Le marché du carbone va attendre
Ottawa — Il n'y aura pas de marché du carbone au Canada avant au moins 2012. Le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, a indiqué hier que le Canada va attendre que Washington adopte une législation avant d'agir et qu'il était peu probable que cela se fasse cette année, ou même l'an prochain.
Selon M. Prentice, il est hors de question qu'Ottawa bouge sur ce terrain avant que les États-Unis n'aient établi les paramètres d'une législation de facto continentale. «Nous n'allons pas introduire une législation de plafonnement et d'échange [de crédits de gaz à effet de serre (GES)] qui est séparée de notre principal partenaire économique et environnemental», a-t-il fait valoir devant un comité sénatorial.
Or, le ministre ne s'attend pas à ce que le Sénat américain aille de l'avant cette année, ni même l'an prochain. «C'est peu probable», a-t-il dit. Et «si les États-Unis n'agissent pas, le Canada ne le fera pas non plus».
Jim Prentice avait pourtant lancé le 10 juin dernier des consultations publiques devant mener à l'inauguration d'un marché du carbone effectif en 2011. Mais depuis quelques mois, le gouvernement conservateur a décidé d'arrimer son plan environnemental à ce que fait Washington.
Ottawa a par ailleurs confirmé hier que ses émissions de GES ont été en légère baisse en 2008 par rapport à 2007 (-2,1 %), pour s'établir à 734 mégatonnes. C'est 3 mégatonnes de plus qu'en 2005. La diminution s'explique notamment par le ralentissement de l'économie canadienne en 2008.
Pour le porte-parole du Bloc québécois en matière d'environnement, Bernard Bigras, l'annonce de M. Prentice «signifie que le gouvernement a décidé de ne pas mettre un prix sur le carbone. Pourtant, un système d'échange de crédits d'émission, c'est la base de la capacité pour un État de réduire ses émissions de GES», estime-t-il.
Selon M. Prentice, il est hors de question qu'Ottawa bouge sur ce terrain avant que les États-Unis n'aient établi les paramètres d'une législation de facto continentale. «Nous n'allons pas introduire une législation de plafonnement et d'échange [de crédits de gaz à effet de serre (GES)] qui est séparée de notre principal partenaire économique et environnemental», a-t-il fait valoir devant un comité sénatorial.
Or, le ministre ne s'attend pas à ce que le Sénat américain aille de l'avant cette année, ni même l'an prochain. «C'est peu probable», a-t-il dit. Et «si les États-Unis n'agissent pas, le Canada ne le fera pas non plus».
Jim Prentice avait pourtant lancé le 10 juin dernier des consultations publiques devant mener à l'inauguration d'un marché du carbone effectif en 2011. Mais depuis quelques mois, le gouvernement conservateur a décidé d'arrimer son plan environnemental à ce que fait Washington.
Ottawa a par ailleurs confirmé hier que ses émissions de GES ont été en légère baisse en 2008 par rapport à 2007 (-2,1 %), pour s'établir à 734 mégatonnes. C'est 3 mégatonnes de plus qu'en 2005. La diminution s'explique notamment par le ralentissement de l'économie canadienne en 2008.
Pour le porte-parole du Bloc québécois en matière d'environnement, Bernard Bigras, l'annonce de M. Prentice «signifie que le gouvernement a décidé de ne pas mettre un prix sur le carbone. Pourtant, un système d'échange de crédits d'émission, c'est la base de la capacité pour un État de réduire ses émissions de GES», estime-t-il.
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