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Marée noire - Le suspense sur la fuite se poursuit sur fond de rumeurs

Le président américain, Barack Obama a effectué hier sa deuxième visite en Louisiane depuis la catastrophe pétrolière du golfe du Mexique, où il a pu constater de visu l’état des plages.
Photo : Agence Reuters Larry Downing
Le président américain, Barack Obama a effectué hier sa deuxième visite en Louisiane depuis la catastrophe pétrolière du golfe du Mexique, où il a pu constater de visu l’état des plages.
Le suspense se poursuit quant à la réussite de l'opération «top kill» visant à colmater la fuite de pétrole qui souille le golfe du Mexique. Des rumeurs de suspension des efforts circulaient hier, alors que le président américain Barack Obama visitait la Louisiane pour la deuxième fois depuis le début de la catastrophe.

«Nous allons persévérer», a déclaré Barack Obama. Le chef de la Maison-Blanche a promis aux habitants des côtes mazoutées qu'ils ne seraient «pas abandonnés». Il a par ailleurs annoncé qu'il triplait la main-d'oeuvre aux endroits où le pétrole est arrivé ou est sur le point d'arriver.

Pendant ce temps, les techniciens de BP continuaient d'injecter des boues épaisses sous pression dans le puits. Selon le commandant des gardes-côtes, l'amiral Thad Allen, la boue a fait redescendre le pétrole dans la canalisation, mais sans stopper complètement le flux. Le p.-d.g. de BP, Tony Hayward, a déclaré hier qu'il faudrait attendre environ 48 heures avant de savoir si l'opération est couronnée ou non de succès.

Or, selon le New York Times, BP a plutôt suspendu pour une deuxième fois en deux jours l'opération de colmatage. Un technicien désirant garder l'anonymat a déclaré au quotidien que l'injection de boues dans le puits avait été stoppée vers 14h30 hier. Les sources officielles, tant BP que le gouvernement américain, rapportent plutôt que l'opération se poursuit.

Barack Obama s'est rendu à Port Fourchon, une des rares plages de sable de la côte de Louisiane. Il a pu constater de visu la présence du pétrole.

Barack Obama s'est ensuite rendu à Grand Isle, non loin de là, pour faire le point avec l'amiral Allen, en présence des gouverneurs de la Louisiane, de la Floride et de l'Alabama, des États situés le long du golfe du Mexique et concernés au premier chef par la marée noire. «C'est une attaque contre nos rivages, contre nos concitoyens, contre l'économie locale, a déploré Barack Obama. Les gens voient leur gagne-pain s'échouer sur la plage».

«Je suis ici pour vous dire que vous n'êtes pas seuls», a-t-il lancé aux habitants des régions sinistrées.

Selon les dernières estimations rendues publiques jeudi par l'Institut géologique américain, la marée noire est désormais la pire que les États-Unis ont connue et dépasse en ampleur celle provoquée en 1989 par le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en Alaska.

D'après la directrice de l'Institut, Marcia McNutt, deux équipes distinctes de scientifiques utilisant des méthodes d'évaluation différentes ont calculé que la conduite endommagée le 20 avril laissait s'échapper au moins 1,9 million de litres par jour. La fuite, ajoute-t-elle, pourrait même atteindre 3,8 millions de litres par jour.

***

Avec l'Associated Press
 
 
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  • Godefroy
    Abonné
    samedi 29 mai 2010 01h03
    Ils cherchent du pétrole
    « La folle: Que cherchent-ils? Ils ont perdu quelque chose? - - Pierre: Ils cherchent du pétrole. - - La folle: Curieux! Qu'est-ce qu'ils veulent en faire? - - Pierre: Ce qu'on fait avec du pétrole. De la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable.»

    La Folle de Chaillot (1945)

    Citations de Jean Giraudoux

  • Sanzalure
    Inscrit
    samedi 29 mai 2010 09h07
    Vont-ils finir par apprendre ?
    Est-ce qu'ils vont enfin apprendre de leurs erreurs, ou si, une fois que la catastrophe aura quitté la une des médias, ils recommenceront comme si de rien n'était ?

    Serge Grenier

  • NELLIGAN2
    Inscrit
    dimanche 30 mai 2010 01h20
    MARÉE NOIRE
    AU DÉBUT DE LA FUITE DE PÉTROLE, VOYANT QUE BP ÉTAIT IMPUISSANT POUR COLMATER LE TOUT, OBAMA AURAIT DÛ DONNER ORDRE D'UNE EXTRÊME URGENCE À TOUS LES INGÉNIEURS DES COMPAGNIES DE PÉTROLE SPÉCIALISÉS AFIN DE D'ARRÊTER L'HÉMORRAGIE. ET LE PERMIS D'EXPLOITATION DONNÉ À BP C'EST SÛR QU'IL Y A EU DU GRAISSAGE EN DESSOUS DE LA NAPPE(DE PÉTROLE)....... ENCORE LA CUPIDITÉ DES GROSSES MULTINATIONALES , POUR SAUVER QUELQUES SOUS NOIRS, ILS ONT OUBLIÉ DE CONSTRUIRE UN PUIT DE RECHANGE, LES PAUVRES PÊCHEURS DE LA LOUISIANNE, ATTENDEZ QUE L'HUILE VISQUEUSE AILLE SE COLLER SUR LA BEDAINE DU GOUVERNEUR DE LA FLORIDE, UN ÉTÂT RICHE, LÀ. ILS (WASHINGTON( VONT SE FAIRE RÉVEILLER PAR LA MARÉE HAUTE.....

    LAURIER

  • freemax99
    Inscrit
    dimanche 30 mai 2010 17h00
    Et moi?
    Si j'ai une auto pour me rendre au boulot, ne suis-je pas coupable un peu...?
    Les multinationales répondent à "nos besoins/demandes"...J'espère que ceux et celles qui se plaignent agissent en conséquences dans leur vie de tous les jours...

  • Bella
    Inscrit
    lundi 31 mai 2010 08h54
    BP
    Comment se fait-il qu'ils sont incapables d'introduire un tuyau dans le tuyau existant?

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