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Environnement - Cessons de faire l'autruche!

Éloïse Simoncelli-Bourque - Collaboratrice à la chaire de recherche Éducation relative à l'environnement de l'Université du Québec à Montréal  4 août 2010  Actualités sur l'environnement
Formons-nous les générations d'humains qui seront tenues responsables de la fin de l'humanité? Une chose est certaine, quand nos enfants nous demanderont pourquoi nous n'avons rien fait pour changer l'ordre des choses, quand ils nous accuseront d'être demeurés stoïques devant l'urgence, d'avoir égoïstement choisi le confort du statu quo, nous ne pourrons jouer la carte de l'ignorance.

Nous savons depuis déjà plusieurs années que lorsque la température globale de la planète aura augmenté de plus de deux degrés, des phénomènes en boucle se déclencheront rendant le réchauffement climatique à la fois irréversible et exponentiel. Effectivement, déjà dans l'Arctique, le pergélisol a commencé à dégeler, laissant s'échapper des quantités inimaginables de méthane, un gaz dont le pouvoir réchauffant est 22 fois plus puissant que celui du dioxyde de carbone.

L'absorption de CO2 par les océans est en train de modifier considérablement leur chimie en les acidifiant. À mesure que l'acidité augmente, l'eau de mer contient moins de carbonate de calcium. Or cette molécule est essentielle à la formation du phytoplancton qui couvre les fonds marins et qui, en fixant le CO2 par photosynthèse, se trouve à être justement le puits de carbone des océans. Une mer plus acide et moins saline pourrait menacer la vie du phytoplancton et réduire radicalement la capacité d'absorption des océans, laissant s'échapper encore davantage de CO2 dans l'atmosphère.

Trêve d'explications scientifique. Nous savons que la maison brûle, mais restons béatement assis devant notre télé!

Même la voiture électrique

Depuis les années 1970, le mode de vie des 20 % les plus riches de l'humanité (dont nous faisons partie) a dépassé la capacité de support de la planète. Nous polluons et consommons à une telle vitesse et avec une telle intensité que la planète n'arrive plus à se régénérer.

Mais ce que nous ne comprenons pas, c'est que la Terre n'est pas un élément exogène; elle nous transcende par l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, les aliments que nous consommons. La production des vêtements, des aliments, des matériaux, des objets et des appareils que nous achetons requiert énormément d'énergie et d'eau. À titre d'exemple, lorsqu'une automobile sort de la chaîne de montage, sa fabrication aura englouti 4293 litres d'essence et 300 000 litres d'eau... Ceux qui croyaient s'en tirer avec la voiture électrique font fausse route puisque l'auto en elle-même, avant de rouler, est polluante.

L'eau utilisée à partir de l'extraction des matières premières jusqu'à la production des objets de consommation est rejetée dans l'environnement avec son lot de produits chimiques et toxiques qui entrent ensuite dans la chaîne alimentaire. Des molécules chimiques à effet hormonal, comme les phtalates que l'on retrouve dans les plastiques souples (des emballages aux jouets, en passant par les biberons et les crèmes hydratantes) et les bisphénols A qui ont provoqué la diminution spectaculaire de la production de spermatozoïdes chez les hommes.

Quant à l'agriculture industrielle que l'on soutient à grands coups de subventions, elle requiert vingt fois plus d'énergie qu'elle n'en produit. Les pesticides et engrais chimiques qui ont non seulement contaminé les sols et l'eau contribuent à nous intoxiquer. On estime que d'ici peu, une personne sur deux sera atteinte du cancer et une personne sur quatre en mourra. Nous le savons, mais continuons à financer ce type de production alimentaire inefficace, contaminante et intoxicante.

On sait ce qu'il faut faire

Afin de freiner cette hécatombe, il faudrait de toute urgence opérer un virage radical tant sur les plans individuel que collectif dont nous connaissons tous les grandes lignes. Taxer encore plus lourdement l'essence et l'achat de véhicules motorisés, installer des postes de péage sur les routes, empêcher l'accès des automobiles aux villes et, à long terme, reboiser ces routes et autoroutes pour ne laisser place qu'au train tout en réinvestissant les sommes faramineuses servant actuellement à leur entretien au financement du transport collectif.

