Lettres - Eau et vie, eau de vie
La privatisation de l'eau a provoqué des manifestations importantes dont l'une a fait un mort (un jeune de 17 ans) à Cochabamba, en Bolivie, en 2000. Là comme ailleurs, les populations du Sud continuent de se battre pour que l'eau, cet élément essentiel à la vie, ne devienne pas une marchandise comme tout autre bien alimentaire ou utilitaire.
Quant à eux, les embouteilleurs d'eau se sont fait reprocher l'empreinte écologique inacceptable qu'ils produisent en utilisant des bouteilles de plastique dont la décomposition peut prendre jusqu'à 1000 ans.
En réaction, Naya franchit un nouveau pas en proposant, moyennant paiement, un remplissage de «son eau de source» à partir de ses citernes présentes dans les lieux où se déroulent les lieux et les activités de Montréal complètement cirque, y compris à la Tohu, le temple-école du Cirque du Soleil.
Le Cirque, entreprise milliardaire, finance les écoles de Cirque du monde dans les pays du Sud, écoles où des jeunes de la rue trouvent foyer, équilibre de vie et estime de soi. Que ce soit à Ouagadougou, à Rio ou à quelque autre endroit dans le monde, ces jeunes et leur famille doivent pouvoir boire de l'eau, droit fondamental menacé par des compagnies et grandes sociétés internationales. Le Cirque du Soleil devrait renouveler sa réflexion sur sa responsabilité en ce domaine.
Dans sa réponse au représentant de l'Institut Polaris (La Presse, 23 juillet) Denis Cotte, président de Naya, défend les changements écologiques apportés à son commerce. Malheureusement — et le contraire serait surprenant —, il ne touche pas au problème fondamental: l'eau n'est pas une marchandise, l'accès à l'eau est un droit dont les municipalités et les gouvernements doivent assurer le respect pour tous leurs citoyens et citoyennes quel que soit leur revenu.
Il est malheureux que la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec se rendent complices d'un commerce qui, en plus de rapporter presque rien en redevance, contribue à mettre en péril l'accès gratuit, ici et au Sud, à cette denrée célébrée par Saint-Exupéry qui en a dit: «L'eau n'est pas nécessaire à la vie, elle est la vie.»
***
Normand Breault - Le 23 juillet 2010
Quant à eux, les embouteilleurs d'eau se sont fait reprocher l'empreinte écologique inacceptable qu'ils produisent en utilisant des bouteilles de plastique dont la décomposition peut prendre jusqu'à 1000 ans.
En réaction, Naya franchit un nouveau pas en proposant, moyennant paiement, un remplissage de «son eau de source» à partir de ses citernes présentes dans les lieux où se déroulent les lieux et les activités de Montréal complètement cirque, y compris à la Tohu, le temple-école du Cirque du Soleil.
Le Cirque, entreprise milliardaire, finance les écoles de Cirque du monde dans les pays du Sud, écoles où des jeunes de la rue trouvent foyer, équilibre de vie et estime de soi. Que ce soit à Ouagadougou, à Rio ou à quelque autre endroit dans le monde, ces jeunes et leur famille doivent pouvoir boire de l'eau, droit fondamental menacé par des compagnies et grandes sociétés internationales. Le Cirque du Soleil devrait renouveler sa réflexion sur sa responsabilité en ce domaine.
Dans sa réponse au représentant de l'Institut Polaris (La Presse, 23 juillet) Denis Cotte, président de Naya, défend les changements écologiques apportés à son commerce. Malheureusement — et le contraire serait surprenant —, il ne touche pas au problème fondamental: l'eau n'est pas une marchandise, l'accès à l'eau est un droit dont les municipalités et les gouvernements doivent assurer le respect pour tous leurs citoyens et citoyennes quel que soit leur revenu.
Il est malheureux que la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec se rendent complices d'un commerce qui, en plus de rapporter presque rien en redevance, contribue à mettre en péril l'accès gratuit, ici et au Sud, à cette denrée célébrée par Saint-Exupéry qui en a dit: «L'eau n'est pas nécessaire à la vie, elle est la vie.»
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Normand Breault - Le 23 juillet 2010
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