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Décrire les enjeux québécois au reste de la planète

L’écologiste et cinéaste français Yann Arthus-Bertrand, sur les rochers de l’île Bonaventure, en face de Percé. Il y a amorcé la semaine dernière son dossier consacré aux défis écologiques du Québec.<br />
Photo : Yann Morrison
L’écologiste et cinéaste français Yann Arthus-Bertrand, sur les rochers de l’île Bonaventure, en face de Percé. Il y a amorcé la semaine dernière son dossier consacré aux défis écologiques du Québec.
Sans tambour ni trompette, Yann Arthus-Bertrand et son équipe ont terminé la semaine dernière une dizaine de jours de tournage au Québec pour donner au reste de la planète un aperçu de nos véritables enjeux écologiques dans la prochaine année.

Le cliché de la sympathique «cabane au Canada», très peu pour lui! Avec des écologistes d'ici et des gens issus de divers milieux, il s'est intéressé au sort des bélugas du Saint-Laurent, aux mines de l'Abitibi et à leur pollution toxique, à la difficile survie de nos saumons, aux barrages hydro-électriques et à leurs conséquences sur notre biodiversité.

Avec son équipe d'une douzaine de personnes, ce cinéaste et militant écologiste, reconnu internationalement pour ses livres et ses films, s'est aussi intéressé au décompte annuel des phoques dans le golfe et, hérésie pour un écologiste français, à la chasse au Québec comme phénomène culturel et comme méthode de gestion faunique.

Appuyé par une importante fondation (goodplanet.org), cet ancien photographe animalier, à qui on doit La Terre vue du ciel, est devenu documentariste puis cinéaste pour élargir sa palette d'interventions. Son film Home est d'ailleurs devenu un événement médiatique international lorsqu'il a été présenté simultanément dans des dizaines de pays pendant la conférence de Copenhague sur le climat, en décembre dernier.

Quant au dossier qu'Yann Arthus-Bertrand tournait au Québec récemment, il se retrouvera dans la série télévisée Vu du ciel, qui est distribuée en France et dans 45 pays.

Pourquoi le Québec?

«Le Québec, c'était pour moi un passage obligé, raconte-t-il en entrevue dans un hôtel faisant face au rocher Percé. Quelque chose que je voulais faire un jour. Parce qu'on y parle français, d'abord, que le Canada et le Québec regorgent de richesses naturelles et que vous êtes à la croisée des chemins: un pays encore très riche en nature, en minéraux et en sources d'énergie, mais qui fait face à de véritables enjeux de conservation, par exemple le béluga. Que ce soit ici ou ailleurs, c'est toujours efficace d'examiner un problème local en le pensant globalement.»

La difficulté d'amener les gens à modifier leurs comportements en matière de consommation est sans contredit le problème central auquel est confronté depuis des années cet écologiste qui multiplie les plates-formes médiatiques pour transmettre la réflexion qu'ont fait naître chez lui ses visites aux quatre coins de la planète.

Une réflexion qui, dit-il, procède à la fois de la «fascination» pour une espèce qui a «bouffé la place des autres en inventant l'agriculture et la civilisation, qui s'est multipliée et a amélioré son niveau de vie au point qu'elle représente aujourd'hui, avec ses animaux d'élevage, 98% de toute la biomasse des animaux vertébrés de la planète, selon une étude américaine. Cela ne laisse que 2 % à tous les lions, loups, girafes et élans! Depuis 1980, la population des lions a fondu de 10 fois! Durant ma courte vie, la population mondiale sera passée de deux milliards à presque huit milliards. Et on arrive à nourrir, à vêtir tout ce monde. Autant je suis fasciné par le potentiel de l'espèce humaine et de sa prodigieuse inventivité, autant je suis fasciné par son aptitude à éviter de voir venir le cul-de-sac dans lequel elle se dirige. Car, c'est clair, on s'en va à la catastrophe avec les changements climatiques, l'érosion de la biodiversité, la pollution et la cause première de tous ces problèmes: la consommation.»

Coupables ou responsables?

«Pas coupables, mais tous responsables», affirme Yann Arthus-Bertrand.

«Je pense que la façon dont on parle de l'écologie n'est pas la bonne», dit-il, lui qui se dit «de moins en moins anti» et qui mise plutôt sur l'engagement direct des gens et des ONG. On sent qu'il n'est pas loin d'accuser les médias de délit de fuite depuis Copenhague, pour avoir fait littéralement disparaître les changements climatiques de leur écran radar!

