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La politique énergétique canadienne fait fausse route

Le gouvernement aurait dû miser sur une taxe carbone qui fait consensus dans le monde des affaires, note un comité sénatorial

Le soleil se couche sur une raffinerie d’Edmonton. Un rapport sénatorial estime que le Canada est mûr pour une nouvelle politique de l’énergie.<br />
Photo : Agence Reuters Dan Riedlhuber
Le soleil se couche sur une raffinerie d’Edmonton. Un rapport sénatorial estime que le Canada est mûr pour une nouvelle politique de l’énergie.
Le comité sénatorial qui se penche depuis 2009 sur le dossier de l’énergie au Canada a constaté que c’est la taxe carbone, plus qu’un système de plafond et de marché de crédits d’émissions, qui fait le plus consensus dans le monde des affaires pour contrôler les émissions canadiennes de gaz à effet de serre (GES).

Le constat est d’autant plus surprenant, selon le rapport intérimaire du comité sénatorial, que la formule la plus prisée est précisément celle que défendait l’ancien chef libéral, Stéphane Dion, et qu’a vilipendée tout au long de sa première campagne électorale l’actuel premier ministre, Stephen Harper. Or le Sénat est présentement à majorité conservatrice.

Les témoins qui ont défilé tout au long des neuf mois de travaux de ce comité sénatorial, précise son rapport, «sont presque unanimes à estimer que la fixation du prix du carbone constitue le moyen le plus efficace de réduire les émissions de GES. La plupart, s’ils en avaient le choix, privilégieraient une taxe du carbone plutôt qu’un mécanisme de plafonnement et d’échanges».

Le comité sénatorial confirme d’autre part ce que la propagande conservatrice avait pourtant décrié tout au long de la campagne électorale qui a fait mordre la poussière au chef libéral de l’époque, soit le fait que l’application d’une taxe carbone peut être neutre pour l’État en plus d’être efficace.

«Dans la plupart des mécanismes de valorisation du carbone, précise le rapport intérimaire, on recycle les recettes générées dans l’économie en abaissant l’impôt sur le revenu ou les charges sociales, ou en finançant la recherche technologique ou d’autres mesures en faveur des technologies d’énergie durable.»

Le rapport ajoute toutefois qu’il sera difficile au Canada d’échapper à la mise en place d’un marché du carbone basé sur l’échange de crédits d’émissions si les États-Unis adoptent ce système afin de pouvoir se synchroniser avec le marché international déjà en activité. Par contre, les sénateurs notent qu’une taxe carbone pourrait accentuer certaines inégalités régionales au Canada, ce qui pourrait être compensé par une redistribution des recettes de la taxe carbone.

Le rapport intérimaire du comité sénatorial estime, à la lumière de ses audiences, que le Canada est mûr pour une nouvelle politique de l’énergie, la première remontant à l’époque Trudeau. Pour y arriver, le comité sénatorial entend convier la population canadienne en 2010 à un important débat sur la question.

Cela est d’autant plus impératif, estiment les sénateurs, que la plupart des grands organismes économiques du Canada et de grands groupes environnementaux se sont prononcés au cours des deux dernières années pour «l’établissement d’un cadre commun de l’énergie qui permette aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et à d’autres intervenants de mieux travailler ensemble afin de mieux coordonner les futures politiques énergétiques, économiques environnementales».

De plus, le rapport «reconnaît l’importance de s’occuper des changements climatiques et de la fixation du prix du carbone» afin de respecter l’engagement du Canada à Copenhague, soit d’apporter sa contribution afin que la hausse du climat planétaire ne dépasse pas 2 degrés centigrades.

Mais plusieurs volets du rapport laissent songeur. Par exemple, il postule, ce que plusieurs acteurs contestent, que «l’exploitation des sables bitumineux dominera le secteur pétrolier au Canada: elle pourrait en effet tripler d’ici 2030» dans un système de marché libre même si on note qu’ailleurs sur la planète, ce qui domine, c’est la «tendance croissante au nationalisme des ressources» afin de se servir du pétrole — de plus en plus rare et cher à exploiter — comme «d’un levier géopolitique», ce qui n’aurait aucun intérêt ici.

