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La biomasse forestière, pas aussi verte qu’elle en a l’air

Elle peut, dans plusieurs cas, devenir une source nette de gaz à effet de serre

La biomasse forestière n’est pas nécessairement l’énergie verte que certains inconditionnels préconisent pour produire de l’électricité, selon une étude réalisée pour le compte du Département des ressources énergétiques du Massachusetts.
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  • Michel Bisson
    Inscrit
    mardi 6 juillet 2010 07h48
    Biomasse énergie eurs politiques...
    Ça dépend comemnt la biomasse est processée...

    Brûler de la biomasse humide à 50% pour chauffer des édifices publiques est un illogisme absolu et consommé.....

    Et les gaz émis sont 21 fois pire que le CO2 des véhicules...

    Par contre si la biomasse est dépolymérisée à basse température et combustionnée en mode flameless c'est une toute au histoire.

    Avec une tonne sèche on peut produire 7 mégawatt d'électricité et au bas mot 4 mégawatt de chaleur résiduelle à au moins 400 degrés F, ce qui est pas mal et moins de 5

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    mardi 6 juillet 2010 10h56
    D'où viennent vos affirmations
    J'ai fait des calculs récemment sur une chaudière ;a biomasse et les pertes dues à l'évaporation de l'eau n'était pas énormes.

    D'autre part, d'où vient votre affirmation que les gaz émit sont 21 fois pire que le CO2? C'est du méthane à quoi vous pensez. Il n'y en pas.

    La dé-polymérisation bouffe de l'énergie et ne donne pas grand chose coté combustion.

    Pour arriver à vos puissances, c'est le quoi la consommation horaire de votre centrale thermique. Car on ne peut pas comparer puissance et énergie sans unité de temps.

  • Tickon
    Abonné
    mardi 6 juillet 2010 11h55
    LA nuance!
    Il est cruciale de préciser ici que cette étude porte UNIQUEMENT sur le cycle de vie des gaz à effet de serre émis par la biomasse forestière fait à partir de forêts entières! C'est une toute autre histoire si on considère la biomasse fait à partir des résidus, qui émettront du gaz carbonique de toute façon...

    Cette précision est apporté par le Manomet Center for Conservation Sciences:
    "the study addressed only the carbon cycle implications of biomass harvested from actively managed, natural forests. ...
    We do not consider nonforest sources of wood biomass (e.g., tree care and landscaping, mill residues, construction debris), which are potentially available in significant quantities but which have very different greenhouse gas implications."

    Pour en lire plus (en anglais):
    http://green.blogs.nytimes.com/2010/06/22/q-and-a-

    Les lobbies du gaz naturel et du charbon doivent exploiter cette étude à fond... ce qui explique probablement pourquoi on entend parlé de cette étude...

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    mardi 6 juillet 2010 15h51
    Ah bon!
    Effectivement, l'exploitation de la forêt est risquée coté gaz à effet de serre, car il y a autant de carbone dans le sol que dans les arbres. EN commission parlementaire, les profs de Laval en génie forestier ont affirmé que la forêt exploitée était un puits de carbone. D'après ce que j'ai lu, cela dépend beaucoup de la façon dont la forêt est exploitée.

  • P. Boutet
    Abonné
    mercredi 7 juillet 2010 04h29
    Pas certain
    Il faut savoir comment la biomasse forestière est récoltée!

    Si on fait une coupe à blanc pour récolter cette biomasse, ça me semble un peu incongrue.

    Utiliser tous les résidus après une coupe forestière n'est pas non plus une solution idéale. Ces résidus sont importants et jouent plusieurs rôles dans la reconstitution de la forêt (sol moins exposé au soleil, abris pour les animaux etc.).

    L'utilisation la plus efficiente de l'énergie présente dans la biomasse, c'est la vie qui l'a inventée. Brûler la biomasse pour en retirer l'énergie n'est pas très efficace parce qu'il y a beaucoup de pertes, ne serait-ce que lors de l'évacuation des gaz de combustion.

    On est encore dans le domaine du néanderthal.

    Le problème avec le soleil, le vent et les vagues c'est que personne ne peut faire d'argent avec la source d'énergie, contrairement au pétrole et au bois.

