La voiture électrique n'est pas la solution
L'inefficacité des piles et le coût des infrastructures la déclassent, selon une étude
Photo : Tesla Motors
Les batteries de la Tesla Roadster lui assurent une autonomie exceptionnelle de 400 km, mais leur poids atteint 450 kg, soit dix fois celui du réservoir d’essence d’une voiture équivalente.
La voiture tout électrique n'est pas une solution à court et moyen terme pour le transport personnel en raison de l'inefficacité des batteries et du coût disproportionné des infrastructures de recharge par rapport aux bénéfices potentiels pour l'environnement et le climat de la planète.
C'est ce qu'affirme une nouvelle étude, britannique celle-là, que vient de publier le magazine Engineering and Technology. Selon l'étude, les gouvernements auraient plutôt intérêt à forcer les constructeurs à investir carrément dans la motorisation diesel à haute efficacité et dans les voitures hybrides. Cette étude parvient à des conclusions similaires au rapport Syrota, remis à l'Élysée, en France, à l'automne 2007.
Le rapport estime qu'il est plus facile et plus rentable de produire systématiquement des véhicules de poids moindre avec les technologies actuelles, et ce, en instituant, par exemple, des systèmes malus-bonus, qui récompensent substantiellement les acheteurs de véhicules peu énergivores grâce aux surtaxes imposées — les malus — aux acheteurs des véhicules énergivores. En France, ce système a infléchi le marché vers les achats de voitures moins énergivores dès sa mise en place.
Pas pour demain
Selon la nouvelle étude britannique, la réalisation de voitures tout électriques qui auraient l'autonomie des voitures thermiques (moteur à combustion) n'est pas pour demain. Si on voulait réduire la taille et le poids des batteries pour des raisons d'économie, on obtiendrait une autonomie qui confinerait les voitures à la ville, ce qui obligerait de nombreux consommateurs à se doter d'une seconde voiture thermique ou hybride, dont la construction exigera en outre beaucoup d'énergie combustible.
Baisser les prix
Par exemple, les 55 kWh des batteries de la voiture sport Tesla Roadster, actuellement vendue aux États-Unis, lui assurent une exceptionnelle autonomie de 400 km. Mais leur poids atteint 450 kg, soit dix fois celui du réservoir d'essence d'une voiture équivalente.
Aux États-Unis, le consortium formé par les constructeurs nord-américains pour développer des batteries plus efficaces s'est fixé comme objectif de ramener leur prix à 250 $ le kWh. Présentement, ce prix oscille plutôt autour de 1000 $.
Un rapport de l'Académie royale des ingénieurs britannique estimait en mai qu'une tout-électrique alimentée par les centrales thermiques rejetterait indirectement autour de 120 g de CO2 par km, soit un peu plus qu'une Volkswagen Polo à injection. Les tout-électriques n'auraient de sens, notait ce rapport, que si on arrivait à décarboniser toutes les sources d'énergie thermiques.
C'est ce qu'affirme une nouvelle étude, britannique celle-là, que vient de publier le magazine Engineering and Technology. Selon l'étude, les gouvernements auraient plutôt intérêt à forcer les constructeurs à investir carrément dans la motorisation diesel à haute efficacité et dans les voitures hybrides. Cette étude parvient à des conclusions similaires au rapport Syrota, remis à l'Élysée, en France, à l'automne 2007.
Le rapport estime qu'il est plus facile et plus rentable de produire systématiquement des véhicules de poids moindre avec les technologies actuelles, et ce, en instituant, par exemple, des systèmes malus-bonus, qui récompensent substantiellement les acheteurs de véhicules peu énergivores grâce aux surtaxes imposées — les malus — aux acheteurs des véhicules énergivores. En France, ce système a infléchi le marché vers les achats de voitures moins énergivores dès sa mise en place.
Pas pour demain
Selon la nouvelle étude britannique, la réalisation de voitures tout électriques qui auraient l'autonomie des voitures thermiques (moteur à combustion) n'est pas pour demain. Si on voulait réduire la taille et le poids des batteries pour des raisons d'économie, on obtiendrait une autonomie qui confinerait les voitures à la ville, ce qui obligerait de nombreux consommateurs à se doter d'une seconde voiture thermique ou hybride, dont la construction exigera en outre beaucoup d'énergie combustible.
Baisser les prix
Par exemple, les 55 kWh des batteries de la voiture sport Tesla Roadster, actuellement vendue aux États-Unis, lui assurent une exceptionnelle autonomie de 400 km. Mais leur poids atteint 450 kg, soit dix fois celui du réservoir d'essence d'une voiture équivalente.
Aux États-Unis, le consortium formé par les constructeurs nord-américains pour développer des batteries plus efficaces s'est fixé comme objectif de ramener leur prix à 250 $ le kWh. Présentement, ce prix oscille plutôt autour de 1000 $.
Un rapport de l'Académie royale des ingénieurs britannique estimait en mai qu'une tout-électrique alimentée par les centrales thermiques rejetterait indirectement autour de 120 g de CO2 par km, soit un peu plus qu'une Volkswagen Polo à injection. Les tout-électriques n'auraient de sens, notait ce rapport, que si on arrivait à décarboniser toutes les sources d'énergie thermiques.
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