Placé sur le puits de BP - L'entonnoir tient le coup
Photo : Agence Reuters Lee Celano
Ce pélican l’a échappé belle et a pu prendre une petite douche hier, tournant ainsi le dos à sa noire réalité.
La Nouvelle-Orléans — L'entonnoir placé au-dessus de la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique semble donner des résultats. Le dispositif a ainsi permis de récupérer environ 1,67 million de litres d'hydrocarbures samedi contre 946 000 litres au cours des 24 heures précédentes, a déclaré hier un porte-parole de BP, Mark Proegler.
On ignore dans l'immédiat combien de brut s'écoule encore du puits. Selon des estimations, entre 1,9 million et 3,8 millions de litres se répandraient chaque jour dans les eaux du golfe depuis l'explosion le 20 avril de la plate-forme de forage Deepwater Horizon, qui a coûté la vie à 11 ouvriers. À ce jour, selon les autorités fédérales, le puits a déversé entre 83,3 et 181,7 millions de litres dans le golfe.
Le directeur général de BP, Tony Hayward, a déclaré hier à la BBC qu'il pensait que l'entonnoir récupérait vraisemblablement «la majorité, probablement la grande majorité» du brut à l'origine de la pire marée noire de l'histoire des États-Unis. Affirmant qu'il ne démissionnerait pas, M. Hayward a ajouté qu'il avait «l'intention absolue» de gérer cette crise «jusqu'au bout».
«Nous allons arrêter la fuite. Nous allons nettoyer le pétrole, nous allons réparer tout dégât environnemental et nous allons remettre la côte du Golfe dans l'état où elle se trouvait avant cet événement», a-t-il promis. «C'est un engagement absolu, nous resterons là bien après que les médias seront partis, pour tenir nos promesses.»
Second système
Le responsable de BP a ajouté qu'outre l'entonnoir un second système visant à contenir la fuite serait en place avant la fin de la semaine prochaine. «Quand les deux seront en place, nous espérons beaucoup pouvoir contenir la grande majorité du pétrole», a dit M. Hayward. Le nouveau dispositif devrait être résistant aux ouragans, a-t-il ajouté. Mais tous savent que la seule solution définitive viendra du forage d'un puits de secours, qui ne sera pas achevé avant août.
Pour l'heure, l'augmentation progressive des quantités de pétrole récupérées est délibérée. Elle s'inscrit dans le cadre d'une intervention visant à empêcher l'eau de pénétrer à l'intérieur et de former des hydrates — ayant la consistance de la glace — comme ceux qui ont provoqué l'échec d'une tentative précédente visant à collecter le brut.
L'amiral Thad Allen du corps des garde-côtes a souligné sur CNN que des progrès étaient enregistrés. «Mais je pense que personne ne pourra être content tant qu'il y aura du pétrole dans l'eau», a-t-il remarqué, alors que des représentants du géant pétrolier britannique se sont dits satisfaits des résultats des derniers efforts. La marée noire est «un ennemi insidieux qui attaque notre» littoral et «retient le golfe en otage», a estimé l'amiral Allen.
Par ailleurs, un responsable de BP a fait savoir que le géant pétrolier avait déjà répondu à 18 000 demandes de dédommagement le long de la côte du Golfe pour un total dépassant les 48 millions.
Le vice-président de BP surpervisant le processus de dédommagements a dit depuis le comté d'Escambia en Floride que la compagnie avait reçu 37 000 demandes à ce jour. Le président des États-Unis Barack Obama avait averti lors d'un voyage en Louisiane qu'il ne voulait pas que BP rechigne à indemniser les personnes qui disent avoir perdu de l'argent dans la marée noire.
On ignore dans l'immédiat combien de brut s'écoule encore du puits. Selon des estimations, entre 1,9 million et 3,8 millions de litres se répandraient chaque jour dans les eaux du golfe depuis l'explosion le 20 avril de la plate-forme de forage Deepwater Horizon, qui a coûté la vie à 11 ouvriers. À ce jour, selon les autorités fédérales, le puits a déversé entre 83,3 et 181,7 millions de litres dans le golfe.
Le directeur général de BP, Tony Hayward, a déclaré hier à la BBC qu'il pensait que l'entonnoir récupérait vraisemblablement «la majorité, probablement la grande majorité» du brut à l'origine de la pire marée noire de l'histoire des États-Unis. Affirmant qu'il ne démissionnerait pas, M. Hayward a ajouté qu'il avait «l'intention absolue» de gérer cette crise «jusqu'au bout».
«Nous allons arrêter la fuite. Nous allons nettoyer le pétrole, nous allons réparer tout dégât environnemental et nous allons remettre la côte du Golfe dans l'état où elle se trouvait avant cet événement», a-t-il promis. «C'est un engagement absolu, nous resterons là bien après que les médias seront partis, pour tenir nos promesses.»
Second système
Le responsable de BP a ajouté qu'outre l'entonnoir un second système visant à contenir la fuite serait en place avant la fin de la semaine prochaine. «Quand les deux seront en place, nous espérons beaucoup pouvoir contenir la grande majorité du pétrole», a dit M. Hayward. Le nouveau dispositif devrait être résistant aux ouragans, a-t-il ajouté. Mais tous savent que la seule solution définitive viendra du forage d'un puits de secours, qui ne sera pas achevé avant août.
Pour l'heure, l'augmentation progressive des quantités de pétrole récupérées est délibérée. Elle s'inscrit dans le cadre d'une intervention visant à empêcher l'eau de pénétrer à l'intérieur et de former des hydrates — ayant la consistance de la glace — comme ceux qui ont provoqué l'échec d'une tentative précédente visant à collecter le brut.
L'amiral Thad Allen du corps des garde-côtes a souligné sur CNN que des progrès étaient enregistrés. «Mais je pense que personne ne pourra être content tant qu'il y aura du pétrole dans l'eau», a-t-il remarqué, alors que des représentants du géant pétrolier britannique se sont dits satisfaits des résultats des derniers efforts. La marée noire est «un ennemi insidieux qui attaque notre» littoral et «retient le golfe en otage», a estimé l'amiral Allen.
Par ailleurs, un responsable de BP a fait savoir que le géant pétrolier avait déjà répondu à 18 000 demandes de dédommagement le long de la côte du Golfe pour un total dépassant les 48 millions.
Le vice-président de BP surpervisant le processus de dédommagements a dit depuis le comté d'Escambia en Floride que la compagnie avait reçu 37 000 demandes à ce jour. Le président des États-Unis Barack Obama avait averti lors d'un voyage en Louisiane qu'il ne voulait pas que BP rechigne à indemniser les personnes qui disent avoir perdu de l'argent dans la marée noire.
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