    "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme" Hervé Kampf

  • Oznog
    Inscrit
    mercredi 7 juillet 2010 07h06
    Wow les spécialistes!
    Il y a 100 ans, au Saguenay, il y avait une petite bourgade à la baie Sainte-Marguerite je crois. Une ville forestière champignon du début du siècle. La ville était une des premières à s'éclairer à l'électricité. Toute son électricité était faite à partir de la biomasse de la scierie. Il faut croire que le développement durable est une faculté qui s'oublie!

    Où je vais avec ça, certainement pas à la banque! La biomasse est une façon d'optimiser la ressource forestière. Au lieu de jeter les résidus forestiers, utilisons-les tout au moins pour chauffer l'usine. Voilà essentiellement le rôle de la biomasse forestier.

    Ce n'est pas une solution miracle à la croissance économique qui s'essouffle! Dès qu'on découvre une nouvelle source d'énergie, on accourt pour son côté pécuniaire.

    Wow! Il n'y a pas d'argent à faire avec ça, mais une meilleure gestion de nos ressources. Alors, spécialistes de tout acabit, arrangez-vous pour que la biomasse des « résidus forestiers » soit plus propre. Vous aviez plus de 100 ans pour le faire! On a que du bois tout le tour , quasiment plus de rivières à harnacher et c'est tout de même notre histoire la forêt!

    Merci.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    mercredi 7 juillet 2010 12h11
    Les loi de la nature ne changent pas!
    Il n'y a pas besoin de faire de grosses études pour brûler la biomasse de façon propre. En Europe, la technologie existe depuis des années. Le problème c'est qu'ici, les entreprises ne se donnent pas la peine de faire de la R

  • Chryst
    Abonné
    mercredi 7 juillet 2010 18h16
    La récolte de biomasse peut aussi réduire la fertilité des sols
    Cette fertilité peut aussi être réduite par le lessivage des pluies acides. On voit donc que plus d’une cause puissent agir sur la fertilité du sol et de sa végétation

    Cette réduction est d’autant plus marquée ou grave que le sol est pauvre. .

    Les cimes, rameaux fins et écorces sont aussi plus riches en nutriments d’où l’habitude de les laisser sur place autant que possible.

    Les expériences de Lemieux sur les bois raméaux ont démontré leurs capacités régénératrices des sols.

    La récolte intensive de biomasse est d’autant plus à surveiller que les sols sont pauvres ou ont une faible résilience. En général, les sols contiennent autant de carbone que la végétation. La façon d’exploiter la végétation et l’intensité d’exposition du sol aura son importance à cause du CO2 libéré par le réchaufffement.

    .
    Michel Thibault ing. f. m. sc. écologie et pédologie

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 7 juillet 2010 23h01
    Toutes les preuves scientifiques sont là
    En plus des GES la combustion du bois pollue et cause de sérieux problèmes de santé pour soi et pour les autres autour.
    " Dans des conditions optimales, (!) OPTIMALES, le gaz carbonique, CO2, le monoxyde de carbone, CO, et la vapeur d’eau sont formés lors de la combustion. En passant, ces gaz sont éjectés à l’extérieur, par les cheminées et sont incolores et inodores!! Inodores! Ils font partie du cycle du carbone et sont toutefois et seront toujours des gaz à effet de serre (GES) Il y a par contre bien d’autres choses qui sont éjectées par la cheminée, plein de produits non complètement oxydés lors de la combustion, entraînés et éjectés à l’extérieur: dioxines et furanes, provenant de la dégradation de la cellulose, peroxydes organiques, peracides aromatiques et phénols provenant de la dégradation de la lignine, dérivés oxydés de terpènes, de phytostérols,
    la fumée produite par le chauffage au bois est constituée d’une grande quantité de polluants de toutes sortes. Ces composés odoriférants, aldéhydes, cétones, peroxydes et radicaux libres sont éjectés abondamment par les cheminées et participent à rendre l’air respirable très nocif pour la santé."
    Extrait: Texte Luc Ruest, membre ALAP
    Les particules fines 2.5 (PM 2.5) ont comme caractéristique d'être vecteurs des autres pollluants, un cocktail chimique pour s'infiltrer profondément dans les poumons. En plus du système respiratoire comme l'ozone les PM 2.5 sont la cause de problème cardiovasculaire.
    En réponse sur la France veillez prendre note que contrairement au Canada, USA on ne mesure pas encore les PM 2.5 provenant de la combustion du bois.
    Pour voir les centaines d'études Voir PubMed, rubrique Wood smoke

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