Lettres - Encore un boisé saccagé!
Jean-Pierre Guillet - Biologiste et auteur, Saint-Jean-sur-Richelieu, le 24 juillet 2010
27 juillet 2010
Actualités sur l'environnement
Des promoteurs ont commencé à saccager le bois Douglas à Saint-Jean-sur-Richelieu. Des agents de la faune ont stoppé les travaux d'urgence, en vertu de la loi sur la protection des oiseaux migrateurs, jusqu'au 8 août. Mais le 9 août, où iront ces oisillons fraîchement sortis du nid, et les années suivantes, s'il n'y a plus de bois?
La même rengaine se répète partout au Québec. Pourtant, 2010 est l'Année mondiale de la biodiversité. Selon le Centre sur la biodiversité de l'Université de Montréal, si les tendances actuelles se poursuivent, de 25 % à 50 % des espèces pourraient disparaître d'ici la fin du siècle. Au Québec, 374 espèces de plantes supérieures et 77 espèces de vertébrés sont en péril.
Sur le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu, 101,5 hectares de forêt ont été rasés au cours des cinq dernières années. C'est l'équivalent de 200 terrains de football. Il ne reste que 6,9 % de milieux naturels sur le territoire de cette municipalité. Pourtant, l'objectif du gouvernement québécois est de 8 % et le rapport Brundtland sur le développement durable recommande de garder au minimum 12 % des milieux naturels pour préserver la biodiversité. Une récente étude de l'Université de Montréal et de l'UQAM (Tanguay et Rajaonson) classe Saint-Jean-sur-Richelieu à l'avant-dernier rang des grandes villes du Québec du point de vue de l'environnement.
Tout ça pour quoi? On rasera le bois Douglas pour y installer une épicerie et d'autres locaux commerciaux. Ça ne manque pas à Saint-Jean, pourtant. Cet étalement urbain se fait au détriment des commerces déjà existants. C'est ridicule. La surconsommation et la course au profit à court terme nous rendent-elles vraiment plus heureux? Nous allons pousser à l'extinction des espèces qui ont mis des milliers d'années à évoluer. Préservons-les pour les générations futures!
***
Jean-Pierre Guillet - Biologiste et auteur, Saint-Jean-sur-Richelieu, le 24 juillet 2010
La même rengaine se répète partout au Québec. Pourtant, 2010 est l'Année mondiale de la biodiversité. Selon le Centre sur la biodiversité de l'Université de Montréal, si les tendances actuelles se poursuivent, de 25 % à 50 % des espèces pourraient disparaître d'ici la fin du siècle. Au Québec, 374 espèces de plantes supérieures et 77 espèces de vertébrés sont en péril.
Sur le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu, 101,5 hectares de forêt ont été rasés au cours des cinq dernières années. C'est l'équivalent de 200 terrains de football. Il ne reste que 6,9 % de milieux naturels sur le territoire de cette municipalité. Pourtant, l'objectif du gouvernement québécois est de 8 % et le rapport Brundtland sur le développement durable recommande de garder au minimum 12 % des milieux naturels pour préserver la biodiversité. Une récente étude de l'Université de Montréal et de l'UQAM (Tanguay et Rajaonson) classe Saint-Jean-sur-Richelieu à l'avant-dernier rang des grandes villes du Québec du point de vue de l'environnement.
Tout ça pour quoi? On rasera le bois Douglas pour y installer une épicerie et d'autres locaux commerciaux. Ça ne manque pas à Saint-Jean, pourtant. Cet étalement urbain se fait au détriment des commerces déjà existants. C'est ridicule. La surconsommation et la course au profit à court terme nous rendent-elles vraiment plus heureux? Nous allons pousser à l'extinction des espèces qui ont mis des milliers d'années à évoluer. Préservons-les pour les générations futures!
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Jean-Pierre Guillet - Biologiste et auteur, Saint-Jean-sur-Richelieu, le 24 juillet 2010
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