Rendre les rues cyclables, skiables et piétonnes ou mettre en place de toute urgence les infrastructures nécessaires pour favoriser le transport actif. Rendre les réseaux de transport collectif et public efficaces et en réduire les coûts... Mettre en place une politique énergétique rationnelle, basée sur les économies d'énergie et les énergies renouvelables comme la géothermie, le solaire ou l'énergie marée motrice. Mettre en place une politique agricole qui favorise l'agriculture biologique et qui décourage, voire interdit l'agriculture industrielle.

Du point du vue individuel, soutenir de toute urgence les partis qui mettront en place de telles politiques, se mobiliser socialement et politiquement, réduire ses besoins à l'essentiel, refuser de se laisser berner au jeu de la mode et des publicitaires et d'encourager l'exploitation effrénée de l'environnement et d'une main-d'oeuvre bon marché. Opter pour l'usagé ou le partage, manger nu, local, naturel et le plus possible végétarien, se déplacer à vélo, à pied, en ski de fond ou en transport en commun, s'engager dans son milieu de vie...

Comment se fait-il que nos gouvernements, tant à l'échelle municipale, que provinciale et fédérale, n'aient non seulement pas amorcé ce virage au cours de la dernière décennie, mais persistent à privilégier l'automobile dans l'urbanisme des villes, à soutenir des projets énergétiques comme l'exploitation des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent ou l'extraction d'uranium à Sept-Îles, à nier les engagements du Canada pris à Kyoto, etc.

À l'heure actuelle, une minorité de gens tentent d'opérer ce virage dans leur quotidien tout en sensibilisant leur entourage. Une minorité de gens se mobilisent et militent contre les projets de loi irresponsables qui nous propulsent encore plus avant dans le cul-de-sac de la société thermo-industrielle. Mais c'est loin d'être suffisant... Nous avons TOUS le devoir et la responsabilité, envers la population internationale et les générations futures qui paient et paieront pour notre égocentrisme, de cesser de faire l'autruche et de passer à l'action!

 
 
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  • Bernard R
    Inscrit
    mercredi 4 août 2010 07h55
    Que faire avec nos gouvernements?
    Je suis en total accord avec votre article, et c'est justement ça, que la conscience collective ne fonctionne pas on dirait que les gens se foutent complètement de cette pollution grandissante, il n'y a qu'a voir le genre de véhicule qu'ils achètent...
    Et cela a l'échelle planétaire, mais revenons a notre simple maison, notre chez soit, on nous fait acheter des bacs de recyclage, des bacs de compost, acheter des autos moins polluantes, on sépare gentiment nos vidanges, nos bouteilles de vitre, nos cannettes, etc... on gère même la vitesse sur les routes pour supposément réduire les effets de réchauffement.
    NON!... regardez ce que font nos gouvernements ici même au Québec, on essaye de nous endormir avec des projets d'indépendance énergétique, sans étude, rien du tout, on a juste à regarder comment l'industrie pétrolière traite les citoyens actuellement avec les puits de gaz de schistes qu'il construire avec l'assentiment de notre beau gouvernement en promettant des emplois à la pelle, c'est drôle, rien pour contrer la pollution, au contraire on presse les citoyens a accepter quelque chose d'évident et pas d'allure.
    Mais si c'est pas dans leur cour, pourquoi s'inquiéter, n'est-ce pas? Non! le citoyen n'est pas prêt encore on n'a pas encore assez payé de notre poche, actuellement ils sont plus inquiet du temps d'attente dans un hôpital ou une clinique et/ou trouver une plus belle auto que leurs voisins...
    La conscience collective n'est pas encore prête il faut pas se le cacher, et les gouvernements le savent bien, regardez le gouvernement Arper en a rien à foutre du réchauffement de la planète ou autres balivernes concernant la pollution, l'Alberta pollue de plus en plus et ils le font avec la TOTALE bénédiction du gouvernement et tout ça pour quoi?
    L'argent juste les $$$$$.
    Bon fini ma montée de lait ce matin.
    http://mobilisationgazdeschiste.blogspot.com/

