES AMÉRICAiNS?

    Mardi de cette semaine, le sénat de l'état de New York (New York State Senate) vient d'approuver une demande de moratoire d'octroi de permis de forage de gaz naturel pour 9 mois. Çà, c'est pas vieux, c'est pas un mythe, et le sénat n'est pas un groupe de pression politique mais une structure intégrale du gouvernement aux États-Unis. Ils se sont donné 9 mois pour mieux évaluer les risques de pollution de leurs sources d'eau potable que pourrait provoquer l'exploitation du gaz naturel par fracturation hydraulique dans l'état de New York et rédiger les lois nécessaires pour assurer la protection de leur environnement et le droit des gens à de l'eau potable saine.

    Au niveau fédéral, aux États-Unis, l'EPA (Environmental Protection Agency), l'agence fédérale qui a la responsabilité de la protection de l'environnement, est en tournée au travers le pays pour réévaluer son rapport de 2004 sur l'exploitation du gaz naturel par fraturation hydraulique afin de tâter le pouls de la population et légiférer ensuite en conséquence. L'étude de l'EPA coûte $1,9 millions et la dernière consultation se tiendra le 12 août 2010. Il ne s'agit pas de vieilles histoires, ici, ni de mythes. L'EPA n'est pas un groupe de pression politique américain mais fait aussi parti de la structure gouvernementale fédérale. Les lobbyistes et représentants de compagnies de forage et de gazières participent à ces consultations, mais ce sont les citoyens en colère, malades, frustrés et outrés qui remplissent les salles et prennent le micro.

  • Jean Claude Pomerleau
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 08h05
    Charest et Caillé, Ils veulent notre bien.....
    "Le gaz naturel appartient aux citoyens du Québec et nous sommes donc tous d'accord sur le fait que les citoyens devraient être bien informés."

    Dès la prise du pouvoir, Jean Charest a démantelé Hydro Québec Pétrole et gaz. Les droits d'exploration (pétrole et gaz) ont été bradé à de petites entreprises, dont une appartient à un ex ministre libéral (Gastem):

    http://www.vigile.net/Les-Liberaux-font-mains-bass

    Heureusement Mme Marois a une autre vision. Elle s'est rendue en Norvège pour se faire une tête sur la stratégie à adopter pour que le Québec tire le maximum de ses ressources:

    (...)

    "À l’instar de l’État norvégien, le gouvernement du Québec doit être le maître d’oeuvre de l’exploitation pétrolière et gazière au Québec. La société norvégienne StatoilHydro, dont l’État détient plus des deux tiers des actions, extrait 60 % des barils de pétrole de la mer du Nord. L’État norvégien détient des intérêts minoritaires dans toutes les entreprises engagées dans l’exploitation de cette ressource, a souligné en outre M. Bouchard. Grâce aux redevances et aux profits de la société d’État, la Norvège, qui ne compte que 4,6 millions d’habitants, a ainsi constitué un formidable fonds de 550 milliards qui fait saliver les péquistes. « Ça nous libérerait de notre dépendances au pétrole étranger et améliorerait notre balance commerciale », a avancé Mme Marois. Un gouvernement péquiste formerait une société d’État, qui pourrait se nommer Pétro-Québec,' ...

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/202297/le

    Question: Est-ce exacte de dire que le Québec ne collectera pas aucunes redevances pendant les 5 premières années d'exploitation des gaz de schistes? Et qu'elle est la durée de vie productives d'un puits ?

    M Caillé est celui qui a orchestré la dépossession de notre bien publique au profits du privé (avec M Vandal), il n'a aucune crédibilité p

  • Musard Futile
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 08h17
    La réalité
    Les citoyens américains qui vivent à proximité de puits de gaz de schiste peuvent "allumer" leur robinet d'eau potable, voyez plutôt :

    http://www.youtube.com/watch?v=U01EK76Sy4A

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 09h04
    Quand on estbignorant on se tait!
    Dans la lettre originale , on soutenait sans vergone que le méthane était un gaz toxine! Il s'agit d'une erreur épouvantable de la part de prof d'université. Et cela, n'est qu'une partie des affirmations erronées qui sont véhiculées par le groupe de pression. Comment peut-on croire le reste du document qui a tous les airs d'un copier-coller de sites web de groupes de pression.