«Mais c'est un discours que les gens ne veulent pas entendre, parce qu'aujourd'hui on ne veut pas croire ce qu'on sait. On sait ce qui se passe, mais il n'y a pas de véritable conscience des problèmes. On donne beaucoup plus dans la bonne conscience que dans l'intégration du savoir écologique dans la vie quotidienne. Vivre mieux avec moins, ce n'est pas encore un fait de notre civilisation d'abondance, de consommation.»

Selon Yann Arthus-Bertrand, on réagit en «hypocrites» devant des phénomènes comme la marée noire dans le golfe du Mexique: personne ne veut savoir d'où vient son pétrole quand il fait le plein, dit-il. Serait-ce la même chose pour les Québécois, qui se chauffent en majorité à l'électricité, à un coût pour la biodiversité qu'ils font mine d'ignorer?, se demande-t-il avec un sourire en coin.

Mais ces individus qui refusent d'assumer leur devoir de cohérence ont, dit-il, les politiques qu'ils méritent.

«En France, récemment, on a coupé des arbres qu'avait plantés Colbert pour en faire des bateaux, il y a 260 ans. Imagine un homme politique d'aujourd'hui qui aurait une vision sur 260 ans et non pas sur la prochaine élection, sur le prochain sondage! On n'a plus cette vision. Nous nous sommes collectivement déconnectés de quelque chose d'important. La politique est devenue un spectacle lamentable. Et Copenhague l'a bien illustré!»

Le résultat est aussi dramatique pour d'autres humains. «Ils sont deux milliards, dit-il, à peiner du matin au soir avec pour seul objectif de se nourrir, eux et leurs enfants. Comme la plupart des humains depuis des millénaires. À côté de ça, nous gaspillons et surconsommons l'énergie et les ressources vivantes au point de modifier la physionomie de la planète. Même si ces deux milliards d'humains nous ressemblent en tous points, nous vivons sur une autre planète qu'eux. Ça aussi, ça fait appel à notre responsabilité.»

Du haut des airs, Yann Arthus-Bertrand a découvert les mille visages d'une Terre dont il ne soupçonnait pas la richesse et la beauté. C'est visiblement le retour sur terre qui en a fait un irréductible défenseur de sa vitalité, pour ne pas dire de la vie tout court.
 
 
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  • Raynald Blais
    Abonné
    mercredi 30 juin 2010 06h34
    Méchanceté humaine
    Par déformation professionnelle, M. Yann Arthus-Bertrand, comme tous les écologistes médiatiques, a naturellement une connaissance très superficielle de l’homme. S’ils investissaient autant d’énergie à sa connaissance qu’ils en allouent aux autres espèces, les écologistes n’arriveraient pas tous aux mêmes conclusions en ce qui concerne l’homo sapiens: « Pas coupables, mais tous responsables »; ou bien que l’écologie « est un discours que les gens ne veulent pas entendre »; ou bien « qu’on réagit en hypocrites »; ou bien que les hommes « refusent d’assumer leur devoir de cohérence ».
    Tant que les écologistes ne se pencheront sur la société humaine et ne cesseront de traiter ses membres comme des individus indépendants et libres (du moins l’idée qu’ils s’en font), ils concluront irrémédiablement à la méchanceté humaine. CQFP

  • Musard Futile
    Inscrit
    mercredi 30 juin 2010 06h36
    Éco-tartuffe
    L'hélicologiste n'a de leçon à donner à personne, lui qui brûle des milliers de litres de pétrole du haut des airs... Voici d'ailleurs quelques-unes de ses citations qui révèlent sa vraie "nature" :

    « On ne peut pas s’en passer du nucléaire et le problème des déchets n’est pas si grave.» - Nice Matin, 29-5-2010

    « Notre plus grand défi consiste à concilier la croissance et les ressources limitées de la planète. » - publicité pour les maisons Phénix

    « Moi qui ai toujours voté, pour les Verts, cette fois-ci je ne voterai, pas pour eux. Par leur idéologie antilibérale, antinucléaire, ils ont tout, gâché. » - Le Figaro, 8-11-2006

    « Mon mode de déplacement le plus courant, aujourd’hui, hormis la voiture et la moto, que j’utilise pour venir dans Paris, est, comme on l’imagine, l’hélicoptère » Chemin faisant, 2001.

