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Une question de santé - Dix bonnes raisons de dire non à Gentilly-2

Il faut promouvoir pour le Québec une solution de rechange au nucléaire

Éric Notebaert - Médecin, professeur adjoint de médecine à l'Université de Montréal, président des professionnels de la santé pour la survie mondiale et membre du Mouvement Sortons le Québec du nucléaire  31 mai 2010  Actualités sur l'environnement
Gentilly-2
Photo : Source: Hydro-Québec
Gentilly-2
La reconstruction du réacteur nucléaire Gentilly-2 est une entreprise insensée. Voici dix raisons pour arrêter ce projet tel qu'il est conçu maintenant. Il n'est pas trop tard pour agir. Hydro-Québec n'a pas encore obtenu de la Commission canadienne de sûreté nucléaire la revue de son Examen intégré de sûreté.

1. Trois grosses études récentes qui regroupent des millions d'individus vivant à proximité de 200 installations nucléaires démontrent hors de tout doute une association entre l'incidence de leucémies infantiles, la mortalité par leucémie et la présence d'une installation nucléaire, et ce, jusqu'à 15 km en périphérie des centrales.

2. Pour les travailleurs du nucléaire, la population environnante et leurs enfants, une élévation de l'incidence de leucémies, de divers cancers, ont été démontrées.

3. Le tritium est produit en très grande quantité par les CANDU. Les niveaux de tritium tolérés dans l'eau potable au Canada sont trop élevés: (7000 Bq/l), comparés aux taux américains (740 Bq/l) et européens (100 Bq/l). Cela est inacceptable.

4. Il n'y a encore aucune solution satisfaisante de stockage à long terme des déchets. Ils resteront radioactifs pendant des milliers d'années. Reconstruire Gentilly-2 ajouterait 2500 tonnes de déchets de combustibles irradiés aux 2500 tonnes actuellement entreposées de manière temporaire sur le site d'Hydro-Québec. La reconstruction de G-2 ferait du Québec un candidat pour enfouir tous les déchets nucléaires canadiens.

5. L'énergie nucléaire n'est pas une énergie «verte». En plus des retombées polluantes découlant de l'opération de la centrale, l'exploitation, l'enrichissement et le retraitement de l'uranium sont des activités extrêmement polluantes, qui exposent dangereusement la population au rayonnement, qui détériore l'environnement de façon marquée et qui génère beaucoup de gaz à effet de serre.

6. Les réacteurs CANDU ont de sérieux problèmes de conception qui les rendent dangereux, ce qui a été reconnu par la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

7. Le risque d'accident dans l'industrie persistera toujours. Étant donné la vitesse à laquelle un tel accident peut survenir dans une centrale, il est impossible d'être certain que les systèmes d'urgence pourraient réagir à temps pour éviter la catastrophe. Les compagnies d'assurances refusent d'ailleurs de prémunir leurs clients contre les risques d'origine nucléaire.

8. Un réacteur nucléaire n'est pas essentiel pour la production d'isotopes radioactifs. Des accélérateurs-cyclotrons situés à proximité des hôpitaux pourraient alternativement être construits à moins du dixième du coût d'un réacteur nucléaire. Ils ne génèrent pas de déchets nucléaires et n'utilisent pas d'uranium hautement enrichi.

9. Les coûts estimés par Hydro-Québec pour la réfection de Gentilly-2 sont de 1,9 milliard de dollars. Ce montant n'inclut pas la gestion de tous les déchets radioactifs. Or, toutes les analyses indépendantes prévoient plutôt des coûts beaucoup plus élevés (trois à cinq fois). Ces montants devront être absorbés par la société québécoise dont les finances sont déjà en mauvais état, avec comme conséquence possible un risque élevé d'une décote financière d'Hydro-Québec et du gouvernement.

