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Hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent - Stratégies Saint-Laurent appuie le «moratoire préventif»

Stratégies Saint-Laurent et les comités de «zones d'intervention prioritaires» (comités zip) du Saint-Laurent maritime ont décidé d'appuyer la demande d'un «moratoire préventif» sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent qu'ont faite récemment le Conseil d'agglomération des Îles-de-la-Madeleine, la MRC de Bonaventure et la Ville de Sainte-Anne-des-Monts.

Stratégies Saint-Laurent est un organisme à but non lucratif qui regroupe les comités zip responsables du suivi écologique des différentes sections du fleuve et du golfe, ainsi que les groupes écologistes intéressés par ces questions.

La demande de moratoire est plus précisément adressée à Québec par les comités zip du Saguenay, de la rive nord de l'estuaire, du sud de l'estuaire, de la Côte-Nord, de la Baie-des-Chaleurs et des Îles-de-la-Madeleine.

Selon leur déclaration émise hier, «un arrêt préventif permettrait d'obtenir l'assurance que ces activités à haut risque ne nuiront pas à l'intégrité écosystémique du Saint-Laurent et au maintien d'autres activités anthropiques intimement liées à la survie et à la culture des communautés côtières et insulaires du Saint-Laurent».

Ce moratoire, estiment Stratégies Saint-Laurent et ses membres, permettra aussi de tirer profit des études d'évaluation écologique stratégiques que Québec est en train de réaliser afin d'encadrer efficacement les futures activités d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures — pétrole et gaz — dans le golfe. Par contre, ces études ne permettront pas de répondre à une question antérieure à toutes les autres que se posent de plus en plus de personnes et d'organismes, à savoir s'il ne vaudrait pas mieux laisser ces ressources prendre de la valeur dans le sous-sol québécois au profit des prochaines générations, plutôt que d'enrichir à court terme des multinationales étrangères en soldant ces ressources sur un marché déjà saturé.

De plus, ajoute Stratégies Saint-Laurent, un moratoire donnerait à tous le temps de préparer la création d'un réseau d'aires protégées et de revoir le régime d'émission des permis et les règles qui régissent la responsabilité juridique et l'imputabilité économique des exploitants en cas de marée noire.
 
 
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  • Denis Cauchon - Inscrit
    13 juillet 2010 09 h 14
    Un peu de sagesse payante
    Oui, 3 fois oui...il faut laisser ces ressources prendre de la valeur et réduire les risques inhérents à ce type d'exploitation. Que perdons-nous collectivement dans une telle attente? Rien que des profits à plus ou moins court terme, alors que les gains à plus long terme sont presque assurés. Inutile donc se précipiter. Certes, ce ne sont pas les promoteurs actuels qui y trouveront leur compte, mais, comme pour toutes les ressources collectives non renouvelables, c'est au gouvernement qu'il revient d'exercer vigilance et sagesse...mais c'est peut-être trop demander!
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  • France Marcotte - Abonnée
    13 juillet 2010 10 h 35
    Trop beau pour être vrai?
    La demande de moratoire est adressée à Québec... J'aurais aimé que le journaliste nous dise quelle chance cette demande avait d'être considérée. A-t'on raison d'espérer qu'elle le sera? Les décisions à la logique limpide et lumineuse comme celle-ci ne sont notre lot quotidien et elles doivent souvent passer par tant de moulinettes avant de se concrétiser... A-t'on le feu vert pour rêver?
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  • Bouletrouge - Inscrit
    14 juillet 2010 10 h 30
    je suis d'accord
    Le jeux en vaut la chandelle. Si on va trop vite, certe l'argent va arriver un peu plus vite mais nosu prenons plsu de risques de dégâts ou de catastrophes écologiques si ce n'est pas bien encadré. Comme le dit Denis Cauchon, attendre permettra de paufiner les règles et les politiques qui vont encaderer le processus et l'argent sera encore là (peut-être même que la ressources prendra de la valeur).
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  • Chryst - Abonné
    18 juillet 2010 15 h 29
    Développement et conservation des ressources naturelles
    Les risques environnementaux sont si énormes que les jeux n’en valent pas la chandelle dans certains cas.

    Surtout que l’informatique (base de données et chiffrier) plus les technologies existantes liées aux satellites peuvent nous donner une sérieuse longueur d’avance au plan de la productivité et cela dans de multiples domaines.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.
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