    « Je suis devenu riche (…). On a sûrement fait trop de produits dérivés » Le Monde, 3-6-2009.

    « Planete-terra.fr : Comment gérez vous, le fait de devoir vous associer, avec un grand groupe comme, Pinault-Printemps-Redoute, qui, appartient à l’industrie du luxe, laquelle n’est pas forcément toujours, très cohérente en matière de, développement durable ?, Yann Arthus-Bertrand : Je le gère, très bien. Quand quelqu’un est assez, généreux pour vous donner, 10 millions d’euros, pour faire un film, je le, respecte. »

    « Planete-terra.fr : Avez-vous, poussé le concept, “tout gratuit” du film (Home) jusqu’à ne pas, vous rémunérer ? Yann Arthus-Bertrand : J’aurai payé, pour faire ce film. Il n’y a pas de, profit, les bénéfices seront reversés à, mon association, GoodPlanet. »

    « Il n’a pas de grille de lecture idéologique sinon celle de son milieu, de droite et libéral. » « Une collaboratrice de YAB » Terra Eco, 6-2009.

  • Pascal Lessard
    Inscrit
    mercredi 30 juin 2010 07h59
    Facilité
    C'est plus facile de s'attaquer au Québec qu'au Texas, par exemple, parce que nous sommes spoliés par deux tares simultanément : nous ne sommes pas Américains et surtout nous parlons français. C'est sans doute plus vendeur pour sa série que de frapper sur un peuple qui n'a pas les moyens de se défendre sur la place mondiale que d'insulter sa clientèle américaine ?

    Mais je lui donne à 100 % qu'il était facile pour lui de trouver des collaborateurs locaux pour descendre le Québec sur la place publique. Nous sommes de descendance française après tout, aussi avons-nous une grande facilité, sinon un grand plaisir, à nous autolapider. Cela aurait été certainement plus difficile de trouver des collabos en Alberta.

    Il devrait peut-être parler de l'électricité nucléaire de France plutôt que de parler de l'hydroélectricité du Québec qui, quoi qu'il en dise, est nettement meilleure pour l'environnement. Meilleure ne veut pas dire sans trace, mais de tous les choix, cela demeure le meilleur. (Même l'hélioélectricité n'est pas encore, aujourd'hui, un choix plus propre que l'hydroélectricité : la fabrication des panneaux solaires étant extrêmement polluante.) Et il vient un temps où il faut savoir ce que l'on veut : rouler au pétrole ou utiliser des tramways électriques. Si ce sont les tramways que l'on veut, alors l'électricité il faut bien qu'elle vienne de quelque part… M Arthus-Bertrand veut-il pédaler pour les trams ?

    Pour ce qui est de la chasse… Je ne suis pas un chasseur moi-même, alors ce n'est pas pour me défendre, mais il est évident que la chasse telle que pratiquée au Québec n'est pas un acte de sauvagerie comme la pêche au thon rouge de la Méditerranée pratiquée par les Français, par exemple. Un autre exemple ou l'on frappe sur un plus faible ? À moins que ce ne soit un exemple d'écologisme sans ouverture culturelle ? (C'est pas comme en France, donc c'est pas bon...)

  • Line Légaré
    Abonnée
    mercredi 30 juin 2010 08h25
    Un des enjeux: la forêt des Laurentides
    Cet article est très intéressant. J'aurais bien aimé avoir cette information il y a quelques semaines car nous vivons au Québec des problématiques quant à la coupe forestière.

    Saviez-vous qu'aucune coupe forestière mandatée par le gouvernement sur les terres gouvernementales n'a jamais été arrêtée peu importe les revendications des citoyens. Actuellement, nous sommes un groupuscule, soit environ 125 personnes à Saint-Adolphe-d'Howard, qui s'opposons à une coupe forestière dite jardinière à quelques pieds de certaines résidences dans les Laurentides. Le Ministère des ressources naturelles et de la faune est venu nous expliquer le pourquoi et le comment de cette coupe lors d'une assemblée spéciale organisée par notre groupe. De par un de ses mandataires, ce ministère est en premier lieu un ministère à vocation économique.