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 4 août 2010 08h26
    Présente!
    "Il faut empêcher l'accès des automobiles aux villes et, à long terme, reboiser ces routes et autoroutes pour ne laisser place qu'au train tout en réinvestissant les sommes faramineuses servant actuellement à leur entretien au financement du transport collectif."
    J'adore cette mesure et j'en entends déjà une gang hurler! Où c'est qu'on va mettre nos VUS (ces grosses chaises roulantes motorisées pour attardés)! En tout cas moi je suis prête. Pas compliqué, je n'ai jamais commencé à surconsommer, trop occupée à lire le journal, par exemple, ou à cultiver mon potager.

  • Stephanie L.
    Inscrite
    mercredi 4 août 2010 08h35
    Acidification des océans
    Merci beaucoup à l'auteure de cette lettre de nous parler de l'acidification des océans, un sujet encore largement méconnu! Même les climatosceptiques devraient donc s'inquiéter de l'augmentation des émissions de CO2 car, réchauffement ou pas, ce phénomène est une menace peut-être encore plus grande pour les océans que la marée noire, pourtant tellement dévastatrice!

    Les politiciens parlent de plus en plus d'environnement, ce qui a pu nous donner l'impression qu'ils prennent enfin le sujet au sérieux. Malheureusement leurs préoccupations environnementales ne sont souvent en fait que de la poudre aux yeux visant un but électoraliste.

  • alen
    Inscrit
    mercredi 4 août 2010 08h51
    Quand on n'aura plus les ressources...
    Je me demande ce que vous direz, madame, quand on aura éliminé les emplois des fabricants d'automobile, des transports routiers, de la pétrochimie, ...

    que le gouvernement n'aura plus les ressouces pour payer les 100 000 $ de votre salaire de prof universitaire,

    qu'il devra vous renvoyer chez vous, et que vous devrez marcher pour aller à votre chalet en montagne, ou pour fiare du ski les fins de semaines?

    Et que direz vous à nos enfants quand on aura du fermer l'Université du Québec pour les mêmes raisons et qu'on les aura condamnés à l'ignorance?

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 4 août 2010 09h43
    La clef du message: il y a urgence
    Dans des situations d'urgence, on applique des mesures d'urgence. Le problème: plusieurs ne croient pas qu'il y a urgence. C'est vrai que l'urgence, c'est pas très confortable.

  • Denis Yogi Lemieux
    Inscrit
    mercredi 4 août 2010 10h05
    Pas de panique M.Alen.
    Quand on n'aura plus les ressources...il sera déjà trop tard.

    Et c'est justement le point qu'il faut regarder. Je comprends votre crainte, car effectivement, que ferons-nous quand les usines de poisons et de bombes cesseront d'exister, que ferons-nous de tout ces emplois perdus?

    Et bien, nous leurs trouveront des emplois utiles et valorisant, tout simplement.

    Le but du message est de nous faire prendre conscience que nous ne pouvons plus continuer de polluer aveuglément. Nous devons changer
    notre façon d'agir et notre manière de voir la société. Nous devons sortir de la boîte financière et réellement créer une société où l'économie, la vrai, sera au coeur des préoccupations du gouvernement, et du peuple.

    Le virage vers une nouvelle vision de la société est nécessaire, et inévitable. Sinon, à répéter continuellement les mêmes erreurs, nous continuerons d'obtenir les mêmes résultats. Et nous sommes de plus en plus conscient que nous devons changer notre parcours, au risque de voir notre espèce devenir responsable de la fin de notre civilisation.

    Après de nombreuses années de sourdes-oreilles, voilà où nous en sommes aujourd'hui.

    Alors, au lieu de répéter des discours alarmistes pour justifier le statu-quo, commençons à rêver à une société plus harmonieuse, et à des avenues de solutions durable et respectueuse de l'Humain et de son environnement. Nous nous en porterons que mieux, et nos enfants n'auront pas à nous pointer du doigt avec mépris, car nous aurons au moins réagis .