10. Un changement de mission à la réfection de G-2 rendrait possibles le maintien et le développement de nombreux et nouveaux emplois afin d'assumer de manière sécuritaire la gestion intérimaire des déchets radioactifs entreposés sur le site d'Hydro-Québec, ainsi que le monitorage de la radioactivité durant les opérations de déclassement du réacteur. Notons qu'Ontario Power Generation (OPG) a décidé de ne pas procéder à la réfection de quatre de ses centrales nucléaires, les jugeant périmées et trop coûteuses à reconstruire. L'expertise en déclassement des centrales est une occasion à ne pas négliger, car un très grand nombre de centrales dans le monde sont vieillissantes et nécessiteront à court terme une telle expertise.

Solution de rechange

Il faut agir rapidement et promouvoir pour le Québec une solution de rechange au nucléaire. À ce sujet, la proposition du maire Gaétan Ruest d'Amqui est exemplaire. Celui-ci invite le gouvernement à mettre fin au projet de reconstruction de Gentilly-2, à prohiber l'exploration/exploitation de l'uranium au Québec et à interdire par voie légale tout projet d'enfouissement de déchets radioactifs sur le territoire québécois afin de se tourner résolument vers les énergies vertes. Plus d'une centaine de municipalités se sont déjà ralliées à ce projet.

Les orientations de la Stratégie énergétique du Québec (2006-2015) et le Plan stratégique 2009-2013 d'Hydro-Québec doivent être revus et corrigés pour tenir compte des dangers de toute la filière nucléaire.

Il ne s'agit pas là seulement d'une question d'énergie, il s'agit de choix fondamentaux de société, et cela ne peut et ne doit pas se décider derrière les portes closes du gouvernement, d'Hydro-Québec et des compagnies intéressées.

***

Éric Notebaert - Médecin, professeur adjoint de médecine à l'Université de Montréal, président des professionnels de la santé pour la survie mondiale et membre du Mouvement Sortons le Québec du nucléaire

***

Ont signé ce texte les médecins suivants: Raouf Ayas, André Boisjoly, Martin Chenier, Juan Chirgwin, Isabelle Croteau, Gabriella Del Grande, Annie Delisle, Pierre Desaulniers, Magdalena Duniewicz, Michaël Dworkind, Jacques B. Gagnon, Isabelle Gingras, Marie Goulet, Géraldine Jacquemin, Chloé Jamaty, Martine Labelle, Paul-André Lachance, Alexandre Larocque, Isabelle Larocque, François Lehmann, Alex Messier, Kathleen Pelletier, Louis-Philippe Pelletier, Philippe Rico, Guillaume Robert, Philippe Rohe, Karine St-Arnaud, Anne Thibault, Antonio Thibault, Pascale Turbide, Jean Zigby.
 
 
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  • Philippe Giroul
    Abonné
    lundi 31 mai 2010 09h49
    Lien entre 3 papier sur les risques su privé
    Faites le lien entre UN TCHERNOBYL AMÉRICAIN (de François Bousseau), LE GOUVERNEMENT DU RISQUE (de Louis Bourque), et UNE QUESTION DE SANTÉ (d'Éric Notebaert ) publé dans Le Devoir de ce lundi 31 mai... et vous avez le tableau complet vers lequel le gouvernement actuel veut embarquer le Québec en donnant la bénédiction irresponsable à HQ et au lobby nucléaire (SNC Lavalin et Cie) pour reconstruire la centrale nucléaire de Gentilly-2.
    Comment faire faire un virage de 180° à M. Charest et à ses acolytes silencieux

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    lundi 31 mai 2010 10h29
    D'abords bien s'informer.
    Dans votre liste de bonnes raisons pour fermer Gentilly II, il y en a quelques unes qui m'ont fait ticquer.

    Par exemple, le point 8, sur la production des isotopes médicaux, n'a absolument rien à voir avec la question de Gentilly. Ce n'est pas du tout le même type de réacteurs.

    D'autre part, les études sur l'effet des radiation sur les travailleurs de l'industrie nucléaire ne portent pas sur des millions de personnes, mais des centaines de milliers dans le meilleur des cas.

    De plus, il faut savoir qu'en chiffre absolu, l'augmentation du risque est minime pour l'ensemble de la population car les doses sont très faibles par rapport à l'exposition des travailleurs de l'industrie nucléaire. Cette affirmation est d'autant plus tendancieuse alors que l'on sait que la plus grand source de radiations artificielles sont les examens médicaux demandé par les membres du corps médical dont vous faite partie!