    Aucune de nos revendications environnementales n'est actuellement prises en compte. Cette coupe aura lieu sur des sommets parmi les plus élevés des Laurentides très près de lacs dits de tête et nous croyons que ce fait amènera des impacts irréversibles tant sur la faune, la flore que les lacs. Nous sommes outrés de cette situation que nous apprenons à quelques semaines du début de la coupe. Nous avons envoyé des lettres à la ministre et nous n'avons même pas reçu d'accusé de réception.
    Nous tentons aussi de contacter les médias et de trouver des experts (ingénieurs forestiers et biologistes) qui viendront faire une expertise sur le territoire de coupe et, pour l'instant, personne ne nous a contacté. Nous sommes tel "David contre Goliath". Avec ce que je vois présentement, oui nous vivons dans l'oppulence des ressources naturelles au Québec et, de plus, nous sommes de grands consommateurs de ces ressources comme si celles-ci allaient toujours perdurer malgré l'inconscience de nos actions.

    Le pire c'est que les citoyens n'ont aucun poids vis-à-vis les gouvernements et l'industrie.

  • Simon Pelletier
    Inscrit
    mercredi 30 juin 2010 10h18
    En fait...

    Il dépense et pollue peut être beaucoup pour ses films, oui; mais ce qu'il fait, c'est mettre en lumière la beauté de notre planète. Il faut passer par là pour répandre la conscience environnementale. Peut être que certains cyniques pourraient le traiter d'hypocrite; pour ma part je pense simplement que cela met en évidence l'extrême difficulté d'agir de façon totalement «écologique». Il faut passer par les moments qu'on a actuellement, polluants ou non, pour bâtir de telles oeuvres. Les moyens techniques plus écologiques se développent avec le temps, mais il faut avant tout pour ça des ingénieurs qui sont sensibles à la cause environnementale.

    D'où l'importance de son travail?

    Il n'«attaque» pas le Québec, il fait le point sur notre situation. Pourquoi réagir de façon aussi agressive? Nous savons que nous ne sommes pas parfaits. Nous avons peine, parmi une mer d'indifférence et de citoyens infantiles qui ne pensent qu'au divertissement, à donner conscience aux hommes qu'ils ne vivent pas dans un rêve. Le monde naturel fonctionne selon des mécanismes réglés et précis. Les actions humaines ont des conséquences sur lui: il faut les mettre en lumière pour mieux orienter nos actions.

    Pour ma part, je lui dis merci.

  • Claudette Piché
    Inscrite
    mercredi 30 juin 2010 10h18
    la surconsommation
    Moi, j'ai aimé votre article. Et j'adore les reportages de Yann Arthus-Bertrand. À la fin de ses reportages, il dit être conscient du carburant qu'il consomme pour parcourir la planète mais il mentionne une truc qui s'appelle " compensation carbone " pour diminuer l'effet de ses voyages sur l'environnement

    Je suis très " terre à terre " et je crois que la surconsommation est un des problèmes les plus importants sur la planète, et principalement dans les pays riches, soit disant avancés. ( peut-être "avancés " dans la manière de détruire la planète ? )

    Par exemple,ces énormes "manoirs " que l'on construit à l'extérieur des villes parce que la qualité de vie y serait meilleure et où vivent souvent seulement deux personnes, ça rime à quoi ça ? En plus pour rejoindre la ville afin de gagner l'argent pour se payer les dites habitations, on consomme de l'essence en double car on a chacun sa voiture.
    Mais on a tellement de vêtements, que ça nous prend un " walk-in " pour les ranger. Est-il vraiment nécessaire de changer 365 fois par année de vêtements pour accéder au bonheur ? Ces tonnes de vêtements, combien d'énergie, ça prend pour les fabriquer, les transporter jusqu'ici, au centre d'achats. Il n'y a rien de plus déprimant que de se promener dans un centre d'achats et de voir déambuler ces hordes de consommateurs, qui n'ont besoin de rien mais qui ont envie de tout.

    La simplicité volontaire, c'est une manière de sauver la planète, comme le recyclage, comme consommer " local " en alimentation, comme apporter ses sacs à l'épicerie ou ailleurs.
    Je pense que si chacun faisait sa part ( si minime soit-elle ) on pourrait peut-être changer le cours des choses, en tous cas il serait bon d'éduquer nos enfants en leur faisant comprendre qu'il n'est pas nécessaire d'avoir tout, tout le temps , et qu'on peut être parfaitement heureux avec moins de vêtements, de gadgets etc.