    Quand à l'eau utilisée, expliquer moi comment elle peut remonter à la surface alors que les gisement se trouvent à des kilomètres de profondeurs dans le sol! De plus, le traitement de l'eau qui remonte en surface après le forage est simple par extrêmement complexe.

    En passant, les shales de Marcellus, ce n'est pas la même structure géologique que les shales d'Utica. On ne peut simplement extra-poller.

  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 09h58
    @Yvan Dutil
    Peut-être que le méthane n'est pas techniquement "toxique", mais il est un gas à effet de serre redoutable et à l'air libre, se mélange à d'autres gaz et risque d'exploser facilement. Dans un espace restreint, comme dans une cuisine, il déplace l'oxygène et peut priver d'air les habitants à l'intérieur de la maison. Nous savons tous qu'aux États-Unis, certains puits d'eau potable en sont contaminés et certaines personnes peuvent "allumer" leur robinet.

    Au Texas, les puits de gaz naturel fuient du benzène également, qui lui est toxique et cancérigène. Source: http://www.wfaa.com/news/investigates/TCEQ-RELEASE

    Pour ce qui est des fluides de fracturation hydrauliques qui remontent à la surface, même l'industrie l'avoue. Voir le pdf d'Encana: http://www.encana.com/news/topics/hydraulicfractur . Si l'industrie pollue une si grande quantité d'eau, c'est elle qui devrait avoir le fardeau de la dépolluer, et ne pas la laisser s'accumuler dans des bassins de décantation comme çà se fait en Alberta!

    Quand on est ignorant, on pose des questions. Et le forage par fracturation hydraulique étant déjà très pratiqué au Texas et en Pennsylvanie, c'est là que ce trouvent les réponses pour le moment, car le Québec ne vit pas encore ce cauchemar.

    Vaut mieux prévenir que guérir!

  • C. Poulin
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 12h43
    Pour un moratoire jusqu'à l'amélioration de la loi des mines!
    "Le gaz naturel, et l'exploitation du gaz de schiste, est une industrie qui ne diffère en rien des industries comme celles de l'aluminium, l'extraction minière, les pâtes et papiers..." Et c'est sensé nous rassurer???

    Le Canada est un des pays préférés des compagnies minières et ce n'est pas pour rien! Ces compagnies peuvent venir exploiter nos ressources, nuire à notre environnement et ce, sans verser de redevances justes aux contribuables!!! Les compagnies n'ont pratiquement aucune responsabilité face aux désastres qui pourraient survenir. Imaginez, si l'incident de BP avait eu lieu au Canada, BP aurait eu seulement 40 milions de dollars à payer, le reste, ça aurait été nous! Et c'est nous qui payons pour une quantité effroyable de sites miniers désaffectés que les compagnies abandonnent sans scrupules en quittant avec leurs millions tirés de NOTRE SOUS-SOL!!!

    Nous devons nous approprier nos ressources!!! Je ne suis pas la seule à le dire, le vérificateur général l'a dit dans son rapport il y a un an!!! Cette situation est incroyable! Pourquoi ne pas nationaliser les mines? Pourquoi les ressources qui appartiennent à tout le monde devraient-elles profiter seulement à quelques privés qui se les approprient???

  • Airelle Major
    Inscrite
    vendredi 6 août 2010 19h23
    Pour finir
    Je reviens : pourquoi dites-vous que le gaz naturel appartient à la population? Si le gaz naturel appartenait à la population, Junex, par exemple, ne se serait pas installé de nuit à Saint-Antoine-sur-Richelieu, sans prévenir qui que ce soit. Si les ressources, comme vous le dites, appartenaient à la population, nous ne serions probablement pas en train de vous répondre. Il n'y aurait pas de Rabaska, pas de pipeline Montréal-Portland, pas de terminal Shell, il y aurait un effort collectif pour du développement durable qui respecte la seule planète sur laquelle nous avons l'heur de vivre. Il y aurait un effort collectif pour une diminution radicale de consommation d'hydrocarbures, au lieu de quoi nous sommes là, à assister, impuissants ou presque, à la multiplication à l'infini des sources polluantes. Il y aurait une quête de pays où les citoyens priment sur les corporations.

