Incontestable, disent les scientifiques: la Terre se réchauffe
Photo : Agence France-Presse
Impossible de nier le réchauffement climatique à la lumière des données recueillies du fond des océans jusqu'au sommet de l'atmosphère depuis parfois un siècle, affirment les scientifiques derrière le rapport l'État du climat 2009 (State of the Climate) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). La dernière décennie bat d'ailleurs tous les records de chaleur.
«La conclusion est indéniable — oui, la planète se réchauffe», a dit Derek Arndt, coéditeur du rapport publié mercredi.
Si les années 1990 supplantaient les années 1980, les années 2000 remportent à leur tour la palme, tel que le laissait déjà entendre le bilan intérimaire de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dévoilé à Copenhague en décembre dernier.
Les données colligées par plus de 300 scientifiques dans 48 pays, dont le Canada, «pointent toutes dans la même direction: notre planète se réchauffe», résume Jane Lubchenco, une écologiste marine et administratrice à la NOAA.
Le rapport braque les projecteurs sur dix indicateurs comme sur autant d'avertissements. En hausse: la température au-dessus des continents et des océans, le niveau des océans et leur température, l'humidité globale et la température générale de la troposphère — la couche atmosphérique la plus rapprochée de la surface de la Terre.
En baisse: le couvert de glace sur les mers polaires, l'importance des glaciers et l'épaisseur du couvert de neige dans l'hémisphère nord.
Des conséquences immédiates
«Un degré Fahrenheit de plus sur 50 ans, ça peut sembler peu, mais les conséquences se font déjà sentir sur notre planète, dit Deke Arndt, de la NOAA. Les glaciers et la glace [qui couvrent les pôles] fondent, les fortes pluies s'intensifient et les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes.» Les auteurs soulignent que le réchauffement planétaire entraîne une multiplication et une exacerbation des événements météorologiques extrêmes.
Ce rapport exclut l'année 2010, dont les six premiers mois ont battu tous les records de chaleur. Un phénomène en partie accentué par El Niño.
«Malgré la variabilité causée par les changements météo à court terme, notre analyse montre pourquoi nous sommes certains que le monde se réchauffe», dit un des auteurs du rapport, Peter Stott.
Les phénomènes météo tel El Niño causent les variations en dent de scie d'une année à l'autre, mais la tendance à long terme est à l'élévation de la température moyenne de la planète, montrent tous les indicateurs relevés par la NOAA.
L'Arctique n'a jamais eu aussi chaud en 100 ans que dans les dix dernières années. Pendant ce temps, l'Antarctique continue de se réchauffer cinq fois plus vite que le reste de la planète.
Le Canada n'y échappe pas
Dans le chapitre consacré au Canada, les chercheurs à Environnement Canada David Phillips et Robert Whitewood écrivent que «2009 fut une autre année chaude» pour le pays, avec une moyenne de 0,8 degré Celcius au-dessus de la normale (la période de référence étant 1951-1980). Aucun spécialiste d'Environnement Canada n'était «disponible» hier pour commenter le rapport, a dit le responsable des relations publiques de l'organisme au Devoir.
Ces données «concordent avec nos modèles à long terme», dit Diane Chaumont, coordonnatrice des activités du groupe Scénarios climatiques du consortium Ouranos. Le climat se réchauffera partout au Québec, mais de façon plus marquée l'hiver et au Nord, soulignait le consortium dans un rapport intitulé Savoir s'adapter aux changements climatiques publié le 10 juin dernier. Au Québec, les changements annuels de température projetés sont de 2,1 à 3,4 °C pour 2041-2070.
«La conclusion est indéniable — oui, la planète se réchauffe», a dit Derek Arndt, coéditeur du rapport publié mercredi.
Si les années 1990 supplantaient les années 1980, les années 2000 remportent à leur tour la palme, tel que le laissait déjà entendre le bilan intérimaire de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dévoilé à Copenhague en décembre dernier.
Les données colligées par plus de 300 scientifiques dans 48 pays, dont le Canada, «pointent toutes dans la même direction: notre planète se réchauffe», résume Jane Lubchenco, une écologiste marine et administratrice à la NOAA.
Le rapport braque les projecteurs sur dix indicateurs comme sur autant d'avertissements. En hausse: la température au-dessus des continents et des océans, le niveau des océans et leur température, l'humidité globale et la température générale de la troposphère — la couche atmosphérique la plus rapprochée de la surface de la Terre.
En baisse: le couvert de glace sur les mers polaires, l'importance des glaciers et l'épaisseur du couvert de neige dans l'hémisphère nord.
Des conséquences immédiates
«Un degré Fahrenheit de plus sur 50 ans, ça peut sembler peu, mais les conséquences se font déjà sentir sur notre planète, dit Deke Arndt, de la NOAA. Les glaciers et la glace [qui couvrent les pôles] fondent, les fortes pluies s'intensifient et les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes.» Les auteurs soulignent que le réchauffement planétaire entraîne une multiplication et une exacerbation des événements météorologiques extrêmes.
Ce rapport exclut l'année 2010, dont les six premiers mois ont battu tous les records de chaleur. Un phénomène en partie accentué par El Niño.
«Malgré la variabilité causée par les changements météo à court terme, notre analyse montre pourquoi nous sommes certains que le monde se réchauffe», dit un des auteurs du rapport, Peter Stott.
Les phénomènes météo tel El Niño causent les variations en dent de scie d'une année à l'autre, mais la tendance à long terme est à l'élévation de la température moyenne de la planète, montrent tous les indicateurs relevés par la NOAA.
L'Arctique n'a jamais eu aussi chaud en 100 ans que dans les dix dernières années. Pendant ce temps, l'Antarctique continue de se réchauffer cinq fois plus vite que le reste de la planète.
Le Canada n'y échappe pas
Dans le chapitre consacré au Canada, les chercheurs à Environnement Canada David Phillips et Robert Whitewood écrivent que «2009 fut une autre année chaude» pour le pays, avec une moyenne de 0,8 degré Celcius au-dessus de la normale (la période de référence étant 1951-1980). Aucun spécialiste d'Environnement Canada n'était «disponible» hier pour commenter le rapport, a dit le responsable des relations publiques de l'organisme au Devoir.
Ces données «concordent avec nos modèles à long terme», dit Diane Chaumont, coordonnatrice des activités du groupe Scénarios climatiques du consortium Ouranos. Le climat se réchauffera partout au Québec, mais de façon plus marquée l'hiver et au Nord, soulignait le consortium dans un rapport intitulé Savoir s'adapter aux changements climatiques publié le 10 juin dernier. Au Québec, les changements annuels de température projetés sont de 2,1 à 3,4 °C pour 2041-2070.
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