    Ce n'est pas avec des arguments irrationnels que l'on enrichi un débat public. Il y a de bonnes raisons de fermer Gentilly II, la meilleure est, comme vous l'avez dit, qu'il s'agit d'une dépense énorme dans un installation qui produira de l'électricité à un coût élevé et qui demeurera fragile en raison de sa conception.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    lundi 31 mai 2010 14h04
    Pour ou contre Gentilly ?
    M. Dutil a raison sur plusieurs points. Le Québec n'aura pas besoin de l'énergie nucléaire avant des décennies. Mais, surtout, la pire faiblesse du projet Gentilly est que la technologie CANDU est désuète et inefficace dans le sens économique du terme et, pire, dans le sens thermodynamique, ce qui sigifie que pour un kilo de combustible "brûlé", elle produit moins d'énergie électrique et plus de rejets caloriques inutiles que les centrales à l'uranium enrichi utuilisées partout ailleurs dans le monde développé.
    Bernard Terreault, prof. retraité de l'Institut national de la recherche scientifique

  • Philippe Giroul
    Abonné
    mardi 1 juin 2010 08h47
    Version longue de la lettre d'Éric Notebaert
    Pour Messieurs Dutil et Terreault

    La version longue de la lettre (2240 mots) se trouve sur d'autres sites.
    Vous pouvez la consulter sur les sites suivants:
    Meteopolitique:
    http://www.meteopolitique.com/Plan/Fiches/tritum/1

    Ameriquébec:
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2010/05/27/d

    Mondialisation:
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=vie

  • Philippe Giroul
    Abonné
    mardi 1 juin 2010 09h43
    Réponse d'Éric Notebaert
    1. Bien d'accord que G2 n'a rien à voir avec les réacteurs qui font des isotopes médicaux. Le problème est que l'industrie mousse les réacteurs, à l'occasion en disant qu'ils sont utiles aux isotopes. Ni G2 ni toute version de type NRU n'est appropriée (technologie dangereuse comme on l'a vu avec la saga de Chalk River). Tout simplement.

    2. Les chiffres: Les 3 grosses études mentionnées au point1:

    1) Baker: 136 sites, 7 pays. Certainement bassin de plusieurs dizaines de millions d'habitants. Mais pas de chiffre précis mentionné ds l'étude, qui est la plus grosse faite à ce jour.
    2)Mangano: 51 centrales aux ÉUA. Bassin de 25 000 000 personnes.
    3)Kaatsch (l'étude KiKK): 16 centrales en Allemagne. Bassin de plus de 15 000 000 personnes.

    3. Les incidences de cancer et de malformations sont élevées dans 6 études canadiennes mentionnées dans la longue version. Parfois de peu, parfois de beaucoup et de façon parfois statistiquement significative, parfois non. Et c'est le principe de prudence qui doit nous guider par dessus tous.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    mardi 1 juin 2010 21h14
    Visiblement vous n'avezx pas lu les articles en question
    Les articles que vous citer ne portent par sur des millions de cas, mais des milliers cas. En effet, dans l'étude KiKK, il y a 593 cas de leucémies comparée à 1766 cas de contrôle. Dans tous les cas de cancers, 1592 cas et 4735 cas de contrôle. Ce sont ces cas qui déterminent la puissance du test statistique et pas l'ensemble de la population en cause. Il est à noter que ces cas ont été accumulés sur une période de 23 ans, sur une population très importante. Le résultat principal de cette étude est que le taux de leucémie augmente d'un facetur 2 au maximum dans une région situé à moins de 5 km d'un réacteur nucléaire. Il est à noter qu'en Allemagne on a observé un total de 37 cas en 23 ans dans une population bien plus grande que celle que l'on retrouve près de la centrale de Gentilly.