Si le rapport intérimaire fait état des différentes filières plus écologiques que le pétrole, il ne dresse pas le moindre portrait du potentiel des filières vertes, ce qui pourrait modifier les priorités au profit de celles qui ont le plus d’avenir. Ainsi, le rapport ne mentionne aucunement le potentiel éolien du Canada, mais seulement celui des sables bitumineux, dont on note qu’il est le deuxième en importance sur la scène mondiale. Pas un mot, par exemple, du potentiel éolien du Canada ou du Québec qui, à lui seul, équivaut presque avec ses 19 000 TWh à celui récemment réévalué de tous les États-Unis, soit 23 000 TWh ou l’équivalent de trois fois la consommation d’électricité de ce pays.

Le rapport indique par ailleurs que le recours au nucléaire ainsi que le captage et la séquestration du carbone (CSQ) semblent les moyens les plus efficaces pour réduire les émissions de carbone avec les économies d’énergie. Les sénateurs ne précisent pas cependant que l’essentiel des fonds fédéraux vont présentement au CSQ plutôt qu’aux économies d’énergie et aux filières vertes.
 
 
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  • François Dugal - Abonné
    5 juillet 2010 10 h 05
    La fausse route
    Cette fausse route est celle des VUS.
    Il me coûte plus cher de plaquer mon scooter de 200cc qui fait 3 litres au cent que de plaquer un de ces monstres énergivores.
    Les gouvernements veulent avoir ces mastodontes sur la route: belles taxes en perspective.
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  • Maurice Monette - Abonné
    5 juillet 2010 12 h 00
    Les prémisses de base de ce dilemme sont contraires aux préceptes de notre présence Ici-Bas alors,...
    ces prémisses avancées par ces gens attardés(es) de la sphère financière, qui ne pensent qu'en fonction de l'argent, sont ce qui détruira notre Terre d'Émeraude, sur Laquelle nous venons tenter d'acquérir plus de Maturité.

    Nous sommes des esprits ou âmes qui venons Ici-Bas pour tenter de Grandir en Sagesse ($age$$e), en Maturité et en Grâces et qu'est-ce que ces badauds politiciens(nes) font ...?

    Ils /Elles prennent des décisions seulement en fonction de l'économie. Ça ne pensent qu'à l'économie, ça ne "jurent" que par l'économie, sans s'apercevoir que depuis que la gestion du pécule mondial a été remise aux divers gouvernements démocratiques de la Planète, Celle-ci n'a eue de cesse de dépérir.

    Les mers et les océans ont été vidés(es) de leurs ressources halieutiques, juste pour faire le plus d'argent possible et non pas pour chercher à nourrir les populations. La ressource ligneuse (les arbres)
    a été surexploitée, encore pour faire de l'argent mais, la razzia dans les arbres dont le feuillage est producteur d'ozone qui nous protège des rayons ulttra-violets de l'astre solaire, a été la principale cause de l'amincissement, sinon, de la disparition totale de cette couche protectrice de l'atmosphère. Tout ça, pour l'argent rapporté dans les gouffres sans fonds des spéculateurs(es) de la Planète, qui était bleue, quand c'était géré par les nonces de l'église catholique, entre la fin de la dernière Guerre Mondiale et juin 1989, date à laquelle karol wojtyla alias jean-paul II a faite cesser la saine redistribution qui était faite , après chaque période de quatre ans. De plus, il avait abolie en même temps la saine limite d'un million de dollars ou l'équivalent en d'autres espèces monétaires qu'il y avait alors, justement pour éviter ce qui se passe aujourd'hui. Plein de richards(es) ont engrangé cet argent et c'est la pénurie partout depuis.