    Denis Yogi Lemieux
    Projet Paix 101
    les-nouveaux-humains.com

  • Caracole
    Inscrit
    mercredi 4 août 2010 10h36
    L'illusion d'en avoir encore...des ressources!
    @ à Alen
    Je me demande ce que vous direz Alen (sur le dos) quand l'eau sera contaminée, que la terre sera stérile et que l'air sera polluée plus encore qu'elle ne l'est aujourd'hui? C'est vers cela que nous allons (et nous y sommes déjà) et à vitesse grand V, sans égards pour nos enfants et les générations futures. Vous êtes porteur de cette même vision étriquée, de cette ignorance crasse dont font montre la grande majorité de nos élus, de nos économistes, de nos gens d'affaires et des citoyens/consommateurs qui peinent à comprendre que la définition du développement durable n'est pas celle qui se doit car le développement économique et social ne peut se faire qu'à la seule condition de respecter notre environnement. Notre empreinte écologique est de beaucoup supérieur à ce qu'elle devrait être et nous agissons (et j'en suis même si je me soigne) comme si tout cela allait passer en prenant 2 Tylénol. Réveillez-vous! car c'est toute la planète qui a la gueule de bois. (Alen de cheval). Votre inscription au Devoir vous permet de faire des lectures intéressantes sur les défis et les enjeux environnementaux planétaires qui sont autant de clefs (Alen) pour comprendre dans quel monde nous vivons et nous nous apprêtons à vivre.. Sachez en profiter et ne pas recourir au discrédit et à l'insulte comme vous le faites à l'intention de l'auteure de cette article qui a le mérite de poser des questions à toutes les petites autruches qui s'excitent à la lecture des résultats de la Bourse et sexe...tasient devant le gros char de l'année.

  • alen
    Inscrit
    mercredi 4 août 2010 11h11
    @ caracole
    Décidément, il est périlleux d'aller à contre-courant sur cette tribune. Cela étant dit, pour votre information, je n'ai plus d'automobile... M'en suis débarrassé compte tenu de l'usage que j'en faisais et de ce qu'il m'en coûtait... Et vous, qui donnez des leçons aux autres..?

    Je n'exprimais que le point de vue de la raison. Qu'en toutes choses, il faut envisager le pour et le contre... et, autant que possible, éviter de jeter le bébé avec l'eau du bain.

  • Christine Lupien
    Abonné
    mercredi 4 août 2010 11h20
    Les autres!
    Juste à lire les commentaires ici pour comprendre qu'il n'y aura pas de changements.

    Pour vouloir abolir l'auto, il faut nécessairement vivre en ville. Quiconque a resté en campagne sait qu'il est impossible de fonctionner sans automobile. Mais bon, le rural, c'est les autres!

    Pour vouloir manger 100% bio, il faut nécessairement faire partie du 20% des plus riches du monde. L'agriculture bio ne peut pas produire en aussi grande quantité et avec autant de stabilité que l'agriculture industrielle. Sans parler du prix de production énormément plus élevé, qui n'est absolument pas abordable pour la majorité de la population mondiale. Mais les pauvres, c'est les autres!

    Quant à produire et consommer moins, ne sommes-nous pas tous présentement devant un ordinateur, probablement récent de moins de 5 ans, fabriqué par des méthodes qui sont dénoncées dans cet article? N'avons-nous pas un café, produit en Amérique du Sud pour presque rien?

    Ah ou sinon, on peut faire comme d'autres et tout simplement dire "Pourquoi est-ce que le gouvernement ne fait rien en environnement?". Bien sûr, c'est la faute du gouvernement, pas la mienne.

  • Sébastien Roy
    Abonné
    mercredi 4 août 2010 11h27
    Confort = gros char
    Le concept du "citoyen respectueux de l'environnement" est une utopie. Il est impossible pour un simple citoyen d'établir clairement le lien entre les gestes qu'il pourrait faire pour l'environnement et leur effet bénéfique pour la planète. C'est pour ça que personne ne change ses habitudes et attend que ça se règle tout seul. Qui va remettre en question son confort (réel ou imaginaire) ou accepter des pénalités financières pour l'environnement si son voisin n'est pas obligé faire la même chose?