    http://www.energiasostenible.org/upload/071128-IJC

    Encore une fois, il y a des arguments bien plus rationels que de sortir l'épouvantail du nucléaire pour aire fermer Gentilly II.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    mercredi 2 juin 2010 09h35
    Les chiffres parlent d'eux même.
    Le taux d'incidence de la leucémie chez les enfant est de 1 pour 85 000 de population. En étant généreux, on mettant toute la population de Bécancours (11134 h) à moins de 5 km de la centrale. On obtient 1 cas de leucémie supplémentaire par 7,6 année d'opération de la centrale, soit environ 5 cas pendant tout sa période d'opération. Mais, en fait ce chiffre est fortement exagéré car, il n'y a qu'une trentaine de maisons dans un rayon de moins de 5 km de la centrale. La majorité se trouvant à Gentilly à un peu moins de 5 km; la maison la plus proche étant à 1700 m. Cela veut dire que moins estimation précédente est au moins supérieure d'une facteur 100. Il y aurait donc 0,05 cas de leucémie de plus en 40 ans pour les habitant à moins de 5 km. Pour l'ensemble de la zone 1-10 km, il y aurait 25% plus de cas de leucémie. Comme une petite section de cap de la Madeleine se trouve dans cette zone, j'estime qu'un maximum de 15 000 personnes habitent dans cette zone. En examinant les graphiques du KiKK, on obtient un augmentation du taux de leucémie de l'ordre de 25% entre 5 et 10 km. Soit environ 2 cas de leucémie en 40 ans. Ce qui est très près de chiffres allemand; qui sont de 4 cas par centrale sur la même période.

    On peut s'émouvoir de ce risque supplémentaire, mais c'est ignorer un facteur important. La centrale est située juste à coté d'une aluminerie et d'un parc industriel qui sont des sources importantes de produits cancérigènes. Si on veut fermer Gentilly sur la base de la santé publique, alors logiquement, il faut aussi le faire pour ces installations industrielles.

    En passant, en Allemagne, le taux de leucémie près des centrales est plus BAS que la moyenne nationale car les centrales sont situées en campagne où le taux de leucémie est plus bas en raison de la pollution plus faible qu'en ville.

  • Chryst
    Abonné
    mercredi 2 juin 2010 12h00
    Folie d’autant plus grande que des solutions alternatives de développement sont ignorées
    Dire que l’informatique et les données des satellites nous donneraient les moyens de nous passer de tout cela et de bâtir un avenir plus sûr. Michel Thibault ing. f. m. sc.

  • Philippe Giroul
    Abonné
    mercredi 2 juin 2010 15h55
    Réponse d'Éric Notebaert -2 À M. Dutil
    Réponse -2 à M. Dutil

    Ce que dit Mr Dutil est tout à fait vrai: Les cas et les contrôles se chiffrent en milliers. Et c'est évidemment la même chose pour les 2 grosses méta-analyses (Baker et Mangano, qui regroupent 136 centrales dans un cas et 51 centrales dans l'autre). Il n'y a jamais eu d'études publiées dans ce domaine qui ont porté sur des millions de cancers! L'argument n'est tout simplement pas là, et Monsieur Dutil semble malheureusement ne pas le comprendre. L'argument essentiel est le suivant: il faut un bassin de population bien plus élevé pour démontrer une hausse de l'incidence des leucémies. Et ce bassin est de plusieurs dizaines de millions dans ces 3 grosses études. On ne démontrera jamais ceci avec les incidences et mortalités autour de G2. Et l'argument est bien là: Si on prend un bassin significatif, l'augmentation de l'incidence est claire. Alors que Hydro-Québec se gargarise en disant qu'il n'y a pas d'augmentation de cancers autour de G2 est tout simplement insignifiant.

    Les résultats des 2 méta-analyses sont inquiétantes:

    Baker et al:
    136 centrales - Bassin de population estimé à plus de 50 000 000:
    Hausse de 24% de la mortalité par leucémie des enfants de 0-9 ans en deça de 16km des centrales.
    Hausse de 22% de l'incidence des leucémies chez les enfants de 0-9 ans vivant en deça de 16km des centrales.