    Nous ne sommes pas Ici-Bas pour faire de l'argent mais, pour viv
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  • Francis Robitaille - Abonné
    5 juillet 2010 12 h 23
    ET OUI...
    ca prouve seulement que notre dirigeant (Harper) à toujours eu la tête dans le sable.... bitumineux.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    5 juillet 2010 15 h 41
    Qui fait fausse route ???
    Selon les commentaires que je lis, l'exploitation des sables bitumineux est une fausse route alors que dc'est la deuxième réserve mondiale tout juste derrière l'Arabie Saoudite. Faut surtout pas que l'on exploite nos richesses et qu'on devienne auplus vite un pays du tiers-monde. Pour une fois que nous sopmmes les arabes de l'ocident nors-américains, devrions-nous nous culpabiliser ? Pour certains vouloir maintenir un niveau de vie est un péché nçmortel selon la bible kyotiste...

    Pour certains nés pour un petit pain, il faudrait abandonner cette exploitation sans savoir quelle autre énergie remplacera les énergies fossiles alors qu'e les réserves peuvent nous alimenter jsuqu'à la fin de ce siècle. Pas fort, fort surtout de dépendants aux 8,5 milliards de redevances pétrolières qui nous est versés par la péréquation...

    Dans cet article, l'auteur mets en concurrence les bourses du carbone contrôlées par Al Gore et ses amis qui veulent nous arnaquer en devenant les premiers milliardaires du climat avec la taxe sur le carbone que seuls les consommateurs payeront. Dans les deux cas, ce seront des ponctions dans le portefeuille de tous sans avoir de résultats garantis.

    Les bourses du carbone on été conçues par Richard Sandor, le même qui a conçu celle du SO2 pour ENRON. On sait que le résultat a été une fraude monumentale, rien d'autre. La leçon n'a donc pas servi...

    Car ici au Québec, la taxe carbone de Claude Béchard de 2 sous le litre ne sert qu'à hausser davantage le prix à la pompe qui est rendu supérieur aux autres provinces et pomper plus d'argent dans les poches des québécois. Pas surprenant que l'industrie pétrolière préfère cette taxe qu'elle passe au suivant : le consommateur.

    Je me demande qui fait fausse route, l'auteur de l'article ou le gouvernement Harper ???.
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    5 juillet 2010 17 h 31
    Ce pétrole pour nous?
    J'ai entendu dire que le pétrole des sable bitumineux étaient presque entièrement vendu aux États-Unis, est-ce vrai? Si c'est le cas il est faux de dire qu'il nous rend autosuffisants jusqu'à la fin du siècle. Et nos taxes paient pour la recherche dans le domaine... Alors, comme toujours, on nous donne des $ d'une main que l'on reprend de l'autre. C'est sans compter le gaspillage de notre plus grande richesse, l'eau, que l'on empoisonne et emprisonne dans des lacs qui ressemblent aux plages de la Louisiane. Quand il n'y aura plus d'eau, ils feront quoi?
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  • Bouletrouge - Inscrit
    5 juillet 2010 22 h 22
    impossible
    Comment??!!! Les gouvernements à la remorque sur les questions environnementales? IMPOSSIBLE!!!
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  • Michel Bisson - Inscrit
    6 juillet 2010 09 h 48
    Solutios, solutions solutions..
    Toutes ces histoires de taxes, marché carbone n'ont pas de sens à mon avis et va dérégler notnos économies et appauvrir la population..Car les taxes se retrouvent dans le prix des produits et affaiblissent le pouvoir d'achat de la classe moyenne qui est en chute libre au Québec depuis les années 70...

    LEs grands émetteurs sont connus et il faut les aider à mettre en place un programme agressif de réduction des gaz...ça prend des technolgies abordadables et l'aide gouvernementale afin de redistribuer ces choix de société sur toute la société..

    Il faut aussi mettre en place un programme de valorisaiton de déchets organiques qui sont des grands émetteurs de gaz à effet de serre..

    Et cesser de faire comme on fait à l,agriculture, forcer les agriculteurs à s'endetter pour mettre en place des moeyns de réduction d epollution et en même temps aller à l'épicerie acheter des produits agricoles étrangers car moins chers car ils n'ont pas ces r`gles environnemntales...Il faut aussi prendre notre que 14 super cargo en mer génèrent plus de pollution que tutes les voitures sur terre...