    Il y a 8 ans, je me suis débarassé de ma voiture. On m'avait dit "Tu ne durera pas 3 mois". Je vais au travail en vélo, j'utilise le taxi, les transports en commun, communauto, bixi, ainsi que la location de véhicules et de camions. Une seule automobile ne peut rivaliser avec tout ça. Je suis plus confortable, ça coûte nettement moins cher, c'est plus rapide, ça garde en santé, ça réduit le stress, ... ah oui, j'oubliais, c'est aussi bon pour l'environnement.

    Je ne regrette pas une seule minute d'avoir remis en question la notion nord américaine de "confort = gros char".

    À plus grande échelle, les gouvernements, qui sont les seuls à pouvoir imposer le changement de cap environemental, font fausse route sur presque toute la ligne. Élargissement d'autoroute, exploration pétrolière et autres activités polluantes sous prétexte de construire de la richesse et donner des jobs, bref, on est pas sorti du bois.

    La création d'un réseau de train décent au Canada serait un formidable moteur économique, fournirait des emplois et serait bon pour l'environnement. À la place, le gouvernement investit massivement dans les routes. Quelle vision d'avenir!

    Qu'on le veuille ou non, le Canada est un pays de plus en plus "sale", champion de la pollution et des gaz à effets de serre. Quelle fierté de faire partie de tout ça!

  • jpthoma1
    Abonné
    mercredi 4 août 2010 14h59
    SVP, un passage pour les vélos...
    Lorsque vous reboiserez la 117, seule voie entre l'Abitibi et Mourial, voulez-vous laisser un petit passage pour les vélos afin que nous puissions aller visiter nos familles à Mourial de temps à autres et l'inverse.

    Et construisez quelques abris car à moins 40 degrés centigrade en vélo dans le parc de la Vérendrye en février, c'est frette en mauzusse.

  • jpthoma1
    Abonné
    mercredi 4 août 2010 20h10
    Et tracassez-vous pas pour...
    ...notre survie sans aucune route vers l'Abitibi.

    Le ragoût de patte de cartor, la soupe à la fiente d'orignal et la tisane à la racine d'épinette sont capables de faire survivre n'importe quel humain, qu'il soit de l'UQAM ou d'ailleurs!

  • Jean-Michel Laprise
    Abonné
    jeudi 5 août 2010 01h09
    La fin du monde
    Quand je lis un article du genre, je pense toujours aux prêcheurs du moyen-âge qui annonçaient l'apocalypse imminente si l'humanité ne se repentissait de ses pêchés. Entendons-nous que l'apocalypse que nous prédit l'auteure est plus plausible que celle des millénaristes, mais son prêche a les mêmes chances de succès dans la mesure où il fait totalement abstraction de la nature humaine. Il ne peut que rassembler quelques disciples tout aussi prompts à la combustion, et faire courir un frisson vite oublié sur l'échine de l'hérétique.

    Ce genre de discours joue son rôle dans la propagation d'un idéal environnemental, mais il restera toujours lettre morte. Je ne prétends pas savoir si l'auteure a raison ou non dans ses prédictions, mais ses prescriptions sont tellement éloignées de la réalité de l'être humain moyen que j'ai bien peur qu'il ne nous resterait plus alors qu'à nous en remettre aux soins palliatifs.

  • NELLIGAN2
    Inscrit
    dimanche 8 août 2010 22h14
    Réponse à Éloïse
    Bonsoir chère dame, je suis bien d'accord avec vos opinions, mais vous êtes complètement déconnectée de la réalité, alors, on retourne au cheval et aux traîneaux à chien,combien de gens peuvent se payer la nourriture bio? combien peut coûter des nouveaux trains de banlieue? des prolongations de métro? des autos électriques non conçues pour les longs trajets? ce que vous proposez dans votre article, aucun pays au monde en a les moyens financiers, je propose que chacun fasse un petit potager même en milieu urbain , un jardin communautaire, de tous petits gestes à tous les jours et éduquer vos enfants à respecter l'environnement , et arrêter de gaspiller l'eau, débuter par ceci et on traversera le pont lorsque nous serons arrivé à la rivière.......

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