    Mangano et al:
    51 centrales - Bassin de population estimé à 25 000 000:
    Hausse de 9.9% de la mortalité par leucémie chez les 0-19 ans en périphérie de toutes les centrales regroupées
    Hausse de 29.5% de la mortalité par leucémie en périphérie de la plus grosse centrale américaine.
    Baisse de 5.5% de la mortalité par leucémie dans les régions où les centrales ont été fermées.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 08h44
    Votre dernière affirmation ne change rien
    Vos chiffres ne font que confirmer les miens: l'effet d'une centrale nucléaire sur la santé publique est très faible comparé à toutes les autres causes environnementales. On peut bien pointer du doigt Gentilly II, mais il y a plein d'autre sources de pollution industrielle bien pire. Cependant, comme on en a moins peur on ne pousse les analyse jusqu'à un niveau de sensibilité aussi grand. Par exemple, je serais curieux de voir la même analyse pour des alumineries, des rafinerie ou des fonderies. C'est probablement bien pire, mais comme on en a moins peur on a pas gratter autant le bobo.

    D'autre part, l'effet du nucléaire sur la santé publique est bien inférieur à toute une série d'effets socio-économiques. Ces derniers doivent être filtré avant toutes les analyses, ce qui compliquent singulièrement leur interprétation. En effet, il suffit que des gens un peu plus pauvre habitent près des centrales pour foutres les analyses en l'air. On peut bien corriger, mais si la correction n'est pas parfaite, les données seront fortement biaisée.

    C'est pourquoi, la santé publique est un argument insignifiant du point de vue de la rationalité, mais qui ne sert qu'à manipuler l'opinion publique. La vraie raison pour on devrait fermer Gentilly est qu'un Candu, c'est une minoune, qui coûte cher à entretenir et qui peut tomber en panne pour un oui ou un non. La seule raison de maintenir Gentilly en vie est de maintenir des emplois très payant dans la région. Voilà des arguments rationnels, qui sont des centaines de fois plus significatif du point de vue de la santé publiques de façon indirecte que les effets directs.

  • Dominic Dussault
    Inscrit
    jeudi 10 juin 2010 16h49
    Statistiques
    Il est un peu dommage de lires les arguments choisis par M. Notebaert. De toute façon il confirme l'opinion que j'ai des médecins au delà de leur grande capacité à soigner les gens dans les hôpitaux. Il faut savoir regarder au delà des simples statistiques. En tant que chercheur, moi même je suis un fanatique des statistiques pour démontrer une tendance. Certainement mes affirmations sont toujours supportées par un analyse statistique ayant fait ses preuves. Mais il faut toujours nuancer et ramener proportionnellement les résultats au contexte choisi (comme l'on si bien fait les personnes avant moi).

    Il est dommage de lire un article sans nuance. Il y a plusieurs raisons très valables de ne pas donner suite à un tel projet mais je ne crois pas que la peur et le moyen à choisir pour convaincre la population. Maintenant, si des articles de la sorte continuent d'être écris il sera plus facile pour la partie en faveur de ce projet de caractériser les activistes contre ce projet comme des marginaux. De plus, si l'élite (les médecins) de notre société sont si facile à discréditer comment voulez vous que monsieur madame tout le monde réussissent à contrer des projets tel quel ayant de puissant supporters au sein des institutions gouvernementales.

    Toutefois, je suis bien content de voir que cet article fait réagir plusieurs personnes.

    Merci

  • Philippe Giroul
    Abonné
    jeudi 24 juin 2010 07h04
    Réplique à M. Binder, président de la CCSN
    Mise en contexte.
    Le 31 mai dernier, un collectif de médecins signait une lettre d’opinion intitulée : Dix bonnes raisons pour dire « NON » à la réfection de Gentilly-2. Elle fut publiée entre autre dans le Devoir en version courte ( http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s ) et dans plusieurs médias électroniques en version longue. (Meteopolitique, Ameriquébec, Mondialisation)
    Le président de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), M. Michael Binder, répondait le 9 juin à cette lettre sur le site de cette commission :
    http://www.nuclearsafety.gc.ca/fr/mediacentre/issu
    Nous tenons à réagir à cette réponse afin d’instruire davantage la CCSN et les citoyens sur cet important dossier.

    Vous trouverez la réponse d'Éric Notebaert sur le site Météopolitique : http://www.meteopolitique.com/Plan/Fiches/environ/

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