    Là aussi il faut inciter les armateurs à mettre les moyens correctifs en place en les supportant..

    La limites de vitesse des autos devrais être limintés aux limites de vitesse indiquées sur les routes..

    Comemnt se fait-il que els gouvernements permettent des véhicules qui font du 200 à l'heure alors que la vitesse permisee est de 100 à l'heure..

    Leur seul soucis c'est de donner des contraventions..

    Ce gnre de politiicens là il faut els mettre dehors ça presse...
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  • Fernand Trudel - Abonné
    6 juillet 2010 10 h 46
    @ Micheline Gagnon
    La ligne Borden a tracé une séparation de la distribution du pétrole au Canada par la rivière Outaouais. Elle semble toujours en vigueur.

    Les cinq provinces de l'ouest sont alimentées par l'Alberta et le surplus alimente l'ouest américain. Voilà Mme Gagnon la réponse à votre interrogation.

    Le Québec et les provinces atlantiques sont desservi par le pétrole importé qui sert à compenser l'exportation de l'ouest. Il demeure que les forages au large de Terre-Neuve (Hibernia, Terra-Nova. Hebron et White Rose) et de la Nouvelle-Écosse (ile-de-sable) et bientôt Olsd harry au Québec permettront avec les forages de Pétro-Canada dans la Mer du Nord d,avoir du pétrole canadien et être auto suffisants.

    Alors l'exportation vers les américains deviendra un enrichissement commun qui sera déversé par une péréquation encore plus généreuse qu'actuellement (8,5 milliards pour le Québec en 2009). Je suis un vérificateur fiscal qui a visité tous les sièges sociaux de ces pétrolières et qui a une vision plus optimiste que nos marchands de peur que sont les écolos.
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  • Gilbert Belzile - Inscrit
    7 juillet 2010 21 h 00
    Les sables bitumineux de l'Alberta, une énergie intéressante!


    Les récents dégâts environnementaux dans le golfe du Mexique, sont en train de réhabiliter le pétrole canadien des sables de l’Alberta. Le pétrole sale n’est peut-être pas là où l’on pensait!

    Brève description des procédés:

    Extraction par mines à ciel ouvert

    Environ 500 km2 (0.36%) des 140 000 km2 de la superficie des sables bitumineux sont exploités par cette méthode. Il s’agit de dépôts qui sont à moins de 75 m de la surface.
    C’est ce mode d’extraction que l’on a pu voir abondamment dans différents reportages tendancieux sur les sables bitumineux.

    Extraction in situ

    La nouvelle technologie in situ est utilisée pour exploiter les dépôts enfouis plus profondément (plus de 75 mètres) et dont l'extraction minière de surface ne serait pas économiquement rentable. Dans la plupart des sites « in situ » les sables sont enterrés à 350 et jusqu’à 600 m sous la surface. La majorité (80 %) des sables bitumineux de l’Aberta sont dans ce cas.
    L’extraction in situ permet la séparation du bitume et du sable dans le sol. Cette dernière consiste en des puits qui sont creusés dans le sol et qui permettent d'injecter de la vapeur d'eau. Des solvants peuvent aussi être ajoutés ou alternés à la vapeur. Suite à cette injection, la température du bitume augmente, entraînant une diminution de sa viscosité. Ainsi, le bitume peut être facilement pompé.

    La technique SAGD (Steam Assisted Gravity Drainage) utilise des puits horizontaux associés deux à deux. Le puits du dessus injecte en permanence de la vapeur tandis que celui du dessous recueille eau et bitume.
    Par rapport à l'extraction à ciel ouvert, on ne dérange qu'une toute petite surface au sol. Pas de bassins de décantation, le sable reste dans le sol, seul le bitume est prélevé. Le taux de récupération est jusqu’à 60%.

    Des pétrolières de partout dans le monde sont venues investir des dizaines de milliards de $. Dernièrement, la Chin
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