    " Être ou ou avoir ", toujours d'actualité , même pour s

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mercredi 30 juin 2010 11h06
    Ah oui, parlons de tartufferie...
    Au lieu de réfléchir sur le sujet important que soulève cet article on voit ces sceptiques avec un peu de nombrilisme s'élever contre cette réflexion. Mais oui, le Québec n'est pas exclu des problèmes environnementaux et comme bien d'autres, il a ses propres faiblesses. Qu'on parle des coupes à blanc des forêts, des dizaines de km carrés de forêts submergées ou des rivières anéanties pour des barrages, ou encore des mines d'amiante, il y a des problèmes qui méritent qu'on s'y attarde et qu'on change notre mode de vie.

    C'est vrai que quand je me regarde je me désole mais quand je me compare je me console... quand on voit les sables bitumineux de l'Alberta, la destruction totale des forêts anciennes de la côte du Pacifique ou le désastre écologique du golfe du Mexique mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire.

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    mercredi 30 juin 2010 12h06
    Comment se multiplier tout en divisant notre consommation?
    Comme mentionné dans l’article, le problème de consommation en est un d’inégalité : il y a une partie de la population mondiale qui consomme au-delà de leurs besoins, alors qu’une autre partie n’arrive pas à combler leurs besoins. La cause première de tous les problèmes mentionnés en est donc un de surpopulation. La surconsommation est avant tout une conséquence de la surpopulation. Depuis un siècle la population mondiale a triplé, et on aime croire que cette croissance puisse être illimitée. Alors pour ne pas remettre en question cette explosion démographique, on propose plutôt de diminuer notre consommation per capita. Il y a même des gens qui prennent la peine de prendre l’avion pour venir nous le dire!

    L’homme est un mammifère omnivore, et curieusement, cette nature fait l’objet d’une grande culpabilisation chez lui. Parce qu’il refuse de remettre en question sa reproduction sans limite.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 30 juin 2010 14h35
    Le génie du déni
    D'accord avec monsieur Rousseau. Y.A-Bertrand dit être fasciné par le potentiel de l'espèce humaine et de sa prodigieuse inventivité mais aussi par son aptitude à éviter de voir venir le cul-de-sac où il se dirige. Les formes les plus inattendues que prennent le déni sont aussi très impressionnantes. Ici par exemple on cherche des puces au documentariste comme si en démontrant qu'il n'est pas blanc comme neige on allait éviter les problèmes qu'il voit venir. Non messieurs les pseudo-sceptiques (ce sont des non-sceptiques de mauvaise foi), ce n'est pas parce que Bertrand est faillible que le reportage qu'il nous concocte ne sera pas crédible. Trouvez autre chose...

  • Francois
    Inscrit
    mercredi 30 juin 2010 17h37
    Sait dur de voir la vérité en face
    Les réactions et commentaires me déçoivent de voir que tant de gens ne sont pas capable admettrent les observations de gens compétents en la matière. Ce n'est pas retourner à l'age de pierre que de cesser de gaspiller l'eau parcequ'elle est en abondance au québec et pour combien temps encore. Les écologiste se font passer pour des illuminés vis-à-vis des gens irresponsable et aveugle de leur surconsommation. Si je me trompe j'aimerais bien savoir qu'elle geste font-il au quotidien pour sauvegarder l'environnement. Mais je pourrais vous en donner un moyen, par exemple losque vous prenez votre douche pourquoi ne pas fermer l'eau pendant que vous vous savonnez, se sont de petits gestes comme ceux là qui font la différence. Mais il faudra attendre que cela vous coûtes les yeux de la tête pour en venir à l'appliquer et marcher davantage pour vous rendre à l'épicerie. Soyez fier d'être des gros parleurs avec Kyoto et des petits faiseurs au quotidien c'est de hypocrisie inconsciente. Il y a d'autre moyen de se valoriser à surconsommer pour remplir le vide existenciel. À vous de le rechercher. Un indice il est peut-être dans la nature. Allez prendre une très longue marche pour apprécier ce qu'elle nous apporte touts les jours. Merci mère nature.

