Lettres - Prêche écologique
J'ai beaucoup de respect pour le travail de Yann Arthus-Bertrand, je possède même son livre, La Terre vue du ciel, un vrai régal pour les yeux. Toutefois, en lisant l'article du 30 juin 2010, rédigé par Louis-Gilles Francœur au sujet de son projet «québécois», j'ai senti la moutarde me monter au nez.
J'avoue que je commence à en avoir ras le bol du prêche écologique, quand le prêcheur en question se promène allègrement de par le monde... en avion. Ce cher Yann, a-t-il déjà calculé son empreinte écologique? Tous ces braves écologistes qui parcourent le monde en Boeing, ils sont bien sympathiques, mais ils nous tapent aussi. Ça prend beaucoup de gens qui, comme nous, restent tranquilles à la maison à cultiver leur jardin, comme nous le recommande si pertinemment ce vieux Voltaire, pour compenser leurs promenades missionnaires.
Alors quand il s'émeut du sort des bélugas et de la difficulté d'amener les gens à changer de comportement, eh bien, je l'inviterais à regarder dans sa cour. En outre, grand connaisseur qu'il est, il devrait savoir que les humains ont toujours modifié leurs comportements grâce à une évolution du climat. Que celle-ci soit naturelle ou anthropique, c'est elle encore, vers le chaud ou vers le froid selon les ères, qui sera le moteur de notre propre évolution. Il y a dans tous ces beaux discours édifiants une nostalgie un tantinet infantile. Une chance qu'on ne se promène pas tous en avion! À bon entendeur, salut!
***
Françoise Charron - Le 1er juillet 2010
J'avoue que je commence à en avoir ras le bol du prêche écologique, quand le prêcheur en question se promène allègrement de par le monde... en avion. Ce cher Yann, a-t-il déjà calculé son empreinte écologique? Tous ces braves écologistes qui parcourent le monde en Boeing, ils sont bien sympathiques, mais ils nous tapent aussi. Ça prend beaucoup de gens qui, comme nous, restent tranquilles à la maison à cultiver leur jardin, comme nous le recommande si pertinemment ce vieux Voltaire, pour compenser leurs promenades missionnaires.
Alors quand il s'émeut du sort des bélugas et de la difficulté d'amener les gens à changer de comportement, eh bien, je l'inviterais à regarder dans sa cour. En outre, grand connaisseur qu'il est, il devrait savoir que les humains ont toujours modifié leurs comportements grâce à une évolution du climat. Que celle-ci soit naturelle ou anthropique, c'est elle encore, vers le chaud ou vers le froid selon les ères, qui sera le moteur de notre propre évolution. Il y a dans tous ces beaux discours édifiants une nostalgie un tantinet infantile. Une chance qu'on ne se promène pas tous en avion! À bon entendeur, salut!
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Françoise Charron - Le 1er juillet 2010
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