Marée noire - La première phase du «static kill» a réussi
«La lutte pour arrêter la fuite touche à sa fin», estime Obama
La Nouvelle-Orléans — Plus de 100 jours après le début de la marée noire, Barack Obama a estimé hier que la «lutte pour arrêter la fuite» de brut arrivait à son terme, après que BP a annoncé la réussite de la première phase du rebouchage du puits de pétrole dans le golfe du Mexique.
Le président Barack Obama a qualifié cette opération de «très bonne nouvelle», saluant également un rapport officiel selon lequel «une grande majorité» du pétrole répandu en mer depuis avril «a été dispersé ou retiré de l'eau».
«La longue lutte pour arrêter la fuite et maîtriser le pétrole est près d'arriver à son terme. Et nous en sommes très contents. Nos opérations de dépollution, toutefois, vont continuer», a remarqué le président.
Un optimisme partagé par l'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la catastrophe pour le gouvernement américain. L'administration, a dit M. Allen lors du point de presse quotidien de la Maison-Blanche, est «très optimiste quant au fait qu'il n'y aura plus de fuite de pétrole dans la nature».
L'opération «static kill», consistant à injecter suffisamment de boue de forage pour repousser le pétrole au fond du puits et le condamner, avait commencé dans le golfe du Mexique mardi soir.
Elle s'est poursuivie pendant huit heures, la durée nécessaire aux ingénieurs du groupe pétrolier britannique pour mesurer la pression dans le puits après les injections de matières et s'assurer du succès de l'opération. «La pression du puits est à présent contenue par la pression hydrostatique des boues injectées, ce qui était l'objectif souhaité de l'opération static kill», selon le groupe.
En tout, quelque 4,9 millions de barils (780 millions de litres) se sont échappés du puits — dont 800 000 barils (127 millions de litres) ont été récupérés — mettant en péril le riche écosystème des cinq États côtiers du golfe du Mexique et menaçant l'économie locale.
Cette opération met aussi fin à un cauchemar de plus de trois mois pour le géant britannique, à qui la marée noire a déjà coûté plusieurs milliards de dollars et qui a vu sa réputation ternie après les échecs de plusieurs tentatives de colmatage.
Selon BP, les résultats de pression observés dans les heures à venir permettront de décider de procéder ou non à de nouvelles injections de boues, avant de verser au fond du puits du ciment qui jouera le rôle de bouchon définitif.
Des doutes
Environ trois quarts du brut qui s'est déversé dans le golfe du Mexique ont déjà été éliminés, a déclaré Carol Browner, une responsable de la Maison-Blanche pour les questions d'énergie et d'environnement. «Les scientifiques nous disent qu'environ 25 % [du pétrole] n'a pas été récupéré, ne s'est pas évaporé ou n'a pas été pris en charge par dame Nature», a-t-elle dit sur la chaîne ABC.
Devant cet optimisme, des organisations de défense de l'environnement se sont montrées sceptiques et ont fait part de leurs inquiétudes. Il reste plus d'un million de barils de pétrole dans le golfe du Mexique, soit quatre fois le volume du pétrole déversé par l'Exxon Valdez en 1989 au large de l'Alaska. «Le volume total du brut est gigantesque et l'impact devrait être considérable même si dame Nature aide les autorités fédérales», a déclaré Jane Lubchenco, de la National Oceanic and Atmospheric Administration.
Selon la National Wildlife Federation, des centaines d'oiseaux et de tortues de mer ont été sauvés ou retrouvés morts début août, soulignant le danger perpétuel que constitue le pétrole. «Notre expérience tirée des précédents désastres pétroliers comme celui de l'Exxon Valdez montre que l'impact total d'une catastrophe pétrolière peut ne pas être connu pendant des mois et des années.»
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Avec Reuters
Le président Barack Obama a qualifié cette opération de «très bonne nouvelle», saluant également un rapport officiel selon lequel «une grande majorité» du pétrole répandu en mer depuis avril «a été dispersé ou retiré de l'eau».
«La longue lutte pour arrêter la fuite et maîtriser le pétrole est près d'arriver à son terme. Et nous en sommes très contents. Nos opérations de dépollution, toutefois, vont continuer», a remarqué le président.
Un optimisme partagé par l'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la catastrophe pour le gouvernement américain. L'administration, a dit M. Allen lors du point de presse quotidien de la Maison-Blanche, est «très optimiste quant au fait qu'il n'y aura plus de fuite de pétrole dans la nature».
L'opération «static kill», consistant à injecter suffisamment de boue de forage pour repousser le pétrole au fond du puits et le condamner, avait commencé dans le golfe du Mexique mardi soir.
Elle s'est poursuivie pendant huit heures, la durée nécessaire aux ingénieurs du groupe pétrolier britannique pour mesurer la pression dans le puits après les injections de matières et s'assurer du succès de l'opération. «La pression du puits est à présent contenue par la pression hydrostatique des boues injectées, ce qui était l'objectif souhaité de l'opération static kill», selon le groupe.
En tout, quelque 4,9 millions de barils (780 millions de litres) se sont échappés du puits — dont 800 000 barils (127 millions de litres) ont été récupérés — mettant en péril le riche écosystème des cinq États côtiers du golfe du Mexique et menaçant l'économie locale.
Cette opération met aussi fin à un cauchemar de plus de trois mois pour le géant britannique, à qui la marée noire a déjà coûté plusieurs milliards de dollars et qui a vu sa réputation ternie après les échecs de plusieurs tentatives de colmatage.
Selon BP, les résultats de pression observés dans les heures à venir permettront de décider de procéder ou non à de nouvelles injections de boues, avant de verser au fond du puits du ciment qui jouera le rôle de bouchon définitif.
Des doutes
Environ trois quarts du brut qui s'est déversé dans le golfe du Mexique ont déjà été éliminés, a déclaré Carol Browner, une responsable de la Maison-Blanche pour les questions d'énergie et d'environnement. «Les scientifiques nous disent qu'environ 25 % [du pétrole] n'a pas été récupéré, ne s'est pas évaporé ou n'a pas été pris en charge par dame Nature», a-t-elle dit sur la chaîne ABC.
Devant cet optimisme, des organisations de défense de l'environnement se sont montrées sceptiques et ont fait part de leurs inquiétudes. Il reste plus d'un million de barils de pétrole dans le golfe du Mexique, soit quatre fois le volume du pétrole déversé par l'Exxon Valdez en 1989 au large de l'Alaska. «Le volume total du brut est gigantesque et l'impact devrait être considérable même si dame Nature aide les autorités fédérales», a déclaré Jane Lubchenco, de la National Oceanic and Atmospheric Administration.
Selon la National Wildlife Federation, des centaines d'oiseaux et de tortues de mer ont été sauvés ou retrouvés morts début août, soulignant le danger perpétuel que constitue le pétrole. «Notre expérience tirée des précédents désastres pétroliers comme celui de l'Exxon Valdez montre que l'impact total d'une catastrophe pétrolière peut ne pas être connu pendant des mois et des années.»
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Avec Reuters
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