  • Desroches,Gisèle
    Abonné
    mercredi 30 juin 2010 22h53
    la poutre et la paille
    Qu'est-ce que c'est, cette histoire de se sentir attaqué parce que quelqu'un vient filmer chez nous les enjeux auxquels nous faisons face? Sommes-nous si susceptibles qu'il faille trouver la paille dans l'oeil du cinéaste? Ce qu'il dit et veut montrer ne peut être contesté, même par le moins écolo des Québécois. Cessons de vouloir sauver notre fragile ego de peuple et prenons conscience de la surconsommation omniprésente. Ensuite, posons-nous la question avec ceux qui font face à ce qu'ils découvrent: comment faire pour cesser le gaspillage...

  • Isabelle Robillard
    Inscrite
    mercredi 30 juin 2010 22h59
    Retournez donc chez-vous, M. Arthus-Bertrand
    Se déplacer en hélicoptère requiert un baril de pétrole à toutes les heures.

    Il y a 250 gallons de pétrole dans un baril. Combien de barils de pétrole Yann Arthus-Bertrand a-t-il utilisé?? Combien d'arbres devront être plantées pour faire de son film une activité carboneutre??

    Dans son film "Home", afin de bien nous montrer toutes les beautés de la nature, ce photographe animalier descend très bas en altitude et on voit les animaux qui détalent. En fait, ils sont terrifiés par l'hélicoptère de M. Arthus-Bertrand.

    A mon avis, ce monsieur n'a rien d'écologique. Seulement, il profite de la crédulité des gens.

    Go Home, M. Arthus-Bertrand. On n'a pas de leçons à recevoir de vous.

  • Trobadorem
    Inscrit
    jeudi 1 juillet 2010 09h35
    La vérité choque?
    A tous ceux qui déclament le doc de Bertrand, un message pour vous:

    Notre environnement est menacé ici et ailleurs et toutes les occasions sont bonnes pour informer la population

    Un peu d'humilité, notre navire est sans pilote....

  • Musard Futile
    Inscrit
    jeudi 1 juillet 2010 11h03
    Ce qui est reproché à YAB
    Critiquer Yann-Arthus Bertrand (YAB) ne veut pas dire que l'on se ferme les yeux sur les problèmes écologiques, énergétiques et sociaux. Au contraire! Ça ne veut pas dire non plus qu'on est contre les documentaires prônant la défense de l'environnement. Au contraire!

    Critiquer YAB n'est pas non plus une chasse à la pureté écologique. Personne n'est parfait, moi le premier.

    Ce qui est reproché à YAB, c'est d'être la bonne conscience des grandes corporations de ce monde qui financent ses safaris en hélicoptères.

    Quand cet hélicologiste affirme que les déchets nucléaires, ce n'est pas si grave ou que ce sont ses produits dérivés qui l'ont rendus riche, je hausse un sourcil, même les deux.

    YAB veut sortir la politique de l'écologie, ce qui fait l'affaire des grands patrons et de leurs marionnettes, les politiciens. Cela est irresponsable et même dangereux, car on remet TOUTE la responsabilité sur les individus. Les grandes entreprises et les politiciens peuvent alors polluer en paix. C'est ça qui est reproché à Yann-Arthus Bertrand!

  • Mario Paquette
    Inscrit
    jeudi 1 juillet 2010 11h44
    LE QUÉBEC VUE DE L EXTÉRIEUR
    Merci! M. Yann Arthur-Bertrand de constater les richesses
    de nos paysages et de notre biodiversité et de l importance
    a y attribuer afin de conserver ses acquis pour les
    générations futures. J adore regarder sur Télé-Québec vos
    reportages de Planète Bleu. Votre parler et celui d un prof.
    qui nous transmet son amour de la nature et de l environnement.

    Eh oui vous le constater, les Québécois sont loin
    derrière en matière de préservation, conservation
    et de prévention. Le recyclage au Québec est une
    vertu et la mise en place de programme de
    recherche en énergie nouvelle est secondaire
    étant donné que l eau nous procure l électrique
    que nous gaspillions abondamment
    par une illumination des villes la nuit.

    Je ne crois pas que le Québec ferait mieux que
    l Ontario en émissions de GES par habitant si il
    n avait pas cette énergie liée aux barrages
    d’Hydro. Au Québec, certains chauffent encore
    leurs maisons, industries et entreprises au mazout.

    Quelles ironies!!!!

