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Marée noire - La complaisance tue

Plus le temps passe, plus la catastrophe s'amplifie dans le golfe du Mexique. Les coupables sont connus, il s'agit de BP et de ses partenaires, mais l'histoire ajoutera que ce désastre aurait pu être évité n'eût été la complaisance des autorités américaines. Pendant ce temps, au Canada, on continue comme si de rien n'était.
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  • Carole Dionne
    Inscrite
    mardi 1 juin 2010 10h20
    RÉPUBLICAINS OU CONSERVATEUR, DU PAREIL AU MÊME
    Pour Harper pis sa gang, il faut baisser les impôts et les taxes des compagnies parce que ces merveilleuses compagnies vont le redonner en JOBS aux contribuables. Si quelqu'un ne voit pas le discours républicain, c'est qu'il est complètement aveugle.

    Je ne peux pas comprendre les gens en général. On vote Harper parce qu'il va couper la pension des anciens bagnards mais on ne regarde pas le reste. On prend ce qui fait notre affaire et on vote pour.... sans se demander si les reste du programme est acceptable.

    Je suis dans le mauvais siècle. J'aimerais être d'une certaine façon au temps de la révolution française mais seulement pour les dirigeants et les rois. lL pauvre peuple s'était enfin affranchi.

  • Jean-Pierre Aubry
    Abonné
    mardi 1 juin 2010 15h34
    En voulant plus maintenant, on aura beaucoup moins plus tard
    Lorsqu’un gouvernement cherche à maximiser le PIB de son pays à court et moyen terme en prenant des risques environnementaux à plus long terme, il est possible qu’une telle stratégie tourne mal et qu’elle implique une baisse du PIB et du bien-être de la population à long terme.

    C’est ce qui est arrivé avec les projets d’extraction pétrolière dans le golfe du Mexique mis en œuvre avec des normes de protection de l’environnement relativement faibles. C’est également ce qui pourrait nous arriver, ici au Canada, avec les projets de forage au large des côtes canadiennes. C’est se qui pourrait arriver avec les immenses lacs de liquide toxique qui sont générés par les projets d’extraction des sables bitumineux.

    Le gouvernement canadien a basé sa politique de réduction de gaz à effet de serre sur l’objectif de ne pas perdre à moyen terme un dollar de PIB. Voici, je que j’écrivais dans une lettre publiée par Le Devoir le 12 décembre 2007 : « Le ministre de l’Environnement du Canada, John Baird, tentait de nous expliquer, cette semaine la position que son gouvernement défendra à Bali dans les deux prochaines semaines. Cette stratégie continue d’opposer la protection de l’environnement à la croissance économique : "Avoir une approche équilibrée qui préserve la croissance économique et qui protège notre environnement." Ce principe reflète l’idée que la protection de l’environnement a un effet négatif à long terme sur la croissance économique. Il va totalement à l’encontre de l’idée qu’en protégeant l’environnement on protège également la croissance économique à long terme. Il rejette aussi l’idée qu’il serait acceptable de réduire à moyen terme la croissance de notre PIB si cela a pour effet de l’augmenter à plus long terme.».

    Certes, le gouvernement américain et ses politiciens sont à blâmer pour ce qui se passe présentement dans le golfe du Mexique. Il faut cependant blâmer également les électeurs américains qui élisent des politiciens et des partis politiques qui gèrent sur un trop court horizon, négligeant les effets à long terme de leurs décisions. Est-ce si différent au Canada?

  • Françoise Breault
    Abonnée
    mardi 1 juin 2010 16h00
    Excellent! Vous mettez le doigt sur le bobo.
    Quand des enveloppes brunes circulent, on appelle ça corruption et la prison est la conséquence.

    Or quand on utilise un poste public pour accorder des faveurs aux intérêts privés, en les favorisant par des législations et décisions qui va à l'encontre de l'intérêt public, la prison est-celle aussi une conséquence?

    Cela devrait l'être. Dans ce cas, beaucoup de nos politiciens seraient en prison...

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 1 juin 2010 16h34
    Des crimes parfaits
    On savait que la complaisance de l'État envers les grosses entreprises coûtait cher aux contribuables. Mais non seulement elle coûte cher mais elle tue dites-vous et on dirait bien que ce sont des crimes parfaits parce que jamais aucun des protagonistes de ces drames n'est accusé de meurtre. Je retiens la leçon: la meilleure façon de tuer un homme, ce n'est pas de le payer à ne rien faire comme disait Félix Leclerc, c'est d'être un État complaisant envers son employeur.

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