Lettres - Golfe du Mexique: cul-de-sac écologique
Il y a une vingtaine d'années, des scientifiques, ingénieurs et climatologues ont averti les habitants de la Louisiane, du Mississippi et des environs que le réchauffement climatique allait fort probablement engloutir une bonne partie de leur territoire et briser les digues à cause de la hausse du niveau des océans causée par la combustion intensive d'énergies fossiles comme le gaz, le pétrole et le charbon.
En 2005, l'ouragan Katrina a dévasté cette région et les prédictions funestes se concrétisent.
Nous sommes maintenant rendus au centième jour d'une catastrophe écologique d'ampleur historique qui englue cette même région. Le déversement de pétrole a ruiné le mode de vie des pêcheurs et des travailleurs du tourisme pour des années. Et même s'il est maintenant de notoriété publique qu'aucune pétrolière n'a de plan de sécurité crédible, les élus locaux et les citoyens exigent la levée du moratoire sur l'exploitation pétrolière en haute mer pour pouvoir aller y travailler. Ainsi, ils veulent extraire toujours plus de pétrole et du coup participer à l'accélération, en toute connaissance de cause, de l'engloutissement de leur propre territoire!!! Conclusion, cette région et ses habitants sont dans cul-de-sac économique et écologique.
Réalisons-nous à quel point tout ceci est parfaitement délirant?
Il y a quelques jours à peine, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) plaidait pour un coup de barre majeur vers les énergies vertes en qualifiant le désastre dans le golfe du Mexique de «piqûre de rappel» quant à l'urgence du virage à prendre. Pourtant, des représentants de compagnies telles que SNC-Lavalin, Suncor, Total, etc. se servent du désastre dans le golfe pour venir affirmer sans rire que cette catastrophe rend l'exploitation des sables bitumineux d'autant plus pertinente, et même indispensable. La réalité est la suivante: l'exploitation des sables bitumineux est une catastrophe écologique quotidienne qui dure depuis des années et qui va aller en empirant avec son accélération. Leur tentative de désinformation, de pubs et de relations publiques est une insulte à notre intelligence.
Pour ces entreprises, il semble que la devise soit: «Après nous, le déluge». Dans tous les sens du mot.
***
Daniel Breton, Le 24 juillet 2010
En 2005, l'ouragan Katrina a dévasté cette région et les prédictions funestes se concrétisent.
Nous sommes maintenant rendus au centième jour d'une catastrophe écologique d'ampleur historique qui englue cette même région. Le déversement de pétrole a ruiné le mode de vie des pêcheurs et des travailleurs du tourisme pour des années. Et même s'il est maintenant de notoriété publique qu'aucune pétrolière n'a de plan de sécurité crédible, les élus locaux et les citoyens exigent la levée du moratoire sur l'exploitation pétrolière en haute mer pour pouvoir aller y travailler. Ainsi, ils veulent extraire toujours plus de pétrole et du coup participer à l'accélération, en toute connaissance de cause, de l'engloutissement de leur propre territoire!!! Conclusion, cette région et ses habitants sont dans cul-de-sac économique et écologique.
Réalisons-nous à quel point tout ceci est parfaitement délirant?
Il y a quelques jours à peine, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) plaidait pour un coup de barre majeur vers les énergies vertes en qualifiant le désastre dans le golfe du Mexique de «piqûre de rappel» quant à l'urgence du virage à prendre. Pourtant, des représentants de compagnies telles que SNC-Lavalin, Suncor, Total, etc. se servent du désastre dans le golfe pour venir affirmer sans rire que cette catastrophe rend l'exploitation des sables bitumineux d'autant plus pertinente, et même indispensable. La réalité est la suivante: l'exploitation des sables bitumineux est une catastrophe écologique quotidienne qui dure depuis des années et qui va aller en empirant avec son accélération. Leur tentative de désinformation, de pubs et de relations publiques est une insulte à notre intelligence.
Pour ces entreprises, il semble que la devise soit: «Après nous, le déluge». Dans tous les sens du mot.
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Daniel Breton, Le 24 juillet 2010
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