    On parle toujours de recycler les matières organiques
    et on attend depuis des années les Bacs et les
    collectes des grandes villes du Québec.
    En comparaison au pays comme L Allemagne,
    le Japon et la Californie qui appliquent des politiques
    et des programmes de recyclages et de mise
    en oeuvres d énergie nouvelle.

    Merci de nous rappeler que nous sommes chanceux
    d avoir une mosaïque de paysages composer de cours
    d eau, de montagnes, de forets et de prairies exceptionnelles
    ainsi que la biodiversité qui les composent.

    Merci de vous préoccuper de nos paysages et de notre biodiversité
    et de nous en faire prendre conscience de l importance de les conserver
    et de les mettre en valeur pour les générations futures.

    J ai bien hâte de voir votre reportage à Télé-Québec.

  • Michèle Brock
    Abonné
    jeudi 1 juillet 2010 12h12
    Enfin!!
    Enfin!! Cela fait des années que j'attends que Arthus-Bertrand s'intéresse aux rivières et aux barrages hydroélectriques du Québec comme il l'a déjà fait pour la France et pour d'autres pays.

    Ses reportages sont une pure merveille; en Europe, ils passent et repassent en continuation sur toutes les grandes chaînes publiques, en prime time, de même qu'ils reviennent régulièrement sur TV5Monde.
    On peut les regarder 10 fois, on ne s'en lasse jamais, il nous fait découvrir le monde et la nature dans toute sa splendeur, et le combat qu'il mène est absolument remarquable. Cet homme passera à l'histoire.

    Ses documentaires sont suivis par des millions de téléspectateurs et sont même attendus avec impatience, tellement ses images sont spectaculaires et ses interviews profondément touchants. Les rivières du Québec (et non seulement) ne pouvaient trouver meilleur allié que lui! Que j'ai hâte de voir ça!!

  • MarcoBoy
    Inscrit
    jeudi 1 juillet 2010 13h15
    Il est génial ce cinéastre
    Bravo pour ce prochain documentaire. J'ai très hâte de le voir. Le Québec ne fait pas exception à la règle. Il aurait dû parler aussi de tout ces Lavallois et banlieusards de Montréal qui vivent dans des marécages remblayés et ces terres jadis humide qui ont été asséchées pour faire du développement immobilier plutôt que de protéger les derniers vestiges de l'érablière à Caryer; le milieu naturel le plus riche du Québec. Tout ce développement urbain mal planifié, cet empiètement humain sur les derniers milieux naturels autour de Montréal. Ouach... que c est laid les développements immobiliers récents de la couronne Nord et Sud de Montréal. Dire, que c'était les plus belles forêt du Québec ou les meilleurs terres agricoles et bientôt, la banlieue de Montréal s'étirera jusqu'à Berthierville. Faux stopper l'étalement urbain et avoir une consommation responsable. Faut continuer à dénoncer tout ce qui n'est pas correct pour l'environnement. Il ne faut pas avoir peur de dénoncer son voisin.

  • Maurice Monette
    Abonné
    jeudi 1 juillet 2010 16h23
    Je suis ambivalent devant les Réactions suscitées par cet Article...
    De prime abord, je dois avouer que je n'ai pas vu ce film donc, il serait malhonnête de ma part de le critiquer. Par contre, étant Biologiste moi-même et ayant eu à travailler dans deux Ministères Provinciaux ayant comme mandat d'essayer de contrôler l'activité humaine et son effet sur les faunes terrestre, aquatique et marine, entre les années 1978 et 1983, je dois dire que, déjà à cette époque pas si lointaine, l'inconscience collective a menée à plusieures sur-exploitations. À cela s'ajoutait la coupe forestière des compagnies papetières qui fait toujours autant de dommages de nos jours dans le but de tirer le plus de profits possibles de la matière ligneuse mais, avec quels déficits du gaz protecteur contre les rayons infra-rouge de l'astre ssolaire qu'est l'ozone...? Inutile d'aller plus avant dans ces explications car, on sait tous

  • Isabelle Robillard
    Inscrite
    vendredi 2 juillet 2010 00h30
    Faites ce que je dit, pas ce que je fais.
    J'ai quelque peu exagéré sur la consommation de pétrole d'un hélicoptère: c'est un baril de pétrole à l'heure mais un baril contient environ 150 litres.

