mercredi 8 février 2012 Dernière mise à jour 17h02
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Massacre de baleines aux îles Féroé

La Sea Shepherd dénonce la mise à mort de centaines d'animaux chaque année

Selon un militant de la Sea Shepherd, un total de 236 baleines pilotes ont été tuées.<br />
Photo : Sea Shepherd
Selon un militant de la Sea Shepherd, un total de 236 baleines pilotes ont été tuées.
Nouveau coup d'éclat pour l'organisation animaliste Sea Shepherd, qui dénonce depuis des années la mise à mort de cétacés aux quatre coins du globe. Cette fois, le groupe exige que cesse la chasse au globicéphale noir qui se répète chaque année aux îles Féroé, dans l'Atlantique Nord. Plusieurs centaines d'animaux y sont en effet abattus sous des prétextes d'activité traditionnelle.

Un militant de la Sea Shepherd Conservation Society s'est récemment fait passer pour un étudiant en cinéma afin de pouvoir filmer et photographier une de ces scènes de «massacre». Il a ainsi vu les chasseurs, à bord de petites embarcations, rabattre les baleines vers le rivage, où elles sont tuées au pic, à la hache ou encore à l'aide de ce qui semble être des machettes. Diverses vidéos et photographies disponibles sur Internet font d'ailleurs état de cette chasse et des techniques utilisées par les habitants des îles Féroé, qui appartiennent au Danemark.

«Un total de 236 baleines pilotes [l'autre nom donné au globicéphale noir] ont été tuées: des mâles, des femelles enceintes et même des juvéniles, a expliqué ce militant de la Sea Shepherd, Peter Hammarstedt, par courriel. La plupart ont mis plusieurs minutes avant de mourir. Un troupeau entier qui nageait librement a été massacré dans un véritable bain de sang.»

Il faut savoir que ces animaux ont des comportements sociaux très développés et ont l'habitude de voyager en groupe pouvant atteindre quelques centaines d'individus. Il est donc plus aisé d'en abattre plusieurs à la fois. Cette petite baleine, qui peut atteindre cinq à six mètres, est également présente dans les eaux du golfe du Saint-Laurent. Elles seraient quelques centaines de milliers dans l'Atlantique Nord, mais leur population est mal connue et la plus récente évaluation disponible sur le site de la Commission baleinière internationale date d'il y a plus de 20 ans.

Stricte protection?

Pour l'organisation fondée par le Canadien Paul Watson, cette chasse pratiquée depuis des siècles doit absolument cesser. Les animalistes font valoir que, selon la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, les globicéphales jouissent d'une «stricte protection». Comme le Danemark fait partie de l'Union européenne, il devrait donc logiquement faire respecter ces règles de protection aux îles Féroé.

Qui plus est, cette viande serait nuisible pour la santé des consommateurs. De l'avis même de scientifiques qui ont étudié les concentrations de produits toxiques dans la chair des animaux tués, ceux-ci contiendraient en effet trop de mercure, de BPC et de DDT pour être consommables. Leurs recherches révèlent que ces produits provoquent une hausse de la pression artérielle, des anomalies de développement du foetus, une baisse de l'immunité chez les enfants, des taux accrus de la maladie de Parkinson, des troubles circulatoires et des possibilités d'infertilité chez les adultes.

Difficile cependant d'exiger des habitants des îles Féroé qu'ils cessent cette chasse. Le militant Peter Hammarstedt dit d'ailleurs avoir reçu des menaces. Il faut savoir que leur économie a toujours été fondée sur la pêche. Mais les gisements de pétrole qui ont été découverts dans les eaux territoriales pourraient changer la donne.

La Sea Shepherd a l'habitude de la confrontation. Chaque année, elle affronte les baleiniers japonais qui pourchassent les baleines dans les eaux ceinturant l'Antarctique. Un membre de l'organisation a d'ailleurs été condamné à deux ans de prison avec sursis par un tribunal de Tokyo au début juillet pour avoir entravé cette chasse.

Mais elle bénéficie aussi de l'appui de plusieurs personnalités publiques, dont le célèbre animateur de The Price is Right, Bob Barker, qui lui a fait un don de cinq millions de dollars en 2009. Le navire dont Peter Hammarstedt est le capitaine se nomme justement... Bob Barker.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012