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Une couleuvre difficile à avaler

Qui donc a intérêt à empêcher la création d'un ordre professionnel des biologistes?

Les couleuvres m'ont toujours fasciné et la crainte qu'elles inspirent m'a toujours, heureusement, été étrangère. Tout petit, dans mes excursions en forêt, j'admirais leur art du camouflage et j'aimais les observer en train de se chauffer sur les rochers. C'était d'ailleurs le meilleur moment pour les attraper. Ankylosées par la chaleur, elles réagissaient mollement à leur capture, surtout si on les prenait délicatement par le cou. Inutile d'épiloguer sur les mauvais coups qu'on peut jouer aux copains, et surtout aux copines, quand on en a une bien au chaud dans sa chemise et que personne ne vous voit venir...
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  • Albert Descôteaux
    Abonné
    vendredi 11 juin 2010 12h35
    Attitude honteuse de l'OPQ
    Ça fait plus de trente ans que les biologistes et microbiologistes du Québec demandent la création d'un ordre ou d'une corporation professionnel. Le dernier chapitre de cette saga est simplement scandaleux. Cette décision indique que l'OPQ ne considère pas importante l'expertise des biologistes et microbiologistes dans la société québécoise. Pourtant, on a des ordres pour les acupuncteurs, les chiros, les diététiciens, technologues, etc.

    La question de monsieur Francoeur est plus que pertinente: qui a intérêt à empêcher la création d'un ordre professionnel des biologistes (et microbiologistes)? Une hypothèse, maintes fois soulevée au cours des dernières decennies: les intérêts financiers et corporatistes des grandes firmes de génie-conseil, par exemple, et de leurs amis promoteurs ne seraient pas bien servis si des écologistes devaient jouer un rôle prépondérant dans la mise en oeuvre de grands projets.

  • Daniel Cyr
    Abonné
    vendredi 11 juin 2010 15h09
    Titre très approprié, sauf que...
    Le titre de votre article est très intéressant, mais malgré tout le respect que je vous porte, je ne suis pas sûr à quelle partie de votre propos il s'applique le mieux! Vous avez souligné dans votre article du 19 avril dernier les inepties de la réforme envisagée récemment par l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, en allant dans le même sens que Nature Québec pour la qualifier d'aussi "«inquiétante» qu'«inacceptable» parce qu'elle assurerait à cette profession des pouvoirs exclusifs dans des champs d'activité scientifique qui ne sont pas les siens". Avec certaines nuances, il s'agit du même combat de coqs pour établir une suprématie dans le poulailler! Il n'est pas vrai que des postes de direction occupés par des biologistes soi disant "incorporés" soit en mesure d'assurer "la qualité et la rigueur dans ce domaine d'activité". Ça, c'est toute une couleuvre à avaler! C'est bien mal connaître la nature humaine que d'affirmer des choses semblables. Une partie du problème réside entre autre dans la tendance qu'ont certains groupes de professionnels de vouloir dominer certaines équipes de travail multidisciplinaires sans regard aux compétences des professionnels concernés. Les ordres professionnels sont loin de nous prémunir contre l'incompétence, des agendas cachés et la cupidité de certains individus, je vous fais grâce des détails, vous nous dévoilés souvent de très bons exemples. Encore une fois, on essaie par cette parade de trouver des solutions uniques, toutes bien ficelées à des problématiques aussi diversifiés que complexes. Se prémunir contre des errements de notre espèce appelle à plus de subtilité et de sagesse. En bref, les raisons de s'opposer à la création d'un ordre professionnel des biologistes sont multiples... et cela sans rapport avec la valeur réelle et incontestable de cette discipline... tout comme bien d'autres d'ailleurs!

    Daniel Cyr... géographe

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 11 juin 2010 19h32
    @ M. Cyr, d'accord avec vous pour faire la distinction quant aux ordres professionnels.
    Monsieur Cyr, je vous cite: «Les ordres professionnels sont loin de nous prémunir contre l'incompétence, des agendas cachés et la cupidité de certains individus, je vous fais grâce des détails, vous nous dévoilés souvent de très bons exemples.»

    Les ordres professionnels ne règlent pas tout quand ils ne font aucun problème d'adaptation avec la collectivité. Les ordres professionnels font partie d'un tout, mais ils ne sont pas le tout à l'encontre de ce qu'ils pensent parfois. La collectivité devrait avoir son mot à dire et les ordres professionnels devraient en tenir compte.

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