    Il reste que l'hélicoptère est un moyen de transport très énergivore. En plus, elle requiert beaucoup d'entretien et des pièces doivent être régulièrement changées, qu'elle soit en bonne état ou pas. C'est la durée de vie la règle de base.
    Je trouve très curieux que M. Yann Arthus-Bertrand, dans son film Home, montre avec beaucoup de romantisme et de déférence des agriculteurs africains, creusant les sillons sans engins mécanisés, lui qui profite des merveilles technologiques derniers cris. Par opposition aux pauvres paysans de l'Afrique, il nous montre ensuite les moissonneuses-batteuses coupant furieusement les champs de blés avec une musique stressante, venant appuyer à quel point cela doit être perçu comme très mal.

    Il fait l'apologie du anti-progrès tout en profitant à plein avec ses caméras sophistiquées et son oiseau de métal (quelques uns des nombreux produits issus de l'extraction minière).

    Suis-je la seule à y voir comme une légère contradiction???

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 2 juillet 2010 11h55
    De quoi je me mèle
    "Serait-ce la même chose pour les Québécois, qui se chauffent en majorité à l'électricité, à un coût pour la biodiversité qu'ils font mine d'ignorer?, se demande-t-il avec un sourire en coin"
    Ce n'est certainement pas la solution de l'énergie nucléaire, ni la combustion de solide qui pollue et tue, ni l,achat de bois dans les pays tropicaux comme la France fait.
    l'énergie électrique du Québec est excellente pour les étrangers pas pour les québécois si je comprends bien?

  • NELLIGAN2
    Inscrit
    dimanche 4 juillet 2010 09h49
    COMMENTAIRES DE MADAME CLAUDETTE PICHÈ
    BRAVO MADAME PICHÉ, QUELS BEAUX COMMENTAIRES VOUS NOUS AVEZ ÉCRIT, QUEL BEAU RAISONNEMENT VOUS AVEZ, LA SIMPLICITÉ VOLONTAIRE, MÊME LES RICHES PEUVENT L'APPLIQUER, MOI, JE SUIS PRÉSIDENT DE 250 JARDINS COMMUNAUTAIRES DANS LA RÉGION DE MONTRÉAL, IL Y A MÊME DES JARDINIERS QUII RÉUSSISSENT À FAIRE DU GASPILLAGE DANS LEUR JARDINET, ON DIRAIT QU'ILS EN ONT JAMAIS ASSEZ, TOUJOURS LA PEUR D'EN MANQUER, SI TOUS LES QUÉBÉCOIS(ES) SE FAISAIENT UN PETIT POTAGER DANS LEUR COUR ARRIÈRE, UN GRAND PAS SERA FAIT, COMME DISAIT MARTIN LUTHER KING:" I HAVE A DREAM"

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    dimanche 4 juillet 2010 22h39
    COMMENTAIRES DE NELLIGAN2 PLUS GRAND LE CARACTÈRE
    Relisez le texte en question ça va audelà de la simplicité volontaire.
    Beaucoup de gens cultive, achète plus de saison et à proximité, limite le véhicule en regroupant, réduisant la vitesse, compostage, récupération. tondeuse manuelle aucun appareil à gaz sauf BBQ etc. Réduire la consommation excellent mais le texte et les projets sont plus élaborés et il faut comprendre que le capitalisme sauvage est devenu vert, qu'il y a un déséquilibre entre les causes, que le gris n'existe pas pour plusieurs d'entre-eux, que des solutions sont souvent improviser et que la science peut faire beaucoup et j'ai confiance qu'elle trouvera des solutions plus adaptées.
    Vous savez qu'Il existe du plastic biodégradable dites-moi pourquoi les marchands nous ont filer la facture de l'emballage et maintenant Nos petits sacs réutilisables sont pour beaucoup transporteur de microbes et virus. Quand le magasin regorge d'emballages mpême les fruits (ridicule) Faut le faire et que pensez de l'épidimie de punaises Montréal, Rives-Sud, Québec cela augmente sans arrêt. Dires que nos épicerie était devenus salubres....
    Oui Néligan si tous les automobilistes réduisaient de 20 kilomètres heure, C'esr 20% de moins de pétrole. Vous savez certainement qu'on consome plus de pétrole hors route. Et pire encore en plus de GES souvent ce sont des générateurs de pollution de l'air qui malheureusement ne fait pas partie de Kyoto.

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