    S'il vous plaît ne nous prenez pas pour des imbéciles. Les profits, des entreprises comme la vôtre les empocheront pendant que nous serons à nettoyer les dégâts et à essayer de limiter vos catastrophes longtemps après que vous soyez partis cacher votre argent dans un quelconque paradis fiscal. Parce que vous laissez rarement l'argent où vous le prenez. Malheureusement.

    Vous ne vous installerez pas non plus dans les maisons qui auront perdu leur valeur, vous n'aiderez pas les citoyens qui seront pris à entendre vos petites explosions nocturnes, à sentir à tout instant le sol vibrer sous les pieds, qui entendront jusqu'à la folie ou jusqu'à l'angoisse vos camions aller et venir toute la journée et toute la nuit, dégradant la qualité de tout l'environnement. Vous êtes bien loin de tout ça. Pas nous.

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 6 août 2010 20h42
    Le salaire du peuple
    Un président et chef de direction d'une compagnie intéressée prend la parole devant le peuple donc l'heure est grave. L'important est de faire acte de présence, de prendre le crachoir à son tour, c'pas? Vous savez bien monsieur que nous ne sommes pas à même de contredire vos énoncés, cela ne fait pas 20 ans que vous nous parlez de vos projets. Et à vous entendre on jurerait que vous faites tout cela pour le bien de l'humanité. Pourtant, quand vous parlez des avantages économiques, la langue vous fourche. Le salaire du peuple sera tout le bonheur qui vient avec la chance de quelques emplois crées. Surtout ne le comparez pas avec le chiffre de vos profits.

  • JYM
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 10h30
    Un bel exercice de démagogie
    Heureusement qu'il y a des gens pour remettre les pendules à l'heure, car cet article signé par Michael Binnion - Président et chef de la direction de Questerre Energy est essentiellement un exercice de marketing et de poudre aux yeux.

  • J. Hardy
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 11h01
    Pour un avenir durable
    Bien des Québécois sont d'accord, lorsqu'une ressource sur notre territoire se doit d'être partagée équitablement, celle-ci devrait appartenir au peuple.

    C'est ce qui fait qu’Hydro-Québec est une fierté nationale et une grande réussite. Je ne connais pas d'entreprise qui aurait osé investir dans un projet qui au départ était censé se rentabiliser sur 70 ans. C'est une particularité qui est propre à une société d'État. Le Québec serait encore aux centrales diesel et autres procédés archaïques si ce n'est pas de ce choix de société.

    On peut scander les gouvernements tant que l'on veut pour leur inefficacité, il reste qu'à la fin, les profits sont réinvestis localement. Il en est tout autre pour des actionnaires qui iront inévitablement vendre leurs parts à des investisseurs étrangers.

    Pour satisfaire le peuple, vous pourriez vendre 49% de vos actions au gouvernement québécois. Nous nous assurerions que le profit engendré serait investi dans les énergies vertes.

    Le futur du Québec passe par les énergies alternatives. En 1944, l'hydro-électricité était une énergie alternative. Ce ne sera pas un grand saut pour notre province de continuer dans cette lignée. N'étant pas producteurs de pétrole, nous n'avons pas d'autre choix.

    Investissez massivement dans les énergies alternatives, que ce soit au privé ou au public. Notre avenir en dépend.

  • Bernard R
    Inscrit
    lundi 16 août 2010 07h47
    Une réponse pour vous m. Michael Binnion - Président et chef de la direction de Questerre Energy
    Oui allez lire l'opinion des citoyens ordinaires qui essayent de sauver ce qu'il leur reste de valeur.
    http://mobilisationgazdeschiste.blogspot.com/p/nou
    Dommage que vous soyez déconnecté de la population vous et notre beau gouvernement.
    Un citoyen qui est fatigué de l'arrogance des entreprises de votre genre.

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